Me revoilà avec un nouveau chapitre de We'll be counting stars/On comptera les étoiles ! Je compte poster un chapitre chaque semaine, afin de ne pas vous faire trop saliver, j'espère y arriver ! Je posterai le dimanche je pense, ce sera plus facile pour moi ! Merci à tous pour vos petites reviews, elles m'ont beaucoup encouragée.

Au programme dans ce chapitre, un Draco que – j'espère – vous n'avez pas l'habitude de rencontrer... et d'autres petites choses. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez...

ANJOUAH.

Rar :

DramionePower04 : merci beaucoup pour ton adorable review ! Je t'avoue que j'aime aussi mon Hermione, elle est plutôt ...différente de ce qu'on croise d'habitude (enfin j'espère !) j'espère que ce chapitre te plaira aussi ! xx

Faerycyn : merci beaucoup ! j'espère que la suite te plaira ! bises bises

Nedjy : C'est vrai que cette Hermione change, et c'était justement le rendu que je voulais donner : une fille insupportable qui attire l'animosité des lecteurs. Elle aura l'occasion de changer, ne t'inquiète pas ! ) Merci pour ta review xxx

Agathe (guest) : merci beaucoup pour ta review assez constructive ! Je sais que je passe d'une action à l'autre trop vite, à vrai dire c'était plus un... petit chapitre de mise en bouche ) Promis, les prochains iront plus « lentement » :p Oui Hermione est complètement immature, j'ai totalement changé sa personnalité, je suis contente que tu le relèves, ne t'inquiète pas, elle va grandir très vite...xx

Lucie 34 : il va avoir du mal, tu verras... j'espère que tu es patiente... ) merci pour ta review bises :*

Yulka : merci pour ta super review ! Oui, Hermione est décalée par rapport au livre, c'était l'effet escompté ! Draco n'est pas forcément super développé ici, tu le découvriras un peu plus plus tard... Merci pour ta revieww :*

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Chapitre 2.

Draco se réveilla en sursaut, quelques gouttes de sueur perlant sur son front. Le cœur battant, il jeta un regard inquiet à ses côtés. Mais Katy dormait à poings fermés, collée contre lui, son petit pouce coincé entre ses lèvres roses.

Ce n'était qu'un mauvais rêve.

Il caressa lentement la joue rebondie de sa petite princesse du bout des doigts, et embrassa son front envahi par les boucles blondes. Il s'extirpa le plus délicatement possible du lit, et regarda par la petite fenêtre au fond de la chambre.

Il enfila un pull et sortit respirer l'air de la nuit.

Le ciel était totalement noir, éclairé seulement par quelques étoiles qui se déhanchaient avec grâce, brillant comme des milliers d'espoirs. Il ferma les yeux pour sentir le vent chatouiller ses cheveux et sa peau, et il songea au petit bout allongé à quelques mètres de là.

Katy.

Depuis que leur mère était entrée à l'hôpital, il ne parvenait pas à s'en sortir. Entre son travail qui lui prenait les trois-quarts de son temps, et la petite fille de quatre ans à peine, il ne trouvait plus une seule minute à lui. Il soupira, regarda une étoile, plus brillante que les autres et dans un souffle, supplia « Aide-moi... »

Et après être rentré, il s'allongea près de sa petite sœur, et s'endormit non sans avoir murmuré tendrement : « Je t'aime mon ange...»

o*o*o

Quand ses yeux se posèrent accidentellement sur la minuscule annonce en bas à gauche du journal ce matin-là, Draco crut sincèrement qu'il était l'homme le plus heureux du monde.

DOCTEUR GRANGER ET SA FEMME

CHERCHENT UN NOUVEAU CUISINER

APRES LE DECES DE LEUR FIDELE GILDEROY.

Draco était un bon cuisinier.

Non. Draco était un excellent cuisinier.

Et il le savait.

Cela faisait maintenant quatre ans qu'il travaillait dans un restaurant français assez peu connu de la capitale anglais, L'Elégance et tout le monde l'affirmait, et le confirmait : Draco était un cordon-bleu hors-pair il avait un don. On lui confiait une pomme de terre qu'il vous la transformait en moins d'un quart d'heure en une délicieuse chose dont vous vous souviendriez toute votre vie, et même après.

Et sa bible était évidemment, le livre de cuisine le plus connu au monde : Comment être aussi magique que Gilderoy Lockhart ?

C'était son livre de chevet impossible de les séparer.

Et maintenant que Gilderoy était décédé – paix à son âme, le pauvre homme s'était noyé dans un chaudron géant – sa place était libre.

