BONSOOOOOIR !

Oui, je sais, je suis affreusement en retard ._. Mais j'ai une bonne raison, je vous assure. J'ai eu un problème de santé assez conséquemment et franchement, j'ai failli en mourir, sans vouloir vous prendre en pitié. J'ai eu un pneumothorax non diagnostiqué, qui s'est aggravé avec une forte activité.. M'enfin, bref, tout va bien maintenant, on me pardonne ^^ Puis j'avais tout à rattraper avec la fac... Et j'ai cherché un nouvel appart, aussi, haha.

Bon, Djouh, cool ta vie, mais si on passait au chapitre ? Oui oui.

Alors, ce chapitre... Je l'aime pas trop. Je le trouve un peu gateau :) Mais bon, il est nécessaire, même s'il n'y a pas d'action ! Mais promis, dans le chapitre suivant, ça va saigner, haha ! Et promis, cette fois, je n'aurais pas autant de retard ._. Omg, presque 3 mois, je sais. Pardon pardon pardon !

Bonne lecture à tous, et merci à ceux qui me suivent !


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Chapitre 11

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Le temps était maussade, pour un mois de juillet. Encore plus qu'à l'accoutumé, même pour le Royaume-Unis. Mais la météo allait de pair avec les événements dans le monde des sorciers. Chaque jours un peu plus, Voldemort montait davantage en puissance, donnant de plus en plus de travail aux Aurors et aux membres de l'Ordre du Phénix. De nombreuses disparitions ou meurtres étaient constatés, et les Mangemort s'en donnaient à cœur joie.

Rabastan, lui, n'était pas non plus innocent dans l'histoire, malgré le fait que certains crimes puissent le rebuter. Il n'avait ainsi jamais aimé toucher aux enfants, et justement, il avait dû passer une de ses matinées dans une maison, à torturer le maître des lieux et sa femme pour avoir des renseignements. Jusqu'à ce qu'il ne se rende compte que le couple avait un enfant. Un jeune enfant. Une petite fille. Et lorsque sa belle-sœur Bellatrix lui avait demandé de la tuer, il n'avait pu résoudre à échouer, sachant parfaitement que la fidèle esclave irait tout raconter à son fameux Seigneur des Ténèbres tant adoré. Et l'éclair vert avait surgis du bout de sa baguette, impitoyable et inhumain. Mais il avait réussit, et sur le coup, c'est tout ce qui avait compté pour lui. L'idée que des remords le rongent ensuite ne lui était pas venu à l'esprit, même s'il savait d'avance que cela allait arriver. Évidemment, cela ne ratait pas. Encore une semaine après, la souffrance était encore bien présente.

Le teint blafard et les bras légèrement tremblants, Rabastan avait donc décidé de consacrer son après-midi à une ballade au chemin de traverse, qui lui, n'était pas encore sous l'emprise totale des Mangemorts. Il marchait le long de l'allée, les mains dans les poches, et la capuche de sa cape émeraude rabattue sur ses boucles brunes et soignées. Après quelques heures de vadrouilles, il décida de s'arrêter dans un café, et opta pour le glacier Florian Fortârome. L'ex Serpentard se dirigea alors vers une table libre, mais son attention fut attirée par une blonde un peu plus loin, dos à lui, et un bouquin à la main. Elle mangeait une glace, et avait un petit ramequin de cacahuète devant elle.

Enfin, il la revoyait. Cela faisait tellement longtemps qu'ils ne s'étaient pas adressé la parole. Depuis le discours acide de la Gryffondor pour sa personne, Rabastan n'avait pu se résoudre à lui adresser la parole de nouveau, et bien sûr, ce sentiment était mutuel. La rancœur avait persisté entre les deux, et même l'orage n'avait sû relâcher la tension. Chacun avait de bonnes raison d'en vouloir à l'autre : Rabastan qu'elle ait joué avec lui ainsi, et Alice qu'il ait voulu tout bonnement éliminer Frank parce qu'elle avait fait ses choix de vie.

- Bonjour, Alice, salua-t-il en s'asseyant alors devant elle sans y être invité ni se manifester, tout en prenant une poignée des arachides.

