BONSOIR !

Voilà, c'est le dernier chapitre de cette fiction, qui clos touuuuuut, mais aussi le prologue. Parce que oui, vous remarquerez que c'est la suite du prologue. Donc non, vous n'aurez pas toutes les réponses que vous attendez dans ce dernier post, mais quelques réponses seront apportées dans les OS bonus. Surpriiiiiiise ! Haha.

J'espère que ça vous plaira... Bonne lecture !


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Epilogue.

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Alice ne réagit pas en entendant quelqu'un entrer dans la chambre. Son fils et sa belle-mère ? Elle ne les reconnaissait même plus. Pareil pour Frank.

Neville leva les yeux vers ses parents en se mordant la lèvre inférieure. Il s'avança pour les saluer sans pour autant attendre une réponse, ayant l'habitude de les voir dans cet état. Ce qui ne le réconfortait pas pour autant.

- Bonjour, mes chéris, salua Augusta Londubat en allant embrasser la joue des deux internés.

De là où il était –c'est-à-dire dans le placard-, Rabastan reconnut facilement la grand-mère Londubat, qu'il avait déjà eu l'occasion de voir lorsqu'elle faisait partie de l'Ordre du Phénix originelle. Mais cette fois, elle portait une longue robe verte, un grand sac à main rouge, ainsi qu'un large et horrible chapeau orné d'un vautour empaillé. Et Merlin, que son visage avait pris un coup de vieux. Sans s'attarder sur elle, le Mangemort observa ensuite le plus jeune des Londubat. Neville ressemblait à sa mère, avec son visage rond et ses pommettes joufflues. Cependant, ses yeux semblaient avoir été copiés sur ceux de son père, d'un bleu profond et en amande.

Évidemment, aucun des deux parents ne réagit à la salutation de la vieille femme.

Neville prit place à côté de sa mère et glissa sa main dans la sienne, comme il avait l'habitude de faire. Alice était plus réactive que Frank et était sujette à montrer davantage de signes affectueux. Malheureusement, Rabastan en connaissait parfaitement la raison : la torture au Doloris n'avait que peu durée sur elle, d'autres sévices corporels l'ayant mentalement achevée. Elle leva alors tout doucement sa main pour la passer sur son visage avec quelques hésitations et tremblements, son air cependant toujours lointain. Mais cela suffisait amplement pour son fils, qui n'attendant rien de plus depuis bien longtemps.

Le Mangemort attendit alors patiemment que les deux visiteurs ne partent, en se contentant d'observer l'ex-Auror et son fils, sans bouger. Une partie de lui était également absente, et se rappelait aux souvenirs. Les voir tous ainsi le blessait, et lui faisait amèrement regretter jusqu'à sa cérémonie d'entrée parmi le cercle des fidèles de Voldemort. Il pensait à tout ce qu'il avait réussi, raté, détruit, ou ce qu'il aurait pu entreprendre s'il avait dirigé sa vie autrement.

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Au bout de quelques heures, après un nombre restreint de caresses échangées, Alice glissa un emballage de Ballongommes du Bullard dans la main de son fils, juste avant qu'il ne s'en aille, retournant ainsi chez sa Grand-mère. C'était leur rituel à chaque fois qu'il venait la voir, depuis presque dix ans. À ce moment-là, c'est comme si elle se rappelait que Neville était son fils. Ses yeux autrefois si verts et pétillants de joie se ravivaient l'espace d'une seconde. Puis aussi soudainement que cela apparaissait, cela disparaissait. Retour à la triste normalité.

Et comme d'habitude, Augusta Londubat lui disait de le jeter. Mais Rabastan vit l'adolescent mettre le papier vide dans sa poche, derrière le dos de sa grand-mère qui sortait déjà dans le couloir, après un au revoir et un paquet de sucrerie déposé sur le coin de leur table de nuit déjà saturée. A la vue de cette scène, le Mangemort ferma les yeux, et mis du temps à réagir. Il ne voulait plus sortir de sa cachette, comme paralysé. Mais la force l'envahit de nouveau, et il s'extirpa sans bruit de l'intérieur de l'armoire.

Maintenant, à son tour d'offrir quelque chose à Alice. Quelque chose qu'il gardait en toute circonstance, mais qu'il décidait maintenant d'abandonner. Après avoir fouillé dans la poche intérieure de sa cape, Rabastan s'avança vers elle en sortant une photo. Une très vieille photo, noircie sur les côtés, jaunie par endroits sur l'image, et qui malgré tout bougeait encore. Ce cliché avait été comme un soutien, voire une présence pour le prisonnier, dans sa cellule miteuse et humide d'Azkaban. Jamais il ne s'en était séparé.

Mais Alice l'ignorait royalement de nouveau et se préparait déjà à aller se coucher en voyant que la lumière commençait à manquer dans la pièce. Le soleil déclinait effectivement vers l'horizon, marquant ainsi la fin de la journée. Elle s'arrêta quand son bras se heurta au sien, et releva les yeux vers lui, des yeux encore et toujours vides de toute émotion.

C'est à peine si elle aperçut ou sentit que l'homme devant elle qui lui mettait la fameuse photo dans les mains, sur laquelle ils étaient tous les deux assis dans l'herbe verte du parc de Poudlard. Les deux vieux amants avaient pris eux même la photo, en posant l'appareil sur leurs affaires empilées. C'était un des seuls moments passés ensemble qu'ils avaient immortalisé. On pouvait y voir l'ancien Serpentard ébouriffer les cheveux de la blonde, qui se mettait à râler en souriant, avant de pincer la joue du jeune Lestrange. Et la scène se répétait inlassablement.

Alice baissa la tête pour regarder ses mains, sans pour autant voir la photo. Ou du moins, sa conscience ne savait pas ce que cela signifiait et ne voulait pas se souvenir. Elle la posa alors sur la table de nuit, avant de s'éloigner de Rabastan pour s'allonger, sans un regard pour lui. Ce dernier s'attendait à cette réaction, mais avait malgré tout tenu à lui offrir. Maintenant qu'il était sorti de prison, nul besoin de se souvenir, nul besoin de quelque chose pouvant le garder face à la réalité en compagnie des gardiens d'Azkaban. Car les seuls Détraqueurs se trouvaient maintenant être les fantômes de son esprit, et il devait apprendre à les combattre seul.

Les larmes lui montèrent de nouveau, inondant graduellement ses prunelles métallisées, et il se dirigea vers la porte, en se jurant de ne plus jamais revenir dans cette salle. La voir ainsi lui faisait trop de mal, et il ne tiendrait pas longtemps avant de s'énerver sur le mobilier de la pièce, ou pire, sur Frank ou même son frère Rodolphus en rentrant. De même, c'était la meilleure attitude à adopter s'il ne voulait pas réactiver l'orage qui sommeillait en lui. Parce que si ce dernier éclatait, l'inondation risquait de dévaster tout sur son passage.

Il allait enfin réussir à tourner la page. Ou plutôt, à la déchirer, parce qu'il n'avait plus vraiment le choix.

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Alooooooooooooooooooors ?

Qu'en pensez-vous ? Satisfait de cet épilogue ? Pas trop de question en suspens ? (même si pour certaine, c'est fait exprès, mouhahaha)

Pensez-vous que Neville va trouver la photo et se demander quoi, la prochaine fois ?

La relation Alice/Rab vous a plu ? Et Rab/Rod ?

DITES MOOOOOI TOUT !

Anto.