Chapitre 8 Une Émotion, Deux Révélations, Trois Objectifs
Une fois que la porte eut claqué la colère de Haku sembla se muer en froideur.
Il se tenait aussi immobile qu'une statue de marbre.
« Ta présence dans le monde des esprits ne restera pas secrète bien longtemps après l'attaque de ces démons... Les esprits du conseil des Anciens ne tarderont pas a être informé de ta présence ici, et, si tu ne repart pas bientôt, les chose vont devenir encore plus compliqués qu'elles ne le sont déjà. » commença-t-il.
Un long silence s'installa après cette réplique alors que je soutenais son regard, tendue.
« Je ne repartirais pas, Haku. Quoiqu'il puisse se produire je ne repartirais pas, je n'ai plus ma place là-bas. » soupirais-je, finalement.
« Je ne te le demande pas. Je ne te redemanderais plus jamais de partir. Je te met seulement en garde car à partir d'un certain point mon aide risque de s'avérer parfaitement inutile. Peu importe les difficulté qu'engendre ta présence le plus important est que tu restes auprès de moi Chihiro. Notre séparation a été longue, sache que je n'ai jamais oublié la promesse que je t'ai faites. Je suis désolé que tu es eus à revenir, tu n'es pas en sécurité ici. » répliqua-t-il.
« Je suis revenue ici par mes propres moyen. Tu n'es en rien responsables de ma présence. Je suis désolée qu'elle te crée autant de difficultés, mais, je ne serais pas un poids mort ici. Je ne suis pas la dernière des incapables. Alors, laisse moi t'aider, laisse moi te faciliter la tâche pour me sauver la vie, pour me permettre de rester ici, avec vous tous, et, explique moi de quoi il en retourne. » l'interrompis-je doucement.
Haku restait silencieux, il était en conflit avec lui-même, il ne savait s'il devait consentir ou non à me mettre au courant. Je décidais d'insister pour l'y encourager.
« J'ai grandis Haku. J'ai changée, Ce monde m'a rendu plus forte. Il m'a transformé, il m'a fait prendre conscience de mes faiblesses. J'ai appris à me battre, je me suis préparée à mon retour. Je savais que ce serais difficile, que l'on considérerait que je n'avais pas ma place ici. Mais, c'est faux. Ma place est ici, et, il a fallut que je parte pour m'en rendre compte. Je regagnerais ma place ici, comme je l'ai fait la dernière fois. Alors, est-ce que tu veux bien m'expliquer ce qui se passera une fois que ce conseil des anciens esprits saura que je suis ici, Haku ? » l'interrogeais-je patiemment alors que je voyais qu'il ne se décidait pas a reprendre la parole.
Son intérêt sembla s'éveiller mais il ne prononçait toujours pas un mot, aussi, je poursuivis.
« Ai confiance en moi, je t'ai déjà prouvé ma valeur par le passé et je recommencerais s'il le faut. J'ai beaucoup appris sur le monde des esprits en y ayant séjourné et même après mon départ, peu avant mon retour. Si je suis ici, il ne s'agit pas d'une coïncidence, je l'ai souhaité. Je voulais revenir, j'en ai longtemps cherché le moyen. Zeniba m' a aidée, je ne sais pas comment exactement elle à réussit à le faire mais grâce au talisman qu'elle m'avais confié la dernière fois, elle m'a guidée. »
« Comment l'a-t-elle fait ? Comment as-t-elle put t'aider ? »lâcha enfin Haku, avec surprise.
« Elle m'a permit de trouver le moyen de revenir par le biais d'un vieux livre que j'ai trouvé en ville dans une petite bibliothèque que je n'avais jamais vu auparavant... Il s'est ouvert à la page qui m'en assurai le moyen. Il contient beaucoup de chose sur les esprits. Je l'ai pris avec moi. Je pensais qu'il me serais sans doute utile ici. Celui qui me la donné, un très vieil homme m'a fait promettre de ne laisser y accéder personne appartenant à mon monde. J'ai découvert peu après en le lisant qu'il était la propriété de Zeniba. » expliquai-je succintement.
« Et, où est-il à présent ? » me questionna-t-il avidement.
« Avec mes affaires, je les ai confiée à Lin avant de me changer. Si Zeniba a trouvé un moyen de me faire revenir il me paraît essentiel d'aller la trouver au plus vite, pour lui rendre ce manuscrit et découvrir pour qu'elle raison elle m'a aider à revenir. » suggérai-je.
« Je suis de ton avis. Cependant, Zeniba ne se trouve plus à sa retraite du fond de l'étang. Elle est partit peu après ton départ pour permettre au sans visage de découvrir ce monde avant qu'il n'en disparaisse totalement. Personne ne l'a revue depuis, mais, elle n'avait pas l'intention de retourner chez elle d'après ce que sa sœur m'a dit. Toutes les deux se sont réconciliées en partie grâce à ton excursion de la dernière fois, et, grâce à Boo ensuite. Yubaba ne ma pas dit où sa sœur projetait de s'installer. Je ne sais même pas si elle-même est au courant. Zeniba semble avoir fomenté des projets en secret, je ne pense pas que Yubabab est été au courant de ton retour ici... » dit-il.
« Le sans visage a disparut ? » demandai-je, abasourdie.
Tout été confus dans mon esprit. Les parole d'Haku m'avait ramené à ma propre expérience, quand lors de ma première arrivée dans le monde des esprits je commençais moi-même à disparaître, mon corps devenant transparent et intangible, jusqu'à ce qu'Haku ne me force à manger de la nourriture de ce monde.
Alors, pourquoi avait-il disparut ? Est-ce que le sans visage ne faisait pas réellement partit de ce monde lui non plus ?
« Oui, il n'était pas de ce monde, ni du tiens. » dit-il.
Mais, combien de monde pouvait-il exister dans ce cas ? Les humains était si ignorant ! Et moi, j'étais à peine plus éclairée en connaissant l'existence du monde des esprits et de celui du sans visage.
L'univers est si étrange.
« Je vais récupérer cet ouvrage et parler à Yubaba. J'irai seul tu es plus en sécurité ici. »
« Hors de question. Je viens, je sais me battre, as-tu réellement prêté attention à mes paroles. Depuis mon départ du monde des esprits je me suis entraînée pour me renforcer physiquement et spirituellement pour survivre à se monde, pour y gagner ma place. » refusai-je en le contournant pour venir me placer entre lui et la sortie.
Il se retourna gracieusement en suivant le mouvement de mon corps, ses mains se plaçant dans son dos.
« Bien, si tu dis que tu sais te battre, montre-moi de quoi tu es capable. Si tu arrives à me faire reculer, tu viendras sinon tu resteras ici. » annonça-t-il avec assurance.
« J'accepte ces conditions. » approuvai-je en adoptant une posture offensive.
« Je t'attends. » lâcha-t-il apparemment peu disposé à changer de position.
Il sourit froidement alors que je m'élançai vers lui.
