Et voilà la 2eme partie ! :) Normalement j'ai corrigé mais je m'excuse pour les éventuelles fautes d'orthographes. Laissez moi votre avis ! ;)

Bizzzzzzzous bonnne journée ! 3

L'après-midi était déjà bien avancée quand Ron repassa à l'attaque. Il supplia Charlie, le suivant dans les moindre recoins de la maison, s'accrochant à ses vêtements de façon à ce qu'il ne puisse plus faire un pas. Bref, il n'avait plus une minute pour lui, aussi consentit-il finalement aux incessantes demandes de son frère.

Heureux comme tout, Ron partit chercher les balles. Traînant l'énorme malle plus qu'il ne la portait, il rejoint Charlie qui l'attendait dans un grand champs jouxtant la propriété des Weasley. Le jeune homme virevoltait dans les airs, essayant sans cesse de nouvelles figures aériennes. Impressionné, Ron resta à l'observer durant ce qui lui parut des heures avant que son frère ne s'aperçoive de sa présence.

-Prêt ? demanda-t-il en atterrissant près de lui.

Ron hocha nerveusement la tête.

-Bon alors, quel poste veux-tu jouer ?

-Gardien, répondit aussitôt Ron, sans la moindre hésitation.

-OK. Tu vois les deux arbres là-bas ? fit-il en tendant le bras vers l'extrémité du champ. Ils délimiteront tes buts. Va te mettre en place pendant que je vais chercher le Souafle.

Enfourchant son Comète, Ron fila se placer devant les buts.

-Prêts ? lança Charlie.

Et sans attendre la moindre réponse, il fonça en direction de Ron. Il accéléra autant qu'il put pour impressionner son jeune frère et, dès qu'il fut assez près, pilla et lança le Souafle tout doucement le plus proche possible du tronc d'arbre. Ron réagit et plongea en direction de la balle. Mais trop tard. Le Souafle gisait dans l'herbe, cinq mètres plus bas.

Après avoir essuyé plusieurs échecs consécutifs, Ron voulut échanger de poste. Malheureusement pour lui, Charlie était un joueur de Quidditch expérimenté et bien plus âgé que lui. Aucune de ses balles ne parvenaient à franchir la ligne de but.

-Bon allez champion, assez ridiculisé pour aujourd'hui, intervint Charlie en se posant au sol après plusieurs heures éreintantes. Retour aux vestiaires et rendez-vous demain pour l'entraînement intensif !

Ron sourit largement avant d'atterrir à son tour et de se diriger vers le Terrier, son balai sur l'épaule.

Un sourire s'étala sur les lèvres de Charlie. Quand il regardait son petit frère, il se revoyait lui-même, quelques années plus tôt. Un sentiment de nostalgie le gagna alors qu'il s'apprêtait à ranger les balles.

De retour au Terrier, il s'attendait à trouver Ron en train de vanter ses progrès auprès des jumeaux. Mais au lieu de ça, il ne trouva qu'un silence pesant.

-Ron ? Appela-t-il.

Le silence, toujours.

Inquiet, il ressortit et alla trouver Molly qui s'affairait au poulailler.

-Maman, tu as vu Ron rentrer ?

Molly se redressa, les cheveux tout ébouriffés, un œuf étalé sur son tablier.

-Ron ? répéta-t-elle, je pensais qu'il était avec toi. Tu as vérifié dans sa chambre ?

Dans sa chambre ! Mais pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Pestant contre lui-même, il repartit en direction de la maison. Il gravit les escaliers quatre à quatre et s'arrêta devant la chambre de son plus jeune frère. Il donna trois coups timides sur la porte en bois.

-Ron ? Murmura-t-il.

N'obtenant pas de réponse, il poussa la porte et se glissa silencieusement dans l'entrebâillement. Les murs de la chambre étaient tapissés de orange et de noir, à l'image de l'équipe préférée de Ron, les Canons de Chudley. Sur sa table de chevet, trônait fièrement le calendrier des matchs de la saison. Charlie balaya la chambre du regard...et trouva Ron affalé sur son lit ! Un léger ronflement s'échappait de ses narines. Épuisé, le jeune sorcier s'était écroulé et endormi immédiatement, sans même prendre le temps de se déshabiller. Charlie lui sourit tendrement et le repoussa doucement sous les couvertures, évitant deux ou trois baffes dues à ses changements de positions brutaux, avant de redescendre dans la cuisine. Ron ne descendit même pas pour manger ce soir là.

Le lendemain matin, le soleil était déjà haut dans le ciel quand le petit rouquin ouvrit les yeux. Encore ensommeillé, il regagna le reste de la famille en traînant des pieds et se laissa tomber sur une chaise libre à côté de Fred.

-Alors Ronnie, on fait la grasse mat', l'apostropha ce dernier en lui donnant une claque dans le dos.

Ron gémit de douleur. Ses muscles le lançaient, tout son corps brûlait, pas la moindre petite partie n'avait été épargnée. Il commençait a dévorer ses œufs au bacon quand Errol vint s'écraser contre la fenêtre. Poussant un soupir de désespoir, il se leva et alla récupérer le malheureux hibou.

