Chapitre 6 un lieu
Haku me pris une nouvelle fois la main.
« Où m'emmènes-tu ? » demandais-je avec inquiétude.
« En sécurité. » me répondit-il avant de tendre une main, la paume tourné dans ma direction, vers mon nombril.
Je sentis mes pieds quitter le sol et mon corps bascula jusqu'au ras du sol tout comme celui de Haku avant de nous envoler à toute vitesse. Nous traversâmes plusieurs pièces et couloir dont Haku ouvrait les portes par magie, la main tendu devant son visage, jusqu'à une pièce dans laquelle il me déposa en douceur.
« Ne quitte cette pièce sous aucun prétexte avant que je ne revienne t'y chercher, compris ? » me lança-t-il durement.
« Haku ! Attend laisse moi t'aider, s'il te plaît… » le priais-je.
« Il n'en est pas question » répliqua-t-il froidement.
Haku quitta la pièce sous mes yeux abasourdis par son attitude. Une fois fermée la porte fut parcourue d'une onde magique et je me précipitais pour essayer de l'ouvrir sans succès. Je frappais durement contre le battant puis à bout de force me laissais glisser contre celui-ci. Une fois calmé, je m'intéressais à la pièce dans laquelle je me trouvais. Elle était très vaste et avait l'allure d'un dojo. J'en fis le tour et mon regard fut attiré par une arme à l'aspect inhabituel qui trônait au milieu des autres, en effet sa lame avait la couleur des écaille de Haku lorsqu'il était transformé en dragon et la poignée celle de sa crinière. Son aspect me fascinait et bien que ce fût le cas je n'osais y toucher sans permission. Commençant à trouver le temps long je choisis une arme parmi celles exposés dans la pièce, exposés de part et d'autre du tatami, il y en avait six, trois de chaque côtés. Je finis par orienter mon choix sur un katana à la poignée blanche. Je dégainais l'arme d'apparence banale mais ma surprise fut de taille quand je découvris une lame nacrée à la place de l'habituel acier qui les composait. Intriguée, je pris une autre lame au hasard et elle aussi comportait une particularité en l'occurrence elle était dentelée de la poignée jusqu'à la pointe de la lame qui se terminais par une fourche. Je la remis à sa place et enlevais la robe pour la déposer dans un coin de peur de l'abîmer. C'était déjà un miracle qu'elle ne fut même pas froissée. Une fois dévêtis, je commençais par m'échauffer avec le katana nacrée avec une série de mouvements de base dans le but de tout évacuer, doute, peur, adrénaline, colère, frustration. J'abaissais mon arme enfin apaisée, concentrée. Je rengainais l'arme et la remis à sa place. Je m'assis ensuite en tailleur pour méditer. Au bout d'un moment, je n'aurais su dire combien de minute s'écoulèrent, la porte s'ouvrit violement. Je sursautais et rouvrit les yeux brusquement. Lin qui en franchissait le pas de la porte et se précipitais déjà vers moi.
« Chihiro ! On ma raconté ce qui c'est passé. Tu vas bien, tu n'es pas blessé au moins ? » S'écria-t-elle en s'approchant et en me regardant sous toutes les coutures.
« Je vais bien Lin ne t'en fais pas… Seulement, sais-tu où est Haku ? » demandais-je, mon inquiétude habituelle refaisant déjà surface, en prenant ses mains dans les mienne pour qu'elle cesse de s'agiter autour de moi.
« Je ne sais pas… Il a quitté la maison des bains… Mais que faisais-tu dans cette tenue, où est passé la robe ?» S'interrogea-t-elle soudainement en remarquant ma tenue passablement débraillé.
« Je passais mes nerf en m'entraînant et je ne voulais pas l'abimer. L'adrénaline ne voulais pas descendre après se qui c'est passé…» Expliquais-je précipitamment en rougissant un peu gênée pour me justifié.
Heureusement que ce n'était pas Haku finalement. J'en rougis plus encore. Définitivement.
« Je comprends, Haku m'as demandé de veiller sur toi pendant son absence. On ne peu plus ni entrer ni sortir sans son autorisation, je suis coincés avec toi maintenant ! » s'exclama-t-elle sur un ton de reproche.
« Tu aurais pus la laisser ouverte on aurait put ressortir. » lui fis-je remarquer
« Non, j'ai des ordres en ce qui te concerne. » répliqua-t-elle intraitable.
Je fis une moue de mécontentement.
« Maintenant que nous sommes seules toutes les deux, tu vas me raconter se qu'il c'est passé. Absolument tout ce qui c'est passé, tu m'as comprise? » me menaça-t-elle en insistant fortement sur le tout.
Je soupirais exagérément et levais les yeux au ciel pour montrer mon agacement mais sans parvenir à retenir un sourire discret qui très vite se transforma en un fou rire incontrôlable lorsqu'elle me fit par de son fameux haussement de sourcil intrigué. Je finis par lui arracher un sourire lorsque je croisais son regard et bientôt, elle se tint les côtes pliées à cause de mon hilarité contagieuse.
