5. Les malheurs de Tsunade
Dans le paisible village de Konoha, le temps passait comme si de rien n'était. L'hiver était arrivé doucement, avait perduré pendant environ deux mois, et commençait tout doucement à céder la place au printemps. Ainsi, en cette belle, quoique un peu fraîche, matinée de mars, le village se réveillait tout doucement, à l'image d'un arbre encore engourdi par l'hiver, reprenant vie lentement.
Une des rares exceptions à ce phénomène restait la Tour de l'Hokage. Véritable ruche qui ne dormait jamais, toujours encombrée de dizaines d'employés occupés à rédiger, corriger, lire, relire, décoder, ranger, classer, rechercher, transporter, réceptionner et envoyer des centaines et des centaines de paperasses de toutes les sortes, naviguant dans les couloirs dignes d'un labyrinthe et courant entre les différents étages.
Dans son bureau du dernier étage, Tsunade désespérait, rouspétait, renâclait, protestait et grommelait comme un enfant qui ne voudrait pas faire ses devoirs, surveillée par une Shizune indomptable et incorruptible, devant l'amoncellement de papiers qui s'agrandissait plus vite qu'elle n'avait le temps des les signer. Elle allait finir sa vie dans un bureau à signer encore et toujours les mêmes paperasses, et terminerait ensevelie sous deux tonnes de papiers administratifs ou étouffée par la poussière. Massant son poignet droit, elle se demanda si Shizune accepterait l'excuse de la tendinite. ... Sûrement pas, elle l'avait déjà sortie la semaine précédente. Soupirant, Tsunade attrapa sa bouteille de saké pour boire une gorgée, avant de regarder sa bouteille fixement.
Rien à faire, elle avait définitivement envie de tuer Sakura. Sa disciple lui en avait fait voir de toutes les couleurs depuis qu'elle était revenue de mission.
Il y avait évidemment ce fameux jour où la rose était rentrée de sa mission d'infiltration, apparemment avec une case en moins et une attirance pour le saké en plus. Preuve en était le fait qu'elle lui avait piqué sa bouteille sans même qu'elle-même ou Shizune ne s'en aperçoivent. Elle avait laissé passer cette fois-là, pensant que l'exubérance de Sakura était passagère car due à un trop long moment passé avec les timbrés d'Akatsuki, et qu'elle se calmerait d'elle-même dans les jours à venir.
Elle en avait fait des erreurs dans sa vie, mais celle-là était certainement une des pires.
Flash-back - Octobre
Cela faisait deux semaines que Sakura était revenue de sa mission d'infiltration, et elle venait tout juste de terminer son congé - qu'elle s'était elle-même accordé soit dit en passant. L'Hokage l'avait donc convoquée dans son bureau pour sa nouvelle mission.
La rose avait débarqué en tenue de l'Anbu, son masque à la main et son katana sur le dos, baillant sans aucune retenue.
Ca commence bien, avait pensé Tsunade. Elle avait fait part du cas... potentiellement inquiétant de la rose au médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Konoha, quelques jours auparavant. Juste au cas où.
Soupirant un bon coup, elle releva la tête pour affronter le sourire de la jeune femme, qui, rien à faire, la mettait toujours aussi mal à l'aise. En même temps, mettez un sourire mi-cinglé mi-sadique dans un visage angélique, et vous obtenez le physique du parfait psychopathe.
« Voilà ta nouvelle mission. Elle est de rang A. , commença Tsunade, remarquant tout de même que Sakura avait l'air un peu - un tout petit peu - plus sérieuse. Les vioques du Conseil voulaient te redonner directement une mission de rang S, mais je les ai envoyé balader.
- Vous savez, moi ça ne m'aurait pas dérangée. , répondit la jeune femme en haussant les épaules, attrapant le dossier que lui tendait l'Hokage. Alors... Mettre hors d'état de nuire les sous-fifres d'Orochimaru cachés dans les trois repères nouvellement repérés par les unités de repérage et ramener le plus d'informations possibles concernant Orochimaru., lut-elle à voix haute. Vous êtes au courant qu'il est censé être clamsé depuis un moment, l'autre serpent ? , demanda-t-elle en haussant un sourcil.
