.

BONNE FOI d'Amethyst Jackson

...

EPILOGUE

...

Un an plus tard

"Je pense que j'y suis enfin arrivée," dit Bella en passant la porte de notre séjour. Je m'assis, un sourire lent s'étendit sur mon visage.

"Vraiment?"

Elle hocha la tête et s'approcha. "Je n'ai pas encore testé avec quelqu'un c'est pour ça que ne je suis pas tout à fait sûre."

Je penchai ma tête observant son visage se contracter. "Pourquoi es-tu aussi nerveuse, amour?"

Elle haussa les épaules puis me rejoignit sur le canapé. "Si ça fonctionne tu vas pouvoir entendre mes pensées."

"Et ça t'inquiète?" demandai-je avec intérêt. Je mourrai d'impatience en attendant ce jour où elle pourrait contrôler son bouclier, que je puisse voir ses pensées... La seule chose que je voulais à présent c'était connaitre cette expérience, voir les pensées de Bella.

"Tu me connais très bien sans avoir vu mes pensées. Et si tu n'aimes pas ce que tu vois? Si ça ... t'ennuie?"'

Je secouai la tête rapidement m'empêchant de rire. "Bella amour, ne prends pas ça de la mauvaise façon mais c'est tout à fait stupide. Je te connais. Je connais tes défauts. Rien dans ta tête ne va changer ce que je ressens pour toi."

"Mais comment peux-tu en être sûr?" insista-t-elle.

"J'en suis sûr parce que je t'aime," dis-je simplement, sachant que cela seul n'apaiserait pas ses craintes. "Bella fais-moi confiance. Fais confiance en cet amour si fort, rien ne peut l'altérer."

"L'amour n'est point l'amour s'il est changé par un changement," récita-t-elle dans un murmure.

J'opinai. "Tu peux argumenter avec moi mais tu ne peux pas le faire avec Shakespeare."

"Le poète sait tout ça mieux que quiconque," concéda-t-elle avec un soupir. Elle se tourna pour me faire face, assise les jambes croisées. " D'accord. J'essaie. Es-tu prêt?"

"Plus que prêt," dis-je impatiemment.

Elle ferma les yeux et son visage se tendit de concentration. Je la regardai avec un sourire espérant l'entendre mais déjà content de la voir essayer. Elle était tout à fait adorable.

Après quelques longues secondes, je commençai à m'attendre à ce qu'elle arrête mais elle ne le fit pas. J'ouvris et fermai la bouche plusieurs fois, pour l'encourager et pour la rassurer que ça ne faisait rien si elle ne pouvait pas.

Est-ce que tu peux m'entendre?

Je laissai échapper un soupir parce que je pouvais l'entendre et tout ce qu'elle ressentait en ce moment.

"Bella, tu l'as fait."

Elle hocha la tête, les yeux toujours fermés, concentrée, et ensuite elle commença à me montrer des choses. Ses souvenirs de notre première fois. Son incapacité à rester loin de moi une fois qu'elle avait commencé à suspecter que je n'étais pas comme les autres. Sa crainte permanente que je sois en danger. L'espoir de notre futur ensemble.

"Oh, Bella... Bella..."Je ne pus m'empêcher d'aller auprès d'elle. Il fallait qu'elle sache que c'était la même chose pour moi. Il n'y avait aucune façon de lui montrer avec autant de clarté ce que je ressentais pour elle mais je l'aurais pourtant souhaité.

Je pris son visage entre mes mains, et lorsque ses yeux s'ouvrirent pour rencontrer les miens l'accès que j'avais à ses pensées s'évanouit. Mais peu importait, nous avions l'éternité pur explorer cette connexion. Mais à présent il fallait que je lui dise. Il fallait que je lui montre.

Son visage toujours entre mes mains, je lui souris. "Bella tu es si belle. Ton esprit est beau. Et tu m'aimes - tellement," dis-je, complètement émerveillé.

"Oui," acquiesça-t-elle, comme si elle allait pleurer. Je ressentais le même picotement dans mes yeux.

