Eyh!

OUIIIIIINNNNNNN! *pleure toutes les larmes de son corps parce qu'elle a déjà tapé toute la présentation de ce chapitre mais a cliqué sur le mauvais bouton sans l'enregistrer et qu'en plus elle a pas de vacances*

Haut les cœurs, braves gens! *essuie la morve qui lui coule au nez*

Me revoilà donc pour ce nouveau chapitre posté depuis les Enfers! Fait chaud quand même ici. Allez hop, tous en maillot de bain! (pas toi Belzébuth, remet moi ce pantalon TOUT DE SUITE!) Bah ouais j'suis en Enfer, pour l'instant j'suis un zombie. Un mort en voie de résurrection quoi. J'suis morte je vous rappelle. Et ils n'ont pas voulu de moi au Paradis, ces espèces de coincés du cul. M'en fous d'abord, c'est rigolo l'Enfer.

Enfin, pour être honnête, au bout d'un moment, ça devient chiant... Et puis ils ont pas de fraises Tagada alors j'ai décidé que j'allais ressusciter. Voilà. Et j'ai tellement foutu le bordel que Lucifer a fini par passer un marché avec moi. Normalement, il a pas le droit de ressusciter les humains mais je suis plutôt douée dès qu'il s'agit de foutre le bordel quelque part.

Résultat, si j'arrive à vaincre ses sept Grands Maîtres Infernaux (pff, les noms de méchants bien pourraves...), il me ressuscite. Cool hein? good deal Lulu! Pour l'instant, j'en ai latté trois. Sont rentrés chez Lucifer en pleurant toutes les larmes de leur corps sataniques. Mauviettes!

Comment j'ai fait? Pas compliqué, j'ai une hache de barbare sanguinaire psychopathe archi badass et j'ai fauché le Bazooka Infernal de Lucifer. Ce truc est absolument génial, il est carrément multifonction: bazooka, lance flamme, tronçonneuse... Il pète sa maman ce truc. Je sens que je vais ressusciter assez vite moi.

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Haha, le retour de Taraimpératrice (je t'avais déjà rédigé une super réponse mais j'ai pas sauvegardééééé...) Tkt, revieweuse adorée, ma ressuscitation... mon ressuscitage... mon ressuscitement... (ma résurrection! j'l'avais sur le bout de la langue d'abord! *court se planquer en Mongolie extérieure*) est en bonne voix à grands coups de bazooka infernal. Et oui, on va revoir Tsukitora et Kage no Akayuki mais, soyons honnêtes, pas beaucoup... U.U' Et nan, j'te buterais pas à coups de couteau, le revieweur est une espèce rare et protégée, j'ai pas le droit ^^ Comme d'hab, merci de reviewer! Hâte de lire ta prochaine review!

Et comme à chaque chapitre, merci à tous ceux qui prennent le temps de me laisser une review (Sakiie-chan, Hauyne, Cogitatio, JE VOUS AIME!)

Au fait, c'est Cogitatio qui remporte l'OS pour la 30ème review ^^

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J'ai eut pas mal de difficultés à écrire ce chapitre, je l'ai repris complètement lors de la rédac de cette fic, ce qui m'arrive vraiment rarement. Mais bon, ça va, il n'est pas trop mal. Pas l'idéal mais j'espère qu'il vous plaira ^^'

Au fait, à propos de la rédaction de cette fic! Lorsque je l'ai terminée, j'ai enlevé plusieurs chapitres et passages pour améliorer la fluidité du récit et je me suis dit que je pourrais les publier dans un genre de hors série bonus. (non Hauyne, je ne l'appelerai pas le Petit extra papas poules...) Vous en pensez quoi? Ça vous intéresse ou pas?

Et pour l'instant, ce chapitre est le plus long publié! Au présent= flash-back ^^

Disclaimer: baaaaaaaah... Bleach est pas à moi hein... (comment ça, vous le saviez déjà? mais je sers à rien moi en fait! na mais c'est ça, je sers à rien!) (m'en fout j'ai un bazooka trop classe *trop fière*)

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Chapitre 7. Ce qu'il me reste à vivre...


