Joyeux Halloweeeeeeeeen! (yark yark yark, j'adore Halloweeeeeeeeeen!)

Purée, ça fait trrrès psychopathe mégalomane comme phrase d'intro ça... Bah! M'en fous d'abord, j'suis psychopathe mégalomane alors j'ai le droit (ouais je sais, je cumule).

En tout cas, Halloween aux Enfers, ça pète sa maman GRAVE. Le plus terrifiant et génialissime des Halloween de ma vie *.* Enfin, faut juste faire gaffe aux coups de crocs des démons qui se sentent plus péter mais sinon ça va, c'est cool. c'est méga cool même.

Bon.

Récapitulons.

Je me suis pris dans la tronche... des envies de meurtre, une tronçonneuse (belle arme d'ailleurs... mais repose moi ce joujou et les couteaux hein?), des ondes négatives et une bombe atomique (bobo quand même). J'suis encore en un seul morceau. (morte, ça, c'est déjà fait...) Just call me Hulk.

*se rappelle qu'elle s'est cramée la main comme une merde* Ah non en fait, j'suis pas Hulk... Vous voulez briser tous mes rêves, c'es ça?! *se prend pour un grosse victime et va noyer son chagrin dans les fraises Tagada*

La vache, j'ai des lecteurs en Guyane français (coucou là-bas!), au Pérou (yeux grands comme des soucoupes devant mon écran) et au Sénégal (là, crise cardiaque)

Et voilà un chapitre un peu plus court que le précédent (bah, en même temps, le chapitre 7 est l'un des plus longs alors rien d'étonnant...)

réponse aux revieeeeeeeeeeeeeeews! (ouais je suis barge... bah quoi? vous ne vous en étiez pas encore rendu compte?!)

Taraimpératrice: toujours un plaisir de recevoir et lire tes reviews (et j'en ai eut deux pour ce chapitre ^^ C'est Noël!) (vive Noëëëël!) (Benitsuki = grosse gamine devant l'éternel...) (un cerveau, deux neurones, pas plus...) (et encore, j'suis généreuse là)T'as tout compris. On tue pas l'auteur et on a la suite ^^ (avec ce raisonnement, j'ai ptêt une chance de survivre à cette fic et même à la fin de ce chapitre) (quoique... pas sûr) (oskour) Allez, dans ma grande mansuétude, voilà la suite XD (je sais, je sais, tu m'adores) (et tu as aussi envie de me buter, ce que je comprends parfaitement) (je suis un paradoxe vivant ^^) (je m'aime...) Et bam! le syndrome des quinze milles parenthèses sans intérêt a encore frappé... U.U' Une vraie famille de félins pour notre Sôrayel! Si je publie bien l'extra (dites moi ce que vous en penseeeeeeeez!) y'aura quelques passages avec sa famille complètement défoncée... (que j'ai créée donc hein, j'vais rien dire...)

Le Cousin (oui nan parce que, bon, le cousin de Taraimpératrice, ça fait plutôt long comme pseudo... et j'suis une grosse feignasse. voilà.) EEEEH? Y'a des MECS sur ce site (qui m'enlève à chaque fois son nom parce qu'il croit que c'est un lien ce débile...)? Nan, je blague ^^ Bien sûr qu'il y a des mecs sur ce site, c'en est même un qui m'a fait découvrir ce site. Mikal, merciiiiii! Je t'aime! Eh sans lui les gens, z'auriez jamais eut ce texte ^^ Mais dis donc, t'es une super espèce rare toi! Mec ET revieweur... C-C-C-COMBO! (me tape un délire toute seule... narmol) Haha! Je t'aime toi! T'aime ma fic alors forcément, j'te kiffe. Je sais, j'ai un sens logique absolument imparable. Eh, y'a un problème avec le régurgitement bien saliveux dégueulasse de ses sabres?! Mais je kiffe Orochimaru moi! Orochimaru pawaaaa! Mais on est d'accord, c'est archi dégueux... U.U' Héhé.

Sinon, Hauyne, P'tit Laiko et Sakiie-chan, et tous ceux qui me laissent des reviews (Taraimpératrice, Cogitatio, Blue Pyro, Lywalia...) j'pense que je vais vous ériger un monument en Enfer à la gloire des revieweuses fidèles au poste. Sérieusement.