"Je souhaiterai pouvoir te montrer comme tu l'as fait," dis-je désespéré. "Je souhaiterai pouvoir te laisser regarder à travers mes yeux. Tu ne sauras jamais ce que tu signifies pour moi - mais tu mérites de le savoir. Tu mérites tout ça. Je t'aime Bella. Je t'aime totalement."

Elle commença à rire et recouvrit mes mains sur ses joues avec les siennes plus petites. "Edward calme-toi. Je sais tout ce que j'ai besoin de savoir."

Je secouai la tête et l'embrassai intensément. "Non, mais tu devrais."

OOO

Cinq ans plus tard

"Nous allons devoir partir bientôt, n'est-ce pas?" demanda Bella tristement, tandis que nous regardions les Cullen disparaitre au bout de l'allée.

"Seulement si tu le veux," dis-je. " Nous pouvons passer plus inaperçus si nous ne sommes que tous les deux. Je sais que tu ne veux pas trop t'éloigner de ton père."

"Je ne veux pas mais les Cullen partent si loin," soupira-t-elle et je savais qu'ils allaient nous manquer. Ils allaient au Québec vivre à l'extérieur de Montréal. Je soupçonnais Bella de vouloir aller avec eux mais elle était en conflit quand il s'agissait de choisir entre sa maison et sa famille humaine.

"Nous avons des ressources virtuellement illimitées," lui rappelai-je. "Et nous avons du temps. Nous pouvons aller où tu veux, rendre visite à qui tu veux, quand tu veux."

"Je sais," dit-elle en se tournant pour me regarder. Elle enroula ses bras autour de mon torse et posa son visage contre ma poitrine. "C'est juste que Charlie... il n'a pas autant de temps que nous et j'ai tellement peur ne pas en tirer le meilleur parti."

Pour une raison quelconque la question qui me taraudait choisit ce moment pour sortir.

"Veux-tu te marier?"

Elle cligna des yeux. "Quoi?"

"Je te demande si tu veux qu'on se marie."

Son expression devint sceptique. "Vraiment?"

Je commençai à me sentir tendu, je n'avais pas prévu de résistance à cette demande. "Tu sais c'est un peu insultant que ce soit une surprise pour toi."

"Désolée," dit-elle en s'adoucissant. "Je n'ai jamais pensé que tu irais vers quelque chose d'aussi classique que le mariage. Je n'ai pas vraiment réfléchi à ce sujet."

Je haussai les épaules de plus en plus mal à l'aise. "Ce n'est pas comme si nous ne nous étions pas engagés pas vrai? J'ai pensé que l'idée du mariage pourrait te plaire. Une chose à laquelle ta famille pourrait participer."

"Est-ce que c'est la seule raison pour laquelle tu veux te marier maintenant?" me demanda-t-elle et elle s'éloigna bien de moi. "Est-ce que c'est quelque chose que tu veux vraiment?"

Je sortis la boite cachée dans ma poche et l'ouvrit pour elle. "Ce n'est pas un coup de tête, Bella. Ça fait un moment que je l'envisage."

Toute son attitude changea en voyant la bague et elle leva ses yeux tendres vers moi. "Tu veux m'épouser," déclara-t-elle doucement.

"Oui," confirmai-je.

"D'accord," dit-elle en faisant un énorme sourire. "Marions-nous alors."

OOO

Dix ans plus tard

La neige arrivait au ras des fenêtres du chalet que j'avais loué pour notre pause hivernale de l'université de McGill (Canada). Ce qui me convenait très bien. Il n'y avait pas besoin de sortir maintenant ce qui signifiait que Bella et moi étions piégés à l'intérieur, seuls heureusement. J'ajoutai une autre bûche dans le feu juste pour l'agrément d'entendre le feu crépiter et sentir l'odeur de la fumée de bois. Je me retournai et regardai Bella. Elle était installée au coin du canapé, tournant les page d'Anna Karénine, complètement absorbée. Je poussai un soupir.

"Bella amour?"

