Voilà le chapitre 3 avec beaucoup de retard et comme je sais que je ne publie pas vite j'ai fait un chapitre plutôt long afin que vous puissiez attendre la suite plus calmement. Les choses bougent enfin! En espérant qu'il vous plaise!

tristana: En espérant que j'ai égailler ta curiosité :3 Merci Beaucoup.


« Tu ouvres enfin la porte petit con ? » cingla l'homme de bureau en pénétrant dans l'appartement, bousculant Sherlock de l'épaule. Il renifla bruyamment en observant la pièce dans sa totalité, l'ambiance l'écrasait tellement qu'il se précipita vers la fenêtre pour l'ouvrir. Celle ci se montra quelque peu résistante n'étant quasiment jamais utilisée. « Ça pue la mort ici ! » protesta Steward en balançant son manteau sur une chaise. Le jeune Holmes était resté planté au milieu de la pièce à vivre scrutant son invité de la tête au pied, l'autre plus vieux se posta en face de lui.

« Qu'est ce qu'il t'arrive petit insolent ? C'est ma visite inattendue qui te perturbe autant ? -Ricana Steward, chopant le brun à la gorge – Tu ne dis rien ? Tu as donné ta langue au chat ? Minou minou minou ! »

Il lécha promptement les lèvres de Sherlock, les mordant brutalement. Ce dernier le repoussa en lui donnant un coup de poing dans le ventre. Le blessé se recula en se tenant l'estomac, il cracha du sang et s'essuya la bouche vigoureusement « Espèce de petite pute, tu ne te laisses plus faire !» s'écria le plus vieux en attrapant le brun par les cheveux et l'obliger à se soumettre.

« Tu joues au révolutionnaire Sherlock ? - Il tira d'un coup sec la chevelure bouclée en arrière, le forçant à le regarder – Tu sais que ça ne plaît pas à Sebastian ! - Il lâcha sa prise, le propulsant au sol – Je vais te donner une bonne leçon, tu vas vite te calmer crois moi ! »

Il lui retira sa chemise de nuit, et massa généreusement ses formes, Sherlock se débattit encore, il n'allait pas se laisser faire. Il n'aimait pas ça il allait lui faire comprendre. Et même s'il devait le faire, qu'il y était obligé, il n'allait certainement pas se taire. Il envoya un coup de pied dans les parties génitales de son agresseur, qui se rebiffa aussitôt en le giflant. La lèvre supérieure du brun se fendit, et le goût du sang envahit sa bouche, la saveur de cuivre se fit plus forte quand Steward lui assignat une deuxième gifle. Sa joue percuta le sol, et il sentit sa mâchoire craquer. Il grimaça en plissant les yeux, Steward venait de le prendre subitement, comment avait il pu être aussi rapide ?

Douleur. Souffrance. Mal-être. Impuissance. J'ai mal. J'ai envie de fuir. Je voudrais en faire de la pâté pour chat. Ou l'égorger. Agonie. Je le sens me détruire de l'intérieur. Me salir. Je me sens sale. Immonde. Lâche. Pitié qu'il s'arrête. Immédiatement !

Le bureaucrate se retira après s'être fait plaisir. Il remonta la braguette de son pantalon, observant fièrement l'homme nu au sol. Il ne put s'empêcher de lui donner un coup dans la poitrine. Sherlock gémit de douleur cachant son visage de ses cheveux couvert de sueur. Il griffa la moquette, remarquant le sang sur le bout de ses doigts, il avait dû s'agripper férocement à la peau de son violeur durant l'agression. Il regarda faiblement l'homme quitter la pièce sans un mot, et la fatigue l'emporta.

