BONJOUR MES PATATES !

Et oui, je suis de retour, avec la suite... je sais qu'elle a mis du temps à arriver, mais je vous présente mes excuses... J'étais très occupée ! (Je sais, depuis juin... Et nous sommes maintenant en octobre. Ça date, vilaine moi. Qu'on me prive de chocolat, mea culpa.) Et j'ai terminé ce chapitre en cours de droit constitutionnel.. Ça me passionnait. Pour me faire pardonner, il est assez long, et j'ai posté un autre OS qui fait le double !

Mais je suis bien vivante, haha. Et décidée à finir cette fiction. Qui d'ailleurs... L'est presque. Plus que deux chapitres, mes lecteurs d'amour ! Et là, je pense que vous allez vite saisir la situation...

Donc sans plus tarder, je vous souhaite une Bonne lecture !


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Chapitre 14

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- C'était une petite idiote, j'ai réussis à la tuer si rapidement que ce n'était même pas drôle.

Voilà une heure déjà que Rodolphus et Rabastan parlaient un peu, entre frères. Tous les deux assis sur le lit du cadet, ils mangeaient des gâteaux en évoquant divers sujet, comme le mariage imminent de l'aîné avec Bellatrix, les divers événements parmi les Sang-Pur, mais également leurs plus récentes missions pour le Lord. L'espace d'un instant, le temps semblait d'être arrêté pour laisser place à la fraternité. Ils n'étaient que deux membres d'une même famille, une famille normale, se racontant ses problèmes, ses péripéties et ses anecdotes, aussi étranges soit-elle. Rabastan ne se sentait pas inférieure à Rodolphus, en ces moments d'intimité, et ne ressentait que très peu le besoin de le surpasser. Ils arrivaient tous les deux à mettre leur rancune mutuelle de côté.

Le plus jeune sourit en coin à l'énonciation de sa dernière victime, et attendit une remarque de son frère.

- Tu aurais dû faire durer le plaisir. Je m'amuse à les torturer quand c'est comme ça, répondit Rodolphus en souriant en coin. Je crois que la torture, autant physique que psychologique, c'est ce que je préfère.

- Je te sais maître en la matière. Personnellement j'ai d'autres qualités.

Le plus vieux des deux frères appela l'elfe de maison pour recevoir la Gazette, qui devait être arrivée un peu plus tôt dans la journée. Il voulait voir si les exploits de lui et ses collègues étaient relatés, comme tous les jours. Cependant, lorsque l'elfe apparut, ce fut Rabastan qui saisit en premier le journal, d'abord sans arrière-pensée, pour examiner la première page. Ne voyant rien de bien intéressant, il ouvrit pour regarder les articles plus détailles. Après quelques commentaires mitigés de la part des deux hommes sur certaines rubriques d'actualité publique, Rabastan parcourra distraitement le reste du journal.

Son aîné continua alors de lui raconter ses exploits, mais il voyait que son frère n'écoutait plus vraiment. Rodolphus poussa un long soupir avant de regarder avec lui et de ricaner aux annonces des morts.

- Celui-là, c'est moi, désigna-t-il en montrant un article. Mais ce torchon ne semble pas vouloir affoler l'opinion publique en annonçant un meurtre…. « Circonstance de la mort inconnue ». Et puis quoi encore ? L'Avada que je lui ai balancé se voit comme son nez au milieu de la figure.

Rabastan dirigeait son regard vers le passage que montrait son Rodolphus, mais son attention fut attirée par un autre nom qui lui était familier. Très familier. Trop familier. Il s'arrêta alors sur la rubrique des naissances, situées juste au-dessus de celle des morts.

Neville Londubat. La naissance de Neville était répertoriée pour le 31 Juillet... Il repéra également celle de Harry Potter pour le même jour, et supposa rapidement qu'il était le fils de l'imbécile de Maraudeur et de sa Sang-de-Bourbe, mais il fixait le nom de Neville. C'était le seul qui lui importait, à présent.