"Humm?"

"Tu devrais savoir qu'on est en vacances non?"

Elle me regarda par dessus son livre en fronçant les sourcils. "Oui..."

"Et tu as passé les derniers cinq semestres à lire, lire, et encore lire. Tu es diplômée en anglais souviens-toi?"

Elle roula des yeux. "Et alors je peux bien lire pour le plaisir des fois!"

"Ce que je voulais suggérer," commençai-je m'asseyant près d'elle sur le canapé, "C'est que, peut-être nous pourrions pendre ce temps pour Edward et Bella à la place de Tolstoï."

Elle posa son livre ouvert et à l'envers sur la table basse. "Tu agis comme si je te négligeais. Chaque nuit est un temps pour Edward et Bella."

"C'est vrai," concédai-je. "Mais il est fréquemment interrompu par du temps pour Alice et Bella ou bizarrement pour Emmett ou pour des écrits de la littérature existentialiste française. J'espérai avoir une pause vraiment conjugale."

Elle rit de moi. "Alors je ne peux pas lire?"

"Non si ça signifie que tu ne fais pas attention à moi," insistai-je. "Tu ne te souviens pas m'avoir dit d'être égoïste avec toi? Eh bien c'est ce que j'essaie de faire."

"D'accord." Elle s'étira contre le canapé et laissa ses bras au-dessus de sa tête. "Dis-moi ce que tu veux que je fasse."

Je levai les sourcils. Nous avions déjà parlé de ça avant. Mon côté dominant avait tendance à exciter Bella et je mentirai si je disais que je n'aimais pas l'avoir à ma merci. Nous n'avions jamais vraiment eu la possibilité d'explorer ce domaine. La famille était toujours trop proche de nous et cela semblait exiger plus d'intimité que pour nos activités habituelles. Maintenant si... nous étions seuls pendant des semaines...

"Quoi, tu deviens soudainement timide M. Masen?" Elle sourit. "Ne fais pas comme si tu n'attendais pas ça depuis un moment."

Tout à coup elle leva son bouclier et me montra à quel point elle voulait des mots grossiers et des mains baladeuses et je sentis ma bouche se fendre dans un sourire d'anticipation.

"Tu ferais mieux de fermer ta bouche impertinente avant d'avoir des ennuis, " grognai-je, en me mettant au-dessus d'elle, sur les mains et les genoux. Je me penchai et butinai son cou la faisant frissonner. "Maintenant lève-toi et déshabille-toi pour moi."

Je me réinstallai confortablement dans le canapé tandis qu'elle se levait lentement pas à pas dans le petit espace entre mes jambes. Je la regardais sans vergogne quand elle souleva son chandail par dessus sa tête, révélant sa chemise blanche et fine en dessous. Elle ne portait pas de soutien-gorge et je pouvais voir ses mamelons durs comme la pierre appuyer sur le tissu. Ses doigts travaillèrent lentement à ouvrir les boutons qui fermaient son jeans et ensuite avec un sourire innocent sur les lèvres elle se pencha pour se débarrasser du pantalon me donnant une vue excellente.

Elle fit un petit spectacle lorsqu'elle se débarrassa de sa chemisette, la faisant glisser sur ses épaules et serrant ses seins une fois que ses bras furent libres. Je commençai à m'impatienter.

"Plus vite," dis-je simplement. Elle haussa les sourcils mais ne dit rien heureusement. C'était une honte. J'aurai eu une raison de lui donner la fessée si elle l'avait fait.

Elle passa sa chemisette par dessus sa tête dévoilant ses seins merveilleux et la laissant en culotte, violet foncé, ce qui faisait un contraste saisissant avec sa peau.

Je laissai échapper un petit soupir. Ma femme était si belle.

Finalement elle se détourna de moi pour enlever sa culotte me donnant une vue parfaite sur son cul rond quand le tissu glissa au sol. Je lui donnai une claque légère, juste parce que je le pouvais, et elle me jeta un coup d'œil par dessus son épaule.

