Thank's for your reviews varietyofwords, glad you like it.
Just for you know, I've made a lot of progress in english reading (but not in grammar and writing as you cas see) coz' I come here for your stories (and few others too). So I'm happy if it's the same for you by reading my stories.
Merci pour les coms x-Beautiful Blass-x,
Pas de prob, ceci est totalement différent des histoires alambiquées que je fais d'habitude et chaque para pourrait être un os en soi.
Assez de bavardage, dernier opus à cette fiction.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
Blair Waldorf Bass ôta sa capeline Versace couleur taupe, à peine fut-elle assise confortablement sur le siège arrière de la limousine, l'air conditionné lui apportant une délicieuse sensation de fraîcheur.
La chaleur était accablante à Manhattan en cette nuit de début d'été.
Chuck lui tendit une bouteille d'eau gazeuse réfrigérée et elle l'apposa contre son front. Le chapeau à bord large avait plaqué ses cheveux, qu'elle portait relevés en chignon sur le bas de sa nuque.
- Tu te sens bien ? s'inquiéta-t-il.
- Parfaitement bien, oui, affirma-t-elle avec un sourire rassurant. Juste un peu mal aux jambes après cette soirée ennuyeuse à souhait.
Il attrapa ses mollets et posa ses chevilles un peu enflées sur ses genoux, après avoir délesté ses pieds légèrement gonflés de leurs sandales Jimmy Choo, et entreprit de masser la plante de ses pieds.
- Oh Mon Dieu, surtout ne t'arrête pas, soupira-t-elle d'aise.
Elle prit une gorgée du liquide glacé, avant de laisser reposer sa tête contre la vitre teintée qui les protégeait des regards indiscrets.
- Qui aurait jamais pu imaginer que je voudrais m'enfuir d'une soirée qui me mettrait à l'honneur ? demanda-t-elle, incrédule.
- Pas moi, c'est certain ! fit remarquer son mari, remontant lentement ses mains pour atteindre le bas de sa cuisse, là où reposait le bord de l'ourlet de sa robe à bretelles parme, création Waldorf originale, de la dernière ligne de vêtements pour femmes enceintes de B.
- T'arrête pas surtout ! le sermonna-t-elle en désignant ses orteils d'un geste vague de la main.
Il étouffa un grognement mais obtempéra sagement.
Elle devait accoucher dans un peu moins d'une semaine mais n'avait pas pu résister à la tentation d'assister au gala qui devait la couronner « femme de l'année » pour savoir mener de front à la perfection sa vie de femme d'affaire et d'épouse.
Bien entendu, elle devait être parfaite et avait refusé de renoncer à porter des talons hauts. Ils avaient négocié et étaient tombés d'accord sur un maximum de cinq centimètres, à condition qu'elle reste assise le plus possible.
(Elle avait tout de même réussi à lui arracher une danse ou deux entre ses bras)
Il ne pouvait qu'abonder dans le sens du vote du publique et approuver le choix de la nominée.
Blair avait toujours été maître dans l'art d'organiser sa vie et son agenda et il devait reconnaître que leur vie était réglée comme du papier à musique. Elle gérait tout, en dépit de leurs emplois du temps surchargés.
De ses propres réunions avec le conseil de BI, aux rendez-vous chez l'obstétricien, en passant par la livraison des tissus à l'atelier de coupe, elle avait l'œil à tout.
Heureusement, il pouvait à présent compter sur Jack.
Il n'aurait jamais pensé être aussi content de l'avoir de son côté. Mais il devait reconnaître que leur relation c'était nettement améliorée.
Et puis, son oncle lui avait témoigné un soutien sans faille dans sa guerre contre Bart, même lorsque les choses avaient dégénérées, alors qu'il aurait pu largement en tirer parti.
Lui accordant à présent sa confiance, le management de Bass Industrie était également beaucoup moins rigide que lorsque son père tenait les rennes. En fait, ils faisaient plutôt une bonne équipe et Jack avait souvent des conseils avisés.
Chuck lui avait d'ailleurs donné carte blanche dans le cadre de la négociation d'un nouveau contrat avec une chaîne d'hôtel importante d'Amérique du Sud.
Son oncle avait accepté de se rendre au Brésil, à sa place. Il était hors de question qu'il prenne le risque de rater la naissance de leur fils.
Il avait donc pris les mesures qui s'imposaient. Blair avait souri et secoué la tête devant ce qu'elle appelait « son attitude sur protectrice » Il savait que son comportement l'agaçait, mais il avait pris sa décision et elle n'avait pas pu le faire fléchir.
Elle avait déjà gagné sur bien des fronts. Elle avait un besoin compulsif de prendre les choses en main.
