Bonsoooir ! Me voici avec le nouveau chapitre, donc, et à l'heure, héhé ! Bravo Djouh.

J'espère qu'il va vous plaire, et vous souhaite à tous une bonne lecture.


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Chapitre 10

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Franck était à l'infirmerie, alité depuis deux bons jours. Ses plaies aux joues étaient quasiment refermées, tandis que son corps se remettait doucement du maléfice. Les tremblements post Doloris l'avait fortement handicapé et affaibli. Il somnolait, sur le flanc, mains sous son oreiller, et la couverture bien autour de lui.

Alice, qui avait eu vent de l'histoire mais avait dû réviser pour ses derniers examens avant de pouvoir enfin aller le voir, se précipita à l'infirmerie dès qu'elle le put. Mais elle entra doucement dans le lieu, puis alla vers lui en se mordant la lèvre, sachant juste qu'on l'avait retrouvé dans un couloir après leur examen en commun. Elle tenta de faire le moins de bruit possible en le voyant assoupis, mais le jeune homme, encore plus aux aguets et prudent depuis son altercation avec le Serpentard, l'entendit et ouvrit les yeux. Il lui sourit alors, et se redressa un peu, en mettant ses coussins sur la tête de lit.

- Salut Alice…

Sa voix était cassée, et son teint très blanc. Mais Frank n'avait pas perdu cet éclat jovial qu'il avait au fond des yeux, qui plaisait tant à la Gryffondor. Cette dernière esquissa un fin sourire en s'asseyant doucement à ses côtés. Elle le détaillait pour voir ce qu'il avait et s'en voulait de ne pas être venue plus tôt.

- Je suis désolée... Les Aspics, pour tout ça… Enfin… Ça craint ! Il te restait une épreuve non ?

- Désolée pour quoi ? demanda-t-il en fronçant les sourcils. Mes Aspics, ne t'inquiètent pas... J'ai une session de rattrapage la semaine prochaine.

Il lui tendit alors sa main, sans effacer son sourire de son visage.

- De ne pas être venue plus tôt…

Elle prit sa main dans la sienne, la caressant en le regardant, rougissante. Alice avait une petite idée de qui lui avait fait ça mais voulait quand même savoir, et c'était également une des raisons de sa sensation coupable. Rabastan ne pouvait s'être attaqué à Frank que pour se venger, se défouler ou s'imposer.

- Qu'est-ce qui s'est passé... ? demanda-t-elle en murmurant.

- Lestrange m'est tombé dessus, comme un gobelin buveur de sang enragé… Je ne sais même pas pourquoi il m'en veut, déclara-t-il alors d'une voix légèrement amère.

Il lâcha alors un long soupire en serrant doucement la main d'Alice, avant de continuer.

- Enfin... Il... Il est taré, quoi, plus ou moins comme son frère. Il n'y a peut-être donc pas de raison à cela.

La jeune blonde tenta de ne rien laisser paraitre mais elle bouillait de l'intérieur. Elle ne pouvait pas croire qu'il lui avait fait ça. Juste parce qu'il avait dû remarquer un quelconque rapprochement. Sa haine palpable ne se dissipait pas le moins du monde au fur et à mesure des secondes, bien au contraire.

- Je confirme... Par Merlin, soupira-t-elle en se penchant sur lui pour embrasser sa joue.

Il passa alors doucement sa main dans les cheveux de la Gryffondor, et embrassa le coin de ses lèvres à son tour, tout en caressant sa joue du pouce. L'horloge sonna alors 22h, rapprochant ainsi l'heure du couvre-feu à grand pas.

- Tu es venue seule, à cette heure-ci ? murmura-t-il.

Tout proche de son visage, Alice esquissa un sourire en le regardant. Bien qu'alité, il s'inquiétait pour elle et elle trouvait ça adorable. Elle caressa doucement sa main posée sur sa joue et lui vola un baiser à son tour.

- Je n'ai pas peur, murmura-t-elle avec un sourire. Je sais me défendre, au pire. Je ne suis pas en sucre.

- Fais attention tout de même... grimaça Frank. Certains Serpentard sont vraiment dangereux, quand ils s'y mettent.

- Je sais. Tu en as fait l'expérience…

Elle s'en voulait. C'était parce que Rabastan avait de l'affection pour elle qu'il était devenu fou en voyant qu'elle se rapprochait de quelqu'un d'autre après avoir ignoré sa lettre. Mais que pouvait-elle faire d'autre ? Elle voulait vraiment l'oublier, et passer à autre chose. Le Mangemort ne lui était pas destiné, en témoigne le contraste entre ce dernier et le Gryffondor. Peut-être l'histoire avec son camarade de maison ne durera pas non plus… Mais au moins, son esprit resterait tranquille le temps de la guerre, de ce côté-là. Ou tout du moins, elle l'espérait.