-Il est vraiment idiot ce hibou, souffla Ginny en levant les yeux au ciel.

Ce fut un Ron tout penaud qui revint à la cuisine, une minuscule enveloppe dans ses mains tremblantes. Sans un mot, il la tendit à Charlie. Un grand blason noir orné de deux dragon, un grand M trônant au milieu, fermait l'enveloppe. Charlie croisa le regard de son père. L'inquiétude qu'il y lisait ne fit qu'accroître son sentiment de malaise. Déchirant le haut de l'enveloppe, il sortit rageusement l'unique feuille de papier qu'elle contenait et lut à haute voix :

Alors Weasley, il paraît qu'après plusieurs années de privations tes parents

ont finalement réussi à rassembler quelques malheureuses pièces pour t'offrir un balai. Je suis vraiment étonné ! Enfin, à mon avis il ne fera pas long feu. Je pari que tu n'arrive même pas à rester dessus sans tomber.

Que dis-tu d'un petit match pour tester ça ? Trois contre trois, demain dans la plaine.

J'attends ta réponse mais je doute que tu aies plus de courage que ton bon à rien de père.

Drago Malefoy.

Un silence de mort pesait sur tous les membres de la famille.

-Ce petit emmerdeur de Malefoy commence sérieusement à me taper sur le système, cria George. Vivement qu'il soit à Poudlard celui-là, il va voir de quelle bois on se chauffe !

-Allons les garçons, calmez-vous, répliqua Arthur. Ne rentrez pas dans son jeu, c'est tout ce qu'il attend.

-Bien sûr qu'on va accepter, s'exclama Charlie, piqué au vif. On va accepter et le gagner ce match. Ron, Bill et moi. On est plus grands plus entraînés, il n'ont aucune chance.

Il griffonna sa réponse et tendit le parchemin à Errol qui reprit son vol après être tombé de la table.

-Ron, Bill, je vous veux sur le terrain dans dix minutes, ajouta-t-il avant de sortir de la cuisine.

Les trois frères se retrouvèrent sur le terrain. Il s'entraînèrent sans relâche durant toute la journée. Charlie inventait toute sorte d'exercices pour obliger Ron à faire des acrobaties de plus en plus périlleuses. Plus d'une fois, le jeune sorcier faillit chuter de son balai. Il se retrouva même coincé dans un arbre, incapable de faire le moindre mouvement. Il fallut à Bill et Charlie plus d'un quart d'heure avant de parvenir à le dégager.

À la fin de la journée, Ron arrêtait plus de la moitié des tirs de Charlie et quasiment tous ceux de Bill. S'il ne pouvait pas acquérir une grande technique en seulement deux jours, il espérait que ses progrès suffiraient à battre Malefoy et sa bande. Les Weasley ne parlèrent pas beaucoup ce soir là, l'humiliation des Malefoy encore bien présente dans leur esprit, comme une marque laissée au fer rouge. Tous montèrent se coucher, l'appréhension les consumant lentement.

Le lendemain, après un petit-déjeuner riche an protéines (œufs, bacon et saucisses) les trois champions allèrent enfiler leur robes de Quidditch. Ron en emprunta une vieille à Fred, toute trouée. Décidément, ça commençait bien...

Ils se rendirent sur le lieu de rendez-vous afin de s'échauffer et de s'habituer aux dimensions du terrain. Le stress développant ses capacités, Ron se révéla même être encore plus performant que la veille. Drago n'arriva pas avant plusieurs heures. Lorsque il décida finalement de se montrer, il était accompagné de ses deux brutes habituelles, Crabbe et Goyle. Ron blêmit à la vue de leurs balais. Des Étoiles Filantes. Les balais les plus performants. Et leurs robes brillaient, flambant neuves... Inquiet il leva les yeux vers Charlie qui lui adressa un clin d'œil pour le rassurer. Malefoy jouait sur l'intimidation, il devait se reprendre.

Malefoy ricana en voyant l'équipement miteux des Weasley.

-Alors, prêts pour le match ? lança-t-il fièrement.

Impassible, Charlie le fixa droit dans les yeux jusqu'à ce qu'il détourne le regard. Drago se planta face à Ron.

-Il se trouva que j'ai eu une petite idée pour rendre ce match plus...attrayant, annonça-t-il, l'arrogance des familles de sang-pur résonnant dans sa voix. On fait un match en cent points gagnants. Si je gagne, je récupère vos baguettes et vous regarde vous battre contre Crabbe.

Un sourire mesquin s'étira sur ses lèvres. Les Weasley étaient dans une impasse. S'ils refusaient, ils s'enfonceraient dans l'humiliation. Mais s'ils acceptaient, ils n'auraient pas la moindre chance contre cette brute pleine de muscle. Il leur fallait gagner à tout prix.

Refusant de se laisser promener plus longtemps, Ron s'avança sans se démonter.