Quand il se réveilla, le temps s'était longuement écoulé. Le soleil était plus haut dans le ciel, les oiseaux chantaient joyeusement, sautillant de branche en branche. Les enfants qui rentraient de l'école riaient les cœurs légers, leurs sacs à dos sur l'épaule, courant gaîment sur les trottoirs. En pleine après-midi, Londres semblait si paisible et bien loin du monde dans lequel Sherlock vivait. Il frissonna, constatant qu'il était toujours en tenue d'Adam à même le sol, il se releva lentement et attrapa sa chemise qu'il enfila aussitôt pour se rouler en boule sur la canapé. Cependant avant de se morfondre il attrapa une feuille de journal datant de quelques jours pour en faire un origami. Après chaque viol – puisqu'il ne pouvait pas appeler ça un acte sexuel sans avoir de nausées- il avait pris l'habitude de confectionner des cocottes en papier. Aujourd'hui il fabriqua un papillon, signe de liberté qu'il chérissait tant. Mais il ne perdait pas espoir, un jour il s'échapperait... En attendant il posait ses créations partout autour de lui, pour rappeler à Sébastien et aux autres, qu'il était et sera toujours indépendant, libre et redeviendrait bientôt le grand Sherlock Holmes d'antan. Une aide ne serait pas de refus, pensa t-il en s'installant plus confortablement dans son fauteuil. Le chat bleui ferma paisiblement les yeux, il était fort, il trouvait toujours la force et le courage de faire face. Il commençait à s'endormir quand on toqua à la porte, mais moins frénétiquement que ce matin. La poigne était douce et se voulait rassurante. Madame Hudson... Elle venait sûrement lui apporter de quoi se nourrir. Depuis leur rencontre, elle ne supportait pas de le voir si frêle avec juste la peau sur les os Et elle lui amenait régulièrement de quoi subsister. Sherlock s'était demandait si elle était au courant de ses activités, mais son sourire en disait long. Et le brun ne se posait plus la question désormais.

« Sherlock ! Mon petit ! Votre appartement est sans dessus-dessous ! Allons bon ! Je vous ai préparé un potage aux légumes du jardin. Vous m'en direz des nouvelles, c'est une recette que je tiens de ma grand mère. - Elle posa l'énorme marmite en cuivre sur la table de la cuisine – Dites moi mon petit, aujourd'hui j'invite de vieilles amies pour le thé. Vous aimeriez venir ? Elles m'apportent des biscuits au beurre délicieux ! Et ne faites pas cette tête, vous ne seriez pas seul, j'ai invité mon médecin, un homme charmant. Vous pourriez devenir de bons amis. Vous qui ne sortez que très rarement. - Elle vint caresser ses cheveux tel une mère qui apaise son fils.- Si vous avez besoin, ma porte est toujours ouverte Sherlock... » Murmura la vieille dame. Avant de le quitter elle baisa lentement son front, elle espérait de nouveau entendre sa voix. Lui qui n'avait pas prononcer un murmure depuis si longtemps.


John Watson était un excellent médecin, il se donnait corps et âme pour soigner ses patients. Et il arrivait que naisse une sorte d'amitié entre eux. John posait toujours des limites évidemment, il avait du en briser des cœurs. Les gens se sentaient protégés et en confiance totale avec cet homme. Et c'était toujours très poliment que le médecin coupait les ponts. Mais il y avait une vieille dame, la soixantaine passée, elle qui avait séjourné un long moment à l'hôpital pour une opération du genou. John avait l'habitude de passer dans le service de gériatrie, certaines personnes âgées se montraient parfois découragées face à la maladie, il était là pour surmonter ces moments difficiles avec eux. Mais cette petite dame était toujours de bonne humeur, elle rayonnait et redonnait aux autres patients l'espoir perdu. Juste avant sa sortie, elle avait promis à John qu'elle l'inviterait chez lui en guise de remerciement. Le docteur s'était sentit gêné, mais n'avait pas pu refusé.

Et aujourd'hui il devait mettre de côté sa haine constante envers le proxénétisme pour jouir des petits plaisirs que Londres offrait la journée. Il profita de sa journée de repos pour oublier les soucis de la veille, la catin qui s'était montré très provocatrice mais aussi utile. Le jeune Timothé qui s'était scarifié les avant bras, la peur panique des autres victimes, les médecins à bout de nerfs. Comme toujours il avait réussi à stabiliser la situation, en faisant preuve de sang froid. Mais aujourd'hui il n'était pas le grand Médecin du St Mary's Hospital, juste John Watson. Un type tout à fait ordinaire, qui se rendait dans un boulangerie accompagné de son meilleur ami, pour acheter un gâteau au fromage blanc à son hôtesse.

« Comment s'appelle déjà cette petite mamie John ? » Demanda Greg Lestrade observant avec attention les pâtisserie présentées sur le comptoir. Les parfums que dégageaient ses petites merveilles embaumèrent le nez des deux protagonistes, ce qui fit sourire la jeune vendeuse. « Ah si je pouvais je les achèterais tous mademoiselle ! » Déclara Lestrade en lui lançant un grand sourire, la jeune fille fit une moue adorable en rougissant telle une tomate bien mûre .