En entendant quelqu'un rentrer dans la pièce, Alice tourna alors la tête vers la source du bruit et aperçut la jeune infirmière qui venait vers eux. Celle-ci tenait à la main une fiole, et fronça les sourcils en voyant la Lionne au chevet de son ami.

- Miss Hellington, bonsoir. Que faites-vous ici ? questionna alors doucement Mrs Pomfresh en tendant une potion à son patient.

- Bonsoir… Je suis désolée, je venais voir Frank, répondit-elle, un peu gênée, tout en se levant pour la laisser faire. Je vais y aller... Le couvre-feu va bientôt passer.

L'infirmière acquiesça alors doucement, mais lui adressa un léger sourire amical, en lui indiquant qu'elle pouvait revenir dès demain matin, à partir de 7h30. Les deux amis se saluèrent alors dans un bref et sobre signe d'affection mutuelle, puis la blonde se dirigea vers la porte, en tournant de nouveau ses pensées vers Rabastan. Elle lui en voulait. Et lui parler se dévoilait nécessaire pour enfin lui faire comprendre qu'elle ne voulait plus qu'il s'immisce dans sa vie. Tout était finit, elle ne pouvait plus retourner en arrière. Son courage de Gryffondor était revenu et elle ne le laisserait pas s'en sortir si facilement.

Alice réfléchit alors un instant à où il pouvait bien être maintenant, vérifiant sa montre. Elle était sûre qu'il n'était pas encore rentré et quand elle vit quelqu'un revenir du parc, elle l'arrêta pour lui demander s'il avait vu le cadet des Lestrange quelque part à l'extérieur. À sa réponse mitigée, elle s'y dirigea à son tour pour aller lui dire ce qu'elle pensait de tout cela, déterminée.

Lorsqu'enfin, elle aperçut de loin une écharpe verte, la jeune femme s'y dirigea d'un pas furieux, mais saccadé. Rassurée qu'il soit seul, elle n'osa cependant pas l'interpeller, mais celui-ci la repéra au bruit et releva les yeux vers elle. C'était bien Rabastan, et rien d'étonnant à cela. Le Mangemort aimait vivre de nuit, restait adepte des nuits blanches ou faisait de longues veillées en clamant qu'il rattrapait ainsi tout le temps perdu en cours.

- Tiens donc, marmonna-t-il alors, assez fort tout de même pour que la jeune femme ne l'entende.

Elle se retrouva plantée devant lui, les poings serrés, toute crispée par la colère qu'elle ressentait à ce moment. Elle le fixait d'un regard noir et comptait bien lui dire ses 4 vérités.

- Tu te crois drôle ? Tu crois que ça va me faire revenir ? C'était quoi ton but en faisant du mal à Franck ? Commença-t-elle, mais sans lui laisser le temps de répondre elle continua de l'incendier. Ce n'est pas en faisant du mal aux gens qui me tiennent à cœur que tu vas avoir une chance avec moi ! Je ne veux pas de toi ! Tu es dangereux ! Tu ne t'en rends pas compte ? Parce que moi, maintenant, oui ! C'est parce qu'il existe des gens comme toi, des gens qui servent Tu-sais-qui, que les Aurors deviennent indispensables ! Récolte ce que tu sèmes, Rabastan, parce que c'est bien de la faute des Mangemorts, que nous sommes de plus en plus nombreux en ces temps ! Puis tu dis que tu m'aimes, mais si tu demeurais sincère, jamais tu n'aurais levé ta baguette sur Franck. Tu aurais été content que je sois enfin bien avec quelqu'un, ou avec quelqu'un de bien, peu importe son identité ! Tu ne dois pas décider de ma vie. Et tu ne décideras pas.

Rabastan l'écouta sans broncher, la fixant d'un regard profond en même temps. Une fois sa tirade terminée, il se leva, saisit la jeune fille par les épaules, puis la plaqua à un arbre près d'eux.

- Ce n'était peut-être pas drôle pour vous... Mais pour moi, ça l'était. Et je dirais que mon but, c'était à la fois de le blesser lui, mais aussi toi.

En le sentant faire, Alice se raidit mais soutint son regard en serrant les dents. Elle ne voulait plus avoir peur de lui et son courage de Gryffondor était remonté à la surface, face à lui, enfin. Maintenant, son but était de conserver ce dernier.

- Tu n'es qu'un monstre, cracha-t-elle au visage du Serpentard.

- Peut-être te penses-tu mieux, rétorqua-t-il sèchement, sans la lâcher.

- Moi, je ne ferai mal à personne, lui dit-elle en tentant de le repousser. Au contraire, je vais essayer de limiter les dégâts engendrés par les Mages Noirs !

