Bonjour bonjour ! (enfin bonne nuit pour moi, mais brefouille!)
Voilà la suite (qui a failli ne pas venir ajd, parce que j'ai passé mon aprem au ciné à voir Les Misérables (SUBLIME ) et la soirée à fêter mon anniversaire :p ! Mais bref, voilà, je suis au rdv quand même, ahah !
J'espère que ca va vous plaire, surtout que ca bouge biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii iiien là !
Bref, bonne lecture !
Et merci les gens qui me suivent et qui me commentent *O* !
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Chapitre 9
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Le calme plat, l'admiration du feu dans la cheminée, nonchalamment assise dans un fauteuil, un vieux grimoire de la bibliothèque sur les genoux... Alice était dans la salle commune quand un hibou se fit remarquer à une fenêtre de la tour des Gryffondor, jusqu'à ce que quelqu'un vienne lui ouvrir et ne prenne la lettre tenant dans son bec. C'est un élève de sa maison qui vint lui amener et elle l'ouvrit avec précaution en reconnaissant l'écriture si particulière de Rabastan, fine et penchée, mais écrite à l'aide de mouvements secs du poignet.
Alice,
La fin de l'année arrive, et avec elle, nos ASPICS. Et je sais que tu ne veux pas faire autre chose que ta formation d'Auror. Je me suis renseigné.
Mais s'il te plait, j'te le demande encore une fois : Abandonne… Je ne veux vraiment pas me retrouver devant toi, ce qui arrivera inévitablement. Tu te penses capable de me tuer ? Ou même de me faire emprisonner ? En plus, tu ferais vraiment une mauvaise Auror. Tu as déjà fréquenté un Mangemort. Mauvais début.
S'il te plait. Je... Je t'aime.
R. Lestrange.
Elle lisait la lettre en tentant de ne rien laisser transparaître sur son visage. La jeune femme ne voulait pas que ses amies se demandent ce qu'elle avait. Ses lèvres se pincèrent tout de même, en lisant les derniers mots, puis ses doigts plièrent consciencieusement la lettre. Elle n'abandonnerait pas son projet de devenir Auror, elle le savait. Et elle ne l'aimait pas non plus autant que lui, même si elle s'était sentie bien avec lui. Certes, ses sentiments pour Rabastan étaient bien présents, mais loin d'être un feu dévorant. Elle ne voulait plus le revoir, ni lui répondre. Elle voulait l'oublier.
À la fin de la lettre, la Gryffondor remarqua également que le premier « Je » était barré, comme s'il avait hésité. Elle ne vit même pas Frank Londubat arriver derrière elle, trop captivée et intriguée par cela. Encore, il avait hésité. Encore. Ne mettrait-il donc jamais sa fierté si aberrante de côté, une bonne fois pour toute ? La Lionne louait ses efforts à sa conscience, mais se rendait bien compte qu'elle ne voulait pas d'un homme comme lui, dans sa vie. Elle avait toujours eu besoin d'attentions, de sentiments.
- Bonsoir, Alice.
La jeune blonde releva la tête et esquissa un petit sourire en reconnaissant son ami. Elle se décala sur le canapé pour lui faire de la place.
- Bonsoir, répondit-elle en le regardant.
- Comment vas-tu ? continua-t-il avec un sourire. Tu révisais pour tes Aspics ? Je ne te dérange pas, j'espère.
Franck vit la lettre dans les mains d'Alice, et remarqua également que celles-ci tremblaient. Mais il ne lui imposa aucune question, et se contenta de froncer les sourcils. En sentant son regard, elle rangea la lettre dans son sac en souriant un peu pour le rassurer. Alice ne voulait pas qu'il s'inquiète pour si peu.
- Je vais bien, et non, tu ne me déranges jamais. Et toi ? Cette journée ?
- Révisions, révisions… Soupira-t-il.
Il se pencha alors et embrassa sa joue, sans perdre son sourire. Son bras passa alors autour de ses épaules d'une manière timide, mais amicale. Elle sourit à son geste et embrassa sa joue à son tour en laissant son bras où il était. Frank, ce n'était pas du tout pareil qu'avec Rabastan. Il était plus doux avec elle et prenait plus le temps de vérifier que rien ne la dérangeait, même en tant que simple ami.
Alice se sentit alors attiré vers lui, délicatement. Il embrassa alors sa joue, et la regarda. Elle tourna son visage vers lui en souriant un peu. La gêne prit possession d'elle, mais aucune parole ne fut prononcée, sachant que son camarade de maison ne lui ferait rien.
- On peut réviser ensemble si tu veux, proposa-t-elle.
Content, Frank acquiesça et pris une de ses mains dans la sienne.
- Bien sûr, quand tu veux.
