Coucou! *surgit avec une montagne de cookies fait main qui fait à peu près 25m de haut* *grand minimum*

(mais en fait, c'est pas elle qui les a fait mais les démons qu'elle a honteusement exploité aux Enfers ce qui a d'ailleurs provoqué une énième crise de nerfs du Maître des Enfers désormais sous antidépresseurs) (au moins, il a arrêté de beugler non stop)

réponse aux reviews: salut Taraimpératrice! Toujours fidèle au poste, ça fait plaisir! Et hop, pleiiiiiiiiiin de cookies rien que pour toi! (à la base, ces saloperies de démons avaient pas capté que non c'était pas une nouvelle arme pour exterminer l'humanité et ils ont foutu de l'arsenic dedans... bon, je les ai engueulés mais fait attention tout de même, il reste peut-être encore quelques cookies piégés... si t'as un doute, fais les goûter d'abord à ton ptit frère; si il commence à convulser, c'est qu'il était empoisonné, voilà ^^) Eh ouais, pitit clin d'œil au résumé. J'ai galérééééé pour ce résumé, si tu savais! Donc au final j'ai pris cet extrait, je l'ai rebidouillé pour qu'il fasse la bonne taille, qu'il donne quelques indices sur la fic (notamment le fait que Sôra soit la fille d'un Arrancar)et tadammm! Mouhéhéhé, j'suis dans une armure médiévale, tu peux po m'frapper-euuh! Eh nan, pas de flash-back pour ce chapitre! Et Ulquiqui... bah vu qu'il est toujours convalescent hein...!

Et coucou aux deux nouvelles revieweuses, Mélusine78 et Lisou Aure (allez les autres... 9 reviews pour le dernier chapitre alors que 56 personnes l'ont lu)

Au fait, juste pour vous dire, le dialogue de ce chapitre (que j'aime beaucoup soit dit en passant) était dans ma tête dès le moment où j'ai eut l'idée de cet fic! (la vache, j'adore vos reviews, sérieux, ça m'aide TELLEMENT, merci, merci, merci... x 20) Et ce chapitre est le plus long jusqu'ici! Contents?

Et demain, je vous poste (ENFIN) l'OS que je vous avait promis pour la 30ème review et qui a été remporté par Cogitatio (oui, je sais j'suis à la bourre... héhé, pas taper) baptisé Paris, le chocolat, Gin et Grimmjow.

Discalibur: (quoi c'est naze? mais j'm'en tape, ça me fait kiffer moi!) bon. J'ai bien essayé de négocier pour avoir juste Benihime mais rien à faire, Kubo veut rien me lâcher... Fait chier! Bon, j'vais aller me consoler avec des bonbecs... M'en fout, moi, j'ai Sôrayel et son Ulquiqui qui sort de ses entrailles en mode yolo-style. Ah? Bah en fait nan, même Ulquiqui est pas à moi... Et shit-euh!

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La fin est proche! Plus qu'un chapitre et l'épilogue! (ça fait très devin apocalyptique comme phrase ça quand même...)

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Chapitre 13. J'ai tant rêvé du ciel bleu.


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Kira priait devant la tombe de ses parents, les mains jointes et l'esprit calme. Autour de lui, un vent calme et chaud de fin d'automne agitait les branches des arbres qui veillaient sur ce lieu, parés de douces couleurs orangées. Quelques feuilles voletaient de-ci, de-là, dansant légèrement dans l'air. Les yeux clos, il se laissa atteindre par le calme et la sérénité de l'endroit.

Certes, les derniers événements l'avaient plutôt ébranlé mais aujourd'hui, il avait confiance en l'avenir. Tout du moins, il essayait. Il y a quelques jours de cela, Grimmjow Jaggerjack avait disparu, sa fille avait piqué une crise de panique pas possible et avait attaqué son amant comme une furie et au final, un nouvel Arrancar était sortit du ventre de la jeune fille. Arrancar qui s'était d'ailleurs trouvé être un Espada, son rang était le 4ème et son nom Ulquiorra Schiffer. Heureusement, le dit Arrancar, qui s'était présenté au Gotei de manière très polie cela dit en passant, était loin d'avoir récupéré toute sa puissance. Probablement des séquelles du combat contre Kurosaki. En tout cas, cet Ulquiorra avait essayé de leur expliquer pourquoi il était sortit ainsi du ventre de la jeune fille avec tout une histoire de monde intérieur loin d'être claire et il n'avait pas compris grand chose.

