BONJOUUUUUR !
Comme prévu, voici le chapitre suivant, le numéro 12, très rapidement ! C'est pour m'excuser du retard précédent, haha. Et comme prévu, il est long, riche en action, et j'y ai mis tout mon petit coeur.
J'espère qu'il va vous plaire, parce que perso, c'est un de mes chapitres préférés, avec la fin :p...
Bonne lecture !
.
Chapitre 12
.
.
.
Déjà une bonne heure que quelques Mangemorts et membres de l'Ordre se livraient un féroce combat. Des sorts fusaient de toutes part, illuminant dangereusement les alentours sans pouvoir distinguer un camp vainqueur, mais un des hommes masqués avaient réussis à appuyer sur sa marque avec sa baguette, pour appeler du renfort. C'est ainsi qu'une dizaine d'individus armés et dangereux transplanèrent sur les lieux... Les frères Lestrange parmi eux. Alice, elle, était déjà là depuis longtemps et avec Franck, ils se battaient en compagnie de tous les autres résistants pour repousser les Mangemorts dans leur retranchement. Même sans avoir encore son diplôme d'Auror et en voyant les renforts débarquer en masse, elle ne voulait pas lâcher. Autant pour éviter de passer pour une lâche que pour les empêcher de gagner cette petite bataille. Aucun des mages noirs ne devait s'en sortir comme ça.
- Alice, rentre s'il-te-plait, je te rejoins après ! Rugissait sans relâche Frank envers sa compagne, tantôt suppliant, tantôt autoritaire.
La blonde savait que le Gryffondor s'inquiétait pour elle, mais non, elle ne se sentait pas capable d'abandonner ses amis dans ce guet-apens ! Oui, elle était enceinte. Mais elle se battait comme s'il n'y avait rien. Hors de question de flancher.
.
- Rabastan, bouge toi, ordonna Rodolphus à son cadet. MAINTENANT !
Peu motivé, le jeune sorcier se leva de son lit en se tenant le bras gauche, tandis que son aîné se rendait au salon. Les dents serrées pour éviter de répliquer à son frère qu'il n'avait aucune envie d'aider ses collègues qui n'avaient qu'à se débrouiller seuls comme des grands, il enfila sa cape de Mangemort sans grande motivation. Puis une idée lui traversa l'esprit... Et si Alice était sur le terrain, cette fois-ci ? Voilà déjà trois mois que les deux camarades ne s'était pas recroisé, et Rabastan savait de source sûre que sa petite blondinette avait entamé sa formation d'Auror. Figé au centre de sa chambre, incapable d'aller vers la porte de son plein grès, son cerveau était en ébullition. La première chose qu'il ferait sur le terrain serait de repérer la Gryffondor et de la protéger si nécessaire. En espérant seulement qu'il n'en eut pas besoin, et que cette dernière serait tranquillement chez elle à réviser ses cours théoriques. Il ne voulait pas que ses pires cauchemars ne se réalisent : se retrouver face à elle en situation de crise.
La voix puissante de son frère, tremblante de colère et râlant quant à sa lenteur, le fit brusquement sortir de sa torpeur.
- C'EST BON, JE VIENS ROD ! S'écria-t-il en sortant puis descendant les escaliers d'un pas rageur.
- Je ne sais pas ce que tu as en ce moment, Rab, mais tu es vraiment agaçant, rétorqua son aîné d'une voix fort mielleuse. Retrouve un peu de motivation, ou je m'occupe personnellement de ton cas.
Voilà qui promettait...
.
Lorsqu'elle fut poussée au sol par un Mangemort, Alice se tourna vers lui dans l'intention de l'attaquer en retour, mais elle n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit. En effet, l'homme masqué tombait déjà à ses pieds, inconscient. En relevant les yeux, l'apprentie Auror vit un autre hors-la-loi, non loin d'eux, qui avait sa baguette magique pointée dans leur direction. C'était visiblement lui qui avait attaqué son camarade.
La jeune blonde fronça les sourcils et se releva rapidement pour porter secours à un de ses collègues sans avoir le temps d'analyser la situation plus longuement. Pourquoi les Mangemorts s'entre-tueraient ici ? C'était insensé. Il devait viser sa personne, mais avoir raté sa cible. Mais pourquoi vouloir l'attaquer, alors qu'elle était déjà à la merci du Mage noir, qui s'apprêtait à la tuer ?