Les yeux écarquillés et la bouche pincée en une moue mi-énervée, mi-affligée, l'ex Serpentard tentait comme il pouvait de cacher ses émotions face à son frère. En déglutissant difficilement, il posa le journal sur le lit sans rien dire. Mais Rodolphus n'était pas dupe et jeta un regard intrigué à son frère.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Qu'est-ce qui ne t'a pas plu ? Questionna-t-il en prenant à son tour le journal pour le feuilleter.

- Rien, répliqua-t-il alors en essayant de se reprendre. Juste un peu de surprise, c'est tout...

- À cause de quoi ? demanda-t-il d'un ton sec, en reprenant la page où il s'était arrêté. Éclaire-moi, Rabastan. Tu sais que tu ne peux rien me cacher, je te connais trop bien.

Rabastan n'avait jamais réfléchis aussi vite pour trouver un mensonge qui tienne la route. Car si son frère savait... Il était bon pour un siècle de questionnements et de moqueries. Voire pire. Car la relation qu'il avait avec lui devenait de plus en plus malsaine au fur et à mesure que le temps passait. Et le cadet des Lestrange s'en rendait bien compte : c'était comme si son frère voulait contrôler chacun de ses gestes, depuis que tous deux servaient le Seigneur des Ténèbres. Ou comme si sa vie n'avait de sens seulement si Rodolphus autorisait son contenu, sans le censurer. Et même ces petits moments simples de complicité ne pouvaient changer la donne.

Sans oublier que si Rodolphus apprenait un jour sa relation passée avec Alice, son statut passerait de Respectable à Traitre à son Sang.

- Je pensais Londubat mort, déclara-t-il alors en retrouvant son sérieux. Je lui avais lancé un bon Diffindo en pleine gorge, la dernière fois que je l'ai vu.

- Ah oui, je comprends ta surprise alors, surtout en voyant que maintenant, il a carrément un gosse, ricana-t-il en reposant le journal. Il s'est marié avec sa blondasse de Gryffondor. Tu te rappelles ? Hellington qu'elle s'appelle, je crois.

- QUOI ?! s'exclama le cadet, les yeux grands ouverts.

C'était sorti tout seul, et il regretta tout de suite après son emportement. Mais ce fut plus fort que lui. Elle était mariée ? Son regard était fixé sur Rodolphus, et ses lèvres pincées de nouveau. L'aîné, lui, fronçait les sourcils suite à la réaction de son cadet. Il plissa les yeux en le fixant d'un regard suspicieux. C'était assez étonnant qu'il réagisse comme ça à l'annonce d'un mariage de traîtres.

- Ça te dérange ?

- Non, répondit-il, impassible.

Rodolphus le fixait d'un regard perçant. Il était sûr qu'il lui mentait. Ca ne pouvait pas ne pas l'affecter s'il avait réagi comme ça, si spontanément. Qu'est-ce que son frère lui cachait, ainsi ? depuis plusieurs mois, il avait remarqué son caractère changeant et ses étranges moments d'absence. Ses soupçons s'étaient déjà portés vers une relation cachées, amicale ou non, mais Hellington –ou plutôt Londubat maintenant- avait-t-elle un rapport avec toutes ces mutations de comportement ? Ou même Londubat.

Son cadet lui arracha alors le journal des mains, pour consulter de nouveau l'annonce. Malgré lui, Rabastan ne put s'empêcher de questionner son aîné, en se giflant mentalement devant tant de stupidité de sa part. Mais en apprendre de son frère était nécessaire, avant d'aller mener sa propre enquête.

- Ils sont déjà mariés ? demanda-t-il d'une voix impassible et contrôlée.

- Ça fait quelques mois, oui. Pendant sa grossesse. Avec Antonin, on voulait accomplir notre ballade hebdomadaire à leur cérémonie, mais les protections étaient trop nombreuses, et tout le gratin de l'Ordre surveillait les invités.

Rodolphus le trouvait de plus en plus bizarre. Pourquoi ce mariage l'intéressait autant ? Ce n'est pas comme s'il les avait côtoyés à Poudlard, pourtant. Enfin… pas à sa connaissance. Son frère serait-il ami avec une famille de Traites à leur Sang telle que les Londubat ? Ou les Hellington ?