"Tourne-toi," lui demandai-je. Quand elle fut face à moi, je pris un moment pour regarder son corps puis je me levai pour me frotter contre elle. "Maintenant, déshabille-moi. Vite!"

"Oui monsieur," ronronna-telle, ce qui m'excita un petit peu plus. Elle me débarrassa rapidement de mes vêtements et bientôt je fus devant elle, mon gland frôlant la douce peau de son ventre.

Je devais décider rapidement de ce que je voulais faire. Je n'avais pas exactement prévu tout cela et il y avait tellement de possibilités... Il serait préférable de garder les choses simples pour cette première fois.

"Mets-toi à genoux sur le canapé et appuie-toi contre le dossier," demandai-je, la guidant inutilement avec mes mains, c'était juste une excuse pour la toucher. Quand elle fut en position je lui caressai le derrière délicatement et m'agenouillai au sol derrière elle.

"Tu ne dois pas te retourner," la prévins-je. " Et tu ne dois parler que si tu veux que j'arrête. Tu peux faire tout autre bruit que tu veux ," dis-je. " Grogner, gémir, crier mais pas de paroles à moins que tu aies une question à me poser, compris?"

"Oui monsieur," dit-elle et je pouvais entendre le sourire dans sa réponse - mieux encore je pouvais sentir son excitation.

Je fis passer mes doigts entre ses plis, les faisant tourner autour de son clitoris. Si doux. Je voulais juste enfouir mon visage et la lécher pendant des heures mais il n'y avait rien de particulièrement nouveau ni de différent à ce sujet. Je devais rendre ceci plus passionnant en quelque sorte.

"Tu n'es autorisée à jouir que lorsque je te le dirai," lui dis-je en faisant glisser mon index à l'intérieur d'elle, caressant légèrement. Elle frissonna. "Si tu jouis sans ma permission, je devrais te punir. Tu as compris?"

"Oui monsieur," souffla-t-elle et j'ajoutai un deuxième doigt en appuyant contre son point G. Elle gémit et poussa contre ma main que je retirai. Elle laissa échapper un genre de petit miaulement de protestation qui s'étouffa lorsque je posai ma bouche contre elle et léchai goulument ses plis humides.

Je dus me retenir. Si je me perdais en elle comme je le faisais d'habitude je ne serais plus en mesure de dire si j'allais trop loin et je ne voulais pas que ce défi soit un échec. J'espérai plutôt qu'elle allait réussir et que je trouverai une façon créative de la récompenser.

Quand son goût frappa ma langue il fut impossible que je nie que j'avais faim d'elle. Je la léchai et la suçai comme un fou, jusqu'à ce que ses cuisses se mettent à trembler et alors seulement je reculai. Je pris un moment pour faire courir mes mains sur sa peau parfaite jusqu'à ce que je sente qu'elle pourrait en supporter davantage puis je revins à elle. Je continuai jusqu'à ce que tout le bas de son corps tremble du besoin de se libérer et puis je décidai de la tester vraiment.

"Encore un peu plus et tu pourras avoir ce dont tu as besoin," promis-je, en reprenant le pompage de mes doigts à l'intérieur d'elle. Je laissai mon pouce effleurer son clitoris tandis qu'elle faisait un bruit de vibration.

"Pas encore," grondai-je mais il était trop tard. Elle convulsait déjà autour de mes doigts. Je retirai ma main et m'assis avec un soupir, en observant la tête penchée de Bella et ses tremblements.

"Oh Bella," soupirai-je de nouveau, en me mettant sur mes pieds. "Deux secondes de plus et je t'aurais laissé jouir - et tu aurais bien joui, mon cœur. Qu'as-tu à dire pour ta défense?"

"Je suis désolée, monsieur," murmura-t-elle.

"Oui, je suis sûr que tu l'es," chuchotai-je en caressant sa douce fesse ronde. "Je suis désolé aussi. J'avais prévu de te baiser mais je ne peux pas te récompenser avec ma queue pour ce genre de comportement."