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À la verticale, en une ligne perpendiculaire au sol quasi parfaite, le corps tendu deu bout de ses doigts de pieds à la racine de ses cheveux, Sôrayel repose en équilibre, tête en bas, sur trois doigts de sa main droite, le pouce, l'index et le majeur. Le souffle court et ses longs cheveux accrochés à la va-vite dans son dos fin, elle passe outre les signaux douloureux que ses muscles lui hurlent et entame des mouvements verticaux.

Se rapprocher du sol, tenir, remonter. Se rapprocher du sol, tenir, remonter. Lentement. Surtout ne pas céder à la douleur. Ne pas céder. Rester concentrée. La concentration, là est la clef. Ne jamais laisser tomber comme lui dit toujours Grimmjow. "C'est ton adversaire qui craquera en premier". Ses muscles crient, son corps lui paraît lourd, si lourd...

Entre ses lèvres, l'air passe doucement. Tout est dans la respiration, c'est aussi ce que son père lui a appris. Contrôle ta respiration et tu pourras espérer contrôler le combat. Ne te laisse pas emporter par la colère, elle serait ta perte. La jeune fille se force à garder une respiration calme mais son cœur, lui, accélère et elle sent bien qu'elle ne pourra plus tenir très longtemps.

Malgré la concentration que la jeune fille emploie pour cet exercice de renforcement musculaire que lui a montré son Arrancar de père dans le désert du Hueco Mundo il y a déjà plusieurs mois de ça, elle remarque soudain un reiatsu qui s'approche de chez elle, descendant doucement les marches. Rien ne peut l'empêcher de ressentir les énergies spirituelles, cela fait partie d'elle. On ne peut s'empêcher de sentir le vent courir sur sa peau. Pour elle, c'est pareil.

Chez elle, c'est cette petite pièce dont elle ne peut sortir. Une prison somme toute. Située en sous sol et assez loin du cœur de Las Noches, il est rare qu'Espadas ou même Fracciones viennent lui rendre visite ou passent simplement dans le coin, Grimmjow se charge d'empêcher ces fou furieux de l'approcher. Mais ce reiatsu là n'est ni celui d'un Espada ni celui d'un ennemi. C'est celui de son père adoré, son second père, Gin Ichimaru.

Son pieds tout de noir recouvert se pose délicatement sur le sol immaculé de Las Noches, brisant doucement le silence des sous-sols du lieu. Derrière la porte, il peut déjà deviner la présence de sa fille qui trépigne d'impatience. Déjà un an que cette petite créature fragile est entrée dans sa vie... L'ex-shinigami s'en rappelle comme si c'était hier.

Cette toute petite chose dans ses bras, si petite, si fragile, est aujourd'hui devenue une belle jeune fille pleine de vie. Sur le coup , il a très bien compris ce que voulait faire Aizen. « Ta fille ne vivra pas longtemps. À moitié Arrancar, je me demande combien de temps sa part shinigamie mettra à la tuer... Ça va ronger son organisme de l'intérieur. Ça seras un spectacle très intéressant tu ne penses pas? » lui a t-il dit de sa voix doucereuse, savourant sa douleur.

À l'idée que sa fille n'est née que pour satisfaire l'envie du maître de ce lieu de s'amuser un peu plus avec lui, son poing se serre dangereux et inquiétant. Encore une chose pour laquelle Aizen va payer.

Du bout des doigts, Gin poussa cette porte qui ne peut s'ouvrir de l'intérieur et juste avant que sa jeune fille ne se jette dans ses bras en hurlant un "PAPAAAAAA!" tonitruant, il ne peut s'empêcher de ressentir ce même sentiment de fierté qui lui réchauffe le cœur à chaque fois qu'il la voit. Elle est si belle, si forte, si grande...

-Nanana, ma puce... Du calme! fait-il amusé, les cheveux de sa fille lui tombant dans les yeux.

Du bout des doigts, il déplace les mèches de cheveux bleutées qui titillent son nez et lui donnent envie d'éternuer.