- Ah, conclut-il simplement, mais sèchement.

Rodolphus ne comprenait plus son frère depuis quelques temps. La question était vraiment à creuser, et lui non plus ne manquerait pas de mener son enquête. Il remarquait également que ce dernier était de plus en plus sur ses gardes, comme en permanence en train de cacher quelque chose, ou de s'opposer à une autre. D'ailleurs, le cadet sursauta lorsque l'elfe réapparut de nouveau pour leur annoncer que le repas était servi, et se tourna furieusement vers lui.

Rodolphus se leva alors pour descendre, lui jetant un regard.

- J'espère que tu ne nous caches rien.

- Non, répondit Rabastan en se levant pour le suivre.

- Bien, finit-il en entraînant son frère hors de la chambre, pas convaincu du tout par la négation de celui-ci.

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Après le repas plus que silencieux, Rabastan s'empressa de remonter dans sa chambre, seul. Après s'être précipité vers son bureau, il se jeta sur un bout de parchemin. Ses doigts crispés le froissèrent fastueusement, et le Mangemort dû attendre de se calmer pour écrire, en manquant également plusieurs fois de casser sa plume sous l'énervement.

Merci, je suis toujours le dernier au courant. Tous mes vœux de bonheur, avec Londubat. Je pensais au moins que tu me préviendrais pour ton fils, mais même pas. RL.

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À ce moment-là, Alice était dans sa chambre en train de regarder Neville dormir tout en se reposant elle-même pour récupérer. Franck était déjà en train de faire le tour de toutes leurs connaissances pour annoncer la naissance et laissait donc un peu de temps à Alice pour qu'elle reste à la maison. Quand elle vit un hibou gratter à la vitre, elle se leva pour chercher la missive.

La jeune femme écarquilla les yeux en reconnaissant l'écriture et retourna s'asseoir pour lire la lettre qui venait de Rabastan. En la lisant, son visage se décomposa un peu plus en sentant tous les reproches qu'il lui faisait et elle se mordit la lèvre, se refusant de laisser ses émotions prendre le dessus. Elle n'avait pas pu le prévenir, Franck l'aurait remarqué. Puis après être allée chercher une plume et de l'encre, elle lui répondit à même la lettre que son ancien amant lui avait envoyé.

Tu sais très bien que je ne veux plus de contacts entre nous. On se fait du mal et je ne veux pas me sentir coupable dès que je fais quelque chose pour avoir une famille et une vie normale. Ne me contacte plus, ça sera mieux pour tous les deux. AL.

Elle n'avait pu empêcher une larme de couler sur sa joue, mais s'empressa de l'essuyer d'un revers de main avant d'aller attacher le bout de papier à la patte du hibou et de le renvoyer. Malgré sa réponse, la Gryffondor s'en voulait de ne pas l'avoir tenu au courant, et se rendait bien compte que l'argument de la difficulté de la situation ne tenait pas : les maintes blessures qu'elle lui avait affligée par le passée s'avéraient parfois pire que celle-ci.

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Rabastan attendait une réponse assis au bord de son lit, sans grand espoir. Il voulait d'abord faire réagir son ancienne amante, un retour étant préférable mais facultatif. Ses coudes étaient appuyés sur ses genoux, et son regard parcourait la chambre sans intérêt. Mais avant que son hibou ne revienne, quelqu'un rentra dans sa chambre sans toquer ni prévenir, comme pour le surprendre en flagrant délit. Son identité était prévisible, avant même que le cadet ne tourne la tête vers sa porte.

Rodolphus entra dans la chambre, le fixant du regard, cherchant ce qui pouvait bien clocher. Mais il ne vit rien et fit donc quelques pas de plus dans la pièce pour regarder tout autour, cherchant du regard ce qui aurait pu changer son frère à ce point.

En le voyant faire, le plus jeune se redressa en fronçant les sourcils.

- Qu'est-ce que tu veux ? Tu cherches quelque chose ? De l'aide, peut-être ?

