Disclaimer: Seul les personnes d'Atsui, Tsuki et Otto m'appartiennent. Le reste n'est pas de ma propriété.
Chapitre 3
Dès l'instant où les trois filles s'enfermèrent dans une autre pièce, elles se figèrent sur place, complètement horrifiée. Oui, elles s'attendaient à voir des salles de torture et à une pièce remplis de poupées terrifiantes, mais elles ne s'attendaient certainement pas à ce que leur organisation préféré puisse posséder une salle de musculation ! Puis, sortant de leur torpeur – c'était après avoir entendu les coups désespéré de la part de leur kidnappeur sur la porte -, les jeunes filles allèrent s'asseoir sur le sol en ignorant les plaintes des ninjas et se mirent à parler de tout et de rien, comme si ce qui venait de se passer était tout à fait normal. Mais au bout d'un moment, Atsui se mit à gesticuler et à geindre d'une façon étrange.
"Nom de Jashin ! Ce n'est pas vrai !"
Tsuki et Otto regardèrent leur amie, ne comprenant pas ce qu'il lui arrivait. Elles finirent par lui demander ce qui se passait.
"Nous avons été enlevées par l'Akatsuki !"
Ses amies la regardèrent d'un air sceptique avant de dire nonchalamment dans un parfaite synchronisation :
"Et alors ?
- Ce qui nous arrive, c'est complètement suicidaire !"
Tsuki et Otto lui répondirent par la négative. Atsui se mit immédiatement à protester.
"Bien sûr que ça l'est ! Nous n'avons pas de vêtements décents, rien pour accéder à internet et pas même l'un de nos fichus ordinateurs portables !"
C'est là qu'il y eût un silence, un silence où aucune d'entre elles ne prononça aucunes paroles. On entendait seulement les bruits frénétiques contre la porte pour pouvoir l'ouvrir. Soudain, Otto se mît à hurler au désespoir.
" Nooooon ! Pourquoi le bon dieu nous a abandonné ?
- Il veut nous faire souffrir pour avoir voulu torturer autant de gens, c'est certain ! s'exclama Atsui. Nous allons toutes mourir !
- Je ne vais pas pouvoir survivre... Adieu, monde cruel !
- Suicidons-nous, dans la joie et la bonne humeur !"
Alors que ses amies se mettaient à délirer complètement, Tsuki roula des yeux.
"Les filles, vous ne trouvez pas que vous exagérer un tout petit peu ?
- Quoi ? répondirent-elles en même temps. Bien sûr que non ! Les ordinateurs, c'est vital pour notre vie !
- Voyons, ce n'est pas la fin du monde. La preuve, je n'en ai pas besoin. Je peux toujours dessiner sans ordinateur. J'ai juste besoin de papier et de crayons et les deux existent dans ce monde."
Atsui et Otto arrêtèrent alors de geindre et regardèrent Tsuki avec de gros yeux.
"Non, Tsuki, tu en as besoin, commença Atsui sérieusement. Où est-ce que tu trouves les images auxquels tu t'inspires pour tes dessins ?
- Fastoche. Je les trouve sur internet !
- Et tu as besoin de quoi pour aller sur internet ? lui demanda Otto en attendant sa réponse."
La jeune fille garda le silence, son cerveau se mettant silencieusement en marche.
"Oh, merde !"
Il y avait un petit problème, là. Et ça n'allait pas se régler facilement ! Alors, au même moment où l'Akatsuki défonçait la porte de la salle, les jeunes filles se mirent à hurler et à pleurer sur le sol. Pein, ne comprenant pas ce qui se passait vraiment, se mit tout de suite aux conclusions hâtives.
"Vous... Vous avez finalement peur de nous ? demanda-t-il avec soulagement. Ahah ! Je le savais ! Je le savais depuis le début ! Hm. Donc ! Je vous préviens, si vous ne voulez pas mourir dans d'atroces souffrances... Allez me faire un café !
Les trois adolescentes s'arrêtèrent immédiatement d'hurler, trop abasourdie par ce que venait de déclarer Pein. Elles le regardèrent lentement, avant de se mettre à éclater de rire.
"Mais oui, c'est ça ! s'écria Atsui en se roulant par terre.
- Comme si on allait te faire café ! lui dit Otto en le pointant outrageusement.
- Alors là, tu rêves mon vieux ! reprit Tsuki avec un sourire moqueur."
Pein se mit alors en colère, et s'écria avec une forte voix :
"Dans ce cas, vous allez mourir !
- Non, je ne pense pas, lui répondit Atsui avec un visage sans émotion. Car si tu essais, tu risques d'être mort avant même de nous avoir touché."
Bouche-bée par ce que la jeune fille lui avait dit, Pein ne sut quoi répondre tandis que le reste de l'organisation riait de ce qui venait d'arriver. Atsui fixait le chef, un sourire satisfait aux lèvres. Lorsqu'Otto se rendit compte qu'Atsui n'écoutait pas la conversation qu'il y avait entre elle et Tsuki, elle lui tapa l'épaule.
"Atsui, arrêtes de parler à ces imbéciles – ils ne méritent pas notre attention ! lui dit Otto pour la ramener à la réalité. Il faut qu'on trouve une solution à notre problème, parce qu'on ne peut pas survivre sinon !"
Dès l'instant où Atsui quitta Pein du regard, ce dernier reprit ses esprits.
