Un immense merci à mes trois héroïques revieweuses! Allez lire la fic géniale d'Alecto89, " La deuxième guerre de l'ombre",que vous trouverez sur mon profil ( Auteurs favoris). Un mot pour Nyo maintenant. Bien sûr que çà m'intéresse, ce que tu en penses! De quelle confrontation veux-tu parler? Harry/ Voldemort ou Harry/ Lucius, ou encore Harry/Ginny? Bref, tu t'impatientes. Que veux-tu, j'aime prendre mon temps pour donner une cohérence à l'histoire.
Bon, rendez-vous en bas de la page, j'ai une question à vous poser. Bonne lecture!
CHAPITRE 5
LA VRAIE FAUSSE PROPHETIE
-Reprenons cette petite conversation là où nous l'avions laissée, mes amis!
Souriant et affable, le Maître paraissait jubiler. Il y avait longtemps que son visage squelettique n'avait semblé aussi serein.
La pièce dans laquelle il se trouvait était éclairée de nombreuses torches et dans la cheminée brûlait un feu ardent. Les lambris de bois, les livres qui remplissaient les rayonnages, le plancher clair , tout cela lui donnait un aspect presque chaleureux, malgré l'absence de fenêtre.
Assis dans un fauteuil de cuir, son grand corps maigre enveloppé d'une luxueuse cape de velours noir, Voldemort avait réuni autour de lui ses favoris.
Ils occupaient d'autres fauteuils, moins imposants que celui du Maître.
Un peu en retrait, debout près de la cheminée, se tenait Pettigrew, son visage bouffi secoué régulièrement de tics nerveux.
Nagini, le grand serpent, était enroulé devant le feu et semblait dormir.
Le Maître venait de congédier un groupe de dix Mangemorts qui lui avaient fait le compte rendu d'une expédition au village de N destinée à renflouer les caisses, les stocks alimentaires, et à affaiblir le Ministère.
Lestrange et Mc Nair en avaient été les meneurs. Tout s'était bien passé, on avait fait main basse sur une importante quantité de provisions et sur différents objets de valeur, les moldus avaient été pour certains massacrés, pour d'autres terrorisés , et deux aurors capturés. On était déjà en train de les interroger.
Satisfait, Jedusor goûtait un repos qu'il estimait être bien mérité. Il préférait utiliser cette pièce intime et conviviale pour ses petits entretiens privés, plutôt que la grande salle à colonnes qui servait normalement aux rassemblements et aux annonces officielles.
Décidément, ce nouveau Quartier Général , véritable cité souterraine, était parfait, vaste, fonctionnel, et absolument impossible à découvrir pour tout non initié.
Le Maître était tête nue, et son crâne luisait dans l'éclat des flammes. Ses yeux rouges allaient de l'un à l'autre de ses auditeurs tandis qu'il leur parlait. Il tenait un verre d'alcool dans une de ses longues mains, et il contemplait par moments les jeux de lumière à travers le liquide doré. Ses fidèles l'écoutaient respectueusement, osant parfois une remarque ou une question.
-Voyez-vous, j'en étais persuadé avant même de consulter cette devineresse. C'est évidemment pour cette raison que Dumbledore tenait la prophétie secrète.IL NE VOULAIT PAS ADMETTRE SON CONTENU ! Et il en a donné une fausse version à Potter. Car celle que le gamin nous a révélée sous véritasérum est évidemment falsifiée !
-Maître, pardonnez moi mon impudence, mais comment pouvez vous en être si sûr ? Demanda Bellatrix Lestrange en battant de ses lourdes paupières, après avoir aspiré voluptueusement une longue bouffée de sa cigarette .
-Il est clair que ce garçon , marqué d'ailleurs involontairement par moi comme mon égal, est destiné à me seconder et non à me tuer. Certes, à terme, il aurait pu me vaincre, comme le dit le début authentique de cette prophétie. Il a toutes mes capacités. Nul ne m'a jamais autant ressemblé.
Et Voldemort trempa avec délices ses lèvres inexistantes dans son verre de Whisky.
-Si je puis me permettre, my Lord, il me semble que vous surestimez Potter. Mise à part sa facilité à parler Fourchelangue, je ne vois guère dans quel domaine il pourrait prétendre vous égaler.
-Ah ! Séverus, Séverus… Tu gardes ta vieille rancœur contre James Potter, et tu l'as reportée sur son fils. Reconnais que ce garçon a une force de caractère peu commune, et des dons magiques exceptionnels ! Ne sens tu pas cette aura extraordinaire quand tu l'approches ?
Une lueur dangereuse s'était allumée dans les yeux rouges. Snape , qui ne l'avait pas remarquée, fit une grimace dubitative, tandis que Bellatrix laissait claquer sa langue.
-Oh, my Lord, ce gamin vous a littéralement envoûté. A votre place, je me méfierais !
Voldemort eut un petit rire grinçant, puis il se tourna vers Malefoy :
-Tu ne dis rien, Lucius. Qu'en penses-tu ?
