À l'Eglise Saint-Anne, Klaus débarqua en plein milieu d'un tumulte, une trentaine de loups entouraient le pauvre père Kieran, visiblement dépassé qui tentait vainement d'apaiser les esprits.

- Je vous en prie, un peu de calme. Dois-je vous rappeler que vous êtes toujours dans la demeure de Dieu, commença ironiquement Klaus.

- Klaus, enfin...fit le père Kieran soulagé

- Puis-je savoir ce qui se passe ?

Un homme sortit de l'attroupement, vint se placer à hauteur de Klaus et lâcha d'une expression menaçante :

- Nous ne sommes pas vos chiens de compagnie à qui vous permettez, oui ou non de sortir, nous sommes des loups.

-...sauvages et libres, j'ai saisis ! se moqua Klaus. Mais vous au contraire toujours pas...les loups sont bannis de la ville. À la minute où vous quitterez ces lieux, vous signerez votre arrêts de mort.

- Vous avez raison sur un point...il y a bien quelque chose que nous saisissons pas, comme vous le dites. Ce n'est vous qui êtes censé contrôler cette putain de ville.

Piqué au vif, Klaus ne sut pas quoi répliquer.

- La pleine Lune est dans quelques jours et nous sommes une trentaine. Je défis un suceur de sang de se mettre sur notre route, on le mettra en pièces.

- Matthew, c'est ça ? Tu es sois extrêmement courageux ou totalement stupide. Personnellement je penche pour la deuxième option.

- Je vous permet pas de...

- Une seule soirée sur trente les rôles sont inversés et vous avez l'avantage sur les vampires, une seule. Que pensez-vous qu'il va se passer les vingt-neuf autres jours ? Moi j'ai la réponse, ils vont vous chasser et vous massacrer jusqu'aux derniers.

- Cela vos mieux que de rester planquer ici comme des rats, nous refusons de nous faire humilier par des suceurs de sang.

- Vous êtes excessivement fiers, répliqua Klaus.

- C'est une caractéristique de loups.

À cette remarque, Klaus se mit à rire, il y avait quelque chose chez ce jeune loup Matthew qui lui plaisait étrangement.

- Je ne peux pas vous empêcher de partir d'ici, c'est votre choix mais j'ai tout de même une deuxième alternative à vous proposer. Je possède un domaine en périphérie de la ville non loin du Bayou, si vous voulez gambader en foret. Vous serez libres mais...attention vous devrez rester discrets et surtout patientez. Quand le moment sera venus, je lèverais l'interdiction qui pèsent sur les loups dans la ville, c'est une promesse.

Pendant que les loups se consultaient sur la proposition de Klaus, celui-ci sentit enfin la présence d'une certaine humaine qui les espionnait...à l'odeur il sut immédiatement, Camille.

- C'est une offre intéressante mais avant de l'accepter je voudrais savoir une chose : Quel est la contrepartie ?

S'il y a bien quelque chose que j'ai appris au fil des années c'est qu'il n'existe pas d'actes désintéressés, il y a toujours une contrepartie et je me demande se que tant de générosité peut dissimuler.

- La méfiance est-elle une autre caractéristique des loups ? se moqua Klaus

- Répondez à ma question.

- Nous sommes du même clan vous et bien sûr, j'ai de grands projets pour vous.

Au même moment, Elijah fessait son entrée au vieux Cimetière, la stratégie brutale et cruelle de son frère lui semblait perdue d'avance. Il connaissait les sorcières de la Nouvelle-Orléans, mieux valait être diplomate avec elles et leur proposé un marché sinon, une guerre inter-espèce signifiait de lourdes pertes des deux cotés.

- Sorcières de la Nouvelle-Orléans, je suis venus en paix. Montrez-vous, je sais que vous êtes ici...je vous propose simplement une petite discussion. Nous sommes entre gens civilisés, c'est à dire que Klaus n'est pas là.

Une femme surgit au milieu des tombes accompagnée d'une escorte de trois sorcières dissimulées derrière leur capes noirs.

- Elijah Mikealson, commença la jeune femme.

- Je n'ai pas le plaisir de connaitre votre nom.

- Louise, Louise Legrand. J'ai cru comprendre que vous souhaitez qu'on est une conversation.

- Oui, épargnons-nous les fioritures et allons directement à l'essentiel : Que voulez-vous ?

Elle ria d'un petit rire cristallin qu'Elijah ne put s'empêcher de trouver charmant, avant de reprendre.

- Trop des nôtres sont mortes à cause de la tyrannie absurde que votre espèce impose sur la ville. J'y ai perdus toute ma famille, à présent que nos pouvoirs nous sont à nouveau restitués, les sorcières refusent la domination des vampires. À chaque fois que nous devons déplorer la perte d'une des nôtres à cause d'un vampire, nous vous ferons payer cette mort par deux fois.

- Ce qui explique ce qui s'est passé au bar ?

- Nous devions faire passé un message.

- Qui est ?

- Les sorcières sont de retour et les vampires ne sont plus acceptés dorénavant, dit-elle déterminée.

- Quel folie ! Vous vous apprêtez à partir en guerre contre Klaus, alors je préfère vous prévenir en 1000 ans il n'en a jamais perdu une.

- Merci pour votre conseil mais nous nom plus nous n'avons pas l'intention de perdre.

- La guerre est donc déclarée, finit Elijah en s'élançant vers les sorcières. Louise d'un geste de la main, le poussa violemment contre le mur. Elijah s'effondra lourdement sur le sol.

- Elijah, le noble frère mais tellement prévisible.

- Comment se fait-il que je sois aussi faible ?

- Vous n'auriez jamais dut pénétrer dans ce cimetière, à la minute même où vous avez franchis le portail vous avez signez votre fin.

- Que m'avez-vous fais ? prononça-t-il difficilement.

- Ce lieu n'est pas juste un cimetière, c'est notre sanctuaire, où reposent tous nos ancêtres et dont nous tirons tout nos pouvoirs. Ces terres sont sacrées et me donnent assez de pouvoir pour vous neutraliser.

- Vous faites une énorme erreur, les prévenu Elijah.

- Je ne pense pas. Je vais débarrasser la Nouvelle-Orléans de tous les vampires en commençant par vous Elijah.

La vue de l'Originel devenait trouble, ses forces le quittaient progressivement, il ne pouvait plus rien faire. Les quatre sorcières formèrent un carré autour de lui et bras tendus horizontalement commencèrent à réciter un maléfice :

- As strenum malesica todum rentira

- As strenum malesica todum rentira

- As strenum malesica todum rentira

- As strenum malesica todum rentira

Elijah sentait son corps se desséché, ses membres se raidirent. Il fallait qu'il se sorte de là au plus vite, ramassa les faibles forces qu'il lui restait pour s'enfuir mais il était enfermé entre les sorcières par un sort de blocage. Il était pris au piège, sa dernière pensée allait à sa famille avant de sombrer dans le néant.