-Faudrait que tu songes à les couper, nnnaaa ?

Sa fille se redresse aussitôt, renvoyant son incroyable crinière dans son dos d'un mouvement de la tête.

-Jamais! rigole t-elle, décidément de bonne humeur. J'y tiens trop!

-C'n'est pas très pratique pour le combat tu sais...

-Pas grave! Je les accrocherais!

Gin rigole doucement, amusé par son attitude bravache.

-Eh, ma puce...

Sôra cesse soudain de rire pour observer son père. Lui dont la peau a toujours été pâle, là, il ressemble à un spectre tellement sa peau est d'un blanc maladif. inquiète, elle ne peut empêcher ses sourcils de se froncer. Contrairement à tant d'autres, sa fille parvient à lire en lui comme dans un livre ouvert, malgré son masque et ses mensonges. Et si son inquiétude est aussi visible que ça, alors c'est qu'il y a quelque chose de grave dans l'air. Elle ne sait pas encore quoi, et, quelque part, elle préfèrerait ne pas savoir. Sans un bruit, inquiète à son tour, Sôra s'asseoit en tailleurs devant son père.

-Papa. Qu'est-ce qui se passe? demande t-elle le regard sombre.

L'homme aux cheveux argentés soupire, ses yeux d'habitude invisibles posant un regard doux sur sa fille. Cette dernière comprend aussitôt le message et les transporte à l'abri des oreilles indiscrètes de l'octavo aux cheveux roses, réputé pour avoir placé la totalité de Las Noches sous surveillance à la demande de son seigneur et maître.

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Dans son monde intérieur, la mer noire gronde toujours avec furie, attaquant sans relâche l'arbre mort aux ramifications tortueuses. Gin et la maîtresse de ces lieux se tiennent immobiles sur les flots qui forment un cercle apaisé autour d'eux, observant avec tristesse les deux zanpakutos au loin qui s'affrontent.

-Ça ne s'améliore pas entre eux hein... fait Gin en tapotant doucement le sommet du crâne de sa fille.

Celle ci se retient de justesse de lui avouer qu'au contraire, la situation ne cesse de s'aggraver. Mais pourquoi ajouter un nouveau sujet d'inquiétude à son père, déjà bien éprouvé?

-Écoute, Sôra... On n'a plus beaucoup de temps mais il faut que je te parle, d'accord?

Plus beaucoup de temps? Oh non... Une lueur d'inquiétude passe rapidement dans les orbes turquoises de la jeune fille. Brusquement, elle attrape le bras de son père, comme pour l'empêcher de partir loin d'elle.

-Tu t'en vas pas, hein? fait-elle inquiète, la gorge déjà nouée.

Le sourire triste de son père lui apporte la réponse qu'elle craint tant.

-Non... gémit-elle à mi voix.

-Si... Écoute, je n'ai pas le choix, tu le sais n'est-ce pas?

-Mais... Je...

-Shhh, écoute moi, on ne vas pas avoir beaucoup de temps...

-Vous partez pour le monde réel, c'est ça? fait-elle d'une voix voilée par la tristesse.

-Oui.

La réponse est simple. Sôrayel sait ce que cela signifie. La mort, la peur, la douleur et les pleurs. Et son cœur se serre implacablement. sa respiration s'accélère. La jeune fille a peur. Son père va devoir affronter ses amis, qui eux le considèrent toujours comme un traître, puis, lorsque l'occasion se présentera, elle le sait, il le lui a dit, il tentera d'attaquer Aizen pour lui prendre le Hôgyoku.

Ce qu'il ne lui a pas dit mais qu'elle a aisément deviné, c'est qu'il y a plus d'une chance sur deux pour qu'il se fasse tuer. J'aimerais tellement être assez forte pour pouvoir te protéger... Ou juste pouvoir te retenir caché ici, Papa.