- Oui, mais il avait tellement de sous-fifres et de réseaux en souterrain que ça ne m'étonnerait que l'un d'eux veuille reprendre le flambeau. , grimaça Tsunade. Tu veux quelle équipe pour t'accompagner ? Pour ma part j'avais pensé à-
- Pas besoin d'équipe, je peux largement faire ça en solo ! , la coupa la rose avec enthousiasme.
- Hein ?! Non mais Sakura, je te signale qu'il y a toujours plusieurs centaines de subordonnés d'Orochimaru dans chaque repaire et que tu en as trois à faire ! Tu veux mourir ou quoi ? , s'exclama la blonde, énervée.
- Bien sûr que non, je ne suis pas suicidaire quand même. , répondit nonchalamment Sakura. En gros, il suffit de massacrer tout ce qui bouge et de ramasser les infos qui traînent ensuite, non ? Suffit de foncer dans le tas à coup d'explosifs, de finir ceux qui restent avec du ninjutsu ou du taijutsu, d'aller dans les labos du serpent et du binoclard chercher toutes les paperasses qu'ils ont laissés, et une fois qu'on a tout, ben suffit de ressortir et de tout faire péter. Du gâteau quoi, voyez bien que j'ai pas besoin d'équipe pour ça ! Bon, bah j'y vais, à plus ! »
Choquée par le débit des paroles et par la logique imparable, quoique totalement timbrée, de Sakura, Tsunade ne sut que dire pendant une bonne minute. Réalisant finalement qu'elle avait l'air d'un poisson échoué sur la plage avec ses yeux qui clignaient fixement et sa bouche grande ouverte, elle reprit contenance et s'adossa à son fauteuil en se pinçant fortement l'arête du nez. Ces jeunes allaient finir par la tuer.
Soufflant un bon coup, elle tendit le bras pour saisir sa bouteille de saké, tâtonnant sans rien trouver. Fronçant les sourcils, elle rouvrit les yeux et chercha du regard sa chère bouteille. Le bureau était recouvert d'un tas de choses plus ou moins identifiées, mais rien qui ressemblait à sa bouteille.
Tsunade blêmit. Cette scène lui rappelait quelque chose... Se levant précipitamment, la blonde courut à la fenêtre qu'elle ouvrit à la volée, cherchant du regard une chevelure rose. Elle l'aperçut finalement, juste en-dessous de sa fenêtre.
« Sakura ! » , beugla-t-elle en direction du sol.
Six étages plus bas, la rose regardait pensivement la petite bouteille blanche qu'elle tenait à la main, quand elle entendit son nom. Levant la tête, elle croisa le regard furibond de l'Hokage.
Tsunade était furieuse. Sakura la regardait d'un air neutre, mais elle voyait bien sa bouteille de saké dans sa main gauche. Elle avait recommencé !
« Sakura ! , cria-t-elle à nouveau. Rend-moi cette bouteille immédiatement ! »
La rose baissa le regard sur ladite bouteille, avant de relever les yeux vers la blonde à moitié penchée dehors, une veine sur la tempe, serrant le bord de la fenêtre - qui commençait à se fissurer sous la pression.
« Oh. , fit Sakura. Vous y tenez tant que ça à cette bouteille ? , demanda-t-elle, l'air étonnée.
- Evidemment que j'y tiens ! , beugla Tsunade. Alors rend-la moi tout de suite !
- Ok, ok, puisque vous y tenez tant que ça. , fit la jeune femme en haussant les épaules. Faut pas vous énerver pour si peu. »
Et joignant le geste à la parole, la rose envoya la bouteille vers le haut, sous le regard apeuré de Tsunade qui craignit de voir la bouteille se retourner et son précieux saké arroser la cour. Heureusement, ladite bouteille lui arriva sans dommages dans les mains. Soulagée, Tsunade rentra le buste dans son bureau et porta la bouteille à sa bouche, dans l'intention d'en prendre une bonne lampée. Mais aussitôt, elle écarta la bouteille, écarquillant les yeux.
« Mais c'est vide ! , s'écria-t-elle, la fenêtre toujours ouverte.