La jeune femme leva les yeux de son livre en reconnaissant la voix de la personne qui venait de s'installer en face d'elle. Ça ai, un face à face de nouveau, alors que durant leurs dernières semaines de scolarités, tous deux avaient fait en sorte d'éviter soigneusement l'autre. En venant ici, elle pensait pouvoir passer un petit moment tranquille mais c'était loin d'être le cas. Elle le regarda d'un air neutre et le trouvait bizarre par rapport aux autres fois, mais ne fit pas de remarques.

- Lestrange.

- Que de froideur, ironisa-t-il en lançant une cacahuète dans les airs, pour la laisser atterrir dans sa bouche.

Sa capuche tomba lorsqu'il pencha sa tête en arrière, révélant ainsi son teint maintenant pâle, alors que sa peau était d'habitude assez hâlée de nature. Mais l'ex-Serpentard n'y prêta pas d'attention, et interpella le serveur, pour lui commander sa glace et un Whisky Pur Feu.

« Étrange mélange », pensa alors la blonde, mais avec lui, plus rien ne l'étonnait : ses facettes sombres restaient multiples et instables, à ces yeux. Elle le vit alors se tourner vers sa personne de nouveau, les yeux plissés. Alice reposa son livre après avoir retenu sa page, s'enfonçant dans sa chaise. Elle voulait garder un œil sur lui tout en continuant de manger sa glace et le fixait en soutenant son regard. Elle n'avait plus peur de lui et il semblait plus faible qu'à l'accoutumé. Cela l'intriguait d'ailleurs fortement, et l'inquiétait même. Mais jamais elle ne l'avouerait, et surtout pas à elle-même. Elle avait définitivement tourné la page concernant Lestrange, sa conscience en était certaine.

Le silence pesant entre les deux jeunes gens dura jusqu'à ce que la coupe et le verre de Rabastan fut apportée. Celui-ci entreprit alors de manger, sans quitter des yeux l'ex-Gryffondor.

- Alors, ces ASPICS ? demanda-t-il ensuite d'un ton calme et neutre entre deux cuillères.

- J'ai tout réussi. Et toi ?

Alice plissa les yeux face à son teint presque blanc qui contrastait avec la peau bronzée qu'il entretenait naturellement. Etait-il malade ? Avait-il de nouveaux soucis ? Une mission le mettait-il dans cet état ? Non, peu lui importait. Elle devait sortir ses inquiétudes de sa tête, et ne pas craquer. Le voir à cette table ne changerait rien.

- Ça dépend des matières, mais dans l'ensemble, je m'en sors bien. Très bien, même, puisque certaines n'ont aucune valeur à mes yeux.

Le Mangemort parvenait à maîtriser sa voix de manière parfaite, comme à son habitude. Cependant, les tremblements qui l'animaient avaient du mal à s'estomper, malgré ses efforts. Heureusement, il réussit à ne le montrer que légèrement.

- C'est bien ça le problème avec toi, répliqua-t-elle d'un ton sarcastique mais forcé. Rien n'a vraiment de crédit ni d'importance à tes yeux, alors que certaines choses peuvent se révéler d'une valeur insoupçonnée.

Elle savait qu'il réussirait, il n'était pas du genre à se planter. Ou même s'il se plantait, il faisait tout pour rattraper dans une autre matière. Mais elle ne détourna pas son regard de ses mains qui tremblaient un peu et elle se demanda de nouveau malgré elle ce qu'il se passait.

Une fois sa glace finit, Rabastan releva les yeux vers la jeune femme, et posa tout sur la table. Répondre à sa provocation était inutile. Tout en volant de nouveau des cacahuètes, il laissa son regard parcourir le visage de la jeune femme, comme pour s'assurer qu'elle n'avait rien. Chaque jour, l'inquiétude le rongeait un peu plus, surtout depuis qu'il avait eu le malheur de se renseigner davantage sur les façons dont elle occupait son temps, depuis la fin de Poudlard.

- Tu es dans l'Ordre, dit-il d'une voix neutre.