-Assieds toi, d'acc' ? Bon, j'vais être franc même si ce n'est pas facile à dire... Oh mon Dieu, j'aimerais tellement ne jamais avoir à te dire des choses pareilles! Il y a peu de chances pour que je revienne. Sô, écoute moi, on a pas beaucoup de temps! Je sais que ce n'est pas facile mais... il va falloir que tu fasses avec. Crois moi, j'aimerais réussir. Vraiment! Mais c'est Aizen et il sait très bien que je vais tenter quelque chose. Il joue avec moi et savoir que je vais l'attaquer l'amuse. Il est tellement sûr de sa supériorité! Cette espèce de pourriture...

L'argenté fait une petite pause, le regard perdu vers le ciel clair du monde intérieur, comme s'il avait peur de croiser le regard de sa fille à qui il est en train, mine de rien, de faire ses adieux. Puis il reprend; il n'a plus le temps fuit, le temps part, le temps lui échappe depuis si longtemps

-Seulement, il ignore ce que je vais tenter alors j'ai quand même une chance. Malheureusement... Écoute, même si moi je n'y arrive pas, de toute façon, Aizen perdra, j'en suis persuadé. C'est quand même le Gotei 13 qu'il va affronter! fait-il dans un éclat de rire en secouant sa fine tête argentée, vaine tentative de dédramatiser la situation et d'évacuer cette tension. Et quand Aizen mourra, ou perdra sa force, tu pourras sortir de ce lieu, tu te rappelles?

Sôrayel acquiesce en silence, hochant sa tête fine, préférant ne pas ouvrir la bouche de peur de laisser éclater ses sanglots. Il lui fait ses adieux. Elle aimerait tellement le prendre dans ses bras, serrer son père fort contre elle pour qu'il n'aille pas chercher la mort dans ce monde lointain mais, pour lui, pour son père qui n'a cessé de se sacrifier, elle doit être forte.

-Une fois que tu sortiras d'ici, je veux que tu t'en ailles tout de suite. Tu vas récupérer tes sabres et tu te tires de là, c'est clair ma puce?

-Oui, mais... fait-elle d'une toute, toute petite voix.

-Ne t'inquiètes pas, ils sont juste en haut de ces escaliers, dans la pièce juste à droite. Si Grimmjow est encore en vie, fuit avec lui, il te protégera. Je veux que tu ailles te cacher dans le monde des humains, d'accord? Là-bas, trouve Kisuke Urahara, il t'aidera à rentrer en contact avec Soul Society. Il a une tête de charlatan mais c'est un mec bien...

-L'ex-capitaine de la 12ème c'est ça ?

-Oui. Et avec la description que je t'ai faite de lui et ton don, tu devrais le retrouver facilement.

-Tu veux que j'aille à Soul Society ?

-Tu n'es pas faite pour le monde des humains ma puce... Bon, ça ne seras pas facile, mais ils finiront par t'accepter, je les connais ces fichues têtes de mule!

-Là-bas... je verrais tous ceux dont tu m'as parlé ?

-Oui, tu verras, ils sont exactement comme je te les ai décrits! Enfin, plus ou moins... Bref! En tout cas, si tu as le moindre problème, le moindre tu m'entends, vas voir Rangiku et Kira, ils t'aideront, je les connaît...

Gin secoue sa tête aux traits délicats, faisant voleter quelques mèches de cheveux qui brillent doucement en captant les rayons du soleil pâle.

-Écoute Sô... J'ai quelque chose à te demander...

Devant l'air infiniment triste de son père, la jeune fille se love doucement dans ses bras, comme pour le réconforter.

-Tout c'que tu veux Papa. Tout c'que tu veux...

Après tout ce qu'il a sacrifié dans sa vie, c'est bien la moindre des choses.

-Quand tu les verras... J'aimerais... Enfin, j'aimerais que tu leur transmette un message, de ma part.

-Je t'écoute. dit-elle doucement, comme pour l'encourager à parler.

Le regard de l'albinos se perd dans le vide. Comment avait-il finit par en arriver là? En fin de compte, sa vie entière lui avait échappé sans qu'il ne puisse rien y faire.