En tout cas, les capitaines s'étaient empressés d'empêcher Zaraki de sauter sur Ulquiorra pour l'affronter, de récupérer Sôrayel pour vérifier si la «sortie» de l'Arrancar de son monde intérieur n'avait laissé de séquelles et de capturer le nouveau venu qui n'avait opposé absolument aucune résistance.

Ça faisait quand même beaucoup, il fallait le reconnaître. Enfin bon, ils faisaient avec et tentaient de gérer au mieux.

Pour l'instant, Sôrayel avait été enfermée dans une des geôles de la 9ème division, en charge de la sécurité et des enquêtes au sein du Seireitei. Elle avait tout de même attaqué un vice-capitaine, ce qui était loin d'être anodin. Mais rien n'indiquait qu'une réelle peine ne serait prise à son égard, beaucoup de gens avaient été touchés par cette gamine. Car au fond, c'était bien ce qu'elle était, une enfant. Une simple enfant qui avait dû grandir trop vite.

Une enfant dont il remerciait le ciel d'avoir pu la rencontrer, cette gamine incroyable. La fille de son capitaine bien aimé...

Les mains jointes, les yeux clos, cette pensée le fit soupirer de bonheur. C'était un peu du capitaine Ichimaru qui survivait à travers elle. Alors oui, Gin Ichimaru ne sombrerait pas dans l'oubli. Par moments, elle lui ressemblait de manière flagrante dans ses mouvements, sa posture ou même son port de tête. Parfois, c'était sa manière de parler, de tourner ses phrases, de choisir ses mots qui lui rappelaient Gin. Cet enfant était magnifique.

Les mains jointes, les yeux clos, cette pensée le fit soupirer de bonheur. Il adorait cette gamine. Parce qu'elle ressemblait au capitaine mais pas seulement pour ça. Il émanait de cette enfant une force, une joie de vivre mêlée à une candeur incroyable. Le tout mâtiné avec un caractère un peu vif et une éducation à la Jaggerjack. Un sacré mélange somme toute! Comme beaucoup, cette gamine l'attendrissait. Il tenait à elle.

Soudain, un appel le fit sortir de sa douce rêverie.

-Eh, Kira! Kira!

Lorsque le shinigami se retourna, ce fut pour voir un Renji Abarai aussi calme que d'habitude, c'est-à-dire pas du tout, courir vers lui l'air plutôt essoufflé, des mèches de cheveux écarlates dans les yeux. Avant que Kira n'ait le temps de lui demander pourquoi il faisait une tête pareille, celui ci lâcha d'un coup de sa voix forte:

-Grimmjow est revenu!


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-Alors, alors, qu'est-ce que ça donne? demanda Kira.

-Z'avez une piste? Allez, allez, dites moi que vous avez une piste là, bordel de merde? lâcha Grimmjow.

-Allez, allez, dites nous! piailla Rangiku, elle aussi perchée sur l'épaule de Kisuke Urahara.

-Eh bien, eh bien, répondit l'homme à l'éternel bob à rayure sur ses cheveux jaune paille, si vous cessiez de me coller ainsi et de regarder par dessus mon épaule, je pourrais peut-être progresser, mmm?

Grimmjow réagit aussitôt et repoussa les deux autres loin du scientifique.

-Allez, allez, laissez lui de l'air!

Seulement, l'Arrancar lui même mourait d'envie d'en savoir plus et revint quasiment immédiatement juste derrière Urahara.

-Bon, allez, dites moi que ça va vous aider?! Nan parce que j'ai pas risqué mes fesses pour que dalle moi hein!

-Laissez moi respireeeeeer! rigola Kisuke en agitant ses fioles en verre remplies de décoctions aux couleurs et aux textures étranges. Et arrêtez de paniquer, je sens que toutes ces notes et échantillons vont pouvoir m'aider. Franchement, je n'aurais pas pensé à aller risquer mes fesses dans les labos... enfin, les pièces piégées de Szayel Aporro Grantz, donc merci.