Il sourit et embrassa alors doucement sa joue, puis le coin de ses lèvres. La jeune femme regardait leurs mains et ferma les yeux en sentant ses baisers sur sa peau. Rabastan était à mille lieues de ses pensées et elle restait dans ses bras, se sentant plus rassurée. Leurs doigts s'entrelacèrent alors d'eux même, et le jeune homme se pencha doucement sur elle, sans mouvement brusque ou déplacé, ni même se coller à elle de façon désinvolte. Il attendit alors un signe de s'avancer plus, comme permission. Elle le sentait tout près de son visage et exerça une légère pression sur sa main, comme pour l'autoriser.
Alors lentement, leurs lèvres se scellèrent dans un rapide baiser. Rapide et chaste, certes, mais agréable et féru. Naturel, d'un penchant léger.
Alice se recula la première en esquissant un petit sourire, ouvrant à nouveau les yeux pour le regarder. Il était tout le contraire de Rabastan, en fait. Et c'était peut-être pour ça qu'elle se rapprochait de Frank. Côtoyer son antagoniste permettrait peut-être à la blonde de refermer la plaie béante qu'avait laissée le Serpentard en elle. Pour la première fois, elle découvrirait mieux et l'oublierait. Elle serait plus heureuse avec le Gryffondor.
Celui-ci se releva alors doucement, en pressant doucement sa main de nouveau.
- On se voit demain, alors ? demanda-t-il doucement d'une voix enjouée.
- Bien sûr ! répondit-elle en souriant et en lâchant doucement sa main.
Après un léger baiser déposé sur son front en se penchant, Frank lâcha sa main et alla vers les escaliers.
- Bo… Bonne nuit… Alice, continua-t-il maladroitement.
- Bonne nuit, Frank.
Elle le regarda monter les escaliers avec un petit sourire aux lèvres. La Lionne repensait à nouveau à la lettre que lui avait envoyée Rabastan et la sortit de son sac en soupirant. Tenter d'effacer tout ce qu'il s'était passé entre eux, voilà ce à quoi elle aspirait, maintenant. Aussi douloureux cela fut, la lettre s'envola donc en direction de la cheminée sans remord. Ou presque. Presque car Rabastan resterait son premier amour, quoiqu'elle puisse faire, dire, ou penser. C'était un fait.
La missive se consuma alors lentement, plus rougeoyante que le reste des braises. Après un dernier regard vers celle-ci, la Gryffondor se leva et se dirigea à son tour vers les dortoirs.
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Les Aspics arrivèrent à grands pas, en même temps que des nouveaux faits divers plus effrayants les uns que les autres, dans la presse. Déjà trois heures que tous les élèves de septième année grattaient les rouleaux de parchemin de leur plume, parfois de façon frénétique, et parfois plus lentement. Certains était préoccupés, d'autres ne se prenaient pas la tête pour réussir, laissant la chance ou le destin agir.
Rabastan avait fait partie de ces derniers, sans pour autant rater son épreuve.
Le jour de sa dernière épreuve commune, il avait passé la majeure partie de son temps à observer Frank Londubat, qui en raison du placement par ordre alphabétique, n'était pas très loin de lui. Et les regards que le Gryffondor lançait à Alice lui avaient fortement déplus. Mais c'était comme si un éclair l'avait frappé lorsque Rabastan s'aperçut que la jeune blonde répondait positivement aux regards de son camarade de maison.
Lorsque la fin de l'épreuve sonna, le Mangemort se leva rapidement, passa près de la place d'Alice sans lui accorder ne serait-ce qu'un seul regard, puis arriva à la table du directeur pour rentre sa copie. Trouvant la queue trop longue à son goût, il dépassa la majorité des personnes, et poussa voilement une Poufsouffle contre une table pour prendre sa place, avec une arrogance non dissimulée plaquée au visage.
Pendant ce temps, Alice finissait juste sur la fin de l'épreuve, presque à la seconde près. Elle reprit ses parchemins, fière de ce qu'elle avait produit, puis se leva pour aller rendre sa copie à son tour. Après un regard jeté en direction de Frank, la blonde se rendit compte qu'il l'attendait, en restant hors de la file d'attendre, sur le côté. C'était l'occasion de savoir s'il avait réussi et si leurs révisions avaient portées leur fruit. Après l'avoir rejoint, elle parla alors avec lui de l'épreuve en s'avançant avec les autres vers la table du professeur Dumbledore, mais fronça les sourcils en voyant qu'une fille se faisait bousculer. Elle se décala pour voir ce qu'il se passait et vit sans surprise que Rabastan était la cause de tout ça. La Poufsouffle retenait ses larmes, en se massant délicatement le flanc où elle c'était cogné. Mais en voyant son amie Marlene McKinnon aller à sa rencontre, Alice ne préféra pas s'en mêlé également.
