CE CHAPITRE COMPREND UN LEMON

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16 )

Rodney ferma les yeux, goûtant la chaleur des lèvres qui courraient sur son corps. Il frémit de plaisir et ses doigts agrippèrent les draps. Les lèvres de son amoureux venaient de se poser sur son sexe dur et descendaient doucement lui faisant subir une délicieuse torture.

-Carson ! cria t-il en s'arc boutant.

L'autre homme se redressa en souriant et contempla le visage du scientifique un peu rouge, ses yeux bleus brillaient et sa bouche entrouverte laissait passer un souffle qui devenait de plus en plus rapide.

Son regard descendit sur le torse de son ami luisant de transpiration. Le fin duvet laissait apparaître les mamelons comme deux bourgeons roses. Il ne put résister à la tentation d'en saisir un entre ses dents et de le mordiller légèrement. Rodney gémit de plaisir. Carson délaissa le téton malmené et passa au suivant auquel il fit subir le même traitement.

Le corps sous lui semblait ne pas vouloir rester en place, il bougeait sans cesse et se tortillait sous l'excitation.

Carson Beckett sourit, heureux. Les barrières tombaient et les réticences de Rodney avec. Il avait eu raison d'être patient et d'y croire. Cela n'aurait servi à rien de brusquer le scientifique. Carson voulait qu'il se donne à lui en toute confiance, qu'il s'abandonne entre ses bras et en admirant le corps brûlant et frémissant qui ne demandait qu'à être aimé, il ressentit une puissante bouffée d'amour l'envahir.

Sa bouche redescendit délicatement, faisant une halte par le nombril et se posa sur le pénis fièrement dressé. Il entreprit de le lécher lentement de bas en haut puis il fit tourner et retourner sa langue sur le gland, titillant de temps en temps la petite fente, goûtant le liquide épais qui commençait à s'en échapper. Il prit enfin le sexe dans sa bouche, profondément, enfonçant son nez dans la toison pubienne et humant le parfum musqué de son amant. Puis il fit glisser ses lèvres vers le haut, libérant presque le sexe tendu et il plongea de nouveau, sa main frolant les testicules et s'aventurant plus loin, caressant l'entrée froissée avec son index et pénétrant légèrement, pas plus loin que le bout du doigt, ressortant et recommençant.

Maintenant Rodney émettait des râles de plaisir entrecoupés de petits cris. Ses mains glissèrent dans les cheveux de son ami, accompagnant la cadence, son corps tordu sur les draps était agité de soubresauts.

Carson sentait son amant vibrer au rythme de ses caresses et il se fit la réflexion qu'il ne connaissait rien de meilleur au monde que ce corps vivant et offert.

Rodney avait complètement déconnecté de la réalité. Plus rien n'existait que l'homme qu'il aimait et qui lui donnait tant de plaisir. Il était en feu, parcouru de spasmes et son sexe brûlant.

Puis une subite sensation de froid. Carson venait de libérer le pénis de l'étau chaud de sa bouche. Rodney grogna de frustration, ce qui fit sourire son amant.

-Attends, souffla ce dernier à son oreille, ce sera encore meilleur ensemble.

Le médecin se leva et se débarrassa rapidement de ses vêtements. Rodney, frémissant d'impatience admira le corps puissant et viril, la poitrine aux boucles brunes, le sexe épais en érection qui émergeait d'une forêt de poils sombres, les cuisses solides et velues. Toute cette masculinité l'excita et l'effraya à la fois. Ce n'était pas un corps fin et lisse, aux hanches un peu larges, à la taille fine et aux seins généreux comme ceux qu'il avait connu jusqu'à présent. Non, rien de tout cela. Il s'agissait là d'un corps viril au possible, celui d'un homme, d'un coté si familier parce qu'il en était un lui même mais aussi tellement étranger parce que ce corps allait l'aimer, lui donner du plaisir, le mener à la jouissance.

Mais il ne s'agissait pas de n'importe qui. L'homme qui se tenait debout, là près du lit était Carson Beckett, l'homme qu'il aimait et tout le reste n'avait finalement aucune importance.

Il ouvrit les bras.