« Tu ne changeras jamais Greg, je vais prendre la tarte au fromage blanc mademoiselle, et aussi une tartelette au chocolat »

« Oh John tu fais des folies, et ton régime alors ? »

« Je ne fais aucune régime, et la tartelette est pour toi gros bêta » soupira ,amusé le blond en lui tendant le paquet que venait de confectionner avec soin la boulangère. L'ami rougit en s'appropria la pâtisserie, croquant à pleine dent dedans, des minuscules miettes de pâte se coincèrent au coin de sa bouche.

« Tu en ferrais fondre plus d'un » taquina John tenant la porte de la boulangerie à une petite fille. Poliment il céda aussi le passage à Greg finissant d'engloutir son petit plaisir. « Tu sais que tu représentes parfaitement le cliché des flics américains » lui fit remarquer le médecin expirant une grande bouffé d'air frais. Le temps était sec mais quelque peu ensoleillé, donnant bonne mine aux deux amis.

« Oui je sais avec les beignets dans la voiture, le café au bureau etc... tu vas aussi me reprocher d'être homo bientôt » Soupira le dit policier en frottant ses mains l'une contre l'autre pour se débarrasser des miettes.

« Non non, c'est juste que ton petit ami est comment dire... »

« Spécial ? »

« Ouais c'est à peu près ça. Comment s'appelle t-il déjà ? »

« Mycroft »

« Ah oui j'allais dire Mycrosoft ! »

« John ! C'est un nom qui sort de la norme, c'est tout »

« Il n'y a pas que le nom qui sort de la norme » rouspéta le John en réajustant le col de son manteau. « Il te regardes peut-être avec des yeux doux plein d'amour, mais contrairement à toi quand mon regard croise le sien, il n'y a pas une once d'amour dans ses pupilles. J'ai bien cru qu'il allait me tuer lors de notre première rencontre »

« Il fait partit du gouvernement, tu ne sais pas de quoi il est capable »

« Ha justement je préfère m'en méfier, il m'a quand même enfermer dans mon laboratoire, c'est à peine si j'avais un fusil pointé dans le dos, pour savoir ce qu'il fallait t'offrir à Noël. Il est gentil attentionné, mais il en fait peut-être un peu trop. Et en tant qu'ami je n'approuve pas votre relation, il te laisses toujours quand il a une affaire importante, il n'y a que son petit frère qui compte pour lui à t'entendre parler, vous vous séparez sans arrêt et j'en passe... »

« John un peu d'empathie voyons, il a disparut depuis bientôt un an »

« D'accord d'accord, je suis désolé pour lui. Mais il n'a pas à te faire subir ses coups de blues quotidien »

« Oui c'est vrai, en attendant on s'est réconcilié hier et- »

« Ah parce que vous vous étiez disputés ? »

« Oui je n'ai pas osé t'en parler mais tout va bien et ce soir nous sommes invités chez lui »

« Ce soir mais je dois déjà rentre visite à Madame Hudson cette après-midi, et comment ça ''nous'' » ?

« Oui toi et moi ! » s'enthousiasma le policier.

« Ok, pour toi et uniquement pour toi je viendrais »

« Tu es génial John » Greg lui tapota amicalement l'épaule « Et tu es encore célibataire ! Je me demande comment tu fais »

« Figures toi que hier j'avais une prostituée assise sur son bureau »

« Non ! Tu t'adonnes à ce genre d'activités John ! Je ne pensais pas ça de toi ! »

« Tout de suite, écoutes moi idiot. Je lui ai juste demandé quelques informations sur Moran et sa bande. »

« Tu comptes les infiltrer ? » s'étonna Lestrade en faisant les gros yeux.

« Oui pour mieux les éliminer »

« Non non non ! Je ne te laisserais pas faire ça ! C'est trop risqué ! Tu te souviens d'Anderson, l'homme bon et brillant qu'il était. Il est devenu addict de cette saloperie, il ne se présente plus au travail, il a tout perdu ! Je refuse que mon meilleur ami, et aussi meilleur médecin de Londres s'amuse à provoquer le diable en personne. »

« Mais je ne vais pas me laisser tenter, et j'ai justement besoin de provoquer le diable comme tu dis pour arriver à mes fins. La fin justifie les moyens Greg tu le dis toujours »

« C'est surtout ta fin qui est proche mon pauvre John, je t'en prie je pourrais en parler à My' mais ne te lances pas tête baissée là dedans » le supplia son ami en tirant sur son manteau; devant son air désespéré le blond soupira d'agacement « Ok, ok je ne tenterais rien pour le moment »

