Paris. Champ de bataille sans une âme qui vive.
Une montagne de cadavre sanguinolents de lapins mutants géants.
Soudain, avec un rayon de soleil pile derrière elle pour faire encore plus classe, Benitsuki Tora jaillit hors de ce charnier, recouverte de sang avec un bout de cervelle de Lapinator qui pendouille sur l'épaule et le Bazooka Infernal encore fumant.
I'm back.
Just call me Terminator.
Soi Fon qui débarque! (enfin dix minutes quoi...) En fait, j'aime bien Soi Fon avec son chtit air ronchon et son admiration pour Yoruichi-samaaaaa mais là, elle a un p'tit rôle qui n'est pas à sa gloire. Bref, dites moi.
réponse aux reviews-euh nananananère! (cherchez pas j'suis contente, j'pars en couilles toute seule...) alors, réponse à ta review Tara (ouais, j'raccourcis, j'suis une grosse feignasse et j'assume) (ou pas... ça dépend des moments quoi) Meuh non, meuh non, elle va pas mourir, rassure toi... C'est quand même super rare que je bute mes persos. Ou alors mon texte est carrément vingt fois plus sombre dès le début avec une ambiance lourde vachement plus glauque. Donc vi vi vi, Sôrayel va survivre (ça serait trop cruel de la tuer! sadique mais pas cruelle mouhéhéhéhé) Resurrecion... genre libération de Tsukitora dans le prochain chapiiiiitre! Forme Arrancar, yahaaaaaaa! (*auteur qui s'excite toute seule sur un truc qu'elle a créé toute seule...*) (ouais les deux tasses de café, c'était vraiment une mauvaise idée...) Et ouais, Sôra maîtrise le lancé de couteau. Bon ça ne se reverra pas au long de la fic, pitit délire de ma part mais il fallait bien qu'elle apprenne un jour ou l'autre à se servir d'armes, le tout sans utiliser ses propres sabres (Aizen pas d'accord ^^) Ouh nan, Grimmjow ne s'est pas fait kidnapper (pauvre kidnappeur si c'est le cas XD)
Discalibuuuuuuuur (gros délire, cherchez pas, c'est venu sous le coup de l'inspiration) (faut que j'arrête la caféine, sérieux) Bleach est à Akira Toriyama et... *esquive les cailloux de deux tonnes et demies chacun que lui balance tout le fandom de Bleach* je blague, pardon! C'est à Tite Kubo, pardon, c'était juste une vanne de merde... Y'a que ma Sôra qu'est à moi, les autres persos je fais que délirer avec XD
Chapitre 11. Celui que j'aime.
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-PAPA! hurla Sôrayel, folle de peur, bousculant les shinigamis qui se trouvaient sur son passage.
Son cri désespéré se perdit dans le vent. Elle sentit la panique la gagner, son cœur s'accéléra douloureusement, cognant violemment à un rythme fou dans sa cage thoracique. P'pa.
P'pa.
P'pa.
P'PA!
Où es tu, où es tu, où est tu, où es tu, où est tu, où es tu, où est tu...
-PAPA! hurla t-elle à nouveau, incapable de raisonner calmement ou de se concentrer sur quoi que ce soit.
Si elle ne sentait pas son reiatsu, alors c'était que... C'était que... Un nouveau cri de peur panique vrilla l'air. Non, pas ça, pitié, pas ça... Tout ce que vous voulez mais pas ça. Pas ça!
-PAPA! appela t-elle de nouveau de toute la force de ses poumons.
Une main pâle et ferme se posa sur son épaule, large et apaisante. Surprise, la jeune fille se retourna brusquement pour faire face à...
-Kisuke... fit-elle de sa voix plaintive, les joues ravagées de larmes.
-Calme toi ma belle, calme toi. Tu m'écoutes? Il faut que tu restes tranquille sinon les deux fous furieux que tu as en toi vont recommencer à paniquer et à s'attaquer mutuellement. D'accord?