"Je fis courir ma main sur son dos et rassemblai ses cheveux dans mon poing. "Assieds-toi et tourne-toi, Bella," dis-je avec un léger coup. "Tu n'as qu'à me faire jouir avec ta bouche."

Obéissant tranquillement, elle se mit à genoux sur le sol face à moi, ma main toujours entortillée dans ses cheveux, elle ouvrit la bouche pour me prendre. Je traçai sa lèvre inférieure avec mon pouce.

"Pourquoi ne m'as-tu pas fait assez confiance? Tu sais que je vais toujours prendre soin de toi... mais tu n'as pas assez confiance en moi pour croire que je connais tes limites. Es-tu désolée?"

Elle hocha la tête, les yeux écarquillés. "Je suis très désolée Monsieur."

Je caressai son dos. "Montre-moi comment tu es désolée, mon cœur."

Elle me regarda avec des yeux emplis de remords et se pencha pour poser un baiser mouillé sur le bout de ma queue. Je sifflai et resserrai ma prise sur ses cheveux. Elle commença lentement et déposa des baisers sur ma longueur. J'étais divisé entre lui demander d'aller plus vite et de me sucer ou la supplier de faire durer. En fin de compte je ne dis rien mais elle savait instinctivement que j'avais du mal avec ses taquineries. Sa bouche se referma autour de moi dans une étreinte chaude et serrée et je gémis quand elle me prit entièrement.

Depuis qu'elle était devenue vampire ses fellations m'avaient fait me demander pourquoi je ne l'avais pas transformée dès que je l'avais rencontrée. Comme elle n'avait pas besoin de respirer ça ne s'arrêtait jamais et elle maitrisait parfaitement son réflexe nauséeux ce qui signifiait que j'allais très profond.

Putain que c'était bon.

"Je vais baiser ta bouche maintenant," grondai-je. "J'en ai besoin."

Elle hocha la tête doucement juste pour me montrer qu'elle était d'accord avec mes intentions et puis je pris sa tête entre mes mains et je laissai aller mes hanches librement.

Et dieu la bénisse, elle ne fit rien pour m'en empêcher. Elle s'assura de me caresser avec sa langue tout le temps et de me sucer quand je repartais dans l'autre sens.

"Putain je t'aime," grognai-je tandis que mes boules se contractaient et que mes jambes commençaient à trembler. Elle fit un bruit en réponse, une vibration, qui se propagea dans ma bite et je fus perdu. Je poussai aussi loin que possible et lâchai ma semence dans sa gorge. C'était impossible mais on aurait dit que mon cœur battait. Mes doigts commencèrent à caresser ses cheveux.

"Bonne fille," murmurai-je tandis que je récupérai, massant son crâne là où j'avais sans doute tiré sur ses cheveux un peu trop fort. Je me retirai de sa bouche et caressai ses lèvres gonflées. Dieu qu'elle était magnifique. Je la voulais de nouveau.

"Allons dans la chambre," ordonnai-je. "A quatre pattes sur le lit - ce n'est pas encore fini."

Elle obéit et quitta le canapé pendant que j'y restai pour réfléchir. Sa bouche n'était pas suffisante. J'avais vraiment besoin d'être en elle. Il était temps d'improviser à nouveau.

J'allai la rejoindre dans la chambre et l'observait. Elle était à quatre pattes comme je le lui avais demandé et elle s'était tournée, laissant son joli petit cul levé me saluer, les jambes écartées je voyais tout d'un seul coup d'œil.

"Tu prends bien soin de moi mon cœur," lui dis-je. "Mais ça veut seulement dire que je veux te baiser encore plus."

J'étais assez près d'elle pour la toucher maintenant, et je fis trainer deux doigts sur son humidité provoquant un tremblement de son corps. "Mais tu as été une vilaine fille alors il faut que je te punisse avant de te baiser."

Elle se tendit en attendant d'entendre ce que je ferai ensuite.

"Es-tu prête pour ta punition, vilaine fille?" demandai-je doucement.

