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BONNE FOI d'Amethyst Jackson

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CHAPITRE TRENTE-NEUF

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Bella fut tranquille pour le reste de sa transformation. Je la tins dans mes bras pas intéressé par quoi que ce soit d'autre pour le moment. Je voulais que Bella revienne.

Le jour suivant le crépuscule arrivait quand j'entendis son cœur accélérer dans les affres de l'agonie. Les gémissements de douleur de Bella ne pouvaient pas rivaliser avec cette cadence de tonnerre.

"Tu y es presque bébé," murmurai-je à son oreille. "Plus de douleur après cela, je te le promets."

Elle avait attrapé mon bras, celui qui était autour de son torse depuis quelques heures et maintenant elle s'y accrocha plus fort, me faisant même mal. Son corps était clairement devenu plus fort entre mes bras et elle allait atteindre toute sa puissance. Le cœur était toujours le dernier à s'arrêter.

Elle serra les yeux tandis que le dernier battement de son cœur résonna dans la chambre.

Son cœur s'arrêta. Tout était silencieux. J'attendis.

Bella se redressa brusquement et puis resta figée sur place.

"Edward?"

Je m'assis doucement pour ne pas l'effrayer. " Je suis ici Bella."

Elle me regarda et prit une profonde inspiration. "Est-ce que je bouge si vite que ça?" demanda-t-elle.

Je ne pus m'empêcher de sourire. "Oui tu le fais."

"C'est bizarre," murmura-t-elle en se penchant en avant et laissant ses cheveux tomber sur son visage. "Ça ne me parait pas rapide mais je sais que ça l'ait. Je n'étais pas capable de me lever aussi vite avant."

Je ne la touchais pas encore, bien que je le veuille. "Tu vas t'y habituer. Tu vas aussi apprendre à te déplacer à vitesse humaine mais nous ne sommes pas pressés. Tu as tout le temps que tu veux pour t'ajuster."

"D'accord." Je la vis étirer ses bras et agiter ses doigts, observer son nouveau corps. Elle regarda et sourit en voyant sa poitrine. "Te paraissent-ils plus gros à toi?" demanda-t-elle d'un air narquois.

Je ris et les regardai. Ronds et guillerets. "Un petit peu, "concédai-je.

Elle se mit sur ses pieds près du lit, regarda vers le bas et agita ses orteils.

"C'est vraiment génial," sourit-elle. Elle vit le miroir posé sur le plancher dans un coin de la pièce et elle l'atteignit en deux enjambées. Elle ne s'arrêta pas à temps et le fit vaciller mais elle le rattrapa. Un soupir de frustration quitta ses lèvres avant qu'elle parte à la découverte de son nouveau corps.

"Oh!" haleta-t-elle, en voyant ses yeux rouge sang. Elle mit sa main devant sa bouche et son front se plissa.

"Quel est le problème?" demandai-je. En ce qui me concernait tout en elle avait l'air absolument parfait.

Ses yeux restaient rivés sur son reflet. "Mes yeux, ils sont rouges. Ils ne vont pas rester comme ça, si?"

"Oh." Je laissai échapper un soupir soulagé de connaitre la cause de son anxiété. "C'est la persistance de sang humain dans ton corps. Une fois qu'il sera parti, dans un an environ, tes yeux seront le reflet de la façon dont tu te nourris. Pour une raison que j'ignore boire du sang animal donne des yeux dorés comme ceux des Cullen. Le sang humain les fait rester rouges."

Elle hocha la tête montrant qu'elle avait compris. Ses yeux parcouraient son visage qui avait radicalement changé bien qu'il soit toujours le même. Lentement elle baissa les yeux vers son reflet, vers ses seins qu'elle trouvaient fascinants, jusqu'à ses jambes élégantes et toniques. Elle remua à nouveau ses orteils.

"Je pourrai courir maintenant? Sans trébucher sur tout, je veux dire."

Son enthousiasme était contagieux et je me retrouvai en train de sourire à la promesse de courir librement avec Bella à mes côtés. "Oui tu seras en mesure de courir plus vite que moi, j'ose le dire."

Bella avait ses doigts sur son visage, pressant ses joues. "Vraiment? Pourtant c'est toi le plus rapide?

Je penchai ma tête. "Comment sais-tu que je suis le plus rapide?"