- Ah ? , fit Sakura d'en bas. Vous vouliez aussi ce qu'il y avait dedans ? »
Retour au présent - Mars
Rien que se remémorer ce souvenir fit saillir une veine sur la tempe de l'Hokage. Sakura semblait avoir trouvé une nouvelle passion : le saké. Tsunade aurait pu être heureuse que sa disciple lui ressemble autant, si celle-ci n'avait pas pris la très mauvaise habitude de se servir dans ses réserves personnelles.
Après tout, se disait la rose, pourquoi s'embêter à payer ce qu'on peut avoir gratis ?
Flash-back - Novembre
Ayant pris pour acquis que Sakura semblait apprécier le saké autant qu'elle-même, Tsunade prenait soin de cacher ses bouteilles quand elle convoquait la rose ou que, fait plus rare, celle-ci débarquait sans prévenir dans son bureau.
Ainsi, pendant un mois, aucune mésaventure n'arriva à son cher saké qu'elle fut la seule à déguster. Malheureusement, ses réserves n'étaient pas inépuisables. Tant qu'à boire, autant se payer du bon saké ! Tsunade attendait donc avec impatience le nouvel arrivage de sa boisson préférée.
Un matin, un livreur se présenta au bureau de l'Hokage, et déposa une facture assez importante - pour ne pas dire faramineuse - devant la blonde, expliquant qu'il venait livrer le saké. Très heureuse de voir enfin arriver son alcool chéri, Tsunade paya - se ruinant à moitié au passage - et demanda ensuite où il avait déposé les caisses.
« Ah, ça, il y a quelqu'un qui les a prises en charge pour vous, d'après ce qu'on m'a dit.
- Comment ça ? , demanda l'Hokage en fronçant les sourcils. Qui s'en est occupé ?
- Vous n'êtes pas au courant ? , s'étonna à son tour le livreur. Pourtant ça date de ce matin.
- De ce matin ? Et vous arrivez seulement maintenant ? , demanda la blonde en regardant l'heure à la pendule - il était près de midi.
- Oui, en fait j'ai croisé cette personne en bas de la Tour tôt ce matin, et elle m'a dit que plutôt que de m'encombrer avec toutes mes caisses, elle allait s'en occuper. Comme ça j'aurais seulement la facture à vous apporter, et comme j'allais sûrement passer la matinée coincé à l'administration, ça serait moins lourd à transbahuter. , expliqua le livreur. D'ailleurs, reprit-il avec une moue désapprobatrice, elle avait raison. C'est de plus en plus long d'accéder à votre bureau. C'est bien parce que vous êtes une bonne cliente. , fit-il en agitant le chèque signé par Tsunade.
- Cette personne, je peux savoir qui c'est ? Ou au moins à quoi elle ressemble ? »
Elle avait un très, très mauvais pressentiment.
« Oh, mais je sais qui c'est ! Vous pensez bien que je n'aurais pas laissé ce saké à quelqu'un sans être sûr qu'il arriverait bien chez vous ! , s'exclama le livreur. Elle m'a dit qu'elle était votre élève, et un des employés de l'administration me l'a confirmé.
- Mon élève, vous dites ? , demanda Tsunade, l'air catastrophée. Oh non, pitié, pas ça.
- Oui, enfin, je ne connais pas son nom, mais c'était une jolie jeune femme, avec des cheveux roses. »
Dans leur petite cabane en bois, à côté des grandes portes du village, Izumo et Kotetsu entendirent un énorme bruit de verre brisé provenant du centre de Konoha. Ils levèrent la tête juste assez vite pour apercevoir un bureau s'envoler par la fenêtre apparemment cassée du bureau de l'Hokage, suivi par une multitude d'autres choses - entre autres, une chaise, des rouleaux et un cochon - avant de percevoir un puissant cri de colère.
« Sakuraaaa ! »
Retour au présent - Mars
Une deuxième veine apparut sur la tempe de l'Hokage au souvenir de ce jour. Sa disciple ne s'était pas gênée pour se carapater avec la totalité des bouteilles de saké qu'elle avait chèrement payées. Au final, elle n'avait jamais revu son saké. Et même si elle s'était un peu vengée en refourguant à la rose tout un tas de missions pourries et particulièrement chiantes, elle avait toujours un goût amer dans la bouche quand elle y repensait.