- Ce qui te perturbe en ce moment, répliqua-t-il en fixant la baie vitrée menant au balcon.

C'est alors que Rodolphus vit arriver un hibou et il se précipita alors pour prendre le parchemin noué au pied de l'animal.

- Merci. Donne-moi ça, s'écria Rabastan précipitamment, dans un ton qui se voulait malgré tout naturel.

Mais ce fut assez raté. Il se leva alors et se dirigea vers son frère aîné pour lui arracher la missive des mains. Mais ce dernier l'avait déjà ouvert et lisait ce qu'elle disait. Il fronça les sourcils et lança un regard à son frère.

- C'est quoi ça ?! AL, c'est Alice Londubat ?

Sans aucune réponse, Rabastan lui arracha la lettre des mains, et s'éloigna pour la lire, les mains quelque peu tremblantes. Par Merlin, en plus de recevoir un coup de poing en pleine figure par Alice, même s'il se doutait d'avance, un orage quant à la réaction de son frère se profilait dangereusement dans la chambre.

Rodolphus se rapprocha de lui pour le tourner et le fixer dans les yeux.

- Tu te fous de moi ou quoi ?! Tu m'avais dit ne rien me cacher ! Sans oublier que tu me dois obéissance.

Son cadet le fixa alors à son tour, en plissant les yeux. L'obéissance, voilà que ce concept était remis sur le tapis. Ne pourrait-il donc jamais décider pleinement de sa vie ?

- Ce sont mes affaires. Ne te mêle pas de ça, Rod.

- Tu dois me dire, Rab. Tu fricotes avec cette traîtresse ?

- Non.

- Alors c'est quoi ça ?! cria-t-il en arrachant la lettre des mains de son frère. Ca dit clairement que tu tentes de communiquer avec la femme de Londubat.

- Rends-moi ça ! Rugit-il en essayant de la reprendre. Tu veux que je te dise quoi ? Il n'y a rien à dire !

- Tu échanges des lettres avec cette traîtresse ! Voilà ce que tu as à expliquer ! Qu'elle ne veut « plus de contact entre vous»… En plus, ce cirque ne date pas d'hier !

- Je fais ce que je veux.

Après avoir repris le parchemin des mains de son frère, Rabastan lui tourna le dos, pour aller vers la cheminée, où il le jeta nonchalamment dans les flammes. Cela ne réglait pas vraiment le problème en soi, mais soulageait grandement le jeune homme, qui se retenait pour ne pas sauter sur son frère afin de l'assommer et de lui lancer un Oubliette bien placé.

- Tu dois me le dire. Je suis ton grand frère ! Marmonna-il, furieux de ces mystères. En plus de me cacher des choses, ces dernières semblent graves.

Le cadet se tourna alors vers lui, et tout en serrant les points, se dirigea dans sa direction, les yeux plissés.

- OUI, JE COMMUNIQUE AVEC ALICE HELLINGTON, ET ON SE CÔTOYAIT A POUDLARD. ET ALORS ? ET JE NE PARLE MEME PAS DU NOMBRE DE FOIS OU J'AI VOULU CONTINUER UNE RELATION SERIEUSE AVEC ELLE.

Aveuglé par sa colère qui s'accentuait face à l'entêtement de son frère, Rabastan s'était mis à hurler sans se soucier d'être entendu par quelqu'un d'autre que ce dernier.

Son aîné lui attrapa alors les épaules et le fixa dans les yeux.

- Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?

- Tu me voyais venir t'en parler comme si de rien n'était ? Puis tu m'aurais dit quoi ? "Allez, viens, on partage frangin" ! répliqua-t-il en mimant les guillemets de ses doigts, puis en repoussant son frère. Ou sinon… "Oh, bravo, je suis fier de toi, tu veux coucher avec une traitresse ! " Bah voyons.

- Tu es dans cet état à cause de cette traîtresse ! Oh Salazar, je n'ose y croire… Et tu vois bien qu'elle ne veut pas de toi ! Arrête d'y penser !

- Je vais très bien, c'est toi qui en fais tout une potion, dans le cas présent.