L'Arrancar lâcha un grand sourire carnassier.

-Hé hé, c'est que je suis pas complètement débile non plus! En même temps, c'est Szayel qui a «créé» ma fille dans ses labos à la con et bon, j'me suis dit qu'il devait avoir gardé pas mal de bidules qui pourraient vous aider... Des notes, des comptes rendus de précédentes expériences, ce genre de conneries. Alors, j'suis retourné au Hueco Mundo.

-N'empêche, c'était plutôt risqué non? demanda Rangiku.

-Plutôt ouais! lâcha l'Espada d'un rire jaune. Depuis la fin d'Aizen, c'est un sacré bordel, y a pas mal d'Arrancars qui essaient de prendre le pouvoir voire tout simplement de survivre, c'qui est pas forcément plus simple. Pis bon, y a Nnoitra qui m'est tombé dessus...

-Nnoitra? demanda Kira, interloqué.

-L'ex-quinta Espada fringué comme une cuillère transgénique avec une sale gueule. Un gros défoncé qui ne vit que pour se bastonner et crever au combat... Tss.

Kira empêcha de justesse ses lèvres fines de s'étirer en un sourire moqueur sous sa mèche blond cendré. «Qui ne vit que pour ce bastonner»... C'était pas le portrait craché de Grimmjow ça?

-Un sacré taré ce mec, m'a eut par surprise l'enfoiré...

Grimmjow émit un petit grognement au souvenir de ce combat. Tellement concentré qu'il était à trouver l'entrée de ces saletés de labos bien planquée et maintenant dissimulée sous des montagnes de gravats de taille parfois impressionnante, il n'avait absolument ni vu ni entendu l'arme disproportionnée de Nnoitra fendre l'air pour le percuter violemment et trancher ses chairs. Ses grandes mains se refermèrent en deux poings serrés et furieux.

-N'empêche, j'ai eut grave du pot qu'l'autre Tercera me trouve rapidement... J'serais encore en train de me vider de mon sang comme une merde sinon! rigola t-il, un étrange sourire sur son visage d'ordinaire plutôt fermé.

La belle blonde haussa un sourcil, pas sûre d'avoir vraiment saisit ce qu'il venait de dire. Dans la fond de la pièce, coincé entre deux machines étranges et incongrues, Kisuke tentait de déchiffrer l'horreur calligraphique qui tenait lieu d'écriture à l'ancien huitième Espada sans vraiment écouter la discussion.

-La Tercera? Mais c'est une blonde, bronzée et en plus, elle est morte, Aizen l'a tuée. Sous mes yeux! fit Rangiku à qui décidément, quelque chose échappait.

-Hein? répondit Grimmjow sans comprendre. Nan, ça c'est Hallibel. Moi je te parle d'une ancienne Espada, une des premières créées par Aizen. Nelliel Tu Overdschank, c'est elle que vous avez vu.

Effectivement, lorsque Grimmjow était revenu du Hueco Mundo, guérit par l'étrange bave de Nell, cette jeune femme plantureuse à la magnifique chevelure d'un vert ondulé et au regard noble et pétillant l'accompagnait de son pas dansant. Et le Seireitei n'avait pas fait trop de difficultés pour l'accepter. Ils étaient en paix et avaient déjà accepté un Arrancar ultra violent et grossier qui avait d'ailleurs tenté plusieurs fois d'«éclater ce renardeau transgénique à la con qu'a osé toucher à MA fille», bagarreur et surexcité ainsi que sa dite fille, tout aussi dingue et ingérable.

En outre, Nell n'avait pas participé à la guerre et Inoue avait pu témoigner de l'aide incommensurable qu'elle leur avait apporté. Et puis bon, il faut bien reconnaître que après l'Arrancar version grosse brute vulgaire avide de combats, l'Arrancar version magnifique jeune femme douce et attentionnée, c'était légèrement plus... attrayant.