Disclaimer: Bleach pas à moi. Rapportez moi deux tonnes de Tagada. Une tonne pour noyer mon chagrin, ça va pas être assez.

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Chapitre 8. Celui qui est en moi.


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Le cœur de Rangiku se serra douloureusement, encore une fois. Les battements de son cœur s'accélérèrent sans qu'elle ne puisse rien faire pour l'en empêcher. La jeune femme venait déjà de perdre son ami d'enfance, elle venait d'entendre ses dernières volontés, d'apprendre que sa fille, assise en face d'elle, aurait du être aussi la sienne, que Gin, son Gin, aurait voulu fonder une famille avec elle, sa Ran-chan... Et là, cette enfant lui annonçait de sa voix riante, pas inquiète pour deux sous, qu'elle allait mourir.

La fille de Gin, la fille de son Gin, sa fille, allait bientôt mourir.

Un coup d'œil à Kira lui apprit que le shinigami était lui aussi sous le choc. Non, non, non, ce n'était pas possible, elle n'allait pas mourir. Elle n'allait pas mourir. Cela ne pouvait pas être vrai!

-Bah faites pas cette tête, ça va, je suis encore vivante! lâcha Sôrayel, un léger sourire moqueur sur ses lèvres fines et limite amusée par les têtes qu'ils faisaient.

-Co... comment ça? tu... Tu ne vas pas mourir?

L'adolescente prit une mine faussement réfléchie, un de ses longs doigts d'albâtre délicatement posé sur ses lèvres.

-Bah, techniquement, si, comme nous tous. Mais ouais, j'vais mourir plus tôt, beaucoup plus tôt que vous autres. C'est tout.

Sa phrase résonna dans la pièce brusquement silencieuse.

-Mais... pourquoi? fit Kira de sa voix claire, se sentant de plus en plus perdu par ces informations qui lui arrivaient d'un coup.

-Bah faut pas oublier de qui je suis la fille: un Arrancar et un shinigami. Et pas n'importe quels branleurs, un Espada et un capitaine.

-Mais je ne comprends pas! lâcha Rangiku, tout aussi perdue que le blond.

Sôrayel secoua sa longue tête fine, sourcils froncés. Ah, comment leur expliquer tout ça simplement...?

-D'accord... J'essaye de vous faire ça clairement. Quand Aizen a compris que ces tentatives de mixer des Espadas ne marcheraient pas, eh bien, il a voulu s'amuser un peu. Il a demandé à Szayel de me créer mais bon, cette fois ci, le but n'était pas vraiment de créer quelque chose de viable... J'ai donc en moi deux natures distinctes.

-Tu veux dire, tenta de résumer Kira dont l'esprit pratique avait repris le dessus, que tu es à la fois shinigami et Arrancar? Pas une nouvelle espèce hybride?

-Yep. Un métis quoi. Mais bon, on va dire que la cohabitation ne se fait pas vraiment de manière amicale... Tsukitora et Kage no Akayuki n'arrêtent pas de s'affronter comme deux grosses brutes dans mon monde intérieur. En moi, mes deux natures s'affrontent alors forcément, ça use mon corps. Ça l'use... prématurément.

Devant l'air pas vraiment plus éclairé des deux shinigamis, Sôrayel soupira.

-Mes deux zanpakutos arrêtent pas de se taper dessus, le côté Arrancar contre le côté shinigami. Chacune de mes deux natures essaie de prendre le dessus sur l'autre et, au final, ça fatigue mon corps, ça le use chaque jour davantage. Ça l'abîme quoi. Et à force, ça me tue... Voilà tout.

-D'accord... fit Rangiku, parlant lentement, les mots lui arrachant la langue. Et... combien de temps... combien de temps te reste t-il?

-Un an maxi d'après Kisuke.

Un an!

Le choc fit naître de nouvelles larmes de rage sur les joues de la belle blonde, submergée par un trop-plein d'émotions.

-Non, ce... ce n'est pas possible... lâcha t-elle dans un souffle la voix plaintive. Co... Comment fais-tu pour rester ainsi, calme et...

La jeune fille ferma un instant ses grands yeux clairs, pensive.