- Tu es partisan de Tu-sais-qui, rétorqua-t-elle d'une voix plus calme et basse pour ne pas se faire entendre tout en le fixant.

Elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle faisait cela sur un coup de tête, même si elle lui avait suffisamment montrer qu'elle ne prenait pas ces histoires à la rigolade.

- Oui, mais moi, je ne te l'ai pas caché. Tu attendais qu'on se retrouve l'un en face de l'autre et baguette en main, pour me le dire ?

Son ton était légèrement accusateur, mais pas brusque. Seule l'inquiétude ressortait davantage. Comme pour confirmer ses dires, le Serpentard bu une longue gorgée de son alcool, ce qui eut pour effet de le rendre plus sûr de lui et de mieux contrôler son corps.

- Je t'ai clairement fais comprendre que je ne voulais plus te parler alors je ne vais pas t'écrire pour te dire ce que je fais, rétorqua-t-elle à nouveau en gardant ses yeux sur lui. Puis d'ailleurs, toi non plus, tu ne m'as pas donné de nouvelles. Nous étions fixés.

- Heureusement que je suis avisé.

Il plissa davantage les yeux, tout en croisant les bras, toujours adossé à sa chaise de façon droite et arrogante, comme à son habitude. Quant à Alice, elle le fixait et croisa à son tour les bras sans détourner son regard. Seule une légère grimace tordit son visage lorsque Rabastan but d'un trait le reste de son verre. Mais par Merlin, qu'avait-il donc ?

- Quand ta formation commence-t-elle ?

- En septembre, dit-elle d'une voix neutre. Et toi ? Tu vas faire quoi à part tes occupations occasionnelles ?

- Passer le concours d'entrée pour la formation du service des sports magiques, au ministère. Tu as déjà oublié, ça fait plaisir.

- Je te rappelle que tu n'avais même pas eu le temps de m'expliquer vu que tu m'as tout de suite engueulé.

- Je t'en avais déjà parlé avant. J'ai toujours eu cette ambition. OH ! Et... J'ai appris que ton tendre petit-ami va faire la même chose que toi. Alors, comment ça va avec lui ? demanda-t-il ensuite d'un ton acerbe, en pianotant sur la table.

Sa main tremblait toujours, et il ne put ensuite s'empêcher de serrer le poing pour se contenir.

- Ça va. Ne fait pas comme si ça t'intéressait. Et toi ? Ton père t'a choisi qui ?

Elle ne voulait pas se laisser abattre et voulait lui tenir tête.

Rabastan la fixait, et écarta la question pour ne pas y répondre.

- Ah, parce que ça t'intéresse aussi ? Allez, ne fais pas genre non plus.

- Je fais comme toi, répliqua-t-elle en le fixant toujours, les dents serrées.

- Non, parce que toi, tu t'en fous réellement.

Il essayait de se détendre, et mis sa main sous la table pour cacher ses tremblements qui recommençaient sans ménagement.

Alice le remarqua et se redressa pour poser ses pièces sur la table pour payer sa glace et se leva en le regardant toujours. Si elle restait plus longtemps, la pitié continuerait de s'emparait de la Gryffondor, et c'était hors de question.

- Je pense que cette conversation n'a plus lieu d'être.

- Tu as peut-être raison, répondit-t-il en remettant sa capuche et en se levant également.

Rabastan attrapa alors doucement son poignet, plus délicat qu'il ne l'avait jamais été, et parla dans un murmure, d'une voix qui ne cachait aucune peine. Alice put sentir les tremblements qui animaient le jeune homme.

- Pourquoi avons-nous besoin de nous détruire l'un l'autre, déjà ?

Elle s'arrêta alors, frissonnant malgré elle en sentant ses doigts si délicats et si froids sur son poignet. Elle se mordit la lèvre et baissa la tête sans rien dire.

- Parce qu'on se déteste mutuellement, ou du moins, c'est ce que l'on s'efforce de croire, répondit-il alors lui-même.