Il avait bien tenté de la refréner un tant soi peu au début de la grossesse, mais il avait cependant vite renoncé quand il s'était aperçu que ça ne faisait qu'augmenter son stress.
Son épouse avait besoin d'avoir les commandes encore plus que lui et pouvait entrer dans des phases d'hystérie quand elle perdait pied.
Justement, il vit tout à coup, non seulement ses pieds, mais la totalité de ses jolies gambettes se crisper et s'immobiliser. Il releva son visage vers le sien à la tension qu'il pouvait ressentir dans tous le corps de sa belle.
- Blair ?
- Je ... je crois que je viens de perdre les eaux, annonça-t-elle hésitante.
Les yeux de Chuck s'agrandirent comme des soucoupes et ses propres muscles se figèrent, y compris ceux qui participaient à sa respiration.
La jeune femme fit glisser ses chevilles sur le sol de la limo et tenta de s'asseoir correctement.
Elle constata, effectivement, que le cuir sous elle était détrempé en se déplaçant sur le côté.
- Chuck ? balbutia-t-elle, tout à coup prise de panique.
Le bébé ne devait venir que dans six jours et pas avant ! Elle avait entouré la date en rouge sur le calendrier.
Il agrippa sa main, retrouvant ses sens au son de la voix de la femme qui allait donner naissance à son fils.
Visiblement, maintenant !
- Arthur, à la clinique, aboya-t-il en descendant l'obturateur qui les séparait du chauffeur de la limousine.
Le regard de l'employé s'accrocha au rétroviseur intérieur et il croisa les pupilles de la jeune femme dilatées par la frayeur.
- Blair ... Blair, regarde-moi, dit doucement son mari en prenant son visage entre ses mains pour l'obliger à le regarder.
Elle plongea ses prunelles caramel dans les siennes et ce qu'elle y lut la rassura.
- Tout va bien se passer, tu m'entends.
- Mais il n'est prévu que pour le 18 et ...
- C'est un Bass, il prend son destin en main sans attendre qu'on lui dicte sa conduite.
Elle roula des yeux au ciel à sa tentative pitoyable mais apprécia l'effort.
- Hé... On a pris des cours de préparation à l'accouchement et notre fils est en bonne santé. De plus, le résultat de la combinaison de nous deux ne peut-être qu'un être fort et entêté.
Elle sourit, effectivement, étant donné leurs caractères respectifs, leur enfant ne pouvait pas rester les bras croisés en attendant qu'on lui donne le feu vert.
Elle grimaça soudain sous la contraction qui assaillit son bas ventre.
Elle serra la main de Chuck du plus fort qu'elle le pouvait pendant toute la durée de la douleur, pas encore trop prononcée, à ce stade.
- Ok, je crois que je vais avoir besoin d'une radio des phalanges après l'arrivée d'Henry dans notre monde, déclara-t-il une fois qu'elle eut cessé de lui broyer les doigts.
- Si je souffres, toi aussi, décréta-t-elle.
- Heureusement que je ne suis pas à São Polo, alors ! rétorqua-t-il avec un petit rictus ironique au coin des lèvres.
Elle lui jeta un regard noir, qui répondait au sien qui criait « J'avais raison »
- T'aurais eu intérêt à ramener tes fesses vite fait ! maugréa-t-elle, sans pour autant reconnaître qu'il avait effectivement eu raison sur le sujet, ou pire, qu'elle avait eu tort de le taquiner à propos de sa couvaison.
Il sourit, si elle redevenait Queen B, c'est qu'elle regagnait confiance.
Pour sa part, il maintenait enfermer le monstre d'inquiétude qui menaçait de l'envahir. Il savait quel moment il redoutait le plus et la délivrance n'arriverait pas tout de suite. Il avait lu que pour un premier accouchement, il fallait compter entre de huit à quatorze heures.
- Tu veux prévenir les autres maintenant ? demanda-t-il.
Elle acquiesça et il sortit son smart-phone pour envoyer un message groupé à Lily, et Serena Nate, Eléanor, et bien sûr Harold.
Il n'avait aucun doute que la plupart d'entre eux seraient à l'hôpital bien avant que son fils ne voit le jour.
Il envoya un autre message à James, le pilote du jet. Il avait été convenu qu'il l'enverrait au père de Blair dés que le travail commencerait.
Elle écrasa sa main encore deux ou trois fois sur le trajet, avant d'atteindre le perron de la maternité privée ou elle devait donner naissance à Henry, neuf heures plus tard.
FIN
Merci à toutes celles qui m'ont lu et encore un plus grand merci à celles qui ont pris la peine de commenter
Si vous en voulez encore, faites le moi savoir.
Katido