« Mouais il va vraiment falloir que je te trouve une copine pour t'occuper mon vieux » Taquina Greg en lui donnant un coup d'épaule. « Tu crois qu'il y aura une belle demoiselle chez ta Madame Hudson ? »

« Ne dis pas de bêtises je parie qu'elle va réunir ses amies au grand complet et je vais me retrouver encerclé par des mamies me tirant les joues, et me bourrant de gâteaux. »

Les deux hommes éclatèrent de rire en plein milieu de la rue, sollicitant le regard des curieux. John essuya les larmes naissantes au coin de ses yeux Il regarda son ami plié en deux, presque couché sur le trottoir.

« Mon pauvre John ! Trop bon, trop con ! Je t'aurais bien accompagné mais tu sais, j'ai une vie surchargée ! Mais j'aurai adoré venir ! » se moqua le policier, qui se prit une tape amicale sur la torse.

« Ne te moques pas ! Qui sait il y aura peut-être sa fille ou sa petite fille »

« John John et si c'est un fils ou un petit fils »

« Je ferrai avec ce que j'ai Greg ! »

« Oh oh ! Intéressant Johnny ! »

« Arrêtes de m'appeler comme ça ! »

« Oh pardon Monsieur Watson, vous êtes susceptible. »

« Idiot » railla le dit Monsieur Watson en donnant une pichenette sur le front de son ami. « Tu devrais y aller, te connaissant tu vas bien mettre trois voir quatre heures à te préparer pour ton petit ''chéri'' » Ironisa John en stoppant un taxi de sa main libre.

« Ce soir, 19h30 devant chez toi, John. » Le médecin lui fit un grand sourire d'approbation avant de s'engouffrer dans la voiture noire. « 221B Baker Street » indiqua le blond en s'installant plus confortablement dans le fauteuil en cuir. Il s'autorisa quelques minute de repos pour fermer les yeux, et s'imaginer une vie qu'il n'avait jamais eu.


Sherlock avait longtemps médité les mains jointes sous son menton, toujours allongé dans son canapé fétiche. Peut-être devrait il écouter les conseils de sa logeuse et sortir. Pourtant dès qu'il se concentrait sur le monde extérieur, il s'y sentait étranger. Il avait refermé la fenêtre que Steward avait ouverte le matin, et au passage il avait saisit son violon. Il avait juste caressé sensuellement les cordes, s'extasiant du son qu'elles produisaient. Une pure merveille, il n'avait pas joué depuis quelques temps, mais le désir lui brûlait les entrailles. Le bois se frottait contre son cou, chatouillant sa fine peau. L'archet dans l'autre main, il le glissa délicatement sur les cordes en un lent va et vient. De l'autre main, il appuyait sur les cordes de l'instrument pour que les vibrations deviennent une douce mélodie.

Il ferma les yeux, et se laissa emportait par la musique, ses doigts bougèrent automatiquement, et bientôt un son triste et mélancolique envahit la pièce. La musique parlait pour lui, elle l'aider à s'exprimer. Les mots ne sont jamais suffisant, mais la musique elle, est bien assez puissant pour faire comprendre milles et une choses. N'avez vous jamais ressenti de frissons en écoutant une de vos mélodies favorites ? Cette émotion qui vous glace subitement le sang, cette sueur froide dans votre dos. Et soudain cette chaleur qui vous enveloppe, vous protège, et vous apaise . Avez vous déjà ressenti ceci uniquement avec des mots ? Non certainement pas, le langage est bien trop pauvre. Il n'y a que les gestes, les regards, les bruits pour s'émoustiller un minimum. Il n'y avait que le son du violon pour calmer la colère de Sherlock. Il revit encore le sourire fier de Steward. La musique se fit plus dure, les sons se cassèrent et perdirent leur harmonie. Un bruit strident perça le tympan du brun. Il ouvrit de nouveau les yeux. Le silence. Malheureusement lui aussi était capable de nous faire ressentir des émotions. Le jeune homme faillit reprendre sa mélodie, quand des rires gras se firent entendre en bas de chez lui. Il sourit pour lui même, il devait sûrement s'agir des amis de Madame Hudson. Le silence n'était plus. Posant délicatement son trésor sur la table basse, il se dirigea vers ce qui semblait être sa salle de bain.

