Bonsoooir !

Me voilà avec la suite. Certes, j'ai une bonne semaine de retard, mais j'ai une bonne excuse ! Je n'ai pas internet en vacances :( ! Donc j'écris, mais pour poster, c'est la course au réseau wifi ! Horrible :p

Bon, ça vaut ce que ça vaut, vous m'en direz des nouvelles !

Bonne lecture.


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Chapitre 13

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En quelques secondes seulement, mais après un long temps de réflexion, Rabastan transplana dans un quartier calme d'une banlieue londonienne. Celle-ci était habitée par une majorité de moldus, mais clairsemée de maisons d'appartenance sorcière. Comment Alice avait-elle pu se retrouver habitante de ce coin de la ville, alors qu'elle et son amant était des sorciers au Sang-Pur ? Toutefois, la question qui taraudait principalement le Mangemort, c'était surtout de savoir comment elle faisait pour vivre ici. Il la savait tolérante, mais à ce point, cela en était affolant : le risque de se faire découvrir au grand jour par les moldus riverains était trop élevé par les temps qui couraient ! Et elle ne savait pas vraiment se fondre dans la masse, même sans avoir de préjugés. En bonne sorcière, Alice portait toujours de longues capes assorties à des robes du même genre. Quant à sa culture générale moldue, bien qu'assez étendue pour celle d'une fille issue d'une famille de Sang-Pur, celle-ci comportait de nombreuses lacunes, non comblée par l'option de Poudlard, que la jeune blonde n'avait pas choisie.

Ayant enquêté au sujet de son lieu de vie depuis bien longtemps, le jeune homme s'avança rapidement dans les rues, à la recherche de la bonne maison, qu'il reconnut rapidement. Puis une fois devant la porte, il vérifia le nom et toqua doucement, en gardant la capuche de sa longue cape noire sur la tête. Quand Alice l'entendit, elle se leva pour aller ouvrir, laissant la télévision allumée. Elle aimait bien cet engin moldu qui lui permettait d'apprendre beaucoup de choses dont jamais les idées ne lui auraient traversé l'esprit. Et à chaque fois qu'elle cuisinait, c'était un plaisir d'écouter les journalistes moldus en même temps. Or, en ce moment, elle s'affairait pour préparer un dîner digne de ce nom à ses parents, qui venaient lui tenir compagnie et la soutenir régulièrement depuis le début de l'hospitalisation de Frank.

En ouvrant, la jeune femme fut surprise de voir un homme avec une capuche noire, mais soulagée en reconnaissant les yeux et la chevalière de Rabastan, si caractéristiques. La Gryffondor le vit alors mettre ses mains dans ses poches, et la dévisager d'un air étrange, qu'elle n'aurait su adéquatement analyser. Il semblait aller mieux que la dernière fois physiquement parlant, mais cependant toujours aussi psychologiquement perturbé, ce qui n'était pas étonnant vu les récents événements. Comme toujours, l'homme faisait de lourds efforts pour cacher ce qu'il ressentait, mais cela n'échappait à son oeil avertit, le connaissant maintenant que trop bien.

Alice savait que tôt ou tard, le Serpentard viendrait jusqu'à elle pour discuter de la bataille, et s'expliquer sur son geste envers son fiancé. Et si cela n'avait pas eu lieu, elle aurait sûrement finit par s'agenouiller sur sa fierté et en prendre l'initiative. Évidemment, la culpabilité face à la façon dont Rabastan avait appris pour sa grossesse la prenait à la gorge... Sa préférence allait vers une annonce de vive-voix ou même par hibou... Mais dans tous les cas, cela aurait dû venir d'elle-même. En aurait-elle seulement était capable, en sachant que cela allait blesser son âme ? La réponse restait maintenant perdue à jamais...

- Bonsoir, Alice, salua-t-il alors de sa voix rauque.

La jeune femme ne savait pas ce qu'elle devait faire : devait-elle le laisser dehors et le faire souffrir davantage ou prendre pitié de lui et le laisser entrer ? Elle choisit la deuxième option, malgré la pointe de haine qui transperçait la voix du Mangemort, et se décala donc d'un pas afin qu'il ne passe.

- Bonsoir, murmura-t-elle en retour, sans baisser le regard.