Désormais, elle se méfiait de Sakura, passant en état d'alerte maximal dès que celle-ci mettait un pied dans la Tour de l'Hokage. Elle avait barricadé ses caisses de saké - qu'elle avait du racheter et repayer - dans le coffre-fort où étaient rangés habituellement les rapports top-secrets - relégués dans un placard au fond de la réserve des archives, tant pis pour les secrets d'état. De même, elle protégeait jalousement ses bouteilles, quitte à les cacher sous son bureau et à boire avec une longue paille - le ridicule ne tuait pas, le manque de saké si.
Enfin, il serait juste de dire qu'elle se méfiait vraiment à cent pour cent de Sakura depuis trois mois environ.
Flash-back - Décembre
La neige tombait sans interruption de puis plusieurs jours déjà, promettant un mois de décembre entièrement blanc, pour la plus grande joie des enfants qui attendaient avec impatience la sortie des cours pour prendre part à d'épiques batailles de boules de neige - dont étaient parfois victimes les ninjas qui se déplaçaient de toit en toit.
L'Hokage avait beaucoup de mal à écouler les missions de surveillance des frontières et celles qui nécessitaient de se rendre dans les pays du Riz, de la Terre ou de la Foudre, situés bien plus au nord que Konoha. En revanche, constata-t-elle avec un air désabusé, les missions en partenariat avec le pays du Vent - connu pour son climat chaud même en hiver - disparaissaient dès leur arrivée sur son bureau. Elle aurait aimé pouvoir faire la même chose, pensa-t-elle en réglant plus fortement le radiateur. Il fallait vraiment qu'elle fasse refaire l'isolation de la Tour.
Elle avait convoquée Sakura pour lui filer une mission au pays du Fer - non ça n'était absolument pas de sa faute si cette mission avait lieu dans un pays où il faisait actuellement moins cinquante degrés - et attendait que celle-ci arrive, jetant des regards nerveux à sa bouteille de saké, qu'elle prit finalement pour la ranger dans le tiroir de son bureau. On ne savait jamais.
La porte s'ouvrit, laissant entrer Sakura, aussi enthousiaste que d'ordinaire malgré les températures dignes du pays des Neiges, toujours habillé de la même façon, si ce n'était l'écharpe qui ornait sa tenue d'Anbu - rien que de la voir en débardeur, Tsunade se sentit frigorifiée. Repensant à ses caisses de saké perdues, elle se dit mesquinement que la rose méritait bien de se les cailler un peu... beaucoup.
Ayant donné sa mission à la rose, Tsunade allait pour se rasseoir quand elle sentit un énorme éternuement lui monter au nez. Elle fit volte-face pour éviter d'envoyer par mégarde de la morve sur Sakura et éternua un bon coup. S'essuyant le nez, elle se retourna et vit alors sa bouteille de saké - qu'elle état pourtant sûre d'avoir rangé dans un tiroir cinq minutes plus tôt - dans la main de Sakura.
Maîtrisant la subite pulsion meurtrière qu'elle venait de ressentir, elle intima sèchement à la jeune femme de reposer la bouteille sur le bureau. Celle-ci afficha un air déçu avant de poser la bouteille.
« Tant pis, soupira-t-elle, j'irai acheter des fleurs à la place.
- Des fleurs ? , demanda Tsunade en fronçant les sourcils. Pour quoi faire ? Et par cette saison en plus ? , dit-elle en regardant rapidement par la fenêtre.
- Ben, je comptais aller sur la tombe de mes parents, vu que c'est l'anniversaire de leur mort. , expliqua la rose. M'enfin, des fleurs c'est bien aussi... Même si elles tiendront pas longtemps. » , dit-elle en faisant la moue, regardant la neige dehors.
Tsunade culpabilisa un peu. Elle savait ce que ça faisait de perdre sa famille. Combien de fois n'avait-elle pas amené une bouteille d'alcool sur la tombe d'un des siens ? C'était aussi symbolique en hiver que les fleurs en été. Voyant son élève se retourner pour partir, l'Hokage attrapa sa bouteille et la tendit à la rose.