"Oui monsieur." Sa réponse sortit du fond de sa gorge comme un grognement et cela m'excita de nouveau un peu plus. Mais d'abord la punition - la fessée.

La première claque légère atterrit au milieu de sa fesse droite, la prochaine sur sa gauche. Je continuai sur ce modèle avec une force croissante. J'écoutai son souffle accélérer, une réaction réflexe à son excitation, et je sentais mon sexe durcir à chaque coup. Sa peau changeait un peu la faisant ressembler un peu plus à celle d'une humaine. Le fait de penser avoir fait ces choses à une Bella humaine amena des pensées folles dans ma tête.

Finalement je donnai un petit coup directement sur son clitoris. Elle poussa un cri et cambra son dos, une réaction de surprise et de plaisir, supposai-je. Un nouveau coup m'apporta toutes les réponses. Elle devenait plus mouillée après chaque coup.

Je ne pouvais plus en supporter davantage. Je m'installai derrière elle et sans avertissent j'attrapai ses hanches et m'enfonçai en elle.

Elle laissa échapper un cri de surprise mais son corps se resserra en signe de bienvenue. Un grondement déchira ma gorge et ça y était - je poussai en elle comme un fou, le bruit de son plaisir sonnait à mes oreilles.

"Es-tu proche?" lui demandai- les dents serrées. C'était vraiment de la rhétorique. Je pouvais la sentir frémir autour de moi, déjà prête.

"Oui monsieur," dit-elle en serrant les dents.

"Retiens-toi encore un peu," demandai-je en sentant la chaleur révélatrice parcourir ma colonne vertébrale. Je la pris encore plus fort, mes hanches tapant contre son cul. En ce moment j'étais plus animal qu'homme.

"Maintenant," grommelai-je, quelques secondes plus tard. "Jouis maintenant."

Elle gémit et deux poussées plus tard, elle était serrée autour de ma queue jouissant comme jamais et je continuais à pousser de façon erratique jusqu'à ce que ma libération arrive.

Je me retirai à regret et m'installai contre elle en m'effondrant sur le lit.

"Est-ce que ça t'a plu autant qu'à moi?" demandai-je faiblement. C'était l'un de ces moments où j'aurais souhaité pouvoir dormir juste un peu, après la satisfaction complète.

"Oui monsieur," répondit-elle.

Je secouai la tête. "La scène est finie. Plus de Monsieur. Comment tu te sens?"

"C'était très chaud," dit-elle avec un sourire. "Je te trouve tellement ... autoritaire. Et en même temps je crois que j'aurais pu en gérer un peu plus."

"Ah ouais?" dis-je surpris. "Et moi qui pensais avoir été trop brutal."

Elle rit. "Pas moyen. Tu ne sais toujours pas mais je suis indestructible maintenant."

"Je ne le ferai probablement jamais," reconnus-je. Elle me paraitrait toujours délicate d'une façon ou d'une autre.

Elle me monta dessus, me maintenant immobile. "Je suppose que je devrais toujours t'en convaincre."

"Et comment comptes-tu faire ça?" Il me semblait que j'allais aimer sa réponse.

Elle se pencha et m'embrassa sur les lèvres. "A la dure... bien sûr!"

OOO

Vingt-cinq ans plus tard

L'expression d'Alice quand elle rentra dans la pièce me mit mal à l'aise mais quand je lis dans ses pensées ça me laissa sans voix.

"Quoi Alice?" demanda Bella sentant parfaitement qu'il se tramait quelque chose.

"Ton père," dit-elle doucement. "Il ne lui reste pas beaucoup de temps."

Elle déglutit difficilement, inutilement. "Combien de temps?"

"Vingt-trois jours," murmura Alice.

Bella me prit la main assez fort pour me faire mal. "Mais il est en bonne santé. Comment...?"

"Il va avoir une crise cardiaque," dit Alice tristement.

La bouche de Bella s'ouvrit, se ferma, s'ouvrit de nouveau. "Je pensais... je pensais que tu ne pouvais voir que les choses qui étaient en rapport avec des décisions. Comment peux-tu voir une crise cardiaque?"