Rabastan regarda alors autour d'eux, pour examiner rapidement la décoration et l'architecture intérieure. Une grimace lui échappa à la vue de la télé et de la décoration mixte, puis il retira sa capuche, par réflexe de politesse. Tout cela sans emmetre de commentaire. Du moins, pas oral car il n'en pensait pas moins.

- Il est encore à Sainte Mangouste, continua-t-il d'un air neutre.

Elle se dirigea rapidement vers le salon et éteignit la télévision, pour que le silence devienne maître des lieux. Puis la jeune femme se tourna vers lui, les bras croisés et le regard à la fois anxieux et déterminé : elle ne devait pas paraître faible devant lui, elle ne devait pas céder.

- Oui, il y est encore.

- Ce n'était pas une question, chérie. Ouuuh, déjà deux semaines.

Sa bouche s'étira alors en un fin sourire narquois. Le Mangemort passa une main dans ses boucles brunes, et la fixa à son tour, en plissant les yeux. Sur ce coup, il remerciait son frère de lui avoir appris cet infâme maléfice de sa création, qui donnait tant de fil à retordre aux Medicommages, et demeurait fier de sa réussite. Ce sort n'était pas facile, mais il n'était pas aussi idiot que pouvait le penser Rodolphus.

- Je ne suis pas ta chérie, Rabastan, répliqua-t-elle en le fixant, les bras toujours croisés.

Alice se fit la réflexion qu'il semblait différent par rapport à leur dernière entrevue, comme s'il s'était endurci face à elle. La verve qui animait sa passion s'amoindrissait-elle enfin petit à petit ?

- Non, c'est vrai. Tu es ma blondinette. Et tu es enceinte, dit-il plus sèchement, en la fixant.

Le regard toujours planté dans ses orbes bleutées, la jeune femme s'installa dans un fauteuil sans lui répondre. Il avait bien vu qu'elle était enceinte, et de plus, cela commençait à se voir. Après un long soupir, sa tête acquiesça d'elle même. Il était inutile de démentir, même si ignorer cette culpabilité involontaire restait difficile.

- Oui. Je suis enceinte, répéta-t-elle même si elle pensait que ça lui ferait un peu plus de mal.

- Ce n'était pas une question non plus... murmura-il sans détourner le regard.

Rabastan ne savait pas lui-même pourquoi il continuait de s'informer sur la blonde au lieu de tenter de l'oublier, comme il se l'était promis après l'heure passée avec sa mère. Sûrement parce qu'il tenait trop à elle, et que même la résignation ne suffirait jamais à lui faire oublier ce que ses sentiments lui avaient fait ressentir. La réponse d'Alice, même s'il la connaissait déjà, l'affligea encore plus, et il tenta de dissimula son mal-être flagrant. Sans succès : ses paupières se fermèrent doucement, pendant de longues minutes. Certes, son visage restait neutre, mais cette attitude, ce repli sur soi, ne pouvait être que négatif.

Alice le regarda faire, se sentant mal pour lui. Elle aussi se demandait pourquoi il n'avait pas arrêté de lui parler, de la chercher, alors que ses volontés avaient été limpides. Son obstination typique d'un Serpentard l'impressionnait, néanmoins sa place était près de Frank.

- Pourquoi est-ce que tu viens ? demanda-t-elle précipitamment.

- Seulement pour te voir, et te parler, répondit-il en ouvrant les yeux, d'une voix posée.

- Me parler de ce qu'on sait déjà tous les deux ? Voir si je vais bien et qu'aucun de tes collègues ne m'a agressée ? interrogea-t-elle à nouveau sans le quitter des yeux.

Rabastan se contenta d'acquiescer, un air de nouveau neutre sur le visage. Ceci était la vérité pure. Il n'essayait pas spécialement d'obtenir les considérations de la blonde, sachant très bien que ses chances étaient maintenant minimes. Tout ce qu'il voulait, c'était ressentir sa présence, et tant mieux si un jour, ses efforts payaient et qu'elle revenait vers lui.

Elle se releva alors pour s'approcher de lui et le dominer de sa hauteur.

- Je vois bien que tu te fais du mal en venant me voir, alors pourquoi donc t'obstines-tu ? Ne crois pas que te voir dans cet état ne m'atteint pas. Cela me blesse de voir que tout ce que tu disais était vrai. Que beaucoup de mes espoirs te concernant aussi. Mais... C'est trop tard. Nous sommes en guerre, je suis une Auror et tu es un Mangemort. Nous ne sommes pas du même camp, et encore moins du même monde.