-Je ne sais pas trop... Je n'ai pas envie de mourir, j'aimerai voir ce monde encore longtemps mais s'il ne me reste qu'un an à vivre alors je n'ai pas le temps de le perdre à m'apitoyer j'crois. Pis j'fais confiance à Kisuke... Ce mec a une tête de gros charlatan comme ça, mais en fait, c'est un vrai génie. Et puis ici, il va pouvoir bosser avec votre génie à vous donc bon, j'ai confiance...

-Hein? Hitsugaya taicho?

-Le morveux? Non, non, celui avec la tête de fou furieux maquillé comme un carré d'as...

-Ah ok, Mayuri Kurotsuchi. Tu veux dire qu'il va aider Urahara à trouver une solution?

-Ouais, ici les installations sont plus performantes que dans sa petite boutique à ce qu'il m'a dit. Pis votre taré à vous a déjà travaillé avec Kisuke donc... Enfin, on verra bien.

-Mais alors tout va bien! s'exclama Rangiku dont la bonne humeur avait repris le pas.

-Euh... fit Kira en fronçant les sourcils, pas sûr d'avoir suivit tout le raisonnement de son amie.

-Mais si! Tu connais Urahara? Il va trouver une solution, c'est sûr!

Le jeune homme ne put empêcher ses lèvres de s'étirer en un sourire un peu attendri. Rangiku tentait de se rassurer, de se raccrocher au moindre espoir. C'était déjà ça...

La jeune fille aux longs cheveux bleus comprenait très bien la situation. Depuis sa naissance, elle vivait avec cette peur de mourir qui hantait les yeux de ses pères. Elle connaissait très bien cette lueur de peur dans les orbes turquoises de Grimmjow, elle reflètait la conscience de son père que sa fille mourrait bien avant lui. Mais que ces gens, Kira et Rangiku, qui la connaissaient aussi peu aient la même au fond de leurs prunelles claires, au fond, cela la touchait: elle comptait pour eux.

Pour ces deux shinigamis, elle n'était pas qu'une expérience de laboratoire. Un soupir de bonheur franchit doucement ses lèvres.

-Merci...

-Hein, de quoi? demanda Rangiku qui songeait déjà à comment changer les idées de la gamine et se demandait si le saké serait une bonne idée malgré son jeune âge.

-De vous inquiéter pour moi... Merci.

Avant qu'elle n'ait le temps d'esquisser le moindre geste de défense, la blonde plantureuse se jeta littéralement sur elle pour la serrer dans ses bras dans un immense éclat de rire, la plaquant au sol et le tout sous l'œil amusé de Kira.

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-Sôra! appela une voix puissante, couvrant le cliquetis des sabres qui s'entrechoquaient sous le soleil doux d'un début d'après midi.

L'interpellée, en pleine leçon de maniement de son long sabre sous sa forme allongée de shikai avec le vice lieutenant de sa division, Iba Tetsuzaemon, releva sa tête recouverte d'une fine pellicule de sueur.

-Hein?

Sans qu'elle ne le voie venir, Iba lui colla une petite claque sur l'arrière du crâne.

-Aïe-euh!

-Ne parle pas comme ça au capitaine.

-Ok, ok. grommela la jeune fille. Oui, cap'taine, j'arrive!

Elle rappela aussitôt Kage no Akayuki, rengaina le sabre et partit à toute vitesse. Son vice-capitaine resté seul laissa s'échapper un soupir. C'était pas gagné avec cette gosse..

-Oui m'sieur? lâcha la jeune fille en arrivant devant son imposant capitaine.

Celui ci aussi soupira légèrement.

-C'est capitaine. la corrigea t-il doctement.

-Désolée. Répondit-elle rapidement l'air pas du tout désolé.

Elle et l'autorité ça faisait deux visiblement. Mais malgré son numéro de capitaine sévère et intransigeant, Komamura aimait bien sa nouvelle recrue. À gambader ainsi dans la capitainerie et à s'émerveiller de la moindre chose, le spectacle de cette jeune femme à la peau d'albâtre et à l'incroyable chevelure d'un bleu argenté à l'âme d'enfant lui rappelait son père, jamais sérieux. Et il devait bien l'avouer, cette gamine l'attendrissait.