Alice lui lança un regard malheureux parce que nous savions tous qu'elle pouvait voir n'importe quoi. "Je peux voir les choses qui vont se produire indépendamment des décisions. Je peux voir la météo. Je t'ai vue devenir vampire avant qu'Edward ait pris la décision. Je suis tellement désolée Bella. Peut-être que j'aurais dû le garder pour moi."

Après une long moment de silence, Bella répondit. "Non.. merci de me l'avoir dit, Alice." Elle se tourna vers moi. "Edward..."

"En avion ou en voiture?" demandai-je, pour ne pas tourner autour du pot. Le vol avancerait notre arrivée de quelques heures mais conduire serait infiniment moins stressant. Elle me regarda ne sachant quoi décider. Je savais qu'elle préférait conduire mais elle se sentait coupable de perdre une seule seconde.

"De toute façon c'est la fin Bella. Nous arriverons beaucoup trop tôt si nous y allons en avion. Allons-y en voiture, laissons-le dormir."

"D'accord," opina-t-elle acceptant d'être rationnelle. "Faisons les bagages."

Dès que Bella fut levée Alice la serra étroitement avec férocité. "Je suis tellement désolée, Bella. Veux-tu que nous venions avec vous? Tout le monde le veut."

Bella se mordilla la lèvre. "Merci Alice mais ça doit être une visite tranquille, je pense."

Alice hocha la tête. " Ok, je vous laisse alors."

Une fois que tout fut prêt nous prîmes la route. Bella demanda à conduire et je ne contestais pas. Je savais qu'elle avait besoin de faire quelque chose d'autre que de penser au futur proche et la route était un bon moyen pour cela.

Charlie fut surpris de nous voir et encore plus surpris quand nous lui dîmes que nous resterions un mois. Tout ce qu'il savait c'était que Bella avait pris une année sabbatique à l'université où elle enseignait et ma couverture était que j'écrivais alors il ne posa pas davantage de questions. Il était très content de nous voir, - ou de voir Bella à chaque fois. Il m'aimait bien mais à faibles doses.

La première nuit Bella passa le temps à pleurer, pendant que Charlie dormait, en s'agrippant à ma poitrine. Je me sentais inutile incapable de faire quoi que ce soit pour la consoler. Après quelques jours de sanglots et à parler de transformer son père et de s'en prendre à moi quand je lui dis que ce n'était pas la meilleure idée, Bella retrouva finalement un équilibre et se mit à tirer parti du son temps restant avec son père. Elle lui cuisinant de bons repas chaque soir, regardait les matchs de baseball avec lui, elle alla même à la pêche le dimanche.

Nous étions là depuis trois semaines lorsqu'Alice m'appela. Bella était sortie pour manger avec son père et je redoutais cet appel.

"Bientôt?" demandai-je.

"Demain soir," dit-elle. "Juste avant le dîner. Pour le moment je ne vois que Bella faisant la cuisine et Charlie se lever pour voir ce qu'elle fait. Vous appelez le 911 mais ça ne suffit pas."

"Puis-je le transformer?" demandai-je.

"Je ne sais pas?" fut sa réponse. "Il faut que tu décides autre chose avant."

"Je peux demander à Bella," suggérai-je m'imaginant le faire.

"Non," dit Alice immédiatement. "Il ne veut pas être transformé."

Je grimaçai. Peut-être que je pourrai...

"Non. Le conduire à l'hôpital toi-même ne changera rien."

Je fermai les yeux. Il devait bien y avoir un moyen.

"Non Edward. Ne dis rien à Charlie, il ne doit pas savoir. Je sais que ce serait plus facile pour Bella mais elle ne voudrais pas et tu le sais."

"Il sait déjà que Bella va lui survivre. Il voudrait lui rendre tout ça plus facile."

"C'est lui mettre trop de choses sur les épaules Edward. Et ça ne fait pas beaucoup de différence. Ça fera mal... peu importe comment ça se passe."