-Franchement, sans elle, j'y serais resté. J'déconne pas! C'est grâce à elle que j'ai pu revoir ma fille hier... Putain. Je ne savais même pas que Nelliel était encore au Hueco Mundo, j'aurais du aller la chercher, la protéger et...

Kira et Rangiku échangèrent un regard entendu, la plantureuse blonde retenant de justesse un pouffement de rire peu discret. L'Arrancar leur adressa un rictus méprisant, vexé.

-Ces notes sont vraiment passionnantes! leur parvint soudain la voix claire et éternellement amusée de Kisuke qui se redressa brusquement avec un grand sourire.

-On s'en fout que ça soit passionnant merde! lâcha Grimmjow. C'est pas pour que t'ai de la lecture que je suis allé risquer mon cul là-bas mais pour que tu soignes ma fille, blondin! Alors soigne la!

-Mais tu sais, Sô s'est réveillée après ton départ... fit le scientifique avec un petit mouvement de son éventail.

-Ouais, je sais! lâcha Grimmjow énervé. Mais il est hors de question qu'elle passe le restant de ses jours à s'évanouir comme ça sans raison, c'est super dangereux! Et je refuse de la voir mourir avant moi. Capté blondin?

-Je pense, fit Urahara, pas impressionné pour deux sous, que c'était cet Arrancar qui était en elle qui était la cause de ces crises. Elles ont commencé après votre départ du Hueco Mundo, n'est-ce pas? Par contre, avec ces notes là, c'est un peu comme si j'avais le mode d'emploi de Sô...

Grimmjow se retint de justesse de coller une droite au scientifique. Sô?! C'était quoi ce surnom immonde?! Il avait besoin de ce gars au bob pour soigner Sôrayel. Il avait besoin de ce gars au bob pour soigner Sôrayel. Il avait besoin de ce gars au bob pour soigner Sôrayel. Il avait besoin de ce gars au bob pour soigner Sôrayel. Il avait besoin de ce gars au bob pour... Il lui collerait la droite du siècle plus tard.

-Sans Hôgyoku, poursuivit-il, ça va être un peu difficile de tout modifier dans sa structure sans la tuer mais je devrais pouvoir allonger sa durée de vie sans trop de difficultés...

Grimmjow, pensif, secoua la tête. Il savait déjà ce que Kisuke venait de dire. Ce gars avait une tendance à se répéter, c'était atroce.

-Un Arrancar dans son monde intérieur... soupira Kira, toujours aussi ébahit à cette idée complètement dingue.

Le sexta Espada grogna et commença à jouer avec une fiole en verre à l'aspect fragile. Il avait sacrément envie d'aller aussi exploser Ulquiorra.

-C'est la propriété de Kage no Akayuki, non? demanda Rangiku, adossée à la table du scientifique.

-Normalement, elle ne peut faire ça que pour des objets inanimés... Les ramener dans son monde intérieur et les y «réparer». Visiblement, elle peut aussi restaurer le corps des êtres vivants. Il semblerait qu'Ulquiorra ait perdu sa force d'Espada. On sait qu'elle y a déjà emmené son père donc bon...

-Comme pour Shinzô aussi. fit remarquer Kira.

-Ouep. acquiesca l'Arrancar.

-Ça a du être un effort monstrueux pour son corps déjà faible...

Si on résumait bien, l'Espada était la cause de l'affaiblissement de sa fille depuis qu'ils étaient partis pour le monde réel.

-Ulquiorra. Est. Un. Homme. MORT! lâcha Grimmjow en hachant ses mots avant de resserrer brusquement le poing, explosant la fiole de verre en milliers de petits bouts coupants, absolument hors de lui et prêt à tuer n'importe qui qui l'emmerderait.

À cette vue, Kisuke soupira et ficha les trois adultes hors de son labo avec son grand sourire commercial, agacé des les voir ici et l'empêchant de travailler correctement.

-Allez, allez dehors, vous allez finir par me gêner. Promis, dès que j'ai du nouveau, je vous tiens au courant.

-T'as intérêt ouais! gronda Grimmjow. Sinon, j'te bute!

Pour toute réponse, le scientifique le fixa de son regard d'éternel endormi, sourire en coin, et lui claqua la porte au nez. L'Arrancar écrasa violemment son poing contre le mur mitoyen avant de proférer une nouvelle bordée d'injures, toutes plus vulgaires les unes que les autres.