La voix calme mais ferme de l'ex-shinigami doucha Sôrayel. Il avait parfois cette manière de parler qui rappelait bien qu'il avait été capitaine d'une des divisions de la Cour et que cette place n'avait pas du tout été usurpée. Loin de là. L'autorité transpirait de chacun de ses mots, empêchant quiconque de protester ou de le contredire mais, en même temps, il parvenait à enrober ses mots d'une certaine douceur et d'un calme tranquille. C'était impressionnant et surtout, apaisant.
-Son... Son reiatsu... fit-elle entre deux hoquets. Je le sens plus, il...
-Pour l'instant, tu es morte de peur et tu paniques comme une dingue mais si tu te concentres, tu devrais pouvoir ressentir sa présence, non? Allez, calme toi et réessaye...
La jeune fille acquiesca en silence, un nœud tordant son ventre d'appréhension.
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-Tu en es sûre?
-Oui. répéta une Sôrayel de plus en plus de mauvais poil, énervée de répéter sans cesse ce qu'elle percevait au commandant des services secrets, Soi Fon.
Assise sur le toit d'un des bâtiments les plus haut des Seireitei, Sôra se concentrait de toutes ses forces pour percevoir le mieux possible les énergies spirituelles. Seulement avec un capitaine à côté, ce n'était pas des plus facile. Surtout que la capitaine en question faisait la gueule pour ne pas changer, doutait fortement des capacités de la jeune fille à repérer le reiatsu de l'Arrancar disparu et ne bridait pas du tout son immense énergie spirituelle.
-Réellement sûre?
OUI! aurait voulu lui hurler la jeune fille à la figure, excédée par ce dialogue de sourd qui durait depuis plusieurs minutes déjà. Mais en bas du bâtiment, elle sentait la présence lourde et calme de son renard de capitaine et nul doute qu'il n'apprécierait que moyennement de la voir insulter le capitaine Soi Fon en direct. La jeune fille ne pouvait pas le décevoir. Il lui faisait confiance, il la protégeait de l'hostilité de certains et peu étaient ceux à le faire, elle pouvait les compter sur les doigts d'une seule main: son père, Rangiku, Kira et son capitaine. Ce qui ne faisait vraiment pas beaucoup.
Elle acquiesça une nouvelle fois en silence, préférant se taire plutôt que de risquer d'insulter Soi Fon, tentant de rester le plus calme possible. Cela faisait plusieurs heures que Grimmjow avait disparu et plus le temps passait plus son envie de distribuer des baffes à tout va augmentait dangereusement. Surtout à cette petite capitaine là, qui ne lui arrivait même pas aux seins. Qu'importe son reiatsu monstrueux bien digne d'un haut gradé du Gotei, une bonne paire de baffe la défoulerait un bon coup et aurait au moins le mérite de faire taire cette naine à la voix insupportable.
-Très bien. lâcha la voix sèche de ladite capitaine. Je vais faire passer l'information tout de suite. Merci pour ta... coopération.
Va crever fut ce que Sôrayel songea un instant à lui répondre tant elle avait les nerfs à vif.
Puis, d'un shunpo parfaitement maîtrisé, Soi Fon disparut en un clin d'œil. Voilà, d'ici quelques secondes, tous les shinigamis sauraient que son père, l'Arrancar gracieusement accueillit au Seireitei quelques jours plus tôt, les avait quittés pour rejoindre le Hueco Mundo. Et forcément, ça n'allait pas plaire. C'était ce qu'on appelait un «traître», non?
Depuis la fin d'Aizen, Hueco Mundo était retourné à son état son état premier: une anarchie totale où s'affrontaient quasi perpétuellement ses habitants. Pas besoin d'y retourner pour le savoir, elle sentait ces reiatsus de hollows s'entrechoquer, se heurter, s'enflammer, se briser, s'éteindre, disparaître. Elle les sentait en elle comme d'autre sentaient le vent courir sur leur peau. Alors oui, elle savait parfaitement quel enfer ce lieu était devenu.
Son père avait beau avoir été un Espada, ce lieu n'était pas sans danger pour lui, au contraire. Il était loin d'être le dernier Arrancar encore en vie.
Pourquoi, mais pourquoi était-il partit? Pourquoi la laissait-il seule?
