Bonsoirs mes petits minois! Je n'ai pas publié depuis au moins un an ici, et puis subitement un jour j'ai eu envie de reprendre mes anciennes fics, parce que les idées aux tiroirs ça m'énervaient et comme j'ai un peu de temps libre j'ai décidé de vous faire cette jolie suite, alors oui ça n'avance pas vite mais c'est pas plus fun? En espérant que vous allez aimer et qu'en un an de temps je n'ai pas perdu mon style. Bonne lecture les minois.
Dès la première seconde passée assis dans un de ses sièges trop confortable de la limousine, John crut qu'une éternité les séparés de la demeure de Mycroft. Le paysage ne sembla pas se mouvoir, les mêmes immeubles se dressaient devant les yeux du blond, la même lumière criarde des lampadaires éclairées mètre par mètre, centimètre par centimètre les rues. Le portrait monotone de Londres, il faisait déjà trop sombres pour que les habitants veuillent encore se promener, et encore trop claire pour que ses rats à l'affût de sexe ne se montrent.
Gregory était en train de lui parler, le timbre de sa voix était aigue et l'excitation tonnait dans ses cordes vocales, c'était à peu près la même situation que lorsque vous promettiez à un enfant de l'emmener dans un parc d'attraction. Le blond acquiesçait de temps en temps lors le regard de son ami se faisait plus intense et qu'un silence maladroit s'installait.
Mais ce qui préoccupait réellement John c'était sa rencontre avec Sherlock. Depuis de nombreux mois, il n'avait pas pensé à de choses si douces, reposantes, agréables. Son quotidien n'était fait que d'inquiétude, de préoccupations, de stress. Combien d'enfants allait t-il retrouver prisonnier de ses tortures mentales ? Qui finira par lui dérober tout ce qui lui reste ? Qui finira par l'abattre d'un coup dans la nuque. Chaque jour, chaque nuit passaient sans qu'il ne pense à toutes ses angoisses, quand il fermait les yeux, les ténèbres et la peur de ne plus pouvoir se battre l'envahissait. Une anxiété qui le prenait à la gorge et qui le rendait fou, tout simplement fou.
Mais pas ce soir, ce soir John avait le cœur plus léger, il ne pensait ni à la guerre, ni à l'hôpital, juste à lui. Lui et ses yeux océans si profonds emplies de tant de secrets, ses lèvres gourmandes qui s'étaient posé sur son front, sa main qui avait caressé la sienne, un touché délicat, tendre, attentionné.
Le docteur soupira lentement, ses yeux se fermant sur le tableau de la nuit londonienne, la voix de Gregory le berçait, et il posa son front encore meurtri contre la vitre teintée. Quelque chose de plus effrayant que ses craintes précédentes brûlaient ses entrailles, une chose intenable et hors de contrôle. Des sentiments.
Sherlock Holmes et Sébastian Moran étaient assis l'un en face de l'autre au fond du bar. Un simple inconnu aurait pensé qu'il s'agissait de vieux compère qui bavardaient ensemble du bon vieux temps. Le plus vieux sortit une cigarette de sa poche et l'alluma silencieusement. Il recracha la fumée dans un long souffle, il tira plusieurs fois sur son filtre avant de l'écraser sur le bois de la table. Sherlock ne disait mot, il n'avait aucun moyen de défense et les rides de contrariées sur le front de Moran n'encourageait pas au conflit. Il préférait le toiser, même sans dignité il gardait sa fierté. Sébastian ne fit aucune remarque, allumant une deuxième cigarette toujours calmement.
Sherlock réajusta sa cravate et déclara froidement « Si je suis venue ici pour te voir mourir à petit feu… » Il ne put finir la fin de sa phrase que le brun lui avait chopé les cheveux en le tiré en avant. Les gens autour de s'alertèrent pas, tout le monde ici connaissait Moran et quand il avait un compte à rendre, il était plus prudent de ne pas s'en mêler. Le génie gémit, son visage presque écrasé contre la table.
« Alors petit con, j'ai entendu dire que tu commençais à te rebeller… Tu n'es plus aussi sage qu'au début »
Sherlock grogna, essayant de se défaire de l'emprise, mais l'ainé lui donna un coup dans le mollet, et le pus jeune arrêta de se débattre sous la douleur brûlante de sa jambe. Moran écrasa son mégot sur la main du génie qui geint, tirant de toutes ses forces pour s'échapper.