- Non tu ne vas pas bien. Cela se voit. Tu ne te rappelles déjà plus de ta réaction de tout à l'heure ?!

- Je l'aime, et je t'emmerde, renchérit le plus jeune en tournant furieusement les talons vers la porte de sortir.

- Je ne dirais rien aux parents, promit le plus âgé en le fixant dans le dos, les poings serrés.

- J'espère bien.

Le plus jeune conclut alors cette conversation en claquant la porte derrière lui. Rodolphus, lui, fulminait, et comptait bien régler les choses à sa manière… Une bonne fois pour toute. Mais il avait encore le temps de régler les choses… Le temps ne lui était pas encore compté, et son plan se devait d'être parfait

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Déjà plusieurs semaines que le Seigneur des Ténèbres avait disparu. Les Lestrange, père et fils, voulaient absolument rester discrets, enfermés dans leur manoir familial, pour ne pas se faire remarquer. Le moindre contrôle d'identité pouvait leur coûter la vie ou la liberté. Les Aurors n'avaient qu'à remonter leurs manches pour voir le noir tatouage sur leur peau. Et beaucoup les soupçonnait déjà, surtout Rodolphus, qui s'était montré le plus cruel de la famille, et accessoirement, le moins discret. Se venter, de façon explicite ou non, restait ce qu'il préférait.

La famille dépensait donc la plupart de son temps enfermé dans leur Manoir, loin de toute l'agitation et des réjouissances engendrées par la défaite du camp des Forces du Mal. Même ma mère, sans être Mangemort, craignait les débordements de fêtards trop enthousiastes et avides de se faire justice eux-mêmes. Trainer dans les rues, lorsqu'on avait le Sang-Pur et qu'il était de notoriété publique que ses penchants se tournaient vers Voldemort, n'était vraiment pas prudent en ces temps. Toutes les tâches extérieures étaient donc reléguées à l'elfe, encore plus que d'habitude.

Allongé, mains derrière la nuque et regard fixé sur le plafond malgré ses paupières mi-closes, Rabastan imaginait souvent Alice en train de faire la fête, de célébrer la victoire de son camp, principalement en compagnie de son mari et de son fils. Mais la vérité était tout autre et la jeune blonde restait cloitrée elle aussi, dans leur maison familiale. La chute de Celui dont on ne doit pas prononcer le nom avait entrainé ses amis James et Lily dans la mort et elle avait du mal à s'en remettre. De plus, cette dernière année l'avait épuisée : entre sa formation d'Auror, ses multiples combats contre les forces du mal, et les trois duels contre Voldemort en personne ne lui avaient laissé que peu de répit. Mais le Mangemort l'ignorait totalement, bien qu'il sache pour celui qu'on appelait le Survivant.

Chacun faisait alors comme il pouvait pour oublier, et passer à autre chose. Rabastan avait plus ou moins tenté de se construire une vie, testant avec indolence plusieurs filles au Sang-Pur, aucune ne lui convenant pour être sa femme. Son père lui mettait la pression chaque jour un peu plus pour qu'il ne se lie à l'une d'elle et ensuite, ne donne un héritier à la famille. Mais c'était peine perdue, le jeune homme ne voyant d'opportunité à saisir en aucune d'entre elle. Des passe-temps, voilà ce que toutes ces femmes restaient. Il avait donc pris la décision de se fiancer à la jeune sœur d'Antonin Dolohov, pour faire plaisir à son entourage, et surtout… Qu'on le lâche et le laisse tranquille.

Rodolphus, lui, ne s'était mis qu'une seule chose en tête, avec sa femme... Retrouver leur maitre déchu. Et aujourd'hui, Rabastan devait être de la partie, un peu contre sa volonté. Mais qu'importe… De toute façon, il s'ennuyait ferme dans sa chambre, et il tentait depuis peu de regagner la confiance de son frère.

En essayant de se motiver, le cadet des Lestrange se leva pour se préparer. Il saisit sa baguette et la rangea soigneusement dans sa manche. Sans savoir où, ni dans quoi son frère allait l'embarquer, Rabastan descendit les escaliers et le rejoignit dans le hall, sa cape déjà sur le dos.