Elle haussa les épaules. "Alice et Jasper l'ont dit."

Je secouai la tête. "Oui mais tu seras encore plus rapide. Avec le sang humain et pour la prochaine année ou plus, tu seras plus rapide que moi et même plus forte qu'Emmett."

"Humm." Rien de tout cela ne semblait pouvoir la perturber. D'un pas rapide elle se détourna du miroir et me regarda vraiment pour la première fois avec ses nouveaux yeux. Je restai assis patiemment sachant qu'elle allait me voir différemment à présent.

Elle resta absolument immobile alors qu'elle m'examinait. Ses yeux parcoururent mon corps de haut en bas et ils s'attardèrent plus longtemps sur mon visage. Cet examen me rendit nerveux. Je ne pensais pas que son opinion sur moi allait changer de façon spectaculaire mais je voulais que mon corps lui soit agréable.

"Oh mon Dieu," lâcha-t-elle enfin. Elle n'avait toujours pas bougé.

"Qu'y a-t-il Bella?" demandai-je. J'étais extrêmement tendu. Ne pas entendre ses pensées me rendait fou.

"Je ... j'ai toujours pensé que tu étais incroyablement beau avant, et maintenant... maintenant je constate que je ne t'avais même pas vu à moitié," dit-elle et je vis de la crainte dans ses yeux. "Edward," gémit-elle. Elle semblait rester sans voix.

"Bella," dis-je en retour, en lui tendant ma main, la suppliant par mon ton, mes yeux et mon corps de s'approcher de moi, de devenir réelle et tangible à mon contact une fois de plus. Jusqu'à présent elle avait été adorable et absorbée par tout ce qui était nouveau mais j'avais besoin qu'elle revienne vers moi. Qu'elle soit ma Bella.

Elle fut contre moi en une enjambée, me renversant accidentellement tandis qu'elle s'écrasa dans mes bras. En riant je tombais sur le matelas avec elle.

"Désolée, " marmonna-t-elle en retirant son poids de sur moi. Elle ne rougit plus mais la tension sur son visage montrait bien son embarras.

"C'est bon," la rassurai-je. "Je suis juste heureux d'être à nouveau celui qui te sauve."

Je pris son visage entre mes mains. Elle laissa échapper un gémissement.

"Est-ce que tu te sens bien?" demandai-je sur une intuition, en espérant que c'était le cas et sachant qu'elle serait en mesure de sentir plus de choses à présent.

"Oui," dit-elle dans un souffle. Je frottai mon pouce sur sa joue lisse et douce mais ferme maintenant. Je sentais que je ne pourrai plus casser ses os d'un simple toucher ce qui me permettait d'explorer sa peau en toute liberté.

Elle posa sa main sur la mienne. "Veux-tu m'embrasser?"

J'en ris presque. Je mourrai d'envie de le faire. Je passai ma main de sa joue à son épaisse et douce chevelure et tirai sa tête contre la mienne. Mes lèvres se refermèrent sur sa lèvre inférieure, si pleine et souple. Je la goûtai avec ma langue et je gémis. C'était vraiment Bella... mais en mieux comme si elle avait été distillée et qu'on en ait obtenu la quintessence.

La légère caresse de ma langue réveilla Bella et elle m'attaqua, gémissant à la perfection de nos bouches jointes. Son goût était juste comme il se doit - fraise et nuance de freesia. Elle m'embrassa avec une ferveur qui calma la douleur dans ma poitrine, tirant sur mes cheveux et me donnant une morsure cuisante dans son empressement. Sa force la rendait brutale mais je ne m'en plaindrai jamais. Ses mains fortes me disaient que je pouvais la toucher sans retenue maintenant, qu'elle pouvait tout supporter. Alors je la retournai sur le dos et l'épinglai dans le lit.

Elle me sourit avec une lueur espiègle dans les yeux. "Tu n'es plus le seul qui puisse le faire maintenant," dit-elle et elle nous retourna tout de suite en choisissant de chevaucher mes hanches. Je ris, content d'être dans cette position - pour l'instant.

"Enfin tu m'as à ta merci, que vas-tu faire de moi?" dis-je.

Elle se pencha et mordilla mon oreille en chuchotant. "Tout."