Le corps chaud et lourd de Carson s'allongea sur lui et il écarta les jambes afin que l'autre homme puisse se lover douillettement entre. Le contact de leurs sexes les firent trembler d'excitation. Le médecin prit la bouche de son amant et l'embrassa, faisant tournoyer sa langue avec l'autre. Rodney passa ses bras autour de lui et caressa fébrilement le large dos. Puis ses mains se posèrent sur les fesses dures et les empoignèrent. Carson poussa un gémissement de plaisir. Il passa sa main entre leurs deux corps et se saisit de leurs sexes qu'il aligna ensemble, les tenant fermement et il commença à bouger, les frottant l'un contre l'autre.

Une autre main glissa le long de leurs ventres et les doigts de Rodney se refermèrent bientôt sur les siens. Bientôt les deux hommes imprimaient ensemble la cadence de leur plaisir, se mouvant, serrant les chairs brûlantes l'une contre l'autre, sentant la jouissance monter inexorablement.

Carson observa son amoureux. Il voulait le voir jouir. Les yeux mi-clos, la tête légèrement penchée en arrière, les joues roses et les lèvres entrouvertes d'où s'échappaient des râles qui se muaient progressivement en cris de plaisir. Le médecin sentait la jouissance monter en lui, exacerbée par la vision de son amant au visage transfiguré par l'orgasme. Sa main se mut plus rapidement.

Rodney explosa dans un cri perçant, un jet de sperme brûlant inonda leurs ventres suivit de celui de Carson qui laissa échapper un long gémissement qui alla en s'amplifiant le temps que dura son orgasme pour se terminer dans un dernier râle de jouissance.

Il s'abattit en sueur sur son amant, laissant passer le tremblement post coïtal qui les agitait encore, tout en déposant au petit bonheur des baisers sur le visage de celui qu'il aimait.

Rodney lui sourit, ses yeux brillaient.

-Ca va, tu te sens bien ? murmura tendrement Carson.

Le canadien hocha la tête.

-Si j'avais su ça, nous l'aurions fait plus tôt, déclara-il d' un ton malicieux.

-Nous pouvons recommencer autant de fois que nous voudrons, enfin, le temps de souffler un peu, j'ai plus vingt ans moi, répliqua son amant avec un grand sourire. Quoique avec l'effet que tu me fais, il se pourrait bien que…

Il fit de nouveau glisser sa main entre eux.

-Hum, je crois que nous ferions mieux de prendre une douche, on dirait que ça s'impose, tu ne crois pas ?

Le scientifique ne put s'empêcher de rougir.

- Je t'aime Rodney, reprit plus sérieusement Carson et je suis heureux que nous ayons fait l'amour, j'attendais ce moment avec impatience et tu verras, il y a plein de façons de nous donner du plaisir. Si tu le veux, je voudrais jouir en toi aussi mais seulement quand tu sentiras que tu peux le faire.

Rodney contempla les yeux magnifiques qui le dévisageaient avec tant d'amour. Mais comment avait-il pu être aussi aveugle et avoir échappé tout ce temps à cela ! Carson lui avait dit qu'il était amoureux de lui pratiquement depuis leur arrivée sur Atlantis. Et lui n'avait rien vu, comme d'habitude.

-Tout ce temps perdu ! s'exclama t-il.

-Tout cela ne compte pas maintenant, sourit le médecin, les regrets ne servent à rien. Vivons plutôt le moment présent à deux.

-Je t'aime Carson, prononça le scientifique, répondant enfin au désir le plus cher de son amant.

-J'ai tellement attendu que tu prononces ces mots Rodney, souffla Carson, si longtemps. Je ne sais pas combien nous avons de temps mais je sais que nous allons le vivre ensemble et cela suffit à me rendre heureux.

-Mais pourquoi dis-tu ça ? S'inquiéta Rodney, nous avons toute notre vie devant nous, tu ne crois pas ?

-Je ne sais pas, répliqua le médecin soudain songeur, la vie est parfois pleine de surprises, des bonnes et des moins bonnes. Des bonheurs mais aussi des malheurs. L'expérience me l'a appris, la vie est à la fois dure et fragile.

Il s'aperçut qu'une ombre de tristesse venait de voiler le regard de Rodney.