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« -À Kira, tu lui diras... Oh, Izuru...Je suis tellement désolé. Je savais que jamais tu ne m'aurais abandonné, que tu ne m'aurais jamais désobéi. J'te connais parfaitement mon p'tit Kira. J'étais bien conscient du respect que tu me portais. Doit plus en rester grand chose maintenant...! Je m'en fiche, c'est bien tout ce que je mérite... Je savais qu'Aizen allait tuer Hinamori lorsque je la lui ai amenée et je sais à quel point tu tiens à elle. Mais je t'ai ordonné de me suivre, sachant que tu allais le faire et ce que cela entraînerait... Ah!

Pardon. Les autres avaient raison au final, je ne suis qu'un serpent qui joue avec les gens. Je suis désolé... Sô te diras pourquoi j'ai fait tout cela. Je suis désolé Izuru, tellement désolé. J'espère qu'elle a survécu, sincèrement, même si je n'y crois pas trop connaissant Aizen. Pas vraiment son genre de rater son coup. Et j'espère que toi, tu seras heureux. Vraiment.

Nanana! Je te connais, tu vas te sentir coupable de ne pas avoir vu, de ne pas avoir su... Mais mon p'tit Izuru, j'ai tout fait pour! Tu n'as pas à te sentir responsable de ma trahison, en aucun cas. Je savais ce que je faisais, je connaissais les conséquences. Pardonne moi ou pas, je comprendrais que tu n'y arrive pas... Eh! J'ai trahit la confiance absolue que tu avais en ton capitaine après tout...! Je comprendrais...

Mais j'te demande quand même pardon, je m'excuse quand même. Voilà, j'voulais juste que tu saches que malgré ce que je t'ai fait, tu comptes à mes yeux et j'aurais préféré ne jamais avoir à faire ça. Soit heureux Izuru, et oublie moi, ça vaux mieux pour toi va, oublie moi..

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Son père fait une petite pause, avant de reprendre.

-Rangiku... Ah, ma Ran-chan ! Que dire, que dire ? J'ai vingt mille choses que j'aimerais pouvoir te dire moi-même... Mais il me semble que c'est trop tard. Je n'ai plus vraiment le temps! Fichu temps! Ah, tout ce temps que j'ai perdu...

Déjà, merci. Merci d'avoir été là, et pis, juste merci d'être toi. Sans toi, ta joie, ta force... Haha! Je serais resté un sale gosse du Rukongai avec ma tête et ma peau bizarre et je serais mort comme un rat, dans un caniveau immonde. Beurk. Je me rappelle de tous ces moments ensemble, avant le Seireitei. Ah, c'était pas facile, on avait la dalle... Mais t'étais à mes côtés. Alors bon! Tu ne peux pas savoir à quel point j'aimerais te savoir près de moi ma Ran-chan...

J'aurais tellement voulu te protéger, que tu n'ai plus jamais à pleurer, que plus jamais les larmes ne ravagent ton si beau visage... Quand j'ai compris ce que ces enfoirés t'avaient fait, je me suis juré de te protéger quoiqu'il arrive et de leur faire payer. Et je les ai tués. Lentement. Je m'en rappelle très bien, c'est cette nuit que j'ai enfin parlé à Aizen. J't'ai vengée et cet enfoiré de mégalomane paiera aujourd'hui. Tu n'auras plus jamais à pleurer, plus jamais. Ça, je te le promet.

T'sais, c'est aussi pour ça que je suis devenu shinigami. Pouvoir t'emmener au Seireitei, te protéger, te chérir... J'aurais juste voulu qu'on soit heureux, rien que toi et moi. Créer un monde où tu puisses être en sécurité. Parce que... Ah, c'est plus dur à dire que je ne l'avais pensé!

Parce que je t'aime ma Ran-chan, tout simplement. Je t'aime. Je t'aime de toutes mes forces... Ma vie toute entière n'est tournée que vers toi. Le monde pourrait sombrer tout entier dans le chaos, je serais là pour te protéger. Parce que je t'aime comme un fou.

Tu es forte, tu es belle, ta joie de vie rayonne, irradie, illumine tout.. Ton cœur est si grand que tu m'y as accepté, moi le gamin étrange et albinos du Rukongai, moi le capitaine renard qui faisait peur à tout le Gotei 13. Je ne sais pas comment tu as fait, mais merci, merci de tout cœur... Tu es la femme la plus merveilleuse au monde et moi, je suis tombé amoureux de cette femme.