Un jour, il lui parlerait, il lui demanderait de lui parler de son ami Kaname qu'elle avait du connaître à Las Noches... L'ex-capitaine de la 9ème avait trahit mais il ne pouvait empêcher son cœur de bestiole de se serrer à l'idée de la haine qui l'avait rongé. Il voulait en savoir plus, il voulait juste comprendre son ami... Alors oui, un jour il demanderait à Sôrayel de lui parler de l'ex-capitaine à Las Noches.

Sôra inclina la tête, comme pour inciter son capitaine à lui dire au moins pourquoi il l'avait appelée.

-Dis moi... fit-il d'une voix douce malgré sa stature, que penses tu de moi?

La jeune fille ouvrit un peu plus ses deux grands yeux bleus surlignés par l'estigma qu'elle tenait directement de son Arrancar de père.

-Euh...

Komamura rigola doucement, de sa voix grave de canidé.

-Ne fais pas cette tête voyons. Je te pose juste une question. Après, il faudra que tu ailles porter ces documents à la 6ème pour qu'ils les archivent.

-D'accord! répondit-elle en souriant, rassurée. Euh, si j'vous le dis, vous n'allez pas vous vexer hein...?

Le renard eut le même rire doux.

-Oh ne t'inquiètes pas, avec tout ce que j'ai déjà entendu...!

La jeune fille se dandinna quelque peu.

-En fait... fit-elle en rosissant légèrement, ben... vous me faites penser à...

Son capitaine l'encouragea d'un signe de tête, plutôt curieux de savoir comment sa subordonnée le voyait.

-Ben vous êtes super gentil et tout, pas vraiment flippant comme l'autre psychopathe de la 12ème ou le coincé de la 6ème...

La jeune fille souffla un petit coup et lâcha d'une traite:

-Vous m'faites un peu penser à une grosse peluche.

Le rire de ladite peluche résonna dans tous les quartiers de la 7ème.

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Sôra n'avait pas le sens de l'orientation. Mais alors pas du tout. Les bras encombrés d'une pile de documents incroyablement volumineuse, elle s'arrêta quelques instants, la déposa et fit craquer ses vertèbres. D'un geste, elle détacha un des longs rubans noirs qui composait la ceinture de son hakama pour regrouper les cheveux qui couraient sur son visage, la gênant.

La jeune fille releva la tête. Rien à faire, elle était vraiment perdue. À ses yeux, toutes ces allées du Seireitei se ressemblaient. Heureusement, elle savait dans quelle direction aller, il lui suffisait de suivre les reiatsus du coincé capitaine de la 6ème et celui de son hérisson rouge. Malheureusement, il y avait des murs entre elle et ses reiatsus. Elle soupira.

-N'y pense même pas.

Le cœur de la jeune fille bondit dans sa poitrine. Ces derniers temps, l'Arrancar lui parlait de plus en plus. Ce n'était pas que cela l'ennuyait, loin de là, seulement elle ne s'y était toujours pas habituée. Il lui disait qu'il s'ennuyait et la jeune fille le soupçonnait fortement de rechercher de la compagnie. Après tout, elle était la seule à qui il pouvait parler.

-De quoi?

-J'entends tout ce que tu penses.

-Eh bah quoi?

-Détruire tous les murs sur ton passage n'est pas une bonne idée.

-Pff, rabat-joie! rigola t-elle, trop heureuse qu'il lui adresse la parole.

-Ils risquent de ne pas trop apprécier.

-Gni gni gni.

Sôra récupéra ses papiers posés à même le sol et grimpa du mieux qu'elle put sur le sommet du muret à sa droite.

-J'vais plutôt y aller par les toits.

Puis son épiderme doucement caressé par un vent naissant, la jeune fille s'élança, direction les quartiers de la 6ème division, sautant de toits en toits, sa pile de papiers en équilibre instable dans ses bras fins et évitant ainsi toutes ces ruelles complexes.

-Au fait, j't'ai pas remercié pour l'autre fois.

-Mmm?

-Lors du dernier entraînement là, contre le capitaine. Tu sais, lorsque son sabre a pris ma main pour une cible à fléchettes?

-C'était normal. Il allait te tuer.

-Mais pas du tout!

-N'oublie pas qu'ici, peu apprécient ta présence. Alors te tuer sous le couvert d'un entraînement qui aurait mal tourné...