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-Non.
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Sôra mit quelques instants avant de comprendre que c'était Ulquiorra qui venait de prononcer ce petit mot négatif, si simple, et pas la peur ou la douleur qui la faisaient divaguer.
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-Quoi non?
-Il ne t'as pas laissée seule. Tu n'es pas seule.
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Un rire amer lui échappa.
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-Ah ouais?
-Matsumoto Rangiku, Kira Izuru, Sajin Komamura. énonça t-il simplement.
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Effectivement...
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-... Pour une fois, tu as raison... J'ai juste... tellement peur! Je n'ai pas envie de le perdre. C'est mon père; la seule famille qui me reste! Je ne veux plus jamais perdre qui que ce soit. Plus jamais, plus jamais, plus jamais...
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Ulquiorra laissa passer un petit temps avant de répondre.
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-Tu as été seule trop longtemps.
-Euh? fut la seule réponse que son cerveau trouva sur le coup. Depuis quand tu t'y connais en émotions toi? rigola t-elle doucement, amusée de le voir ainsi tenter de la réconforter et surtout, touchée. En fait, t'es gentil. Merci...
-Pourquoi tu me remercies?
-T'es vraiment à l'ouest toi hein... Rien ne t'obliges à me parler, à me rassurer ainsi... Alors je te remercie de le faire!
-D'accord.
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Non, elle n'était pas seule. Ulquiorra était avec elle. Elle n'était pas seule.
Autour d'eux, la nuit commençait à doucement recouvrir le Seireitei de sa chape obscure, transformant le paysage, révélant de ça et de là des formes étranges et fantomatiques. Des ombres se formèrent, s'allongèrent, se découpè à peu, des lumières apparaissaient à ses pieds créant lentement un manteau lumineux et mouvant, doux et calme. Le tableau était magnifique.
Au sommet de sa tour, Sôrayel se sentit brusquement saisie d'un sentiment agréable, celui illusoire d'être un seul coup à l'abri de tout. Ici, rien ne semblait pouvoir l'atteindre. C'était merveilleux, c'était exactement ce dont elle avait besoin sur l'instant.
De là où elle était, ses grands yeux bleus pouvaient voir les habitants se promener, rentrer chez eux d'un pas pressé. Pour elle qui avait vécu la grande majorité de sa vie enfermée dans une pièce souterraine sans même voir la voûte céleste, ignorant même ce qu'était un nuage, ce spectacle était tout simplement enchanteur.
Sa peur envolée, elle murmura, aussi émerveillée qu'une gosse:
-Qu'est-ce que c'est beau...
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-Tu trouves?
-Oh que oui! C'est magnifique, tu ne trouves pas...?
-C'est... intéressant.
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Le rire cristallin de la jeune fille s'éleva dans l'air nocturne.
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-J'aimerais le voir de mes propres yeux.
-Oh...
-Je suis rétablit. Laisse moi sortir.
-No, non, non... pas ici, pas à Soul Society. Un nouvel Arrancar? Non, ils te tueraient.
-Je suis fort. Je suis un Espada.
-Ils ont l'avantage du nombre et du terrain, banane!
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À vrai dire, elle se refusait à le laisser lui aussi partir loin d'elle.
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-Laisse moi sortir.
-Non! Quand je serais dans le monde humain, je te laisserai sortir, pas avant.
-Le temps que ton capitaine t'envoie en mission sur Terre, ce seras trop tard. Si tu ne me laisses pas sortir de ton monde intérieur, tu vas mourir très vite.
-...
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Elle le savait. Elle savait que ce qu'il lui disait était la vérité, tout simplement la vérité. Mais elle ne voulait pas y penser. Elle ne voulait pas avoir à choisir entre sa survie et celle de celui qui était en elle. Elle se recroquevilla sur elle même, ses longs doigts pâles crispées autour de son ventre. Elle ne voulait pas y penser.
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-Tu le sais, je suis en train de te tuer.
-...
-Sôrayel, tu as un Espada en toi! Tu dois me laisser sortir.