« Tiens, prends-la. , dit-elle d'une voix radoucie.
- Merci. » , répondit Sakura en prenant la bouteille, souriant légèrement.
Une fois la rose partie, Tsunade se cala dans son fauteuil, songeant que son élève n'était pas si machiavélique que ça, et qu'elle-même devenait tout de même un peu trop paranoïaque. Shizune entra dans le bureau, l'air affolée.
« Qu'est-ce qu'il y a , Shizune ? » , demanda la blonde.
Shizune mit bien cinq minutes avant de réussir à bredouiller qu'elle avait vu Sakura sortir du bureau une bouteille de saké à la main.
« Ah, ça ! Oui, je sais, c'est moi qui lui ai donné. , expliqua Tsunade. C'est pour l'anniversaire de la mort de ses parents. » , continua-t-elle devant l'air choqué de son assistante.
Celle-ci fronça les sourcils.
« L'anniversaire de la mort de ses parents ? Mais... Ca n'était pas en février ? » , hésita la brune.
Tsunade ouvrit la bouche... Et la referma. Les parents de Sakura étaient morts le même mois que son frère Nawaki - pas la même année évidemment -, elle le savait pour avoir assisté à leur enterrement. Nawaki était mort en février.
Lentement, Tsunade tourna la tête vers la calendrier accroché au mur. On était au mois de décembre.
Voyant l'Hokage virer rapidement au rouge vif, une aura meurtrière autour d'elle, Shizune se précipita hors du bureau, refermant rapidement la porte derrière elle et détalant dans le couloir le plus loin possible du bureau de l'Hokage.
« Sakuraaaa ! »
Retour au présent - Mars
Oui, se dit Tsunade, la rose lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Mais elle ne se laisserait plus avoir, ça c'était sûr. De toute façon, Sakura était actuellement à l'hôpital, jouant son rôle de ninja médecin. Aucun risque qu'elle débarque pour lui piquer son saké. Rassénérée, elle se plongea dans sa paperasse du jour.
Quatre heures plus tard, l'Hokage se trouvait au deuxième étage de l'Hôpital de Konoha, inspectant rapidement les malades et blessés légers, accompagnée de Shizune. Alors qu'elle tournait à l'angle d'un couloir pour revenir à son bureau, situé juste à côté de la réserve de médicaments, elle aperçut au bout du couloir Sakura, de dos.
Shizune vit la blonde s'arrêter au milieu du couloir. Suivant son regard, elle tomba sur Sakura... Qui tenait à la main une petite bouteille blanche. Sans qu'elle puisse réagir, Tsunade se rua vers la rose, lui arracha la bouteille des mains et la but cul sec.
« Hé hé, ricana-t-elle à l'adresse de Sakura, c'est toujours une bouteille de mon saké que tu ne me piqueras pas ! Hum, continua-t-elle en fronçant les sourcils, drôle de goût.
- Heu... C'était pas du saké. , dit finalement la rose, l'air étonnée du comportement de l'Hokage.
- Hein ?! , s'exclama la blonde d'un air stupéfait. Minute, reprit-elle en fixant la bouteille. C'était quoi alors ?
- Ben, on a un patient qui a des problèmes de transit. J'allais lui apporter. , répondit la rose. Voyant Tsunade froncer les sourcils, un air d'incompréhension sur le visage, elle fut plus concise. C'était du laxatif. Puissant. »
Cinq heures plus tard, Shizune toqua timidement à une porte.
« Maître Tsunade ? Est-ce que ça va mieux ?
- A ton avis ? , aboya la blonde à travers la porte. Est-ce que je serais toujours dans ces putains de chiottes ça allait mieux, Shizune ?!
- Euh... Dé-désolée... », bégaya la brune avant de se sauver.
Derrière la porte, sur le trône, le Cinquième Hokage du village de Konoha fulminait, imaginant mille et une façons de trucider sa plus jeune disciple. Levant la main, celle-ci finit sur un rouleau... en carton.
« Noooooooon ! Pourquoi y'a jamais de PQ dans ces chiottes ?! »