Sans le savoir, elle venait d'être sauvée par Rabastan, qui n'avait pas hésité à lancer un Stupefix sur lui, pour sauver Alice. Il l'avait reconnu, et ne souhaitait qu'une seule chose : qu'elle parte. Malgré tout, il tenta de se concentrer de nouveau sur sa tache, et se tourna vers un de ses amis en difficulté. Alors qu'il se battait avec lui contre les frères Prewett, il en reconnut un autre de loin, sans difficulté. Son visage n'avait pas changé, de même que son expression niais et son air d'abruti congénital, déterminé malgré tout. Mais comment Alice pouvait être attiré par ce Gryffondor d'une banalité sans précédent ? Certes, elle-même n'était pas d'une grande beauté flagrante, mais elle dégageait un charme certain à ses yeux, contrairement à son ennemi.
- Londubat... marmonna-t-il avec colère, les membres crispés.
Sans attendre, il se dirigea alors vers son rival, sa baguette levée. Celui-ci était de profil, et ne le vit pas arrivé à cause de sa concentration. C'était le moment idéal, car au même instant, Alice cherchait à aider ses collègues et ne regardait pas vraiment ce que son compagnon faisait. Elle restait concentrée sur ses propres combats, ne voulant pas se faire de mal pour le bébé. Sa confiance en les compétences magiques de Frank restait justifiée, même si l'inquiétude restait présente.
- AVADA KEDAVRA ! s'écria alors le jeune Lestrange en le visant.
L'éclair vert se dirigea alors droit vers Frank, qui l'évita de justesse en avançant d'un pas précipité. L'erreur de Rabastan avait été de crier son sort, pour bien recracher sa haine : plus celle-ci était palpable et vive, plus un sortilège impardonnable devenait dévastateur. La jeune femme se tourna alors vivement après avoir terrasser son adversaire et chercha qui venait de crier le sortilège de la mort, sans avoir reconnu la voix du Serpentard, magiquement modifiée par son masque. Elle vit avec horreur que Frank était la cible du maléfice et abandonna l'autre Auror pour se diriger vers le coupable. La Gryffondor leva sa baguette d'un geste résolu, prêt à se battre.
Mais en l'apercevant, il se raidit brusquement, et dirigea sa baguette vers elle.
- Stupefix ! marmonna alors Rabastan, vert de colère et d'inquiétude sous son masque.
Elle lança un sort de protection en voyant le sort se diriger vers elle et se décala vite pour se rapprocher de Frank. Elle ne voulait pas qu'on lui fasse du mal, et préférait anticiper une nouvelle attaque de ce Mangemort hargneux, sans pour autant se mettre en danger. A deux, ils auraient plus de chance.
- Ne la touche pas ! cria alors Frank en enchaînant avec un Experlliarmus, furieux de voir qu'il voulait s'acharner sur eux deux.
- Toi, tu la fermes, connard ! répliqua Rabastan en visant de nouveau le Gryffondor.
Cette fois, il se concentra le plus possible, afin de lancer un Endoloris informulé, ce qui n'était pas chose facile. Mais la haine qu'il ressentait envers Londubat, à la fois pour sa négligence à laisser Alice sur le terrain alors qu'il prétendait l'aimer et pour lui avoir pris après Poudlard, fit que l'éclair rouge se dirigea droit vers lui pour le toucher de plein fouet. Derrière son masque, le Mangemort sourit alors de contentement en laissant la magie noire envahir tous ses membres, et se délecta encore une fois de la souffrance de son ennemi. Souffrance qui devint vite insupportable pour Frank, qui convulsait à terre. Il pensait ne plus jamais ressentit cette horrible sensation qu'était d'avoir la tête prise en étau, les membres frappés d'un marteau invisible et le sang semblable à de la lave en fusion.
En voyant Frank comme cela, Alice se précipita vers lui en tremblant, angoissée. Elle ne pensa même pas à lancer un sort au Mangemort qui lui faisait du mal, et s'évertua à maintenir son amant au sol, gémissante de dépit. Mais c'était inutile : la douleur continua, et le Mangemort pencha la tête pour mieux admirer le spectacle sous un autre angle. Il voulait le voir mourir de douleur. Cela était-il possible ? Il voulait une réponse, et comptait bien l'obtenir en se servant de Londubat comme cobaye. Enfin, il pouvait recommencer ce qui lui avait tant plu à Poudlard... Torturer ce scroutt à pétard.
- Ça fait toujours moins son malin, au sol, déclara-t-il d'une voix triomphante.