En effet la pièce, n'était pas disposé de manière à être utiliser comme salle d'eau. Là aussi des tas de tasses, de bricoles, de vaisselle trônaient au sol, dans l'évier, dans la baignoire. Et aussi des cocotes en papier, il faisait attention à ne pas les écraser préférant s'ouvrir le pied avec une fourchette qui traînait par là. Au milieu de la pièce, il put observer son reflet. Il semblait bien fatigué, exténué même. Ses joues s'étaient un peu creusées par rapport à la derrière fois. Depuis quand n'avait il pas croisé son reflet au fait ? Il fronça les sourcils, en constatant qu'il avait garder cet air indifférent. Ce n'était pas une mauvaise chose en soi, il risquerait juste d'effrayer les petites vieilles en bas. Se rappelant de son but premier, il évacua sans délicatesse les choses dans sa baignoire, jeta sa robe de chambre plus loin. Et se faufila sous le jet d'eau glaciale. Il s'assit sur le marbre blanc et froid, ramenant ses jambes contre lui. Il attendit longuement. Les gouttes qui pendaient à ses boucles ruisselaient sur son dos et ses jambes. Il observait ses pieds, et la couleur noir qu'avait pris l'eau à cause de la saleté qui se collait à lui. Mais il y avait une autre saleté sur lui. Dont il n'arrivait pas a se défaire. Et malgré les longues minutes à essayer de se laver, il ne sentait toujours pas mieux.

Sortant de sa petite toilette habituelle, il trouva par chance des habits. Cela faisait un moment qu'il n'en avait pas porter ,préférant sa robe de chambre bleue fétiche pour mieux se rouler en boule. Le chat qui n'était plus bleui, enfila un jean noir assez moulant qui collait à sa peau mouillée comme un sangsue. Il s'empara aussi d'une chemise pourpre et ne monta pas les dernier boutons dévoilant sa pomme d'Adam. Une paire de chaussures noires aux pieds, il referma la porte de son appartement . Bazar serait peut-être plus juste.

Il avait à peine descendu les premières marches que Madame Hudson l'attendait en bas. Il comprit bien vite qu'elle aurait été prête à remonter pour le tirer de force. Elle lui sourit chaleureusement et prit son bras sous le sien pour l'emmener dans son salon.

Le rose et le violet en sur nombre brûla les rétines de Sherlock, habitué à l'obscurité de son habitat. Des coussins, des napperons, des fleurs, des vases, des assiettes en porcelaine, des gâteaux, du café, du thé. Des vieilles dames habillées dans leurs tenues du dimanche, comme elles le disaient à l'époque. Des robes à fleurs, de la dentelles, des bijoux en or, bagues énorme, boucles d'oreilles, du maquillage rose, bleu, vert.

Seigneur on se croirait dans un film. Ou c'est une jeunesse oubliée.

Toute fière, la logeuse présenta son colocataire à ses amies. Celui ci eut droit à quelques compliments très plaisants. Surtout sur sa chemise pourpre – il devrait la mettre plus souvent constata t-il- qui allait très bien avec ses cheveux bouclés.

« Mon dieu ma chère, tu loges des jeunes hommes très charmants » s'exclama l'une d'entre elles, alors qu'elle allait porter à sa bouche sa tasse de thé fumante. Une autre qui venait de couper la tarte aux fraises sur la table dit « Il a l'air tout frêle le petit ! Il faut qu'il goûte à ma tarte, il m'en dira des nouvelles ! »

« Mon dieu, mon fondant au chocolat est resté dans le four »s'exclama subitement Madame Hudson, paniquée. Sherlock posa délicatement sa main sur son épaule, et se dirigea lui même vers la cuisine. Heureusement pour lui, la pièce se situait juste à côté et donnait sur le salon. Il aurait difficilement pu se perdre. Il arriva devant le four et les choses se corsèrent, comment faire pour arrêter un objet électronique que vous n'avez jamais utilisé ?

Le taxi arrêta John à l'adresse indiquée, il n'avait jamais fréquenté ce quartier. Il consulta de nombreuses fois l'adresse et le numéro sur la porte. Il prit une grande inspiration et toqua à plusieurs reprises. Au bout d'un moment, son ancienne patiente lui ouvrit la porte. Elle tendit automatiquement les bras pour le serrer contre elle.