Visiblement mal à l'aise, Malefoy s'éclaircit la gorge.
-Je ne sais qu'en penser, My Lord. Si cette devineresse que vous avez consultée est digne de confiance…
-Je viens d' aller tout exprès en Roumanie pour la revoir, alors tu penses bien que c'est parce que ma confiance en elle dépasse largement celle que m'inspire cette vieille chouette de Trelawney, dont d'ailleurs on a déformé les propos !
-Et elle vous a prédit que Potter est destiné à devenir… votre bras droit ?
-Très exactement, Lucius. Voici les termes de la prophétie, qu'elle a prononcée au beau milieu d'une transe on ne peut plus réelle, je te le garantis :
Et Voldemort prit un ton solennel pour déclamer, en levant son long doigt maigre :
-«Quand le jour sera venu, l'enfant que tu as marqué comme ton égal se dressera à tes côtés pour continuer et achever la Grande OEuvre, le Renouveau du monde magique. » D'ailleurs Queudver peut témoigner , il était avec moi là-bas !
Pettigrew se rengorgea et avança d'un pas.
-Elle était extrêmement convaincante ! Appuya- t'il d'une voix empressée et ridiculement servile.
-S'il en est ainsi, Maître, il nous faudra convertir Potter. Il n'a pas l'air d'envisager l'avenir sous cet angle. Glissa prudemment Malefoy.
-Je sais Lucius, je sais. J'y ai déjà réfléchi, et comme je vous le disais à tous, je pense que nous devons commencer par la Marque. Vous savez tous à quel point c'est un engagement décisif. » Il marqua un temps d'arrêt pour laisser ses fidèles digérer ses paroles. Puis il continua, toujours aussi enjoué : « Jusque là, il nous résistera, cela ne fait aucun doute. Nous devons donc faire une concession, afin qu'il ne puisse faire autrement que de l'accepter. Nous ne pouvons appliquer la Marque que s'il est consentant. »
-Maître, il faudrait accéder aux quatre volontés de ce gamin ? S'indigna Bellatrix.
-Laisse moi finir, ma belle. Volontairement, je vous ai empêchés de lui donner à voir sa petite amie pour l'instant. Il brûle certainement d'inquiétude à son sujet. Amenons la devant lui, laissons les même se parler. Mais faisons lui promettre auparavant qu'il acceptera d'être marqué en échange de cette faveur.
Snape ne put retenir un ricanement.
-Il n'adhèrera jamais à un tel échange. Il refusera au dernier moment, même s'il s'engage avant.
-Je n'en suis pas si sûr ! Contra Malefoy en regardant Voldemort du coin de l'œil. Le gamin est on ne peut plus honnête, s'il promet, il tiendra parole.
-Sur ce point au moins, il ne vous ressemble pas, Maître ! Gloussa effrontément Bellatrix.
Mais il semblait que le temps où Voldemort distribuait les Doloris aussi facilement que des Bons Points était révolu , car le Maître ne releva pas la remarque ironique de la Mangemorte. Ses yeux rouges restaient fixés sur Lucius, comme s'il ne voulait pas perdre le fil de ses pensées.
-Bien parlé , Lucius! D'ailleurs, si vous avez un doute, vous autres, nous pouvons faire l'inverse. Qu'il prenne la Marque, et sa récompense sera de voir enfin sa petite amie !
Ravi de sa propre proposition, Voldemort partit d'un éclat de rire terrifiant, tandis que Bellatrix et Snape échangeaient un regard alarmé.
- Ecoute moi ! Continua –t'il à l'adresse de Lucius quand il se fut calmé. Je compte sur toi pour gagner sa confiance et lui faire accepter ce contrat. Je pense que tu es mieux habilité que ton fils pour jouer ce rôle.
-La tâche sera dure, mais je l'accepte volontiers pour vous donner raison, Maître.
-Avant tout, commence par le nourrir. Cà paraît idiot, mais il s'attachera à celui qui prendra soin de lui. J'ai appris qu'il a passé une enfance affamée et vide d'affection. C'est par là qu'il faut le prendre, crois- en mon expérience.
-Pardonnez moi encore une fois, my Lord, mais comment s'est-il comporté après qu'il ait révélé le contenu de la prophétie ? Demanda Bellatrix, l'œil allumé d'une curiosité avide.
Voldemort lui jeta un regard glacial.
-J'ai moi-même effacé de sa mémoire le moment de ses aveux. Il ne se souvient de rien, il est persuadé d'avoir résisté jusqu'au bout.
-J'avoue que j'ai du mal à vous comprendre, Maître ! Protesta la femme, déçue.
-Allons, Bella, mets toi à la place de ce garçon ! Rétorqua Jedusor en feignant de ne pas voir la grimace de la femme. Il est persuadé que nous ne connaissons que le début de sa prophétie. Cela lui paraîtra donc logique que nous cherchions à lui faire gagner notre cause.
-Qu'entendez-vous par là, Maître ?