-Bon. finit-il par lâcher une fois son répertoire -et il était long- épuisé. J'vais aller parler à c't'enfoiré de cuarta à la con. Va falloir qu'il m'explique pourquoi il était dans le ventre de ma fille lui...

Traduction: j'vais l'étriper quoiqu'il me raconte.

Rangiku se retint de dire qu'il allait aussi profiter du fait qu'il soit atrocement affaibli et donc absolument incapable de se défendre. Car si Sôra avait réussit à lui restituer la grande majorité de son reiatsu, il n'était plus désormais capable de l'utiliser. Malgré tous ses efforts, elle n'avait pu lui rendre la capacité d'exploiter sa force monstrueuse. Il n'avait donc pas été très difficile de l'arrêter et de le coller dans une cellule. De toute façon, il n'avait pas fait mine de se défendre.

-Tu ne veux pas plutôt aller parler à ta fille? demanda t-elle pour le détourner un peu de cette idée et sachant que la jeune fille n'avait toujours pas pu revoir sa fille.

-J'peux pas, pour l'instant, elle a pas le droit aux visites. Cette abrutie a quand même attaqué un vice-capitaine...

-Hé! Sôrayel a fait ça pour t'aider! s'exclama la jeune femme outrée et à deux doigts de lui coller une claque tout Espada qu'il soit.

Grimmjow soupira. Il le savait, il n'était pas stupide. Mais ça lui faisait peur. Et si elle avait réussit à passer hein? Si elle avait réussit à le rejoindre dans ce monde sauvage? Au Hueco Mundo, elle n'aurait pas pu survivre plus de deux minutes. Et ça, ça lui faisait peur. Parce qu'il savait qu'il ne pourrait pas toujours l'empêcher de faire des conneries et de se mettre en danger. Elle n'était plus ce petit bébé incapable d'agir seule. Elle pouvait agir, elle pouvait faire des bêtises sans qu'il ne puisse toujours être là pour la protéger. Il tenait tellement à elle...

Heureusement, ici, ils avaient réussit à l'arrêter.

-J'le sais, qu'est-ce que tu crois? expliqua t-il. Sôrayel ne pourrait pas survivre deux secondes cinquante au Hueco Mundo.

-Mais c'est ta fille quand même! Et celle de Gin! rétorqua la blonde avec une pointe de fierté.

-Et alors? rétorqua en grognant l'ex-Espada. Oui, on est puissants mais ça ne marche pas comme ça. Elle, elle ne l'est pas. C'est ma fille, je la connais mieux que personne. C'était pas ce qu'avait demandé Aizen à c't'enflure de Szayel. Au contraire! Le but, c'était de jouer avec Gin alors c'était plus «amusant» si sa fille n'allait pas vivre longtemps.

-Putain de bordel de merde! lâcha d'un seul coup Rangiku avec sa voix aiguë, ce qui eut pour effet de faire peur à Kira, révoltée à cette idée de donner la vie à un être uniquement pour en faire souffrir un autre.

-Bah, c'est comme ça. répondit Grimmjow. D'toutes façons, j'suis là pour la protéger. J'laisserais personne lui faire du mal. Allez, j'vous laisse, j'vais aller cuisiner l'autre dépressif. Et lui tirer les vers du nez façon Jaggerjack!

Mais, juste avant d'être hors de vue des deux shinigamis, l'Arrancar aux cheveux d'un bleu électrique se retourna, pointant un regard moqueur et sarcastique sur la jeune femme avant de lui dire:

-Au fait, t'énerves pas comme ça, t'as les seins qui vont sortir de ton uniforme.

Puis il lâcha un rire bestial, mort de rire, et les quitta d'un sonido. Rangiku lui cria une insulte de son cru tandis que Kira soupirait une nouvelle fois. Grimmjow était vraiment le père idéal...

-Matsumoto!