Je soupirai. "Je déteste ça."

"Je sais," dit Alice. "C'est vrai, ça craint."

Cette nuit-là évidemment Bella n'en pouvait plus, sachant que son temps avec Charlie était presque écoulé. Je pensais que Charlie pouvait le sentir aussi mais j'espérai que Bella ne s'en aperçoive pas. Il était plus attentif, disait merci plus souvent et posait un tas de questions sur nos vies.

Ils restèrent debout longtemps à discuter. Bella lui parla de sa relation avec sa mère, de ses grands-parents, des choses qu'elle ne pourrait plus lui demander. Charlie était plus bavard que d'habitude. Je quittai finalement la maison et allai à la chasse pour leur donner un peu d'intimité.

Ensuite Charlie partit se coucher et Bella me rejoignit dans les bois, toute sa douleur brillant dans ses yeux.

"C'est demain pas vrai? Vingt-trois jours? Est-ce qu'Alice à appelé?"

"Oui c'est demain," dis-je, souhaitant qu'elle s'approche pour que je puisse la toucher. "Elle a appelé ce matin. Tu veux les détails?"

Elle secoua la tête et s'assit sur un tronc moussu de chêne. "Je ne serais pas en mesure de me comporter normalement si je sais quand ça doit arriver, je vais compter les secondes."

Je m'accroupis à côté d'elle. "Peut-être qu'il aurait été préférable de ne rien savoir du tout."

"Non... non..." répondit-elle sans réfléchir. "Je ne pouvais pas laisser passer la chance de lui dire au revoir. Je déteste d'avoir à traverser ça. C'est trop tôt..."

"Je suis désolé," dis-je. C'était les seuls mots qu'il me restait.

Elle se blottit contre moi et nous restâmes là jusqu'à ce que les oiseaux se mettent à chanter pour annoncer le soleil levant.

OOO

Cinquante ans plus tard

"Quand l'année scolaire sera finie Carlisle et la famille déménageront ," dis-je à Bella. Alice, Jasper, Rose et Emmett allaient rentrer à l'école secondaire de nouveau. Bella et moi préférions l'université. Ni l'un ni l'autre ne pourrions supporter de fréquenter des lycéens.

Elle hocha la tête. Elle s'y attendait. "Où vont-ils cette fois-ci?" demanda-t-elle sans se détourner de son livre.

"Dans le Maine," répondis-je.

"Euh. Ça pourrait être bien," dit-elle comme si ça ne l'intéressait pas vraiment.

"Je pense que nous pourrions peut-être aller ailleurs cette fois."

Elle me regarda par dessus les Frères Karamazov. "Ailleurs? Où?" Tu veux laisser les Cullen?"

"Pas définitivement," m'empressai-je de dire. "Mais pour un certain temps. Nous n'avons pas encore vraiment voyagé," soulignai-je. Je n'ajoutai pas que nous avions repoussé ça à cause de ses parents. Renée était partie il y avait dix ans et depuis nous avions continué à rester avec les Cullen.

Bella pencha la tête, je ne savais pas ce qu'elle en pensait. "Et nous irions où?"

"Bon, commençai-je. "Je pense que nous pourrions commencer par l'Angleterre et puis aller vers l'est."

Elle sourit. "L'Europe?"

"Oui," confirmai-je.

Elle se mordit la lèvre. "Combien de temps?"

Je roulai des yeux. "Bella tu sais que nous pourrons y rester autant de temps que nous voudrons."

"C'est juste," rit-elle. "J'ai peur de ne plus pouvoir en partir après." Elle posa enfin son livre sur la table basse, entièrement concentrée sur notre conversation. "Alors nous pourrions aller à Paris?"

"Bien sûr."

"La Pologne?"

"Oui."

"Bucarest?"

"Si tu veux."

"Barcelone?"

"Si le te temps le permet..."

Bella sauta dans mes bras en riant. "D'accord. Faisons-le alors."

Et trois semaines après nous commencions le reste de nos vies ensemble.

F I N