Se retrouvant à genoux à coté du souffrant, Alice sentait les larmes lui monter aux yeux et elle posa ses mains sur ses épaules pour au moins calmer ses tremblements. Frank gigotait tellement de douleur et il ne pouvait retenir ses cris. C'était un spectacle insoutenable pour la jeune blonde qui crispa ses mains sur son ventre.
En la voyant faire, Rabastan fronça les sourcils et baissa sa baguette, sortant enfin de l'état second d'extase que lui procurait la magie noire. Il se rapprocha de quelques pas, avec un profond sentiment d'inquiétude qui l'envahissait. Peu à peu, il se défaisait de son maléfice et retrouvait ses émotions. Frank, lui, se relâcha et poussa un long gémissement de douleur tandis qu'Alice serrait fortement sa main. Elle se sentait mal et ne faisait même plus attention au Mangemort qui se rapprochait de plus en plus d'eux. Sa main se porta naturellement dans ses cheveux lisses et ses doigts caressèrent doucement le front du Gryffondor, accompagnés par des paroles réconfortantes. Peu importait qu'elle ne meurt, elle n'abandonnerait pas Frank à son sort.
Elle écarquilla alors les yeux d'horreur lorsque plusieurs plaies béantes commencèrent à strier le torse de son compagnon. Impuissante, elle ne savait que faire et se demandait quel était ce sort, tandis que le Mangemort s'éloignait le plus rapidement possible. Le geste de la blonde avait été celui de trop pour Rabastan, même s'il avait tenté de faire des efforts en la voyant ainsi affligée. Alice éclata en sanglots et regarda autour d'elle à la recherche d'aide qu'elle ne reçut pas.
Elle fit quelque chose qu'elle se refusait alors de faire depuis qu'elle avait commencé sa formation d'Auror : elle transplana avec Franck en espérant ne pas s'évanouir à la fin de son action. Elle avait fuit. Pour lui.
.
Assis devant sa fenêtre, Rabastan regardait nonchalamment dehors. Le ciel commençait à retrouver peu à peu son éclat matinal, effaçant ainsi une à une les étoiles. Depuis que lui aussi, avait fuit le champs de bataille il y a quelques heures à peine, le jeune homme n'avait pas esquissé un mouvement, et s'était contenté de rester assis sur le rebord de sa fenêtre. L'astronomie l'attirait depuis toujours, et ses capacités dans la matière était grande. Si ses parents -et particulièrement son père- ne considéraient pas le métier de professeur comme indigne d'un Sang-pur, il aurait continué dans cette voie, seulement pour le plaisir de répandre cette science dans les esprits. Mais le métier de haut-fonctionnaire au Ministère de la Magie lui convenait également, alors aucune réclamation ne s'échappait de ses lèvres.
- Rabastan ? Souffla une voix féminine et gracieuse depuis le seuil de la porte.
Le concerné tourna la tête en reconnaissant sa mère. Callidora Lestrange, anciennement Yaxley, était d'une beauté froide et d'une grâce non contenue. Physiquement, rien ne pouvait lui être reproché, mais c'était une femme glacée et glaçante, imposant le respect par ses expressions hautaines et condescendantes. Certes, elle restait toujours effacée derrière son charismatique époux, mais sa présence ne pouvait être manquée, malgré sa petite taille ne dépassant pas le mètre soixante et sa minceur.
- Mère, salua-t-il doucement, d'un air absent.
- Tu es rentré bien tôt, par rapport à ton frère, continua-t-elle en s'avançant vers lui d'un pas léger.
- Oh mince, par Morgane... Oui, c'est vrai, j'ai oublié de vous prévenir. Vous êtes déjà réveillée ?
Rabastan poussa un soupir, en se maudissant. Rodolphus était complètement sorti de ses pensées, et il se disait qu'il allait devoir mettre en avant une solide excuse pour plaider sa cause. Sa fuite n'avait sûrement pas échappé aux Mangemorts, et son aîné lui ferait passer un sale quart d'heure s'il faisait passer les événements pour une soudaine lâcheté. Bien que dans un sens, c'en était malgré tout : il avait fuit Hellington et Londubat, ayant bien compris ce qui se tramait. Alice était peut-être enceinte, vu la façon de se tenir le ventre qu'elle avait eut, et le simple fait d'imaginer cela rendait le jeune homme malade. Son mal de cœur l'aurait fait vomir sur place s'il ne s'était pas détourné. Il espérait malgré tout se tromper, puisqu'aucune preuve n'était venu confirmer ses pensées, mais ses lueurs restaient minces.