Le docteur Granger était le meilleur et le plus riche dentiste de tout le Royaume-Uni. À vrai dire, il était le dentiste attitré de la Reine, William et Kate, et quelques personnalités du monde entier tels que Kanye West, Lindsay Lohan ou Aishwarya Rai. Même les dents de Barack Obama venaient se faire soigner par lui.

Et ils avaient besoin d'un nouveau cuisinier. C'était la chance de sa vie.

—Malfoy ! cria Rogue, le chef cuisinier. Arrête de lire ça et viens aider Goyle, il ne parvient pas à finir sa sauce...

Draco soupira puis chiffonna le journal avant de le jeter à la poubelle.

Ëtre cuisinier chez les Granger ? Coucher avec leur fille Hermione ou se marier avec Mila Kunis tant qu'il y était.

Arrête de rêver Dray. Tu n'es qu'un petit cuistot pourri d'un restau encore plus pourri.

Et la mort dans l'âme, il s'en alla aider Goyle.

O*o*o*o*o*o*o*o*o*o*O

Un éclair zébra le ciel d'une lumière aveuglante, et une nouvelle averse arrosa les pierres tombales du cimetière attenant à l'imposante église St. Lewis, situées en plein cœur de Londres. L'eau ruisselait et s'infiltrait entre les vieilles pierres datant de plusieurs siècles, et Hermione grimaça en ouvrant son parapluie. Vêtue d'une simple robe noire et perchée sur des stilettos du même colori, elle observa autour d'elle toutes les personnes rassemblées pour l'enterrement de Gilderoy Lockhart.

« Pathétique » murmura-t-elle en apercevant sa mère sangloter dans un mouchoir en soie.

Tout était pauvrement cliché la pierre tombale frappée de l'éternel et ridicule "Ci-gît Gilderoy Peter Lockhart, 1949-2014" les bonnes femmes engoncées dans leurs tenues sombres, qui pleurnichaient sous leur parapluie, mais qui en réalité attendaient avec impatience la réception organisée dans l'immense hôtel particulier du Docteur Granger pour s'empiffrer de tartelettes et de petits fours le prêtre qui marmonnait dans un langage à mi-chemin entre le latin et l'anglais les fausses larmes et la vraie boue qui d'ailleurs ruinait ses chaussures. Même la pluie était clichée.

Hermione jeta un regard désespéré à Edward qui s'amusait avec un caillou. Elle soupira de façon terriblement indiscrète, et la moitié des Ste. Nitouches lui lancèrent un regard courroucé, auquel elle répondit par une grimace éloquente : elle s'embêtait ferme.

Elle repensa à ce bon vieux Gilderoy. Sa bêtise allait lui manquer, presque plus que ses petits plats tous plus délicieux les uns que les autres. Son sourire idiot qui ne le quittait jamais aussi. Son âme d'enfant, ses amours hebdomadaires, ses tartes au citron, sa toque et son embonpoint.

« ...ad vitam aeternam » termina le curé.

Quelques vieilles femmes scandèrent un timide « Amen » puis le prêtre se tourna vers l'assemblée :

—À présent, commença-t-il, libre à chacun de venir déposer une fleur sur le cercueil du défunt, avant l'inhumation.

Hermione jeta la tête en arrière et gémit. Elle voulait juste balancer ses pompes dans un coin de sa chambre et plonger ses pieds glacés dans une bassine d'eau, brûlante de préférence. Cet enterrement la déprimait.

En même temps, quoi de plus déprimant qu'un enterrement bourré d'hypocrites qui n'en voulaient quà leur fric...

Toutes les personnes présentes s'agglutinèrent à la queue leu leu, et quand ce fut son tour, elle marmonna un « Bon voyage vieux » et sortit solenellement du cimetière.

Ce qui n'était que pour les paparazzis dont les appareils crépitaient frénétiquement.

Eux aussi étaient pathétiques, à photographier l'enterrement du plus grand cuisinier d'Angleterre, simplement parce qu'ils manquaient de scoops en cette période creuse de l'année. Les fêtes étaient passées, et les déboires des enfants de célébrités avaient fait couler beaucoup d'encre mais les deux semaines qui suivaient étaient comparables à quelque chose proche du vide intersidéral pour les journalistes.

Hermione s'engouffra dans la Mercedes aux vitres teintées garée à quelques mètres de l'entrée du cimetière, se débarassa de ses talons pour les balancer par-dessus la banquette arrière, et étendit ses jambes longilines sur la plage avant, en attendant patiemment qu'Edward revienne.