Cependant, le Serpentard la tenait toujours fermement aux épaules, et en la sentant de débattre, il se rapprocha d'elle pour coller son corps au siens, presque indécemment.

- C'est ce que tu crois. Les Aurors ne font jamais de mal ? Combien de Mangemorts ont déjà été tué par des Aurors ? Combien de ces Mangemorts avaient une famille, une vie, une âme ? Et toi, ne faire de mal à personne ? Je crois que tu...

Mais il s'interrompit dans sa phrase, ne voulait pas révéler que justement, la Gryffondor avait réussis à faire ce qu'aucune autre fille avant elle n'était parvenus... Le blesser intérieurement. Elle lui avait fait du mal en l'abandonnant, et par son attaque, il avait inconsciemment voulu lui rendre la pareille, sachant qu'elle tenait à Frank. Alice devait comprendre ce que c'était de devoir se passer brusquement de quelqu'un. Rabastan le comprenait à l'instant, même s'il n'avait pas tué Londubat, ce n'était pas l'envie qui lui avait manqué, sur le coup.

- Les Aurors, dans ce cas, tuent pour une bonne raison ! Pour ne pas que vous continuiez à faire du mal à d'autres gens ! La plupart des Mangemorts n'ont pas d'âme, leurs actes le prouvent ! Tu es tellement dans ton délire morbide, tu t'es tellement fait monter la tête par ta famille et ton seigneur, que tu ne te rends pas compte !

- Tu ne t'es peut-être pas offerte à moi, mais tu restes la pire des salopes que j'ai pu toucher, lança-t-il d'une voix glaciale pour répliquer, en la fixant férocement.

Même s'il la tenait, elle avait encore la liberté de ses mains et elle lui colla une gifle monumentale, qui résonna dans l'obscurité du parc. Alice tremblait de colère et le fixait toujours. La réaction du Serpentard ne se fit alors pas attendre, et celui-ci saisit brusquement son poignet entre ses doigts, pour le serrer violement. Ses yeux d'ordinaire si clairs, d'un bleu si métallisé, s'assombrir presque aussitôt vers le cobalt sous le coup de la fureur. Alice eut immédiatement l'impression d'avoir Rodolphus devant elle et le repoussa violemment en se débattant, tentant de dégager son poignet de son emprise.

- LÂCHE-MOI ! hurla-t-elle sans se soucier des professeurs ou élèves qu'ils pourraient alerter.

Mais sans aucune réponse ni réaction, Rabastan continua son œuvre, toujours avec la même force. Il lui en voulait. Il lui en voulait tellement, et la regardait sans la voir. Alice en profita pour le pousser violemment et retirer un de ses poignets, qui commençait à vraiment la faire souffrir. Puis soudainement, la pointe de sa baguette rejoignit son cou.

- Je t'ai dit de me lâcher, Lestrange !

Toujours pas de réaction, si ce n'est qu'il serrât moins violement son autre poignet. Rabastan attendait un maléfice de la blonde, juste pour voir si elle était encore capable de lui faire du mal. Cette dernière le fixait, soutenant son regard, et attendait qu'il ne daigne enfin la lâcher. Merlin, la jeune femme voulait s'en aller sans avoir à lui jeter un sort ! Son inconscient ne voulait pas qu'il lui en veuille un peu plus, malgré tout.

Voyant son hésitation, le Mangemort sortit de sa torpeur et s'empara de la baguette, avant de la lancer plus loin. Il décolla alors la jeune fille de l'arbre et la poussa dans l'herbe. La voyant reculer sur ses coudes pour essayer de se lever, il s'avança vers elle pour l'en dissuader. Puis il remarqua qu'elle tentait de retenir ses tremblements. Elle ne transpirait pas de peur, mais ses émotions l'agitaient en tous sens, bouillonnant son cerveau et ses sens. Le Mangemort aussi. Il ne lui ferait rien. Il était peut-être énervé mais il n'oserait rien. Du moins, les deux étudiants l'espéraient. Elle était encore sa blondinette, et lui, son serpent.

Mais le problème de leur relation devait se régler, le plus tôt possible, et aucun des deux protagonistes ne semblait décider à céder devant l'autre. Mis en interaction, leur caractère respectif ne pouvait provoquer qu'un violent orage, et malheureusement, la foudre s'abattait maintenant. Le tonnerre grondait, la pluie les mouillaient tout deux. Parce que chacun, pour le bien de l'autre, n'avait jamais vraiment été lui-même, durant leurs moments partagés.

Et Rabastan n'était pas un Serpentard pour rien. La détermination restait un des attributs principaux de sa maison. Bien décidé à ne pas céder en premier, même devant les beaux yeux de la Gryffondor, le jeune homme se baissa alors à sa hauteur, et plaqua ses poignets au sol, en la fixant. Penchée sur elle, il utilisa de nouveau son corps pour bloquer le siens.