-Non! Si tu sors, ils te tueront. Je me débrouillerais ne t'inquiètes pas. T'inquiètes pas.
-Tu dois...
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-Sôra! appela une voix claire provenant du pied de la tour, les coupant net dans leur conversation.
Et ce qui, au passage, permit à Sôrayel de lâcher le plus gros soupir de soulagement au monde. La jeune fille remercia du fond du cœur son sauveur et se pencha du rebord du haut de cette tour dans le vide pour apercevoir Rangiku qui lui faisait de grands signes pour qu'elle la rejoigne.
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Et c'est ainsi que Sôra se retrouva dans un petit bar du 1er district du Rukongai, coincée entre un Kira mal à l'aise qui fixait le plafond et une Rangiku sur-excitée qui avait décidé de lui changer les idées en la sortant et, si possible, en lui offrant la première cuite de sa courte vie à grands renforts de bouteilles de saké. Oui, la jeune fille était loin d'avoir l'âge requis mais la belle fukutaicho s'en fichait ro-ya-le-ment, surtout que Grimmjow n'était pas là pour veiller au grain.
Et pour l'instant, l'ambiance, malgré une apparente légèreté était bel et bien crispée, Sôrayel ayant du mal à se concentrer sur la situation présente, obnubilée par le reiatsu mouvant de son père dans un autre monde et les autres ne sachant pas trop comment se comporter avec elle.
-Alors comme ça, c'est toi la gosse d'Ichimaru? fit Shuuhei Hisagi, capitaine par intérimaire de la 9ème division, visiblement peu heureux de la voir là au milieu de leur petite beuverie entre amis.
Et vu la lueur sombre que l'on apercevait au fond de ses pupilles foncées, Sôrayel aurait pu dire qu'il y avait autre chose. Cet homme avait l'air d'avoir les nerfs à fleur de peau, comme s'il n'avait pas eut le temps depuis longtemps de se poser.
-Eh ouais, c'est elle! lâcha Renji avec un grand sourire, pas du tout gêné et ayant déjà attaqué la bouteille de saké devant lui avec un certain enthousiasme. T'en veux?
-Euh, j'suis mineure... Et ouais, j'suis la fille de Gin Ichimaru, capitaine de la 3ème et Grimmjow Jaggerjack, sexta Espada. Un problème?
Ce gars tatoué avait envie de se fritter avec quelqu'un? C'était pas son problème mais en tout cas, si il la cherchait, franchement, il allait la trouver sur son chemin sans aucun problème. Rangiku avait beau tenter de la dérider en l'emmenant ici, elle n'oubliait pas un seul instant où était son père. Alors si il voulait se battre, tant mieux, elle avait besoin de se défouler. Ce gars là ne lui faisait pas peur.
-Nan. répondit sèchement le tatoué avec une tête qui disait l'exact opposé avant d'avaler son verre cul sec.
Sôrayel mourra soudainement d'envie de lui tirer la langue mais se retint de justesse en se contentant de froncer ses grands yeux turquoise avec une lueur de défi provocatrice. À sa droite, le blond pâlit encore un peu. Connaissant bien le caractère de la jeune fille et celui de son amant, il craignait que la situation ne dégénère rapidement.
-Bon, t'penses quoi du Seireitei? demanda Renji.
Visiblement, le vice capitaine de la 6ème était assez curieux. Et surtout, il était trop intéressé par Mister Saké pour saisir l'ambiance électrique entre Shuuhei et leur invitée.
-Oh... C'est génial! répondit-elle avec des étoiles dans les yeux et un immense sourire franc.
-Carrément? Génial? fit-il tout en avalant une nouvelle goulée de saké frais, légèrement surpris.
-Bien sûr! rigola la jeune fille, faisant voleter quelques mèches bleutées et argentées qui brillaient doucement à la lumière artificielle du bar. Tout est tellement nouveau pour moi! Rien que l'herbe, je n'en avait jamais vu! En plus... Je connais enfin ceux dont mon père me parlait, c'est génial...!
-Il t'avait parlé de nous? demanda Renji tout en entamant une seconde bouteille.