« Tu devrais peut-être manger plus, si tu voulais avoir plus de force »
Il lâcha finalement sa prise et Sherlock se pressa de frotter la brûlure, foudroyant son ainé du regard.
« Ne me regarde pas comme ça et monte petit con. J'ai une punition à te donner » annonça sournoisement Moran, une troisième cigarette dans la main. Et avant que le brun ne fasse un geste, deux hommes de main l'emmenaient dans la chambre privée de Sébastian. Sherlock jura dans sa barbe quand il fut éjecté sur le lit.
Il devait être fou de revenir ici à chaque fois, mais pourquoi restait-il ? Il n'avait pas le choix, une épée stagnait au dessus de sa tête et à la moindre fuite ou tentative. Il serait mort et pas que lui.
L'arrêt du véhicule sonna le blond qui ouvrit de nouveau les yeux, la limousine venait de se garer dans le jardin privé de Mycroft. Sale bourge pensa John en s'extirpant de la voiture, ses yeux encore embrumait de son récent sommeil. Greg avait rit quand celui-ci s'était présenté un épi énorme sur le crâne et une bosse bien visible sur le front.
« Mycroft va encore te sermonner »
« Qu'il le fasse, je suis très satisfait d'être le sujet d'intérêt d'un homme si bien placé dans la société »
« Un problème avec mon statut Monsieur Watson ?» déclara une voix bien trop familière aux oreilles de John, il fit volte face pour découvrir le politicien dans un de ses plus beaux costumes, qui ne cachait pas encore assez son ventre. Ce dernier lui tendit la main et John la lui serra mollement crevant déjà d'envie de partir.
Le médecin n'avait jamais eu l'opportunité de venir diner chez Mycroft, la maison était égale à sa richesse, grande, puissante, impressionnante. Comment Gregory avait-il pu tomber amoureux de cet homme ? Lui n'étant qu'un simple policier de Scotland Yard, payé au lance-pierre ?
Le majordome les installa à table, longue de plusieurs mètres où se dressaient divers plats, dinde, poisson, cochon, bœuf accompagnés de petites légumes, de sauces, de crudités. John n'aurait pas eu assez d'une feuille pour noter tout ce qui se trouvait sous son nez.
Un autre homme en costume se posta à ses côtés et tendit une bouteille, John refusa poliment et demanda simplement un verre d'eau, ce qui fit fuser la remarque de l'hôte :
« Voyons John, un bon verre de vin rouge ne pourrait pas vous faire de mal ? »
« Très peu pour moi, et l'eau est bien meilleur pour la santé, et cela ne gâchera en rien vos délicieux mets, ou du moins celui de votre traiteur » répondit sarcastiquement John en se servant un morceau de côtelettes qui lui avait fait de l'œil dès son arrivée.
« Monsieur Wat- » Mycroft fut coupé par le bras de son compagnon sur son épaule qui attira aussitôt son attention. « Laisse le, il a d'autres soucis en ce moment » Le roux retroussa le nez et proposa volontiers un verre de vin à son compagnon.
Le blond mangea goulument tout ce qu'il y avait dans son assiette, l'accueil de l'hôte n'était pas encore à la perfection, mais le repas était digne des grandes palaces parisiens. Comme il aimerait gouter à cette gastronomie, mais il n'avait ni l'argent, ni le temps de voyager. Demain il appellera peut-être un traiteur, oui et il appellera Sherlock pour l'inviter à manger avec lui, assis sur sa table basse.
Le cœur du docteur rata un battement, la simple idée de revoir cet homme l'émoustiller déjà. Il fallait absolument qu'il l'appel, mais allait-il répondre ce soir ? Il lui laisserait un message, oui dans lequel il le supplierait de venir déjeuner chez lui, et John poserai des bougies partout dans le salon… Non peut-être pas la première fois, et-
« John, tu es en train de faire tomber de la sauce sur ta chemise » l'alerta Gregory en pointant son vêtement blanc maintenant maculée d'une tâche rouge.
John en profita aussitôt pour s'éclipser dans l'une des nombreuses salle de bain, nettoyer cette horreur, et aussi pour enfin composer le numéro du beau brun. Assis sur le toilette, dans une position très peu chic John écoutait les tonalités résonnaient dans ses oreilles. Il fallait qu'il réponde.