« Oh John vous êtes venu c'est merveilleux . Et vous avez apporté un gâteau, il ne fallait pas. Entrez vite, il fait froid dehors »

Le docteur entra dans l'appartement de la vieille dame, observant chaque détail. S'il avait parié avec Lestrade qu'il se retrouverait trente ans en arrière, là où il passait ses dimanches chez sa mémé aux vieilles robes fleuris, aux odeurs de café et de biscuit . Il aurait perdu.

« Allez donc poser ceci dans la cuisine John, nous avons déjà entamé d'autres pâtisseries »

Le blond, qui commençait à sentir ses doigts lâcher prise sous le poids de la tarte, ne se fit pas prier .Il pénétra à son tour dans la cuisine, trouvant devant le four un jeune homme, un homme plus jeune que lui Il le regarda longuement et il le trouva magnifique. Ses vêtements qui se collaient contre lui, ses cheveux bouclés en bataille qui retombaient sur son front. Il lâcha un « woow » involontairement, et le brun se retourna vers lui. Mon dieu John faillit avoir un arrêt cardiaque en croisant ses yeux d'un bleu profond

« Vous savez comment éteindre ce truc ? » Demanda t-il tout naturellement en pointant du doigt le four. Même ses doigts étaient beaux. John se retint de rire, il avait l'impression de faire face à un gosse. Il arriva à ses côtés et tourna les boutons afin de tout éteindre.

« En général il faut tourner vers la gauche » déclara le blond.

« Vous êtes médecin » Dit Sherlock n'ayant pas fait attention à la remarque de John.

« Oui...Vous ? Vous êtes déjà passé à l'hôpital ? »

« Non mais ça se voit, sur vos mains »

Incrédule John regarda aussitôt ses mains, les retournant sans cesse. Il scruta longuement ses paumes, sa ligne de vie peut-être ? Ou celle de l'amour ? Depuis quand il croyait en ses bêtises en plus ?

« Non, il n'y a rien sur vos mains. Mais vous avez était très adroit en poussant les boutons, et les phalanges sont couvertes de minuscules plaies. Vous devait donc utilisez un scalpel, et comme vous êtes précis, vous appuyez trop fort. »

« Fabuleux »

Ce fut au tour de Sherlock de rester incrédule, lui qui n'avait pas pour habitude de recevoir de compliments sur ses talents d'observateur. Il détourna la tête regardant son reflet dans le miroir noir de l'appareil électronique. Il eut la bonne surprise de se voir sourire.

« Et vous vous êtes musicien ? » Demanda John en regardant ses longues mains qui le fascinait depuis son arrivée. « Vous avez de légères croûtes sur le bout des doigts. C'est un instrument à corde ? Je dis ça parce que j'ai eu un patient qui jouait de la guitare à s'en faire saigner les doigts. »

Sherlock se froissa intérieurement et perdu rapidement son sourire. Ces traces n'était pas dû aux cordes du violon, mais aux griffures qu'il avait administrait à Steward.

Salaud. Tu me payeras ça Steward !

« Oui je joue régulièrement du violon » mentit à moitié le brun.

« Époustouflant ! » S'extasie le médecin en réelle admiration face à cet inconnu.

« Vous deviez peut-être poser votre paquet non ? »

« Vous avez raison. Merci Monsieur... ? »

Ne dit pas Holmes. S'il connaît Mycroft tu es mort, s'il connaît Seb tu es mort.

« Appelez moi juste Sherlock, évitons toutes ces politesses inutiles. »

« Très bien alors vous pouvez m'appeler John. Sherlock c'est un joli prénom »

Le dit Sherlock haussa les épaules.

« C'est un prénom, je connais pire »

« Ah oui moi aussi ! » Déclara le blond se souvenant de la conversation avec son meilleur ami.

Le brun sourit de nouveau, c'était étrange mais ce médecin avait inconsciemment nettoyer une petite partie de sa blessure psychologique.

« Oh je crois que le gâteau a eu trop chaud » Constata John en regardant la croûte noir qui s'était formé sur la pâtisserie.

« Oh de toute façon je ne raffole pas de chocolat » railla Sherlock en refermant le four.

« Vous croyez qu'on devrait les rejoindre ? » proposa John.

« Non, je pense qu'elles nous ont déjà oublié » Affirma le brun en s'asseyant sur une chaise en bois « Vous savez faire le thé John ? »

Le sang du blond ne fit qu'un tour lorsqu'il entendit le plus jeune prononcer son prénom de façon si mélodieuse.

« Bien sûr ! Je vais préparez ça, je meurs de soif à vrai dire »

Ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée de sortir.


Avis?