Ensuite elle se coucha sur moi. Je grognai et attrapai ses vêtements déjà prêt à être nu avec elle. Bella eut la même idée mais lorsqu'elle attrapa le bas de ma chemise elle le déchira.

Je regardai son expression avec amusement quand elle réalisa qu'elle tenait un bout de tissu dans sa main. "Oups," rit-elle et elle la jeta à côté. "Je suppose que je ne connais pas ma force." Ses mains passèrent sur mon abdomen vers ma poitrine et elle bougea ses hanches de nouveau. Je grognai à ses taquineries. Elle était si adorable que je dus abandonner ses cheveux et la tirer vers le bas pour l'embrasser intensément. Je devenais fou tellement j'avais faim d'elle.

"Touche-moi," gémit-elle contre mes lèvres. En quelques secondes tous nos vêtements avaient atterri en lambeaux sur le sol - soit grâce à moi ou à elle. Mes mains survolèrent sa peau, caressant ses hanches, ses cuisses, son dos. Je massai ses seins et elle gémit, un doux chant que provoquaient mes doigts jouant avec ses mamelons.

"Edward," souffla-t-elle. "Oh mon dieu, c'est incroyable. Je ne savais pas."

"Maintenant tu sais," dis-je d'une voix tendue. Ma queue me faisait mal comme jamais auparavant mais je ne voulais pas la brusquer.

"Dis-moi ce qu'il faut que je fasse Edward," dit-elle un peu perdue. "Je veux te toucher partout, je veux te sentir en moi mais je ne sais pas par où commencer."

Je ne pus m'empêcher de rire à son empressement. "Tu peux commencer à me déshabiller," suggérai-je. contrairement à elle j'avais toujours mon pantalon et je n'aimais pas ça.

Elle acquiesça et ses doigts allèrent à mon jeans et elle cassa les fixations métalliques dans l'urgence. Cette fermeture ne fonctionnerait plus jamais. Le jeans et le boxer partirent ensemble puis Bella fut au-dessus de moi, pressant son sexe humide contre ma bite tendue.

Nos gémissements se mélangeaient dans la chambre silencieuse.

"Maintenant?" demanda-t-elle avec espoir.

"Maintenant," suppliai-je. "S'il te plait, maintenant."

Elle s'installa, son beau corps sur le mien et mes yeux se révulsèrent tandis qu'elle me prenait.

"Putain de merde," sifflai-je.

La transformation avait changé cette partie là aussi. Alors qu'avant ses parois cédaient sous mes intrusions maintenant ses muscles étaient forts et m'emprisonnaient tout du long, me serrant d'une façon tout à fait nouvelle. Elle était encore douce mais cette nouvelle pression me rendait tout proche d'exploser.

"Oh!" gémit-elle, alors qu'elle me prenait autant qu'elle le pouvait. "Je me sens si remplie... oh mon Dieu."

Je fis bouger mes hanches vers le haut en voulant plus. Les derniers jours avaient été chaotiques, bizarres et très stressants et je ne voulais rien d'autre que de me rassasier d'elle. "Bella."

Elle se leva doucement et redescendit de nouveau. C'était plus que je ne pouvais en supporter et en même temps pas assez du tout.

" Va plus vite ou alors laisse-moi faire," grommelai-je désespérément, en poussant de nouveau. Elle se mit à rire et ses muscles se contractèrent autour de moi.

"Je ne pense pas," dit-elle avec un autre mouvement lent. "C'est moi qui dirige à présent. Et je pense que j'ai envie de te taquiner."

"Pas gentil," gémis-je.

Encore une fois elle rit. "Tu ne peux pas parler de pas gentil," fit-elle remarquer et elle continua à me taquiner.

Résigné je la laissai me torturer avec ses mouvements de friction lents. Mes jambes étaient tendues, mes hanches poussaient avec urgence pour aller à sa rencontre, mon corps tout entier était en effervescence mais ça n'était pas encore assez. Au moins la vue était magnifique.

Bientôt les jambes de Bella commencèrent à trembler et je savais que ce n'était pas de faiblesse.

Je posai mes mains sur ses hanches et la fit reculer. "Es-tu enfin prête à me laisser prendre la suite?"

Elle hésita, puis hocha la tête.