- Tu n'es pas mieux que moi.

- Va-t'en… lui demanda-t-elle en gardant une voix calme tout en le fixant.

Comme seule réponse, Rabastan pressa alors ses lèvres contre les siennes, d'un geste assez brusque. Ses doigts enlaçaient toujours fermement les poignets de la jeune femme, et il les serra de nouveau. Son baiser était fougueux, presque violent, mais il voulait faire comprendre à la Gryffondor la rage que la passion qui l'animait malgré lui, qu'elle lui faisait malheureusement ressentir.

Mais la jeune blonde se crispa et se débattait pour qu'il détache ses lèvres des siennes. Il avait beau y mettre toute la passion encrée en lui, Alice n'y voyait qu'un autre moyen de vouloir profiter d'elle, ou de la persuader vilement de revenir en arrière. Elle le sentit alors mordre plus ou moins doucement sa lèvre, refusant de s'arrêter. La Gryffondor poussa un cri, étouffé par leurs lèvres scellées, et tenta de se défaire de sa prise pour le faire se relever. Elle ne voulait plus qu'il la touche, il était insupportable. Même si des regrets la rongeaient toujours quant aux anciens moments passés ensemble, c'était terminé. Pas question de céder non plus, de son côté.

Tout en le voyant faire un sourire en coin, elle sentit alors le Serpentard la claquer un peu au sol, avant de la lâcher et de se relever. Rabastan recula alors, et croisa les bras en la fixant encore. La blonde, elle se releva rapidement, récupéra sa baguette plus loin, puis recula en le fixant droit dans les yeux, assez choquée de son comportement. De leur comportement.

Alice serra davantage sa baguette dans sa main en voyant le Mangemort écarter les bras, avec une expression la défiant d'oser lancer un maléfice dans sa direction. Il était désarmé et laissait ostensiblement son état prochain entre ses mains, sans aucune intention de répliquer, ou d'esquiver un éventuel sort.

- Si tu en as tellement envie, et que tu me détestes à ce point, vas-y, Blondinette. Fais toi donc plaisir, si tu l'oses.

Son ton demeurait accusateur, mais bizarrement, on percevait une pointe d'amusement au fond de sa voix. Pas qu'il ne soit heureux, mais la situation lui paraissait cocasse, voire improbable.

Silence. Elle le fixait sans rien rétorquer, sans bouger. Même si Alice, en cet instant, haïssait Rabastan à un point indéfinissable, elle tourna les talons sans rien lui faire, estimant que s'il recommençait, sa pitié n'aurait plus lieu d'être, et les gestes remplaceraient cette dernière.

- Lâche pour un Gryffondor, asséna-t-il alors d'un ton désinvolte. M'enfin, plus ou moins comme d'habitude, alors je m'y attendais, Hellington.

Alice l'ignora comme elle put, et s'éloigna alors en courant, pour retourner vers le château. Rabastan, lui, se contentait de fixer son dos, appuyé à un arbre, ne sachant plus quoi penser de la situation.

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VOILAAAAAA !

Riche en émotion ce chapitre, j'ai aimé l'écrire *_* ! Et je suis amoureuse de Rabastan, vous saviez ? Petite Djouh partage l'avis de la majorité de ses lecteurs : ALICE CRAINT ! POURQUOI ELLE LAISSE PARTIR UN DIEU COMME ÇA POUR FRANK t_t ! Oké, je sors et part loin.

Aufait, pour cette fiction :

Si mes prévisions se révèlent exactes, on a dépassé la moitié. Je compte environ 16 ou 17 chapitre, en plus de l'épilogue, qui est la suite du Prologue, haha. Je vous aussi savoir si vous souhaitiez que je fasse, après cet épilogue, une petite série d'OS sur des étapes de la vie de Rabastan, dans le même contexte que cette fiction, qui s'arrête après la torture des Londubat. Je peux donc détailler son arrestation, son procès, un moment à Azkaban, son évasion... M'enfin, bref, ce genre de chose !

Je voulais aussi vous faire à tous un gros bisous. Vous m'encouragez à continuer avec vos avis ! Et même ceux qui ne commentent pas peuvent se sentir concernés. Je ne pensais pas avoir autant de "succès" (oui, pour moi, c'est un succès d'avoir 17 follows *sors*) pour une fiction avec des personnages si peu connus et si peu exploités. Ça me fait plaiiisir, même si ça fout la pression. *va prendre son césar* NepasraterDjouh, Nepasraaaater ! #keur

En espérant que vous ayez aiméééé ! J'attends votre avis pour les OS !

Bisous, Djouh.