-Parano! Bien sûr, certains m'aiment pas des masses mais de là à me tuer...

Le cuarta ne répondit pas, comme si il réfléchissait à son point de vue. Mais la jeune fille avait l'habitude et cela ne la gênait pas. Il parlait un peu, puis se taisait. C'était Ulquiorra, voilà tout. L'Arrancar lui plaisait tel qu'il était.

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D'un bond, Sôra atterrit soudain devant la capitainerie de la 6ème surprenant le shinigami qui tenait alors la garde et qui somnolait jusqu'à ce qu'une gamine aux cheveux bleus ne tombe du ciel, pile devant lui.

-Coucou! Documents pour vot'capitaine! lâcha t-elle avec un grand sourire éclatant.

Puis, avant que le shinigami hébété et mal réveillé ne réagisse, elle s'engouffra dans la cour de la capitainerie, droit vers le bureau du taicho. Arrivée devant la porte, la jeune fille mi-Arrancar mi-shinigami voulut cogner à la porte pour s'annoncer. Seulement, ses deux mains étaient occupées à tenir sa masse de documents qui lui arrivait jusque sous le menton.

-Hem, euh… Capitaine Kuchiki? appela t-elle. Documents pour vous, de la part du capitaine de la 7ème.

La voix froide de l'interpellé lui répondit.

-Entrez. fut sa courte réponse.

-Euh...

Comment ouvrir cette fichue porte avec les deux mains prises?

-Entrez. répéta t-il, déjà exaspéré.

Ok. En équilibre instable, les bras chargés, Sôra leva un de ses pieds et avec, tenta de pousser la porte qui lui faisait face. Sans succès: la poignée bloquait la porte. Sôrayel retint de justesse un bon gros juron hérité de son père.

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Le capitaine Kuchiki, la tête dans son incroyable paperasse, manqua de faire un arrêt cardiaque lorsque la porte de son bureau fut brutalement arrachée à ses gonds, traversa la pièce à toute vitesse et s'encastra bruyamment dans le mur, projetant un peu partout des éclats de bois.

Choqué, l'impassible capitaine ne bougea pas, la plume immobile dans sa main à quelques centimètres du papier, tandis que Renji Abarai faisait un bond de trois mètres de haut.

-Sôra...

-Quoi?! C'est leur faute aussi avec tous leurs couloirs là, ça m'a énervé...

-Tu ressembles vraiment à Grimmjow.

-Héhé! répondit-elle, toute fière.

-Ce n'était pas un compliment.

Devant l'air choqué des deux gradés, la jeune fille finit par lâcher un «oups» de circonstance.

-Excusez moi pour la porte hein... Tenez, le capitaine Komamura vous transmet tout ces papiers. Je sais pas trop ce que c'est, mais bon...

Elle se soulagea de son fardeau, déposant ses documents sur le bureau d'Abarai qui se remettait peu à peu de sa crise cardiaque puis se dirigea vers la sortie désormais béante de porte.

-Ciao! fit-elle avant de repartir comme si de rien n'était et qu'elle ne venait pas du tout d'encastrer une porte dans un mur devant deux gradés du Gotei.

Renji sentit le regard lourd de son capitaine se poser sur lui. Il le sentait venir gros comme une maison, il allait devoir, en plus de préparer un thé pour son supérieur, remettre en ordre le bordel de la gamine aux longs cheveux bleus. En visualisant la tâche qu'il avait à accomplir, thé, bricolage plus tous ces nouveaux dossiers de la 7ème à traiter, un gros, gros, gros soupir lui échappa.

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Pas du tout consciente qu'elle était la cause de la déprime soudaine du vice-capitaine aux cheveux carmins, la jeune fille reprit le chemin inverse, profitant du soleil qui montait dans le ciel clair. Le vent doux de tout à l'heure s'était calmé.

Ce n'est que lorsque sa vue se brouilla brusquement qu'elle comprit que quelque chose n'allait pas.

Sôrayel s'arrêta aussitôt au beau milieu de l'allée déserte. Non, il fallait qu'elle garde son calme, ce n'était qu'une fausse alerte... Mais lorsque ce fut son rythme cardiaque qui s'accéléra violemment sans aucune raison, battant douloureusement dans sa cage thoracique, que la jeune fille dût admettre que non, ce n'était pas une fausse alerte et que oui, elle était en train de faire une de ses crises.