Ce-dernier ne tarda pas à ouvrir la portière côté conducteur et à s'installer tout en jetant un regard noir aux jambes de sa petite sœur.

—Vire-les s'il te plaît.

Hermione leva les yeux au ciel et obtempéra, non sans avoir poussé un profond soupir exaspéré.

—Quand tu auras ta propre voiture, commença Edward, tu fourreras tes jambes où tu voudras. En attendans je te prie de bien te tenir dans la mienne.

La jeune fille lui lança un regard en coin puis marmonna :

—Tu m'en veux encore n'est-ce pas ?

Edward éclata d'un rire faux et cria :

—Bingo !

Hermione se massa les tempes d'un air excédé puis soupira de nouveau :

—Ecoute, Ed', j'étais bourrée, ok ? Je n'ai pas contrôlé ce que je faisais. Je suis désolée.

—Tu dis ça à chaque fois petite fouine, gronda Edward.

Les deux frères et sœurs se regardèrent, puis Edward pinça affectueusement la joue d'Hermione qui gloussa.

o*o*o

—Mais...c'est quoi ce bazar ?!

Hermione faillit s'étrangler quand elle entra à la suite de son aîné.

Des deux côtés du long hall étaient alignées une vingtaine de tables sur chacune desquelles trônaient un saladier, un fouet et un immense plat dans lequel se trouvaient une trentaine d'ingrédients de toutes sortes : épices, légumes, féculent, chocolat, beurre, farine...

—Je savais pas que Top chef était tourné à la maiso, maintenant, gromella Hermione.

Edward attrappa Molly qui courait d'un bout à l'autre de la pièce et grogna :

—Momo, tu vas m'expliquer ce qu'il se passe.

Celle-ci soupira et décolla une mèche de son front transpirant, puis répéta pour la énième fois de la journée :

—Votre père veut embaucher un nouveau cuisinier.

Hermione s'étouffa avec sa propre salive :

—Et il besoin de faire tout ce BORDEL simplement pour un cuisiner ?! se lamenta-t-elle.

—Hermione, tu sais à quel point Mère attache de l'importance à la cuisine, soupira Edward.

—Enfin... pour un dentiste, c'est un comble ! s'exclama la jeune femme. Et la récéption ?

—Votre mère a pensé que ça pourrait amuser les invités, répondit Molly.

—Ben voyons, grogna la brunette.

Elle jeta un dernier regard à la pitoyable effervescence qui avait lieu sous son toit puis s'en alla dans sa chambre après avoir allumé une cigarette et mis la musique à fond.

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Draco faisait les cent pas dans sa chambre comme un lion en cage. Il tenait dans la main une petite affiche multicolore sur laquelle on pouvait lire : Le docteur Granger et sa femme cherchent un nouveau cuisinier. Prière de se présenter au 5th avenue Blauther, London le dimanche 14 janvier à 14h pour la sélection.

Blaise Zabini le regardait, soucieux.

—Vas-y vieux, souffla-t-il.

—Et Katy, hein ? Qui ira la chercher à l'école tout à l'heure, et qui lui fera à manger et...

—Laisse Dray. Je peux le faire, ce ne sera pas la première fois. Mais bon sang, ne rate pas cette chance ! le supplia son meilleur ami.

—Je n'y arriverai jamais Blaise. Tous les plus grands cuisiniers du monde vont vouloir bosser pour les Granger...

—Bordel Draco, tu es le meilleur cuisinier que je n'ai jamais connu !

—T'as connu beaucoup de cuisinier dans ta vie toi ?

Blaise le foudroya du regard. Il ne fallait pas que Draco se décourage. Pas maintenant.

Ce dernier pinça ses lèvres fines et plongea ses iris d'acier dans celles ambrées du métis.

Blaise vit sailler les mâchoires du jeune homme, signe qu'il était en proie à un sérieux dilemme. Il jeta un regard à sa montre 13h41.

—Tu fais chier Zabini, grogna-t-il. Tu as intérêt à être devant l'école à 16 heures pétantes. Il y a du poulet dans le frigo, tu lui feras des pâtes au beurre. À 20 heures elle est au lit, n'oublie pas de lui lire une histoire, et surtout qu'elle se brosse les dents.

Et avant que Blaise n'ai pu répondre, Draco avait attrappé ses clefs de voiture et son portable, et avait claqué la porte.

Le jeune noir esquissa un sourire.

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Et voilà le deuxième chapitre. J'espère qu'il vous aura plus !

N'oubliez pas qu'une review fait un plaisir monstre :*

Xxx

Loops.