-Ne t'inquiètes pas, tout ira bien, le rassura t-il. C'est seulement que parfois j'ai le sentiment que…allez, s'interrompit-il, je délire là, debout et à la douche ! S'écria t-il tout en chatouillant les cotes du scientifique qui laissa échapper des gloussements.

Quelques minutes plus tard, ils se caressaient sous le jet chaud, leurs corps couverts de mousse et s'embrassaient passionnément.

L'instant de doute de Carson complètement oublié...

oooooooooooooooooooooooooooooooooo

John Sheppard tapota nerveusement le coin de son bureau.

Merde, il n'arrivait pas à se concentrer. Pourtant il fallait bien qu'il le termine ce fichu rapport sur les évènements survenus à Taranis. Elisabeth avait suffisamment insisté là-dessus mais comme d'habitude il était en retard.

Il avait gentiment suggéré à Rodney de lui donner un coup de main, proposant même une rémunération sous forme de barres chocolatées qu'il aurait d'ailleurs été bien incapable de fournir mais ce dernier l'avait regardé comme s'il avait proféré une insanité et s'était enfui.

Le scientifique détestait autant que lui ce genre de corvée au point de refuser sa gourmandise préférée en contrepartie.

Depuis la confrontation dans le jumper, les choses allaient mieux entre eux. John se sentait libéré d'un poids et ses relations avec Rodney revenaient à la normale.

Bien sûr, ce n'était pas facile tous les jours mais ils progressaient. La preuve était qu'ils se chamaillaient de nouveau et qu'il reprenait l'habitude de le secouer un peu en lui balançant des piques et Rodney l'envoyait balader, boudait, râlait où tout simplement ne répondait pas.

Comme avant.

Mais le plus difficile était de voir Rodney et Carson ensemble. Où les autres ne voyaient que deux amis lui savait qu'il y avait des amants.

Et l'un deux avait une place particulière dans son cœur.

Que ressentait-il vraiment pour McKay ? De l'amour ? Du désir ? Un sentiment de possession ? Il avait considéré Beckett comme un intrus dès qu'il avait découvert les sentiments du médecin envers le scientifique. Il se rappelait sa douleur et sa rage et à quel point il avait été choqué. Sur le coup il n'avait pas compris pourquoi, il avait mis cela sur le compte du dégoût et avait pratiquement accusé Carson d'être un pervers.

Le militaire se leva. Ce n'était pas la peine de s'acharner sur le clavier. Ce foutu rapport attendrait, il avait plutôt besoin de prendre l'air.

Ses pas le conduisirent sur le grand balcon de la cité, celui où Rodney avait été malmené par Kolya l'année dernière. Sitôt dehors il fut pris dans une bourrasque. Le vent soufflait fort mais cela lui fit du bien.

OK, il pouvait bien l'admettre maintenant, il avait des sentiments amoureux pour McKay. Avant que Carson ne séduise le scientifique il ne l'aurait jamais reconnu. Cela avait été l'élément déclencheur mais maintenant il était trop tard et il ne pouvait rien y faire.

Pour l'instant.

Il sourit. Personne ne pouvait augurer de l'avenir. Les couples s'unissaient, duraient ou se défaisaient.

Peut-être aurait-il sa chance un jour ? Si Rodney se retrouvait seul, d'une façon ou d'une autre, il serait là et saisirait l'occasion, cette fois-ci il ne laisserait pas passer son tour. Sinon, tant pis, la vie continuait malgré tout et le monde ne s'arrêterait pas pour autant. Il était un homme tourné vers l'avenir et les regrets ne servaient à rien.

Le vent hurlait à ses oreilles et il entendit à peine le grésillement de sa radio. Il entra à l'abri dans la cité pour mieux capter la communication émise de la salle de contrôle. C'était la voix d'Elisabeth Weir. Elle semblait tendue et inquiète.

-Colonel, venez immédiatement, nous avons un contact avec le vaisseau ruche.

John Sheppard rangea sa radio. Son esprit se focalisa sur le problème et il oublia tout le reste, Il était pleinement opérationnel, professionnel jusqu'au bout des ongles. C'était son job.

Il se mit à courir.

Il repenserait à tout le reste plus tard, quand la crise serait passée.

FIN