-Oh que oui. Le truc, c'est que je vivais enfermée alors forcément...
-Enfermée...?! La vache, Aizen est un putain de tordu...
Aussitôt, Rangiku enfonça son coude dans les côtes de son ami décidément pas au point niveau tact.
-Bah, c'est pas ma faute... En tout cas, le monde extérieur me paraît juste... magnifique! Papa me parlait de tout ça, il était tellement gentil vous savez ...
-Tss! lâcha Shuuhei.
Cette fois ci, Sôrayel ne lui tira pas la langue. La jeune fille songea un instant à faire façon-Jaggerjack mais elle eut une meilleure idée. Une bien meilleure idée...
Elle se tourna vers lui, plissa les paupières doucereusement jusqu'à faire disparaître ses pupilles turquoise et élargit lentement son sourire refermant ses lèvres fines, fixant le brun d'un regard inquiétant au possible.
-Tu m'cherches? lâcha t-elle d'une voix glaciale, le sourire de son père sur les lèvres. Nan parce que si tu veux on règle ça tout de suite, ça tombe bien, j'ai besoin de me défouler là...
Sur la fin de sa phrase, sa voix se transforma en un véritable grondement sourd et bestial. Malgré son immense sourire et ses deux grands yeux réduits à deux fentes inquiétantes, elle dégageait une incroyable aura de fureur. Elle crevait littéralement d'envie de rabattre le caquet de ce gars et de lui coller son poing dans la tête.
Face à elle, Shuuhei semblait à deux doigts de céder à cette provocation facile et de filer une bonne leçon à cette gosse arrogante lorsque Kira, qui avait peut-être un peu trop bu sous l'impulsion de Renji, l'attrapa soudain par le col de son uniforme, l'attira brusquement à lui pour plaquer ses lèvres sur celles du brun et lui roula une pelle monumentale.
-Wow. lâcha Renji tandis que les deux amants s'embrassaient passionnément carrément au dessus de la table.
Sôra, elle, ouvrait de grands yeux ronds tandis que Rangiku rigolait doucement en sirotant délicatement sa tasse de saké. Elle adorait voir l'effet de l'alcool sur son ami d'habitude si réservé. Et avant que la gamine n'ait le temps de sortir une nouvelle bêtise, la plantureuse blonde lui asséna un petit coup sur l'arrière du crâne.
La bleutée s'apprêta à protester de manière virulente lorsqu'elle croisa le regard de la shinigamie et comprit qu'elle était allée un peu trop loin.
-Désolée... lâcha t-elle à mi-voix tandis que Kira continuait à avaler la bouche de son copain en lui roulant la pelle du siècle.
-Ça va, déstresse. fit Rangiku. On comprend. T'es inquiètes, tout ça... Et Shuuhei, Shuuhei est un peu sur les nerfs en ce moment et tu lui rappelles un peu trop la trahison de son capitaine je crois... Pis bon, ce gars a toujours eut son p'tit caractère hein. expliqua t-elle de sa voix calme avec un petit sourire, continuant à siroter sa coupelle de saké et absolument indifférente au spectacle de ses deux amis qui continuaient à s'embrasser goulûment.
-Hého! on est là les mecs! rigola Renji en tapotant du poing sur l'épaule du shinigami tatoué.
Les deux amants se séparèrent, le souffle court et les pommettes de Kira colorées d'un magnifique rouge vif.
-Désolé. couina t-il d'une petite voix avant de se rasseoir précipitamment.
-Mais non, mais non... répondit Rangiku, un grand sourire sur les lèvres tout en lui tapotant l'épaule.
Shuuhei lui, lui adressa un regard luisant de promesses pour la suite de la nuit.
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L'ambiance commençait à s'améliorer et à se détendre dans le bar lorsque soudain, Sôrayel se redressa brusquement, portant d'un seul coup la main à sa bouche d'un geste sec, comme pour s'empêcher de crier.
Aussitôt, les quatre autres s'immobilisèrent, surpris par l'air de panique absolue de la jeune fille.
-Quoi? Kékiya? fit Renji, à la fois intrigué et inquiet, légèrement sous l'influence de tout le saké qu'il avait ingéré. Qu'est-ce qui se passe là?