Oups. La blonde n'aurait pas du crier aussi fort et surtout si peu loin des grandes allées du Seireitei. À quelques mètres des deux shinigamis se tenait du haut de ses un mètre vingt et des poussières Toshiro Hitsugaya, capitaine de la 10ème division. Et visiblement, il se réjouissait d'avoir enfin mis la main sur sa vice-capitaine qui avait encore fuit la paperasse de la capitainerie.

D'un geste, le garçon aux cheveux blancs éternellement hérissés sur son crâne d'enfant lui intima l'ordre de le suivre, direction le boulot. La belle blonde soupira, Kira lui adressa un petit sourire contrit d'encouragement puis elle trottina vers son capitaine tout en agitant les bras et en piaillant que «vous m'avez manqué, taichôôôôôô!». Quelque part, Kira était content que son amie ait été confiée à ce capitaine qui, malgré son apparence ronchon avait un cœur d'or.

-Tiens moi au courant! lui cria t-elle.

-T'inquiètes!

Le jeune shinigami sourit. S'il allait voir Shuuhei à la 9ème, il le laisserait probablement voir la jeune fille.


.

.

-Alleeeeeeeeez, laisse moi sortir steup...

-Non.

-Mais pourquoi!

-Parce que tu m'as attaqué, que je suis vice-capitaine et que tu as essayé de déserter Soul Society.

-Mais j'ai des circonstances atténuantes! Pis tout ce que j'ai réussit à faire, c'est te coller mon pied dans la tronche et bloquer ton sabre dans mon trou de Hollow alors hein...

-...

-Et j'me suis déjà excusée vingt fois! s'exclama Sôrayel depuis sa geôle. Allez, laisse moi sortir...

-Non.

-Mais t'es vraiment têtu hein! Ok, d'accord... Shuuhei Hisagi, vice-capitaine de la 9ème division, je suis désolée de vous avoir attaqué l'autre jour. Je regrette beaucoup ce geste inconsidéré. T'es content maintenant?

-Déjà, pour que tes excuses soient crédibles, faudrait que tu arrêtes de sourire et... Eyh! Je rêve où tu me tires la langue là?!

-J'peux faire plus vulgaire si tu veux.

- Ce que je voudrais, c'est que tu te taises. Et ôte moi ce sourire psychopathe de ton visage.

-Haha! Je ne me tairai pas avant que tu ne me laisses sortiiiiir...

-Je t'ai déjà dit que c'est hors de question. Je ne désobéirai pas aux ordres moi.

-Pff, t'es pas sympa... C'est marrant.

-Elle est très illogique ta phrase, tu t'en rends compte?

-Quoi? J'dis juste que t'es marrant, c'est tout!

-Comment ça, «marrant»? Tu sous-entends que je suis comique, c'est ça? fit Shuuhei de sa voix blasée.

-Nan, c'est juste qu'avec la tronche que tu te payes, j'pensais pas que tu serais aussi balai dans le cul que le capitaine Kuchiki.

-... !

-Quoi, choqué? Purée... Nan, chais pas avec tes tatouages là, pis tes cicatrices, t'as plutôt une tête de voyou.

-Une tête de voyou hein... soupira Shuuhei.

Franchement, le babillage ininterrompu de la gamine commençait à sérieusement lui courir sur le haricot. Surtout que depuis le départ de son capitaine, il avait deux fois plus de travail et jonglait entre sa capitainerie et les locaux de la Gazette du Seireitei. Devant son bureau se tenaient les geôles dans lesquelles la 9ème détenait ses suspects et c'était là-dedans, à son grand désespoir, qu'ils avaient enfermé la jeune fille.

Et depuis qu'elle s'était réveillée, Sôrayel n'avait pas cessé de parler et de faire le pitre. C'était insupportable, cette gamine était absolument incapable de rester en place même dix secondes. Elle faisait le poirier, tapotait le mur de ses longs doigts fins, s'amusait à cogner les barreaux en fer pour faire de la musique, inventait de nouvelles grimaces... Le tout pile devant son bureau.

D'ailleurs, là, elle avait glissé ses longues jambes entre les barreaux de sa cellule et s'était assise à un mètre et quelques du sol sur une des barres métalliques transversales. Ses jambes pendaient mollement à l'extérieur de la geôle, le tissu immaculé de son hakama remonté haut sur ses cuisses blanchâtres.