Si jamais je reviens, je te dirais tout ça moi même ma Ran-chan. Je t'aime tellement... Et je suis tellement désolé. Je ne voulais plus jamais te quitter et je t'ai abandonnée pour trahir Soul Society. Oh pardon ma Rangiku, pardon... J'ai fait ça pour toi, pour eux, pour arrêter Aizen mais tu ne le savais pas et j'imagine bien le mal que je t'ai fait. À toi, toi qui a un cœur si grand pour pouvoir me pleurer... Pardon, pardon, pardon...

J'aimerais tellement te revoir une dernière fois... Tu sais, j'ai peur de mourir! C'est stupide hein... Je voudrais tellement pouvoir être heureux avec toi ma belle, juste être heureux. C'est con mais on dirait que je n'ai pas le droit au bonheur. Je n'ai pas envie de mourir et quand je pense que je laisserai derrière moi toi, ma fille, Izuru, tout ceux que j'aime, mon cœur se serre, se serre, se serre. J'aurais juste voulu être heureux, est-ce à ce point trop demander?

J'ai pas le droit d'être heureux, c'est ça? J'aimerais tant te serrer une dernière fois dans mes bras, sentir ta peau contre la mienne, ton cœur battre doucement tout contre moi, poser mes lèvres sur les tiennes, sentir l'odeur entêtante de ta peau, emmêler mes doigts dans tes cheveux magnifiques... Je voudrais juste t'aimer.

Mais j'espère que ma puce n'auras jamais à te porter ce message. Si c'est le cas, eh bien, je te présente ma fille. Eh ouais, j'suis Papa. Ça me fait tout bizarre quand j'y pense. Regarde la. Elle est belle, hein? Je suis tellement fier d'elle Ran-chan... Tu ne peux pas savoir à quel point j'aurais aimé que tu sois sa mère. Nnnaaa, décidément, j'aurais voulu qu'on forme une belle famille, elle, toi et moi! La Maman blonde, le Papa albinos et la fille aux cheveux bleus!

Eh bien, c'est l'heure, il faut que j'y aille... Je vais construire un monde où ceux que j'aime pourront vivre à l'abri de ce taré de mégalo. Izuru, Rangiku... Merci, pardon... et au revoir. »


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Sôra se tut. Malgré ses larmes qui, en se remémorant les adieux de son père avaient inondé sa peau pâle, puis avaient coulé de ses fossettes au creux de son cou jusqu'à la naissance de ses clavicules traçant des sillons humides, elle ne s'était pas arrêtée. Elle devait respecter les dernières volontés de son père. Sans un bruit, Rangiku la prit doucement dans ses bras et posa la tête bleutée au creux de ses bras, pleurant en silence. Kira posa délicatement sa grande main sur les deux femmes enlacées, de fines larmes claires roulant sur ses joues.

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-Tiens, bois ça.

Sôra regarda avec suspicion la tasse que lui tendait Rangiku, craignant fort que cela ne soit du saké.

-C'est quoi?

-Thé. répondit Kira de sa voix calme, buvant doucement la tasse que son amie lui avait donné. Fait attention, c'est chaud.

Après avoir autant pleuré, Sôrayel se sentait comme plus légère, comme soulagée du fardeau émotionnel qu'étaient ces dernières volontés à transmettre. Bien sûr, la douleur d'avoir perdu son père était toujours là et elle ne disparaîtrait probablement jamais. Seulement maintenant, elle lui semblait plus supportable. Cela lui faisait moins mal de se rappeler de lui.

Ce moment durant lequel ils avaient pleuré Gin tous trois ensemble semblait les avoir rapprochés et, conformément à ce que son ami d'enfance lui avait transmit, Rangiku avait décrété qu'elle adoptait officiellement Sôrayel et que le premier débile qui toucherait à SA fille boufferait du Haineko en pleine poire. Le tout avec un grand sourire tout en pleurant toutes les larmes de son corps. Un Espada accro à la baston, un ex-capitaine traître au Gotei 13 et une belle fukutaicho aux formes généreuses... Quelle drôle de famille! ne put s'empêcher de penser la jeune fille.