Elle vit alors Rabastan sortir d'un pas assez saccadé et brusque, qui laissait transparaître sa fureur. Les gens s'écartaient sur son chemin, jusqu'à ce qu'il disparaisse par la grande porte, puis à l'angle du couloir. Un frisson non maitrisé la traversa rapidement, mais la Lionne détourna le regard, pour fixer de nouveau la queue devant elle.
- Tu as encore une autre épreuve, non ? demanda doucement Frank avec un sourire, en se penchant pour embrasser sa joue, avec délicatesse.
Le Gryffondor n'avait que brièvement accordée son attention aux actes de Lestrange, pour lequel il montrait une totale indifférence plus que du mépris. Frank n'avait jamais été homme à chercher des histoires, et ne répliquait que lors d'une attaque envers quelqu'un d'autre. Même en ce qui le concernait, il gardait longtemps son calme face aux piques et insultes fréquemment lancé par les Serpentard envers lui. Comme Alice, il était de sang-pur, mais ne partageait aucune des idéologies eugénistes des Mangemorts.
- Oui, mon option d'arithmancie, acquiesça-t-elle en se tournant vers lui après avoir rendu ses parchemins. Je vais devoir y aller si je ne veux pas être en retard, d'ailleurs.
Après avoir embrassé le coin de ses lèvres, elle s'éloigna rapidement. Tout en récupérant ses affaires, elle repensa encore à Rabastan et à sa mauvaise humeur, puis sortit de la Grande Salle. La blonde se disait qu'elle avait bien fait de ne pas répondre à sa lettre, il aurait pu être violent avec elle comme il l'avait été avec cette Poufsouffle.
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Toujours dans le hall, Rabastan ruminait sa déchéance, le dos appuyé au mur, dans un coin d'ombre. Il vit alors la Gryffondor, qui passa devant lui sans le voir. Tout en la détaillant du regard, de haut en bas et de droite à gauche, le Serpentard ressentit un amer pincement au cœur, qui se transforma de nouveau en une violente colère, lorsque vint le tour de Franck de sortir de la Grande Salle.
Celui-ci se dirigeait vers le couloir menant au parc, et ne remarqua pas qu'on le suivait. Le Gryffondor était seulement soulagé d'avoir passé cet aspic et comptait bien profiter de cette après-midi ensoleillée pour réviser encore les quelques cours qu'il lui restait à étudier. Mais c'était sans compter la jeune blonde qui occupait toutes ses pensées. C'était elle qui avait fait le premier pas aujourd'hui et il en était plutôt content. Sa timidité l'empêchait souvent de faire le premier pas, bien que de nombreux efforts soient fournis de sa part. Mais la peur de brusquer Alice resurgissait souvent, le freinant fortement dans ses actes.
Alors qu'il était toujours perdus dans ses pensées, Frank se senti violemment tiré en arrière, puis son dos claqua contre les dalles froides du mur. En relevant les yeux, il reconnut alors Rabastan Lestrange, qui ne lui laissa pas le temps de réagir, avant de lui voler sa baguette et de la briser en deux sur son genou. Qu'était donc le plus insupportable, entre voit le prolongement de son bras ainsi se fendre, ou l'air suffisant et antipathique du Serpentard ?
- Bonjour, Londubat, salua ce dernier d'un ton acide. Alors, cette épreuve ? C'était comment ? Oh... Mince alors, ta baguette. J'espère que tu n'as plus d'épreuve pratique, pour tes aspics.
Franck se redressa du mieux qu'il put pour tenter de le repousser, mais la baguette du Serpentard le dissuada de bouger, tandis que les bouts de la sienne roulaient plus loin sur le sol. Le bout froid de son arme mordait sa peau, et l'envie frétillante du Mangemort se laissait largement sentir. Il ne savait pas ce qu'il lui voulait et se contenta de lui lancer un regard noir, et parla d'une voix lente et contenue.
- Lestrange… Ce… Ce n'est pas un plaisir.
- Pour moi non plus, croit le bien. J'ai autre chose à faire que de m'occuper de ton cas, mais tu le mérites tellement, que je t'accorde quelques minutes de mon précieux temps, renchérit alors le Serpentard avec un sourire mi sadique, mi narquois, et le ton toujours aussi cinglant.