-Et pis tu fais toujours la tête, j't'ai jamais vu vraiment sourire.

-Ça fait même pas deux mois que tu me connais je te rappelle.

-Ben et alors? Deux mois, c'est long! Ça fait un sixième de ma vie quand même...

- Laisse moi travailler et tais toi. Tu m'énerves.

La jeune fille émit un rire clair, agitant sa tête fine et ses longs cheveux turquoise.

-Je sais oui!

-Et ça te fait rire?

-Plutôt! Je te saoule mais tu ne réagis pas tant que ça.

-J'ai l'air de ne pas te répondre?

-Oh si. Mais bon, si je te saoule tant que ça, tu pourrais m'assommer, j'sais pas moi...

-Me donne pas d'idées.

-Roh, t'oserais pas! Si?

-On parie?

-Chais pas... Approche et je hurle.

-Je te le déconseille vivement. J'ai déjà un sacré mal de crâne...

-Pauv' chou. M'approche pas dans ce cas là.

-J'peux très bien t'assommer à distance avec mon reiatsu, t'es pas du tout résistante.

-Fais ça et mon père t'enfonce ton sabre dans la gorge.

-Oh, je suis mort de trouille.

C'est à ce moment là que l'amant du vice-capitaine entra dans la pièce après avoir toqué doucement. Depuis le couloir, il avait entendu une part de leur joute verbale, plutôt comique. Un léger sourire amusé éclairait son visage. Et puis il connaissait bien Shuuhei, malgré son caractère quelque peu difficile, la jeune fille ne l'énervait pas autant qu'il le laissait paraître.

-Kira! fit aussitôt cette dernière en le voyant entrer dans la pièce. Shushu veut pas me laisser sortir!

Shuuhei s'étouffa à moitié avec sa tasse de thé recrachant le liquide chaud comme il pouvait, choqué. Shushu?! Kira se dit que décidément, il faudrait qu'il réutilise ce surnom absolument ridicule et superbe. Il lui faisait penser à une grosse peluche, ce qui ne correspondait pas vraiment au profil de son amant. D'ailleurs, celui ci releva un regard désespéré vers Kira, un appel à l'aide dans ses yeux sombres.

-Ne t'inquiètes pas Sôra. Tu sortiras bientôt, il faut juste que tu restes là encore un peu. C'est ta peine pour avoir attaqué Shuuhei.

Pour toute réponse, la jeune fille soupira. Le couple s'embrassa tendrement et le brun murmura à l'oreille de son blond que franchement, de lui et elle, il avait l'impression que c'était lui que l'on essayait de punir.

-Eh, j't'ai entendu Shushu!

Shuuhei quitta à regret les bras fins de son amant.

-Appelle moi encore une fois comme ça et je t'assomme.

-Essaye seulement. J'ai hâte de voir P'pa t'éclater la tronche.

-J'ai déjà battu un Arrancar.

-Ouais. Et c'était un des branleurs de Barragan. Compare pas ce merdeux à mon père, c'est un Espada lui.

Kira tapota l'épaule du tatoué.

-Du calme, du calme...

-Je vais la buter.

Un léger rire clair s'échappa des lèvres entrouvertes du blond.

-J'sortirais quand?

-Je ne sais pas, d'ici quelques jours je pense.

Un sourire déchirant retentit dans la petite pièce.

-Sôra?

-Je déteste être enfermée... fit-elle sur un ton d'excuse. Je ne pensais que je n'aurais plus jamais à vivre ça... J'ai passé beaucoup trop de temps à rêver de ce qu'il y avait au dehors.

Avant que Shuuhei, surpris par cette expression de tristesse et de douleur, ne lui dise un mot gentil, la porte s'ouvrit brusquement à la volée.

-Urahara!

-Salut Kisuke!

Sans répondre, le scientifique se dirigea vers la jeune fille à grands pas enthousiastes, un grand sourire sur les lèvres.

-Hisagi, où sont ses zanpakutos?

-Euh, là... fit le dénommé, légèrement décontenancé par la brusque arrivée du scientifique.