La chambre était rangée et ressemblait à une de celle que l'on trouvait dans les hôtels. Mais elle n'avait rien à voir, Sherlock savait exactement ce qu'il se trouvait dans les armoires, sous le lit, derrière les tiroirs. Des objets de tortures, des fouets, des sex-toys, des fusils, des couteaux et tout ce dont avait besoin un chef de bande.
Le téléphone de Sherlock vibra dans sa poche arrière. Il le saisit maladroitement avant que quelqu'un n'entre et un numéro inconnu s'afficha. S'agissait-il de John ? Il décrocha aussitôt, vérifiant d'un œil la porte d'entrée.
« Allo ? »
« Mon Dieu Sherlock vous répondez enfin ! »
« Je ne devais pas voir de réseau »
« Quel chance que vous en ayant maintenant… »
« Que puis-je pour vous ? »
« J'aimerai vous revoir ? »
« Notre entrevu de cet après midi, vous a donné l'eau à la bouche ? »
John déglutit à l'autre bout du fil, et Sherlock adorait ça.
« Je veux revoir, commander un traiteur hors de prix et partager un repas avec vous sur mon canapé »
« Oh je… »
« Je vous en supplie ne me refuser pas ça.. »
« C'est entendu John…- Et le docteur eut des frissons en entendant son nom si doucement susurré »
« Je viendrai donc chez vous pour 11h vous y serez ? »
« Je n'attends que vous » Et Sherlock coupa la conversation téléphonique alors que des pas tonnaient derrière la porte.
Le génie était allongé nu sur le lit, gémissant et suppliant que la torture s'arrête. Les coups de fouet embrasaient la chair de sa peau. L'objet claquait brutalement contre chaque partie de son corps, chaque parcelle de peau était incendiait de douleur. Et les coups se faisaient plus rapide, plus douloureux, plus sec. Les cris de douleur s'échappaient de sa gorge, il hurlait qu'on le sauve, qu'on le libère de ce cauchemar.
John…Il essayait de penser à lui, lui qui devait dormir à cette heure, lui qui allait commander un repas hors de prix pour lui, lui qui ne le connaissait pas sous ce jour. Celui-ci qui le faisait doucement sourire quand il rougissait jusqu'aux oreilles, quand sa gêne était plus que visible. Ses bras d'ancien soldat qui pourrait le serrer contre lui, le réconforter et effacer toutes les blessures. Sa tendresse et son calme qui apaiserait cette peur du lendemain, qui lui tiendrait la main pour se battre. Pour le tirer de ce trou qui se creuse chaque jour encore plus. Oui John le sauverait. John et son regard acajou tendre et rassurant. John, John, John sauve moi pensa éperdument Sherlock alors que sa peau n'était bientôt plus que marque de fouet.
Quand la torture fut enfin fini et que Moran sortit riant aux éclats de sa douce vengeance, Sherlock ne pu hurler de rage car un autre homme se tenait déjà sur le seuil de la porte. Pas encore supplia le brun en voyant l'homme se déshabillait rapidement pour se coller à lui.
Ses lèvres horriblement piquantes dévorées son corps déjà meurtri par les coups le faisant gémir plus fort de douleur. L'homme mordait son sexe, le suçait vigoureusement mais Sherlock ne ressentait aucun plaisir, aucun, ni même quand l'inconnu s'enfonçant dans son intimité, chopant le brun par les hanches et l'assommant de douloureux coups de buttoirs. Sherlock aurait pu étrangler cet homme s'il n'avait pas aussi mal. La souffrance irritait son intimité, plus il restait en lui, plus il sentait chaque muscle s'étirait atrocement.
Et enfin quand il eut finit, la peine de Sherlock retomba lourdement. L'homme le remercia, posa un billet de 50 livres sur l'oreiller alors que le brun restait jambes et bras écartés sur le lit, la fatigue le submergeant alors que la douleur endolorissaient son corps.
C'est avec difficulté et bottinant qu'il se rhabilla, et sortit du lieu. Prudemment il sortit son téléphone, et son cœur effaça le chagrin quand il fit défiler la liste des messages non lus :
« J'espère que vous serez à l'heure ! »
« Enfin c'est à moi d'être à l'heure en réalité ! »
« Vous ne pouvez pas savoir comme vous me manquez »
« J'ai déjà hâte de vous revoir »
« J'espère au moins que mon idée vous plait »
« Je dois peut-être vous déranger, faites de beaux rêves Sherlock, bonne nuit »
John… Sherlock serra fort le cellulaire contre sa poitrine, il avait hâte que la nuit touche à sa fin.