- Que se passe-t-il ? Questionna alors Callidora en plantant ses prunelles dans les siennes, la question de son fils passant totalement à la trappe.
La sensation désagréable d'être regardé par sa propre personne s'éternisait à chaque fois que sa mère posait les yeux sur lui... D'abord parce qu'elle savait lire en lui et déterminer lorsqu'il n'allait pas bien ou avait un problème, et enfin parce qu'elle avait exactement le même regard que lui : en amande et d'un bleu horizon, presque gris. Seuls les cheveux bruns de Rabastan se distinguait de la masse, ainsi que le visage, qu'il avait davantage hérité de son père.
- Je... Ce n'est rien, seulement la pression, mentit-il alors partiellement en cachant une partie des faits. Avec tous ce qui se passe, je n'ai pas le temps de réfléchir, et ce soir, j'en avais besoin. Rodolphus me met la balai trop haut, il attend beaucoup et toujours mieux de moi. Mais je ne suis pas comme lui, je n'arrive pas à monter dessus.
Une fois près de lui, elle posa la joue sur le haut de sa tête, mêlant ainsi ses boucles dorées à celles brunes de son fils. Debout, Callidora demeurait plus grande que ce dernier d'à peine une tête, malgré sa position assise.
- Obéis à ton aîné, conclut-elle malgré tout. Fais de ton mieux, et tout s'arrangera. Il finira par comprendre.
Elle passa alors doucement sa main dans son dos, avec toute l'affection dont elle était capable. Et contrairement aux apparence, ce n'était pas ce qui manquait chez elle pour ses fils, même si Rodolphus avait toujours haï toute forme de contact affectueux, et que Rabastan restait grognon face à l'idée d'être couvée par une mère trop aimante. Mais aujourd'hui, il en avait besoin, il avait besoin d'elle, besoin de savoir que quelqu'un était toujours là pour lui. En sentant son autre bras venir se loger autour de ses épaules dans un ultime geste de compassion, un fin sourire illumina les lèvres du Serpentard.
Il savait que sa mère le comprenait. Enfant, le jeune homme savait cette dernière un brin rebelle, joueuse, souriante, et curieuse Serdaigle aimant profiter de la vie. Mais son caractère avait vite été brisé par l'éducation stricte et rigide de ses parents, puis par la domination de son mari. Était-ce également ce qui attendait le jeune Mangemort ? Paraître parfait aux yeux de la communauté sorcière, dominer une femme et garder un statut social défini à l'avance par ses pairs ? Bien évidement. Les frasques et plaisirs de la jeunesse étaient bien vite digérés dans les famille de Sang-pur, et l'honneur prédominait pour conserver le nom. Ce nom si respecté et craint qu'était « Lestrange » ne laissait à Rabastan aucune possibilité de penser sa vie comme il le voulait, tout comme c'était le cas pour la famille Yaxley ou les autres Sang-Pur.
Lorsque Callidora lâcha son fils, ce dernier eut l'impression de n'avoir passé que quelques minutes dans ses bras. Il avait finalement, après quelques temps, délicatement enlacé sa mère pour ressentir encore davantage sa présence. C'était apaisant, relaxant. Enfin, son esprit était plus calme, plus serain. Un soubresaut l'avait brièvement traversé en repensant à ce qu'il avait ressenti face aux deux Gryffondor, puis instinctivement, sa main s'était posée sur son cœur, là où le poignard demeurait profondément enfoncé. Mais sa mère lui avait doucement retiré par son étreinte, et sans le savoir, recousus les vaisseaux éclatés au fur et à mesure de son extraction.
Puis elle sortit de la chambre aussi discrètement qu'au moment d'y rentrer, laissant ainsi son fils seul face à ses démons. Seul, mais prêt à combattre. Rabastan tourna alors de nouveau la tête vers la fenêtre, et reprit sa contemplation. Certes, la douleur était toujours présente, mais au moins, la plaie était en voie de guérison. Replongeant son regard barbeau vers le ciel, il s'aperçut avec désolation que le jour s'imposait de plus en plus. Ça ai, il ne voyait plus l'étoile d'où venait son prénom. « Rastaban » avait disparut du ciel, cachée derrière de nouveaux nuages en formation et le soleil levant. De toute façon, elle n'avait jamais été la plus brillante de la constellation à laquelle elle appartenait, celle du dragon. Sa faible lumière en faisait un astre second, tout comme lui. Second héritier, second de son frère, second pour Alice. Être second, c'était tout ce qu'il savait faire, à sa forte et désagréable impression. La constellation représentait sa famille, et lui, était sur le point de se faire manger par ce fameux dragon.