- Bien fait pour toi, Alice. Tu mérites ce que tu ressens vis à vis de moi, et j'espère que cela te blesse plus profondément que tu ne le suggères. Puis pour te répondre, je ne peux m'empêcher de venir te voir, répondit-il en la fixant, sans bouger de sa place. Et je le sais parfaitement, que c'est trop tard. Je n'attends plus grand chose de ta part.

- Pourquoi s'acharner ainsi ? Répéta-t-elle, incrédule. Tu me fais... Tu me rends mal autant que tu l'es, et tu le sais... Je ne te comprends pas...

- Pour être honnête, je ne fais pas exprès, mais tant pis pour toi. Je te hais autant que je t'aime.

Sa voix se fit plus cassante, plus sèche. Il continuait de laisser son regard d'un bleu métallisé se perdre dans celui émeraude de l'ex-Gryffondor. Alice, elle, se contentait d'une moue gênée dans sa direction.

- Je suis désolée.

- Non, tu ne l'es pas, continua-t-il avec un petit sourire, bien que la situation ne soit en rien risible.

- Bien sûr que si... Je m'en veux de t'avoir fait du mal, de t'en faire encore et de continuer alors que j'en ai conscience.

- Je ne suis pas à plaindre non plus. Un futur m'attends, avec une autre femme, un héritier et un héritage.

En entendant un coup de tonnerre venant de l'extérieur, Rabastan tourna son regard vers la fenêtre et s'y dirigea pour regarder le ciel. Alice n'eut alors que la vision de son dos couvert de sa cape de Mangemort et de ses boucles soignées, tombant gracieusement sur sa nuque. Même de dos, le Mangemort dégageait toujours autant de charme, celui dont elle n'avait jamais été indifférente.

Elle se mordit la lèvre et se refusa de répondre. D'un côté, elle prenait sa réplique comme un coup de poignard dans le dos en comprenant que la consolation du Mangemort serait l'argent, la gloire et une femme soumise. De l'autre, le soulagement s'emparait de sa conscience, n'ayant aucune envie que le Serpentard ne gèle son avenir par sa faute. Sans compter qu'il faisait le gros dur devant elle, mais que cela ne l'empêchait pas de penser qu'elle restait une garce pour ce qu'elle lui avait fait subir. Et aujourd'hui, Alice s'en rendait compte plus que jamais.

L'Auror le vit alors revenir vers elle, saisir doucement son poignet, et l'entraîner vers la porte de sortie. Étonnée, elle ne se débattit pas, laissant ainsi sans surveillance son plat au four et l'heure tournante. Mais à ce moment précis, la jeune femme s'en moquait bien, ignorant même le risque que ses parents ne la surprenne avec le Mangemort.

- Allons prendre l'air, dit alors ce dernier. Il pleut.

Elle se laissa entraîner vers la porte, prenant juste sa cape au passage, pour se couvrir. Sans se soucier de la pluie devenant presque torrentielle, Rabastan l'entraîna dans le jardin. Il appréciait sentir l'eau sur son visage, et être trempé le dérangeait peu. Son seul soucis était que ses boucles soyeuses ne soient cassées par le poids des gouttes... Lui qui passait tant de temps à les discipliner pour les embellir.

Après avoir enfiler sa cape en tremblant, la jeune femme se rapprocha instinctivement du Serpentard, en pinçant les lèvres. Elle espérait ne pas tomber malade, car comment pourrait-elle l'expliquer à Frank si c'était le cas ? De plus, il était hors de question de mettre en danger son bébé. Elle rabattit alors sa capuche sur ses cheveux et lui jeta un regard. Rabastan, lui, se contenta de l'observer, parcourant de ses iris son visage pâle et clairsemé de tâches de rousseur.

- J'aurais dû te traîner sous la pluie de cette manière plus souvent, ironisa-t-il en la sentant faire. Et plus tôt, si j'avais su.

- Ne reviens plus, murmura-t-elle en le regardant. S'il te plait..

- Viens avec moi. Et je ne viendrais plus emmerder Londubat.

La voix du Mangemort était presque suppliante, mais Alice secoua la tête en détournant les yeux. Enceinte de Frank, elle ne pouvait pas partir. Et même cela n'avait pas était le cas, Rabastan Lestrange n'était définitivement pas bon pour son avenir, ce que tous les bons sentiments du monde ne pourraient changer.