Je m'assis et l'entrainai avec moi en bondissant sur mes pieds, je la plaquai contre le mur déjà endommagé. Ça n'allait pas être doux et ça la fit haleter de surprise et de plaisir.

"Ça fait un moment que j'attends de pouvoir faire ça," lui dis-je, en poussant une première fois. Sa tête tomba en arrière et elle cabossa le mur et gémit. Fini de parler! Je coinçai ses jambes sur mes bras et la pris avec des poussées profondes et rapides. C'était si bon de pouvoir se laisser aller, de pouvoir le faire sans me soucier de la blesser - me concentrer uniquement sur le plaisir brûlant qui inondait mes veines et laisser mon corps faire ce qu'il voulait. Je la pilonnai avec abandon, laissant reposer mon front contre son épaule lisse, respirant son odeur capiteuse. De quoi pouvais-je avoir besoin de plus?

Ses gémissements se transformèrent en syllabes inarticulées et je sus qu'elle était proche. Je l'embrassai profondément, suçant sa langue et mordillant ses lèvres tandis que mon propre plaisir s'approchait. Je le repoussai le plus longtemps possible et m'inquiétai que mes jambes me lâchent.

Bella détourna sa bouche de la mienne et cria tandis que l'orgasme déferla sur elle. La pression de ses parois se contractant sur moi me fit céder et je grognai sans honte en me libérant en elle.

OOO

"On dirait que ma gorge me démange," se plaignit Bella. Nous étions toujours par terre quelques heures après avoir commencé. Après la première fois, il n'y avait eu aucune raison d'arrêter. Ce fut une bonne chose qu'il n'y ait aucun meuble dans la chambre parce qu'ils auraient fini en morceaux.

"Démange?" répétai-je incrédule n'ayant aucune envie de bouger. Je laissai trainer mes doigts distraitement le long de son dos. "Je suis surpris que tu aies été capable de supporter ça aussi longtemps. Quand j'étais nouveau-né, ma gorge était en feu tout le temps."

Elle haussa les épaules contre moi et déplaça sa tête de mon épaule à ma poitrine. "Juste des démangeaisons."

Je secouai la tête. "Tu as des capacités extraordinaires Bella. Que tu puisses bloquer ta soif, toute seule... c'est un miracle."

Elle me regarda, inquiète. "C'est si mauvais que ça?" Je compris qu'elle parlait de ma soif maintenant, de mes luttes passées.

"Ce n'est plus aussi mauvais maintenant. Je veux dire au moment où je sentais le sang je savais que jamais rien ne saurait être aussi bon. Cela m'a aidé à résister au sang des autres humains. Et après y avoir goûté... je sais que rien ne sera jamais aussi bon. Mais c'est très difficile de résister au sang humain et je sais que tu ne te pardonnerais jamais si tu prenais une vie. Je suis content que tu sois une exception à la règle, que ta soif ne te submerge pas. J'espère que ça va t'aider à résister, aussi."

A présent elle semblait avoir peur et je savais qu'elle allait devenir agitée si nous ne faisions rien.

"Allez," dis-je, pour la faire dépêcher. "Partons pour ta première chasse."

"Là, maintenant?" Elle parut surprise.

"Et pourquoi pas?" demandai-je.

Comprenant ma demande elle haussa les épaules et se mit en quête de ses vêtements. Puis elle se souvint qu'ils étaient en lambeaux. Je lui montrai les sacs qu'Alice et Jasper avaient ramenés de l'appartement et nous nous habillâmes. Elle déchira une manche pendant le processus. Elle eut besoin d'aide pour les boutons mais elle s'améliorait.

En sortant de la maison elle regarda vers la forêt nerveusement.

"Ce n'est pas si mal," la rassurai-je. "Disons que nous allons simplement courir pour le moment. Lorsque tu trouveras quelque chose d'assez bon à manger tu le sauras."

Elle hocha la tête puis partit comme une balle, elle était probablement encore plus rapide que ce que j'avais prévu. Je la conduisis plus profondément dans la forêt, loin de Forks, jusqu'à ce qu'elle s'arrête brutalement.

Elle me regarda interrogative. Je sais qu'elle le sentait mais je voulais lui laisser trouver.

"Que te dit ton instinct?" lui demandai-je à voix basse.

"De le suivre," répondit-elle sans hésiter.