Sans attendre de réponse, Rabastan brandit alors de nouveau sa baguette et expédia le Gryffondor contre le mur brusquement, malgré la proximité de ce dernier avec. Frank y était en effet toujours collé. L'attaquant recula ensuite vivement, afin laisser de la place pour une éventuelle chute de sa victime. Ce qui se fit effectivement. Cette dernière tomba en avant et se rattrapa maladroitement sur ses mains. Le choc l'avait tellement sonné qu'il avait la tête qui tournait, et lord de sa première tentative pour se redresser, Frank tomba assit au sol. Secouant la tête, il regardait le Serpentard en face de lui d'un regard noir, ce qui ne plut pas du tout à ce dernier. Le Gryffondor le vit alors relever sa baguette de nouveau, et poussa un gémissement rauque en sentait une violente douleur sur une de ses joues. Sous sa main, une plaie béante se fit sentir, et la symétrie sur l'autre joue ne tarda pas à arriver.
Le jeune homme au sol se releva alors en vitesse, avant de se précipiter sur lui pour lui faire perdre l'équilibre et au moins –du moins l'espérait-il- lui faire perdre sa baguette. Il ne savait pas pourquoi il était si énervé contre lui mais il ne comptait pas se laisser faire aussi facilement. Ne s'y attendant pas, Rabastan faillit basculer en arrière, et lâcha son arme. La voyant rouler vers un pan de mur et se sentant toujours tenu par le Gryffondor, il asséna un violent coup de tête au visage de ce dernier, puis un coup de poing au ventre.
Son adversaire au blason félin n'eut pas le temps de réagir et poussa un gémissement de douleur en se tordant en deux sous le coup de poing. Il n'avait jamais été très habile de ses mains et tenta alors de se rapprocher de la baguette pour la saisir. De plus, jamais il n'aurait pensé qu'un sang-pur aussi radical que Lestrange n'ose utiliser la force physique de manière aussi certaine ! Cela le déstabilisait et le troublait d'autant plus, et le peu de confiance en soi que gardait Frank s'effritait doucement au fur et à mesure de l'affrontement. Et remarquant bien tout cela, le Serpentard le poussa au sol et se précipita vers sa baguette, avant que tous ses esprits ne se remettent en place correctement. Une fois ramassée et fermement tenue entre son poing, il dirigea l'arme vers son ennemi, et plissa les yeux dans une expression haineuse. Mais le Gryffondor, loin de se laisser abattre, se redressa vite et le fixait, épiant chacun de ses gestes. Il ne voulait pas se faire avoir encore une fois.
- Qu'est-ce que tu me veux, Lestrange ? demanda-t-il les dents serrées.
Rabastan se contenta alors de pencher la tête avec un sourire en coin. Sa voix se fit neutre, sans pitié et lente. Mais sa parole fut très distincte tout de même.
- Endoloris.
Le Gryffondor fut tellement surpris de comprendre le sort utilisé par son adversaire qu'il ne bougea pas et se prit le maléfice de torture de plein fouet. Le choc au centre de son torse provoqua en lui une onde de choc telle, qu'il recule fortement en se tenant les flancs. Puis il tomba au sol et hurla sans se retenir, se crispant et convulsant au sol. Et là, plus aucune accroche possible…
La puissance du sort était d'ailleurs proportionnelle à la fureur du Serpentard, qui prenait plaisir à le voir hurler ainsi. La sensation d'euphorie et de puissance poussa Rabastan à augmenter davantage la force du maléfice, si bien que Frank eut simplement l'impression que de la lave coulait à la place de son sang, qu'un étau enserrait sa tête et que tous ses os se brisaient un par un en miette. Cela en devenait insoutenable, et aucun des deux ne vit les temps passer, prenant les quelques minutes réellement écoulées pour de longues heures. Lorsqu'enfin… Le bras du Mangemort se baissa, marquant ainsi la fin de toutes agonies. Le sort prit fin, et Frank tremblait de tous ses membres en espérant bien, dans un éclair de lucidité, que ses cris surent alerter quelqu'un. Il ne se sentait pas la force de se relever et ne voulait pas rester là indéfiniment.
Mais Rabastan pensa la même chose, et après avoir ramassé puis balancé ses propres bouts de baguette dans la figure du Gryffondor, il tourna rapidement les talons et s'éclipsa tout aussi vite. Le courroux qu'il avait au ventre depuis tout à l'heure, se transformait peu à peu en amertume, et en une profonde sensation d'impuissance. Le vide qu'il avait en lui venait de s'agrandir de façon spectaculaire, et même la souffrance de Londubat n'y avait rien fait. Il avait déjà peu de chance de récupérer le cœur d'Alice Hellington, mais cette fois-ci, cette histoire semblait définitivement perdue d'avance pour lui.
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Voilààààà voilààà !
Alors, avis ? Pour une review laissé, deux bisous de l'auteur offerts ! OUAIS CE SONT LES SOLDES ! Mais sinon, plus sérieusement, QUE PENSEZ VOUS DE FRANK LONDUBAT ?
Gros bisous, Djouh.