Ses jambes la lâchèrent, elle s'écroula sur le sol froid, le souffle court, les membres tremblants. En elle, Kage no Akayuki et Tsukitora s'attaquèrent aussitôt, plus acharnés que jamais. La douleur vrilla d'un coup le ventre de la jeune fille désormais incapable du moindre mouvement, et lui arracha une longue plainte.

-Sôrayel? Que t'arrive t-il?

Son ton était toujours aussi calme mais on pouvait tout de même y percevoir une certaine inquiétude. Il ne comprenait pas ce qui se passait.

-Crise... Je ne suis... plus stable... parvint-elle à articuler péniblement malgré la douleur omniprésente.

Soudain, un éclair se fit dans sa tête, quelque chose qui lui revint d'un seul coup. Ses médicaments. Elle avait oublié de les prendre ce matin parce qu'elle s'était réveillée en retard et avait du partir à toute vitesse, zappant totalement l'étape «prise de médocs dégueux».

-Merde...

-Qu'est-ce qui t'arrive? répéta l'Arrancar. C'est grave?

-...Oui... marmonna t-elle difficilement.

Une violente toux la prit et elle se mit à tousser frénétiquement, le corps secoué de longs spasmes violents. Sa tête heurta plusieurs fois le sol. Sa vue se brouilla à nouveau et lorsqu'elle parvint à voir à peu près, elle se rendit compte du goût amer qui tapissait sa gorge et de la couleur rouge vif qui tâchait le sol devant elle. La jeune fille réalisa brusquement qu'elle avait une hémorragie interne et qu'elle crachait du sang. Ses organes étaient touchés par la violence de cette crise.

Elle tenta en vain d'appeler de l'aide mais aucun son ne sortit de sa gorge qu'une sorte de gargouillis immonde et désarticulé ainsi qu'un nouveau flot de sang.

-Au secours...

-Que faut-il faire?

-Je... Je dois... prendre mes médocs... Vite. Sinon...

Sôrayel cracha encore un long flot de sang. Elle ne sentait déjà plus ni ses bras ni ses jambes. Elle avait l'atroce sensation de se détruire depuis l'intérieur.

-Sinon... mon cœur va s'arrêter...

-Et tu mourras?

-Oui! C'est généralement le... cas lorsque... un cœur... s'arrête...

L'inconscience approchait de plus en plus, elle se sentait sombrer peu à peu.

-Personne ne te trouveras ici assez vite. Je vais les faire venir tout de suite.

-Qu... Quoi? marmonna t-elle à deux doigts de s'évanouir, le cœur s'accélérant encore davantage.

-S'ils pensent qu'un Espada est en plein centre du Seireitei, ils arriveront tout de suite. expliqua t-il de sa voix morne.

Et avant que Sôrayel ne comprenne ce que cela impliquait, Ulquiorra fit brutalement jaillir toute la force de son reiatsu de cuarta Espada retrouvé à pleine puissance, irradiant tout le Seireitei et au delà, alertant aussitôt la totalité des gradés du Gotei 13.


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Ecoutez, j'ai déjà survécu à des lancers de couteaux, à des ondes négatives archi meurtrières et à une bombe atomique en plein sur ma tronche.. Alors laissez tomber, hein ^^?

Hein...? Qu'est-ce que vous... NAOOOON! LÂCHEZ CES POUPÉES VAUDOUS!

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Ulquiorra = handicapé des sentiments, mais c'est pas grave, on l'adore quand même notre Ulquiqui national!

Et ouais, j'adore Komamura mais une de mes premières réactions lorsque j'ai vu sa tête c'était "putain! un renard! il a l'air trooooop badass... on dirait une peluche géante"

(j'ai un sens de la logique ab-so-lu) Et pour être honnête, j'avais cette réplique en tête depuis que j'ai commencé à penser à cette fic ^^ *toute contente d'avoir collé sa phrase à la con*

et l'OS est en route, je vous tiens au courant! (et l'extra? vous le voulez ou pas?)

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Prochain chapitre (un de mes préférés ^^) Chapitre 9. D'où je viens.