- Les moldus pensent que la pluie expie les fautes, continua-t-il en soufflant face à son manque de réaction. Alors pour une fois, prenons en considération leurs âneries, et pardonnons les tiennes.

La jeune blonde se mit devant lui sur la pointe des pieds, pour être le plus possible face à lui. Elle ne voulait pas qu'ils soient malheureux, mais les décisions qu'elle prenait faisaient qu'ils ne seraient jamais ensemble. Et pour que toutes ses fautes soient effacées, ce n'était pas ce simple orage qu'il aurait fallu, mais une tempête tropicale.

Doucement, elle prit ses mains et aggripa ses paumes avec ses pouces. Ses ongles s'enfoncèrent délicatement dans sa peau

- Ou plutôt, les nôtres, rajouta-t-il. Et si je quittais les rangs du Seigneur des Ténèbres ?

Sa voix n'était plus qu'un murmure. Bien sûr, le Mangemort savait que ce n'était pas possible, mais il pouvait au moins tenter d'être moins actif, ou de montrer moins d'entrain pour l'exécution de quelques tâches.

- Rabastan, murmura-t-elle aussi. Arrêtons... Une bonne fois pour toute. Tu te fais du mal. Tu nous fais du mal...

L'homme serra alors ses mains à son tour, sans rien dire, juste en la regardant d'un air faussement neutre. Alice détourna alors le regard, c'était trop pour elle. Il avait de nouveau réussis à la faire douter. Pas de ses sentiments envers Rabastan ou Frank, mais de son intégrité : peut-être était-elle la seule fautive dans cette histoire...

- Sois heureuse avec lui, conclut-il après quelques minutes.

Leurs mains se détachèrent l'une de l'autre, tandis que l'amertume transperçait son ton.

Elle tremblait et retira vivement ses mains pour ne pas qu'il le remarque. Alice ne voulait pas qu'il sache qu'elle se sente mal de le quitter, là, et que des larmes lui brûlaient impitoyablement les pupilles. Rabastan, lui, disparut dans un nuage de fumée noire, si caractéristiques des Mangemorts, sans une seule autre parole supplémentaire...

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Brûlé... C'était l'état de ses lasagnes, quand l'Auror rentra de nouveau, après avoir abandonné Rabastan. Sur le coup, les larmes et les tremblements empêchèrent la Gryffondor de retirer le plat du four en toute sécurité, et elle s'était donc contentait d'éteindre le four. Etant resté au chaud, tout continuait de cuire sournoisement, pendant que la jeune femme s'empressait de changer de vêtements, afin de ne pas attraper froid. De plus, seule une douche bien chaude calma ses secousses, à la fois causées par le froid et par le trop plein d'émotions. Et lorsqu'elle redescendit, c'était trop tard : son plat était irrécupérable.

Alice jeta un rapide coup d'oeil à l'horloge, et vit avec horreur qu'il ne restait qu'un petit quart d'heure avant l'arrivée de ses parents. Fort heureusement, elle avait déjà préparé l'entrée et les légumes. Le dessert, lui, avait périt en même temps que ses lasagnes, mais elle avait sû se débrouiller pour dénicher de la crème glacée pour remplacer son gâteau.

Soupirante, l'Auror se résigna et installa le couvert avec soin. Ses parents, bien que n'ayant aucun préjugé raciste envers les moldus ou né-moldus, tenaient à la bonne éducation, aux préceptes sociétaires et aux autres manies de leur classe.

L'heure tourna rapidement, et de nouveau, on toqua à la porte. Sans surprise, ce fut Mr et Mrs Hellington qui se tenaient devant la porte. Alice s'efforça alors de sourire, et les salua le plus chaleureusement possible.

- Bonsoir maman, bonsoir papa ! Sourit-elle en les enlaçant tour à tour.

Ils passèrent alors rapidement à table, la Gryffondor cachant toujours son mal-être. Mais vers la fin du repas, malgré les multiples conversations animés pour camoufler l'ambiance, la mère d'Alice prit doucement la main de sa fille en plantant son regard ambré dans le siens.

- Dis, chérie, quelque chose ne va pas ?

- Si, répondit alors sa fille d'un ton calme. Seulement l'inquiétude pour Frank qui s'empare de moi, maman... Je suis pressée qu'il sorte.