Rodolphus, Bellatrix et Croupton fils n'attendait que lui pour aller tuer et torturer encore, afin de montrer que même si leur maître n'était plus là, les Mangemorts eux étaient encore actifs et que son retour était plus que probable. En voyant son cadet arriver dans le hall et venir à leur rencontre, un sourire en coin s'installa sur les lèvres du plus âgé et il l'entraina avec les autres vers la sortie.

Mais celui-ci n'avait pas du tout l'air enthousiaste, et marchait un peu en retrait du petit groupe lorsque tous sortirent, avec une moue agacée. Bellatrix ricanait sadiquement, et sortit sa baguette en forme de griffe pour transplaner. Ne sachant où aller, Rabastan rejoignit son frère, en le fixant d'un air sceptique.

- Où va-t-on ? demanda-t-il alors en tendant sa main à Rodolphus.

- Tu le verras bien assez tôt, répondit-il en prenant sa main, pour apparaitre dans une rue pavée aux côtés de Bellatrix et Croupton.

Aussitôt arrivé dans la rue, le plus jeune se figea en reconnaissant le quartier d'Alice. Sa main se crispa sur celle de son frère, et ses ongles s'enfoncèrent furieusement dans sa peau pour le blesser. Mais il ne dit rien, espérant qu'il visait une autre maison des alentours. Après tout, les Londubat n'étaient pas les seuls sorciers, dans ces rues.

En sentant la rage de son frère, le plus âgé sourit en coin en le fixant avec une lueur dans les yeux.

- Tu reconnais ce quartier n'est-ce pas ? Et tu sais dans quelle maison nous allons.

- Tu n'oserais pas, répliqua alors Rabastan avec un regard brûlant, en serrant un peu plus le poing.

Barty et Bellatrix s'avançaient dans la rue, sachant déjà visiblement où aller. Et cette dernière sautillait sur le bitume, en restant silencieuse malgré tout. L'excitation que lui provoquait un carnage semblait rendre sa soirée parfaite, avant même que celle-ci ne soit terminée.

Mais Rodolphus ne plaisantait pas et comptait bien aller dans la maison que son frère redoutait tant. C'est sans un mot qu'il le conduisit alors à la suite des autres, tirant violement son bras pour l'assujettir.

- Pas question ! rajouta-t-il en se dégageant, pour sortir sa baguette et s'échapper.

Mais son frère l'empoigna alors par la cape, des deux mains au niveau de son col, et le fixa dans les yeux.

- Tu veux qu'ils soient au courant ? demanda-t-il en désignant d'un coup d'œil sa femme et leur camarade. Et nos parents ? Ça te tente d'être déshérité et ne pas savoir où aller, sans argent ni ami, alors que tu es recherché par tous les Aurors du pays ?

- Connard. Tu m'as trahi. Tu es mon frère.

Rabastan extirpa alors sa cape des mains de Rodolphus, et lui jeta un regard plus qu'haineux. S'il cédait, c'était surtout de peur que ses parents ne soient mis au courant, ainsi que le Seigneur des Ténèbres s'il venait à revenir. Parce que Bellatrix n'hésiterait pas à tout lui révéler. Et elle n'hésiterait pas non plus à torturer Alice, puis à l'achever sous ses yeux, avant de s'occuper du cas de Rabastan.

Il devait surveiller leur faits et geste. Aux trois. Et bien évidement, tenter de limiter les dégâts qu'ils occasionneraient.

Tout en relâchant son frère, l'aîné marcha vers la fameuse maison avec un sourire en coin. Peut-être que son frère prendrait plaisir à tuer la petite famille. C'était ce qu'il espérait, sans pour autant se faire trop d'illusion. Et de toute façon, ce n'était pas son vœu premier.

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OUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH CA CHAUFFE ! LE SUSPENSE EST PALPABLE, hahahaha.

Non bah oui, la fin approche, et ça se voit...

Un avis ?

Bisous, Antonine.