-Sô, demanda celui ci, archi concentré et de grandes cernes sous les yeux, est-ce que tu as déjà libéré ton sabre pendant que tu étais en mode resurreccion?

-Quoi? tiqua la jeune fille, surprise par l'attitude sérieuse et la lueur au fond des yeux de Kisuke. Euh non, ça, j'ai jamais essayé. En même temps, j'avais pas trop accès à eux...

-Oh mon Dieu, je suis génial! lâcha le blond en se frappant brusquement le front.

-Ça va, tranquille la modestie... marmonna Shuuhei à l'oreille de son amant, sourire en coin.

-C'est-à-dire? fit Sôrayel, absolument paumée par les questions du blond.

Kisuke se redressa, visiblement épuisé mais content comme un enfant à Noël.

-Écoute. J'ai enfin compris ce qu'a fait Szayel en te créant. Il a tenté de séparer de force tes deux natures. C'est ça le problème, pas le fait que tu en aies deux. Je cherchais à concilier ton côté Arrancar et ton côté shinigami. Mais j'avais tort, j'avais tort! Complètement tort! Le truc, c'est que tu es une métis de nature! De nature!

Surexcité par ce qu'il avait compris, Kisuke fit un tour sur lui même, son éventail devant son grand sourire.

-Tu n'as pas deux natures distinctes. Tu en as une seule. Seulement, cette nature est unique au monde. C'est ça le truc. Pour ne pas que tu sois viable, Szayel Aporro Grantz a cherché à séparer tes deux origines, tu saisis?

-Euh ouais, je crois...

-Donc en fait, il faut détruire la barrière qu'il a créé en toi, il faut détruire ce qui empêche tes deux origines de se fondre en une seule nature. C'est cette barrière qui te tue à petit feu!

Sôrayel, dont la respiration s'était considérablement accélérée, se força à s'apaiser, tentant désespérément de calmer les battements de son cœur.

-Je ne suis pas... «terminée», c'est ça...?

-Exact! s'exclama aussitôt Kisuke. Ça m'étonnait aussi, ces deux zanpakutos distincts, c'est du jamais vu...

À côté d'eux, Kira et Shuuhei écoutaient attentivement, n'osant pas bouger un cil.

-Et ça y est, j'ai compris. Il a séparé l'expression de ton pouvoir, de ta nature en deux. Tu n'aurais jamais dû avoir deux zanpakutos distincts mais un seul! Chaque être ne peut en avoir qu'un, un seul... C'est absolument dingue! Bon, j'prends les deux sabres!

Il les saisit et toujours aussi excité, repartit direction la sortie, laissant trois personnes hébétées.

-Hé Kisuke! Attends!

-Moui? fit-il en se retournant, les deux sabres dans les bras.

-Tu vas faire quoi...? demanda Sôrayel, un peu inquiète.

Le shinigami se retourna et lui adressa un sourire magnifique, tellement tendre...

-Ne t'inquiètes pas, je vais leur rendre leur forme originelle, celle qu'ils auraient toujours du avoir. Sô...

Kisuke tapota doucement le sommet du crâne de la jeune fille à travers les barreaux de sa geôle. Sôrayel le regarda d'un regard interrogateur, ses pupilles turquoise brillant d'une lueur qui questionnait le scientifique face à elle.

-Dès que cette séparation aura disparue... Tu seras guérie. Dans deux heures, ton espérance de vie seras la même que celle des autres Arrancars et shinigamis. Tu vas vivre petite... Tu vas vivre.

Après un dernier sourire attendri, Kisuke quitta la pièce, Kage no Akauyuki et Tsukitora dans ses bras. La porte se referma.

Alors seulement une larme, de soulagement et d'un bonheur infini mêlés, roula doucement sur le long de son visage.

Elle allait vivre.

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Voilà, voilà... Une tite review en attendant le dernier chapitre la semaine prochaine et l'épilogue dans deux semaines? (putain, la fin de cette fic les gens... ça me fait trop bizarre!)

(allez, juste pour le défi... on en est à 78 reviews, si vous atteignez les 100 reviews, j'offre un autre OS!) (kwaaa?! laissez moi rêver! j'e fait tripper toute seule ^^')