À cette réponse, le père se tourna vers Alice et sa femme en posant son verre. L'homme, aussi blond que sa fille mais assez trapu et de taille moyenne, laissa un fin et rassurant sourire naître au coin de ses lèvres, avant de s'engager lui aussi dans la conversation. Ancien guérisseur à Sainte Mangouste, Duncan Hellington travaillait maintenant en tant que chef de service des blessures, morsures ou piqûres par créatures magiques.

- D'ailleurs à ce propos, continua-t-il alors en buvant de nouveau une gorgée de son vin, je suis passée à l'étage de Frank, aujourd'hui. Un autre traitement expérimental va lui être administré demain matin, pour accélerer la guérison. Tu devrais passer le voir pendant pour rester à ses côtés, l'équipe est très confiante. Je peux t'accompagner Lili, si tu veux.

L'Auror se contenta alors d'un hochement de tête comme seule réponse. Mais Mrs Hellington, elle, revint à la charge en s'adressant cette fois-ci directement à son mari.

- Elle ne va pas bien, s'indigna cette dernière. Imagine que la potion ne fonctionne pas, Duncan ? De plus, ta fille est enceinte, elle doit se ménager. La preuve étant, le dîner initialement prévu est à la poubelle !

Sans chercher à contredire sa mère, la blonde se leva en s'emparant des assiettes vides, comme pour prouver que tout allait bien. Au moins, à entendre la suite de leur conversation, ses deux parents pensaient que son état moral ne résultait que des blessures de Frank et de sa grossesse ainsi perturbée. Mais Alice avait l'habitude : bien que sa mère soit très attentive à sa santé et à son bien-être, cette dernière n'avait jamais su parfaitement cerner la personnalité de sa fille. Quant à son père, il avait toujours passé plus de temps à son travail qu'au domicile familial. Les vacances de Mr Hellington, lorsqu'il n'était pas encore gradé au rang de chef, ne correspondaient que rarement avec celle d'Alice... Résultat, ils ne se voyaient que rarement durant sa scolarité à Poudlard. Et la montée en puissance de Lord Voldemort n'arrangeait rien, de plus en plus de blessés arrivant à l'hôpital pour maladies et blessures magiques, causées par ses fidèles.

- Voyons, Amber... soupira-t-il en levant les yeux au ciel, puis en se tournant vers sa fille. Certes, elle a besoin d'assistance, mais elle est enceinte, et non malade. Inutile de parler ainsi en sa présence ! Oh, tu veux de l'aide ma chérie ?

Un geste l'avait en effet alerter : Alice passait délicatement une de ses mains sur son ventre, en se mordant l'intérieur des joues. Puis sans attendre sa réponse, Duncan se leva pour s'emparer des couverts sales et continua de parler.

- Tu sais à quel point j'abhorre l'esclavagisme des elfes, mais tu devrais peut-être t'en procurer un durant ta grossesse, Lili. Je peux demander à un ami, il saura où...

- Non merci papa, ça va aller, l'interrompit-elle alors brusquement en lui retirant tout des mains. Je vais m'ennuyer si je ne fais rien dans cette maison, et puis comme tu l'as dis.. Je suis enceinte, pas malade.

La Gryffondor accorda alors un dernier sourire à ses parents, avant de tourner les talons en direction de la cuisine. Derrière elle, les parents s'échangèrent un regard résigné, avant de la laisser partir. Rassurée de les entendre changer de sujet, Alice s'affairait pour rendre présentable le dessert, en le mettant sur une assiette digne de ce nom. Et c'est avec soulagement que la jeune femme se félicita de leur cacher son appartenance à l'Ordre du Phénix. Ils s'inquiétaient déjà assez pour en rajouter !

Tout en modelant les coupes de glace, elle repensait également à ce qu'avait dit son père à propos du prochain traitement de Frank. Avec un peu de chance, si tout se passait bien, il sortirait avant la fin du mois, ou même soyons fou, de la semaine. Et revoir son compagnon, sentir sa présence, pouvoir le serrer dans ses bras lui permettrait sûrement de sortir Rabastan de sa conscience, une nouvelle fois.

Sans oublier qu'il ne lui restait plus que cinq mois de grossesse, et hors de question de supporter la solitude davantage.

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Voilàààà, voilààà. Les prochains chapitres promettent, je vous le dis !

Bon, je retourne bronzer (ou plutôt brûler) sous le soleil du sud :3 ! Et pour chaque review laissée, j'offre un billet d'avion pour me rejoindre, hihi !

Bisous bisous,

Anto.