-C'est d'accord, annonça-t-il, mais si on gagne tu nous laisse ton balai.

Surpris Malefoy perdit son air supérieur. Soutenant son regard, il tendit une main que Ron serra froidement puis chaque équipe partit se mettre en place. Goyle prit place dans les but adverses tandis que Bill et Charlie s'avançaient vers le centre du terrain. Le match commença.

Malefoy partit comme une bombe, fusant sur son Étoile Filante. Le Souafle sous le bras, il fila vers les buts de Ron. Charlie chargea et passa près de lui à toute vitesse, espérant désarçonner son opposant. Aveuglé par la rage, il n'avait aucun scrupule à faire tomber son adversaire. Malefoy réagit au quart de tour et passa le Souafle à Crabbe. Bien que moins agile que son co-équipier, la brute réussi à traverser la défense de Bill.

-Ron, en position, hurla ce dernier en se replaçant pour une éventuelle contre-attaque.

Crabbe se rapprochait de plus en plus des buts. Ron serrait si fort le manche de son balai que ses jointures blanchissaient. Il se mit en position de défense quand Malefoy surgit sur sa droite. Crabbe lui passa le Souafle, obligeant Ron à reporter son attention sur la nouvelle source de danger. Malefoy arma son bras, prit son élan et tira de toute ses forces. Malheureusement, il ne prit pas la peine de viser, envoyant ainsi la balle droit dans les bras de Ron, sans que celui-ci n'ait à faire le moindre déplacement. Rassuré par ce coup de chance, le rouquin dégagea aussitôt le Souafle le plus loin possible en direction de Charlie. Ne perdant pas de temps, ce dernier remonta le terrain le plus vite possible. N'étant plus qu'à quelques mètres des buts, il chercha Bill du regard. Il était bien bien meilleur tireur que lui. Son frère réceptionna la balle, fit une feinte sur la droite pour finalement lancer la balle de toutes ses forces vers la gauche. Goyle plongea mais il était bien trop loin. Le Souafle dépassa la ligne de but.

Ron laissa échapper un cri de joie. Et 10 points pour les Weasley !

Mais l'euphorie retomba bientôt. Sur l'attaque suivante, Malefoy parvint à semer Bill grâce à ce qui semblait être une feinte de Wronski version poursuiveur. Ron ne parvint pas à bloquer le tir et l'équipe Malefoy égalisa.

Le match se poursuivit pendant deux bonnes heures. Le score était serré, aucune des deux équipes n'arrivant à prendre l'avantage. Lorsque le score atteint 90 à 80 en faveur des Weasley, la tension monta d'un cran. Charlie et Bill se faisaient plus offensifs, laissant de moins en moins de terrain aux poursuiveurs adverses. Bientôt Malefoy se retrouva acculé aux buts de Goyle. Charlie et Bill lui faisaient face, l'empêchant de repartir en direction de Ron. Crabbe quant à lui se trouvait de l'autre côté de la barrière rousse. Impossible de lui faire une passe sans donner le Souafle à Bill. Paniqué, Malefoy ne put que renvoyer la balle à Goyle en retrait, espérant que ce dernier aurait une marge suffisamment nécessaire pour pouvoir dégager. Hélas, Goyle, ne s'attendant pas à cette manœuvre, fut incapable de rattraper le Souafle qui traversa les buts. 100-80. Les Weasley avaient battu Malefoy. Hurlant de bonheur, les trois frères atterrirent et manifestèrent leur joie en s'étreignant vigoureusement. Dépité, Malefoy atterrit à son tour, un air médusé affiché sur son visage d'habitude si fier. Tout fier, Ron s'approcha de lui et saisit l'Étoile Filante.

-Sans rancune hein ? se moqua-t-il avant de rejoindre ses frères.

Malefoy resta un moment sur le terrain, les bras ballants, encore incapable de réaliser ce qui venait de se passer.

Les Weasley rentrèrent au Terrier annoncer la nouvelle au reste de la tribu.

-Au fait Ron, que vas-tu faire de ce balai ? demanda Bill sur le chemin du retour.

-Oh j'ai bien ma petite idée, répondit-il, un sourire énigmatique sur les lèvres.

À peine eurent-ils franchi le pas de la porte que Ginny sauta dans les bras de Ron.

-Alors vous l'avez eu ce Malefoy ? gazouilla-t-elle.

-Et comment qu'on les as eu ! répondit son frère en la chatouillant. D'ailleurs, j'ai rapporté quelque chose pour toi.

Intriguée, la petite fille se laissa glisser à terre. Ron lui tendit l'Étoile Filante.

-C'est pour toi ma petite grenouille, je l'ai pris au méchant Malefoy exprès pour toi. Avec ça, tu seras une championne !

Enchantée, Ginny poussa un petit cri, entoura le cou de Ron de ses petits bras et le serra de toutes ses forces contre sa poitrine. Désormais, elle pouvait commencer à s'entraîner pour réaliser son plus grand rêve : devenir une grande championne de Quidditch !