"Alors fais-le," l'incitai-je. "Je serai derrière toi mais tu sauras quoi faire."

"Okay," murmura-t-elle et elle courut après l'odeur, ses jambes fonctionnant très vite et ses pieds foulant le sol de la forêt. Je passerai du temps avec ses jambes... plus tard.

Je la suivis à distance, je voulais lui donner de l'espace et la sécurité dont elle avait besoin pour sa première chasse. Quant à elle, elle semblait être inconsciente de ma présence, complètement absorbée par l'odeur qui avait capté son attention.

Le loup était en train de boire dans une petite mare inconscient du danger qui approchait. Bella se précipita et finit par s'attaquer à la grande bête grise dans l'eau. Elle se débattit un peu. Le loup ne pouvait rien lui faire mais un énorme animal qui se tortillait pouvait être difficile à tenir vu qu'elle n'avait jamais chassé. Ses nouveaux vêtements allaient être déchirés de nouveau.

Finalement ses mains délicates trouvèrent une bonne prise sur l'animal et elle plongea ses dents dans la fourrure au niveau de sa jugulaire. Je la regardai boire goulument, bestialement comme n'importe quel autre vampire et de façon inattendue je fus satisfait. J'étais soulagé de me rendre compte qu'elle s'adaptait bien à cette vie et de constater que j'aimais bien la voir se comporter de cette manière. Je n'avais jamais douté de sa capacité à passer au travers des luttes du début de la vie de vampire, ni l'amour que j'aurais toujours pour elle mais je voulais voir ça grandir. Je voulais qu'elle aime cette vie avec moi et je voulais l'aimer encore plus comme un vampire.

Elle leva les yeux une fois qu'elle eut fini. Elle avait du sang partout sur son menton - adorable, d'une étrange façon. La sauvagerie de la chasse avait disparu et elle se leva lentement, revenant à la réalité.

"Ce n'est pas censé être comme ça pas vrai?" demanda-t-elle avec incertitude. Le sang coulait le long de sou cou. Ses vêtements étaient trempés quand ils n'étaient pas déchiquetés. Elle aurait pu tout aussi bien être nue.

"Je peux dire que tu t'es moins salie que le nouveau-né moyen," lui dis-je en m'approchant, résistant à l'envie de lécher le sang sur sa peau. Ce genre d'acte pourrait déconcerter Bella à ce stade. "Il faut un peu de pratique pour arriver à boire correctement."

Elle regarda le loup mort et fronça les sourcils, un peu de tristesse apparut sur son visage. "Qu'en faites-vous une fois que c'est fini?"

"On l'enterre," dis-je simplement en pataugeant dans la mare avec elle. "Laisse."

Elle roula des yeux. "Je peux le faire."

"Je le sais," rétorquai-je. "Mais je veux le faire pour toi, tu te souviens de ce que je t'ai dit une fois à propos de la galanterie?"

Elle réfléchit un instant, distraitement en se frottant les lèvres. "Tu veux dire quand tu m'as demandé si je pensais qu'elle était morte ou si je tentais de la tuer?"

J'étais heureux qu'elle se souvienne de pareil détail. "Oui. Où as-tu trouvé la réponse?"

Elle souffla. "Très bien. Fais-le, alors."

J'attrapai la carcasse et l'emmenai suffisamment loin de la rivière et je creusai un trou rapidement avec mes mains. Je l'enterrai et tassai la terre par dessus, plus rien n'était visible, il ne s'était rien passé du tout.

Quand je retournai à Bella elle avait nettoyé son menton et son cou avec l'eau et était retournée sur la terre ferme. "Tu te sens mieux?" demandai-je.

"Bien mieux," me dit-elle. De l'excitation se cachait dans ses yeux et je savais parfaitement ce qu'elle ressentait. Tout ce sang neuf qui coule dans tes veines, ses muscles étaient tendus par cette nouvelle énergie.

"Prête à y aller?" demandai-je avec un sourire.

"Oui," dit-elle sans hésitation.

Je décollai sans avertissent en criant par dessus mon épaule, "Rendez-vous au Canada!"

Je l'entendis jurer derrière moi.


Voilà, le chapitre à venir est le dernier, il est assez long il y aura beaucoup de choses...

Puis il ne restera plus que l'épilogue

A la semaine prochaine pour la fin de l'histoire...