Elle retira son poignet de son emprise, délicatement en lui jetant un regard du coin de l'œil. Elle n'avait rien à répondre. Et il n'avait rien à rajouter. Rabastan tourna alors les talons, en enfonçant ses mains dans ses poches d'un air désinvolte. Il marchait sans l'intention de se retourner. Transplaner et partir, c'était tout ce que le Serpentard avait en tête

Alice le regardait s'éloigner et s'avança doucement pour le rattraper. C'est ce qu'avait fait la pitié et le passé avec elle.

- Rabastan, dit-elle doucement. Pourquoi.. Pourquoi ça ne va pas..?

Un sourire naquit sur les lèvres du Mangemort à l'utilisation de son prénom, mais se perdit ensuite rapidement.

- Mais je vais bien, répondit-il beaucoup rapidement qu'il ne l'aurait voulu.

- C'est ma faute..? demanda-t-elle en murmurant.

- C'est ce que tu penses ?

- Oui, avoua-t-elle d'un ton coupable et honte.

- Eh bien... Si cela peut te rassurer, pas seulement... Je... hésita-t-il un bref instant. La semaine dernière, j'ai été obligé de tuer un enfant. Une petite fille, de 7 ou 8 ans, je sais pas trop. C'est tout. Ça va passer, disons juste qu'avec l'accumulation de toutes ces petites choses, j'ai besoin de repos, je pense. Puis c'est étrange de te revoir.

Sa voix était tristement indifférente, et son expression toujours aussi impassible. Figée d'effroi, Alice tremblait en l'entendant, et c'est avec horreur qu'elle vit qu'il ne ressentait presque rien face à ce qu'il venait de lui dire, avec la capacité de passer du détraqueur à l'épouvantard sans peine.

Il soupira alors longuement, et passa un doigt le long de sa joue, sans rien dire. Leur yeux se croisèrent, et il abaissa son bras, sans rien ajouter de plus. Elle se recula en le regardant et tourna les talons en se mordant la lèvre. Elle ne voulait pas retomber dans ses bras même si son histoire l'avait touchée. Même si leur histoire l'avait touché, parce que sa conscience ne pouvait nier ce qui était. Elle comprit que le Serpentard lui manquait encore, mais elle aimait Frank bien plus que lui.

- J'aurais aimé avoir une petite comme elle, déclara-t-il avec un ton neutre mais certain. Avec toi, si possible. Et si ça me met dans un état pareil, c'est parce qu'elle était blonde aux yeux verts. Comme toi. Elle te ressemblait, alors inconsciemment...

Il fixait son dos, et avant que la Gryffondor ne se retourne, Rabastan tourna également les talons pour se diriger vers une ruelle, non loin de là.

Alice s'arrêta brusquement de marcher, la bouche ouverte et les yeux encore écarquillés d'avoir entendu ce qu'il venait de dire. Elle se sentait tellement surprise et tellement mal qu'elle s'adossa au mur d'une ruelle plus loin pour tenter de reprendre contenance. La Gryffondor n'arrivait pas à croire qu'elle venait de percevoir. Maintenant. Maintenant qu'elle commençait quelque chose de sérieux avec Franck et qu'enfin, le Mangemort était sortie de son esprit. Elle avait l'impression qu'il s'en voulait et qu'il voulait tenter de la récupérer. Mais ce qu'il faisait était tellement horrible. Supporter cela toutes les semaines lui serait impossible... Entendre ces récits et vivre avec un homme qui pactisait avec Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom la dévorerait chaque jour un peu plus, rendant leur relation malsaine. Non, définitivement, c'était impensable.

Le seul bruit qui lui parvint alors aux oreilles lors de sa torpeur, fut celui du "plop" habituel lors d'un transplanage. Lorsque la blonde se retourna, seule l'allée vide se révéla devant son regard embuée. Rabastan était partie, et elle ne savait pas quand elle le reverrait de nouveau...

- C'est trop tard, répondit-elle alors inutilement, une larme coulant sur sa joue. Mais cela aurait pu être possible.

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Gneuh. Promis, dans le chapitre suivant, ça swingue, haha ! Il est déjà écrit, ne manque plus que la correction :) !

J'espère que ça vous a quand même plu un minimum ^^

Avis ?

Bisous ! Djouh