"Ahah ! Si vous croyez trouver un moyen pour vous enfuir, vous avez déjà perdues d'avance ! Il n'y en a aucun !
- Oh ! s'exclama Tsuki en se tournant vers lui. Mais on n'en doute pas ! C'est juste que, voyez-vous, il y a certaines choses chez nous que nous avons incroyablement besoin. Alors, ce serait gentil à vous de nous laisser allez les chercher avant de revenir ici. Ça ne prendra que quelques minutes."
Pein haussa les sourcils, pas trop sûr de comprendre.
"Donc, si je comprends bien... Vous voulez juste chercher vos affaires... Mais est-ce que vous avez peur de nous ?"
Les filles le regardèrent comme s'il était un extraterrestre bleu avec une vache sur la tête.
"Pourquoi est-ce qu'on aurait peur de quelqu'un comme toi ?"
Et là, Pein se mit immédiatement dans une grande dépression qui surprit tout le monde, sauf Konan qui alla le voir et le serra dans ses bras pour le consoler.
"Alors... reprit Atsui en réfléchissant. Est-ce qu'on peut aller chercher nos affaires ?
- J'aimerais y aller tout de suite, continua Otto avant de prendre une voix menaçante. Réponds où on te torture !
- Non, Otto, lui dit Tsuki en bougeant sa tête négativement. Ce n'est pas bien la violence."
Otto se mit à bouder et Pein arrêtât de pleurer dans les bras de Konan pendant un moment, leur disant qu'elles avaient la permission d'y aller. Elles se levèrent en même, le sourire aux lèvres, avant de se diriger vers l'extérieur de la pièce. Tout à coup, alors qu'elles poussaient les membres un peu partout pour passer, Tsuki s'arrêtât soudainement. Ses amies la regardèrent, attendant qu'elle explique le pourquoi de cette réaction.
"Les filles... On est dans un autre monde, n'est-ce pas ?
- Oui...? lui Otto sans comprendre.
- Alors... On fait comment pour chercher nos affaires, si on n'est pas dans notre monde ?"
Ce fut une nouvelle fois le silence, et les filles attendirent que la réponse leur vienne, tout simplement. Trouvant qu'elle faisait pitié, Konan les aida.
"Les filles, vous n'avez qu'à prendre le portail magique."
Les jeunes filles levèrent immédiatement la tête vers Konan, qui tenait une chose mouillée et gluante non identifié dans ses bras.
"Il y a un portail magique ?
- Bien sûr !
- C'est génial ! s'exclamèrent-elles ensemble. ... et il est où ?"
Les trouvant toutes les trois idiotes et aveugles, tous pointèrent un coin de la pièce où se trouvait un portail bleu émanant une très forte lumière aveuglante. Pourquoi c'était dans la salle de musculation ? Aucune idée. Mais on s'en fou.
Bref, les filles, se rendant comptes qu'elles avaient l'air idiotes (et elles détestaient ça), elles se dirigèrent toutes les trois vers le portail et le traversèrent. Pendant qu'elles cherchaient, Pein continuait de pleurer.
"Pourquoi il a fallu qu'on ramène ses trois filles ? Nous étions supposés n'en ramener qu'une seule !"
Soudain, il reprit confiance et se tourna vers les autres, les pointant avec colère.
"C'est vous ! C'est à cause de vous que nous avons raté cette mission ! Et maintenant nous serons obligés de souffrir pour le restant de notre vie ! Je ne sais pas ce qui me retient de tous vous assassiner !"
C'est à ce moment-là que les filles repassèrent par le portail avec plusieurs sacs.
" Pein ? demanda Otto avec une grande déception dans sa voix. Au lieu de continuer à faire ta petite crise d'adolescente, est-ce que tu pourrais nous dires où se trouves notre chambre pour qu'on puisse ranger nos affaires ?"
Ne se rendant pas compte du début de la phrase d'Otto, Pein lui répondit le plus normalement du monde en continuant de pointer les membres de son organisation avec rage. Ne prenant même pas la peine de le remercier, elles partirent immédiatement.
Et, bien évidemment, Tsuki se mit à se plaindre.
"Comment oses-t-ils nous donner une seule chambre pour nous trois ? Ne sont-ils pas au courant qu'une seule fille prend déjà de la place ? Alors trois !"
Ayant assez de l'entendre, Atsui et Otto lui lancèrent un regard noir.
"Tsuki, arrête de te plaindre ! lui dit Atsui méchamment.
- Ils n'ont pas la chance d'être aussi riches et importants que nous, alors ils peuvent seulement nous donner une chambre. Prends-les en pitié ! lui dit Otto en remettant son sac sur son épaule.
- Bon, d'accord... murmura Tsuki avant de prendre de l'assurance. Mais c'est seulement parce qu'ils ne valent rien !"
Elles entrèrent donc toutes les trois dans leur chambre. Alors que Tsuki rangeais ses affaires, elle vit Atsui prendre son ordinateur et naviguer dessus (curieusement, elles avaient accès à internet).
"Atsui... ?
- Oui, Tsuki ? T'as un truc important à me dire ?"
Tsuki allait lui répondre de les aider à ranger, quand elle vit Otto faire exactement la même chose qu'elle. Elle soupira, déçue, avant de sortir le sien à son tour.
" Non, laisse tomber."
Quelques instants plus tard, elle plongea à son tour sous l'emprise de la technologie et de l'internet, oubliant presque qu'il y avait une organisation criminelle discutant d'elles quelques mètres plus loin.