-Je... commença Kira. Je suis heureux que le capitaine ait ainsi pensé à nous.

Sôrayel sourit.

-T'inquiètes, il me parlait tout le temps de vous! Il me racontait comment il vous avait rencontré, qui vous étiez, il se demandait ce que vous étiez en train de faire... Vous étiez son unique famille et il ne vous a pas oubliés.

-Dis moi... fit Rangiku, sa bonne humeur retrouvée puisqu'il était hors de question qu'elle se laisse abattre.

Rangiku était comme ça. Forte. Elle pleurerait plus tard, pour l'instant, Sôra avait besoin d'elle. Bien sûr, son cœur était lourd et la perte de Gin la faisait atrocement souffrir. Mais elle devait aller de l'avant. «Sois heureuse».

-Mmoui? répondit Sôrayel, la bouche pleine de petits biscuits.

-T'as une sacrée mémoire... !

Elle déglutit bruyamment avant de s'exclamer :

-Comme si j'allais oublier les dernières volontés de Papa! Mais oui, c'est vrai, j'ai une excellente mémoire... En fait, comme je ne le voyait pas souvent et que je passais la plupart du temps seule dans ma prion, je voulais ne pas oublier le moindre moment passé avec lui. D'où ma super mémoire! rigola t-elle.

-Et toi? demanda Kira. Qu'est-ce qu'il t'a dit ce jour là, juste avant de partir?

-Oh, il m'a prise dans ses bras puis il m'a dit de faire bien attention à moi, de faire attention aux garçons, de coller un coup de boule au premier qui essaierais de m'embrasser, d'aller voir Urahara pour qu'il me soigne, de prendre soin de ses kakis plantés derrière la troisième division, d'embêter un peu le capitaine Hitsugaya si je m'ennuyais, d'être heureuse... Avant de partir, il a fait comme d'habitude : il m'a tapoté la tête en me disant que « tout ira bien » puis il est partit. Et juste avant de me quitter, la dernière fois où je l'ai vu il s'est retourné vers moi, m'a sourit et il m'a dit « je t'aime ma fille, je suis fière de toi et tu es la plus belle chose qui me soit jamais arrivée avec la rencontre avec la femme de ma vie. Je t'aime tellement ma puce, si tu pouvais savoir... » et je ne l'ai plus jamais revu...

La belle blonde tiqua.

-Urahara, te soigner? Comment ça, te soigner? commença t-elle à dire, légèrement paniquée, tout en auscultant la jeune fille sous toutes ses coutures. T'es malade? T'as mal quelque part? Tu souffres? Y'a un truc qui va pas?

Sôrayel repoussa doucement la shinigamie, amusée. Elle commençait sérieusement à bien aimer cette jeune femme qui aurait du être sa mère.

-Oh, non, je ne suis pas vraiment « malade », c'est juste que ma santé... C'est vraiment pas l'idéal. Mais alors vraiment pas. Comment vous dire? Aah... Bon, on va faire simple: il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre. Je vais bientôt mourir.

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PAS TAPEEEEEEEEER!

AU SECOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUURS!

ON TAPE PAS L'AUTEUR J'AI DIT! J'AI UN BAZOOKA! LÂCHEZ MOI CES COUTEAUX BANDE DE PSYCHOPATHES!

Ouais, je sais, je suis sadique, tortionnaire, vicieuse, pas gentille, complètement tordue, je mériterais d'être brûlée vive, tout ça... ^^ Eh, ça serait pas amusant sinon.

N'empêche, va falloir que je me calme avec ces suspens à la con, j'vais vraiment finir par me faire buter...

Une chtite review pour dire à l'auteur tout le mal que vous pensez d'elle ^^?

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Prochain chapitre: Chapitre 8. Celui qui est en moi.
J'ai vraiment aucun talent pour tout ce qui est titres et intitulés moi...