« Gamma Draconis », comme on appelait aussi cette petite étoile discrète, une super géante incapable de s'illuminer au point de s'imposer. Même en étant binaire, c'est à dire accompagnée par une autre étoile ayant le même centre de gravité qu'elle, son importance restait moindre... "Cela tombe bien qu'une naine blanche soit sa compagne... Une étoile en passe de mourir", pensa-t-il amèrement. Parce que oui, il comptait bien faire en sorte qu'Alice ne meurt. Pas véritablement parce qu'il en était incapable, certes, mais l'encourager à quitter sa vie. C'était à son tour de prendre les choses en main, et de la repousser. Il ne pouvait pas se laisser abattre éternellement. Rabastan ne savait pas ce que son père lui réservait quant à sa futur vie familiale, mais il l'accepterait. Il prendrait celle qu'on lui imposera, et s'attellera au mariage de convenance.
Même si, définitivement, sa mère resterait la seule véritable femme de sa vie.
.
Voilà déjà une heure qu'elle était là, assise sur un banc, impuissance et au bord de l'hystérie. Les genoux contre elle, les deux mains sur son ventre, Alice se balançait doucement d'avant en arrière, attendant que le temps ne passe.
- Pourquoi on s'acharne sur lui, murmurait-elle pour elle même. Pourquoi c'est toujours lui.. On était assez d'Aurors sur place non ? C'est toujours sur lui.. Pourquoi.
Elle soupira alors doucement, en passant sa main dans ses cheveux d'un geste anxieux. Toujours aucune nouvelle des Medicommages qui soignait Frank. Apparemment, le puissant maléfice de magie noire qui avait touché ce dernier était méconnu et tout à fait inédit. Son créateur, à savoir le frère de Rabastan, avait pris soin, en plus d'augmenter l'effet d'un sort de découpe, de faire en sorte que les plaies soient empoisonné. Mais tout ce qu'Alice savait, c'était que le sang du Gryffondor prenait peu à peu une teinte toujours plus foncée, et qu'il finirait par en mourir si un remède n'était pas trouvé avant que son liquide vital ne vire totalement au noir. Une amélioration se faisait encore attendre et elle craignait que cela ne le fasse souffrir, même dans son coma, ou encore qu'il n'en garde des séquelles irréversibles.
- Et ce Mangemort était tellement bizarre, continua-t-elle encore. Il a voulu comme... me protéger... Mais après il nous a attaqué..
Puis elle s'interrompit nette dans son raisonnement. Sa bouche s'entrouvrit et ses yeux s'écarquillèrent sous le choc. Cela ne pouvait pas être lui. Mais pourtant.. qui d'autre voudrait la protéger et s'acharner sur Frank en même temps ? Rabastan. Seulement Rabastan. Elle posa sa main sur sa bouche et tenta de reprendre son calme. Il avait dû voir qu'elle était enceinte, ou du moins, capter son geste de protection sur son ventre. Et le Serpentard était loin d'être idiot. Sans oublier qu'en colère, il était plus que redoutable. Affligé, il était incontrôlable. Alors les deux combinés...
Elle s'adossa au siège, en gardant une main sur sa bouche et l'autre sur son ventre. Elle s'en voulait de lui faire du mal à nouveau... Lui qui, à peine quelques mois plus tôt, avouait qu'il aurait voulu d'un enfant avec elle. S'il était vraiment sérieux et qu'il avait compris, elle n'imaginait pas son état actuel.
.
Autant vous le dire direct, je ne supporte pas Alice dans le précédent chapitre et celui-ci, haha ! Et pourtant, c'est mon personnage, ce qui n'est pas peu dire.
Pour les étoiles et tout le tralala, j'ai tout vérifié moi même, et j'ai même demandé à quelqu'un qui m'est proche, chercheur en astrophysique. Moi même je voulais faire ça au début, hahaha, au collège. Ca m'a donc bien éclaté d'écrire ce passage un peu lyrique, trololo.
Aufait, désolée de briser les espoirs de ceux qui espérait que Neville soit le fils de Rabastan... Je n'ai pas voulu faire ça :p !
Alors, j'attends votre avis ! QU'EN PENSEZ VOUS ?
Des suppositions pour la suite ? Des attentes ? Et concernant la mère de Rabastan ? Et Alice alors, elle mérité des claques ou quoi ?
Bisous, Djouh.