La jeune fille avait ses deux grands yeux bleus turquoise écarquillés au possible, une lueur de panique absolue faisant briller ses pupilles. Son grand corps fin, lui, tremblait littéralement de peur. Sa respiration commença d'un seul coup à se saccader.
-C'est... C'est P'pa... finit-elle par dire, paniquée.
Elle... elle le sentait. Elle le sentait. Elle avait toujours sentit en elle ces reiatsus qui bougeaient, qui se mouvaient dans le monde, elle le sentait dans sa peau, sur sa peau. C'était en elle.
Et là, Sôrayel sentait celui de son père, le reiatsu de son père, au cœur du palais de Las Noches perdu au beau milieu de ce désert immonde. Elle sentait le reaitsu de son père fluctuer. Au fur et à mesure du temps, la jeune fille avait appris à déduire beaucoup de choses de ses perceptions. Là, elle savait pertinemment quelle était la signification de ces fluctuations de reiatsu. Elle le savait parfaitement et c'était ça qui la terrorisait.
Autour d'elle, les autres qui n'y comprenaient absolument rien étaient à l'écoute, incapables de réagir.
-P'pa... tenta t-elle difficilement d'expliquer la voix saccadée. P'pa est à Las Noches et... y'a un autre Espada dans le bâtiment... Nnoitra je crois... Et...
Une larme s'échappa de son œil. Elle hoquetait littéralement de peur.
-Ils sont en train de se battre, P'pa est blessé... Je...
L'assemblée des shinigamis était pendue à ses lèvres et Rangiku tentait du mieux qu'elle pouvait de la calmer en passant doucement sa main sur son dos fin. Mais ça ne servait à rien, Sôrayel n'était plus avec eux, uniquement concentrée sur ce qui se passait dans un autre monde. Le reiatsu de Grimmjow fluctua une première fois. Puis une seconde, puis encore une...
-Non, non, non, non, non, non, non... Non!
La jeune fille ne murmurait plus qu'une litanie de «non», comme une dernière prière désespérée.
Soudain, elle hurla.
Peur.
Terreur.
Une panique absolue. Le cœur qui battait de toutes les forces de ce muscle au sein de sa poitrine. Son esprit qui hurlait autant de peur que ses cordes vocales. L'air qui se vrillait sous la force de son hurlement. Sa peur qui innervait tout son corps.
Qui grondait en elle. Qui jaillissait hors d'elle. Qui n'était plus que tout son être.
Sa peur qui incarnait désormais tout ce qu'elle était.
Le reiatsu de son père venait de s'éteindre.
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*se barricade dans son bunker antiatomique*
Eyh les gens j'ai survécu à une attaque de lapins mutants géants modifiés à coups de Hogyoku et élevés à la chair humaine alors... on garde la maîtrise de ses nerfs ^^ Et on bute pas l'auteur. Si possible.
J'ai dit! on! contrôle! ses! pulsions! MEURTRIÈRES!
(j'vais pas survivre... oskour!)
*Lucifer débarque en courant, complètement paniqué*
-Arrêtez vos conneries les gens! Je déconne pas! Je ne veux plus JAMAIS voir cette gonzesse chez moi! JA-MAIS! Le premier qui la bute fini dans la case torturés pour l'ETERNITE dans les bains de magma en fusion avec le programme spécial torture hard core qu'on a concocté pour Hitler et Mao!
*reprends son souffle*
-Par contre, si vous voulez la torturer, lâchez vous, elle m'a tellement cassé les couilles... J'peux même vous filer des conseils si vous voulez.
*s'offusque puis colle la droite du siècle aux Maîtres des Enfers qui fait trois fois le tour de son slip sans toucher l'élastique*
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Prochain chapitre, resurrecion de Sôryel, hip hip hip hourraaaaaaaaaaaaaa! (j'm'excite toute seule mais c'est pas grave...)
prochain chapitre: Chapitre 12. Né pour vivre, né pour vaincre...
mouhéhéhéhé... j'adore le titre du chapitre 12.