-Eh bien ! Il pense que nous ne savons pas que, selon sa prophétie erronée, je dois mourir de sa main et donc il peut comprendre que nous décidions maintenant de lui faire confiance !
- En disant cela, vous reconnaissez vous même à quel point il est dangereux ! Il nous considère comme des imbéciles, des naïfs !Osa encore Bellatrix en clignant de l'œil vers Snape. « La raison dit clairement qu'il faut l'éliminer. »
Jedusor eut un geste impatient de la main. Son regard s'était encore durci s'il était possible.
-Oh, je t'ai expliqué que j'ai besoin de lui, Bella.
-Vous ne manquez pourtant pas de jeunes disciples doués et prêts à mourir pour vous, Maître.
-Tu ne veux pas comprendre, Severus, que Potter est un superbe défi pour moi. Articula Voldemort , soudain pédagogue. Quand il sera à mes côtés, tout le monde magique nous suivra. Il est un symbole irremplaçable, nul ne pourra nous résister. Dumbledore n'est plus là pour chercher à le ramener à lui. En le prenant dans le sens du poil, nous n'aurons pas de mal à le persuader que notre cause est la bonne.
-Vous semblez oublier qu'il n'a qu'une idée en tête : accomplir sa prophétie en vengeant ses parents.
De sa main osseuse, Voldemort saisit brutalement le bras de Snape qui tressaillit.
-Je ne l'oublie pas, Severus. Et je comprends fort bien cette réaction. Elle est toute à son honneur. Nous nous devons de lui faire renoncer à ce désir de vengeance pour se tourner vers l 'avenir. Il faudra lui révéler, dans quelques temps, la véritable prophétie.
- En attendant, vous êtes en danger, my Lord. Vous, et nous également ! Se sentit obligé d'argumenter Malefoy.
-Allons, Lucius, nous ne sommes plus des débutants ! Nous pouvons nous défendre face à un gamin désarmé. Vois-tu, en ce qui me concerne, je ne redoute plus grand chose de lui…Et j'ai pris de nombreuses précautions pour qu'il soit difficile- voire impossible, d'attenter à ma vie.
Il s'interrompit tandis que Lucius souriait, flatté, puis continua sur un ton rêveur , les mains jointes sur ses genoux:
-A présent, je suis fatigué de la guerre. J'aspire à quitter l'ombre pour vivre à la lumière. Je voudrais pouvoir enseigner, transmettre. Mon rêve est de former de jeune sorciers d'élite, capables de… A propos, où en est-on avec la petite Weasley ? Elle doit être intéressante, elle aussi, dans un autre genre…
-Mon fils s'en charge, Maître. Et il semble y… prendre plaisir.
Le visage squelettique de Voldemort se déforma en un sourire entendu.
-Parfait. S'il la trouve à son goût, il n'en sera que plus motivé et plus persuasif. Lucius, va trouver notre jeune prisonnier, nourris le et parle lui de notre marché. Tu feras un ambassadeur idéal. Viens ensuite me faire ton rapport !
Sans un mot, Lucius se leva et s'inclina devant le Maître avant de s'éloigner d'un pas vif.
Une étrange excitation s'était emparée de lui.
Il n'aurait jamais osé demander lui même au Maître la charge de cette mission. Mais à présent que par chance - mais était-ce bien une chance ?- elle lui incombait , il se sentait transporté d'allégresse.
Il était temps qu'il fît la lumière sur cet état de fait. Il ne devait plus se mentir à lui même.
Que ressentait-il exactement ?
Cinq ans plus tôt, il avait rencontré le très jeune Harry Potter pour la première fois, à la librairie Fleury & Bott. Il se souvenait parfaitement de l'effet que le jeune garçon avait produit sur lui. Le regard extraordinaire de ses grands yeux verts, la ligne ferme de sa mâchoire, la grâce étrange de tout son être l'avaient déjà impressionné à l'époque.
Les goûts d'esthète de Lucius, hérités d'une éducation noble et raffinée, le portaient depuis toujours vers le Beau, le Rare…Son œil d'expert repérait avec délectation les objets, les personnes qui sortaient du lot, qui méritaient son attention. Il n'avait de cesse alors de les attirer à lui , puis de les posséder .
Au mois de juin de cette même année scolaire, suite à la mauvaise tournure qu'avait pris finalement l'expérience qu'il avait lancée en donnant le Journal Intime du Maître à la petite Weasley, il avait été remis en présence du jeune Potter. C'était lui d'ailleurs qui avait fait capoter ce qui aurait pu sinon aboutir à la chute de Dumbledore et l'avènement d'un Ordre Nouveau à Poudlard.
Le jeune insolent ne s'était pas contenté de faire échouer son projet et de le mettre en péril devant le Directeur. Il avait osé ensuite libérer son elfe Dobby en usant d'un procédé digne du plus perfide des Serpentards. Bien que furieux au point d'avoir désiré l'assassiner sur le champ, Lucius avait dû admettre ensuite que les qualités de courage et de perspicacité du jeune sorcier étaient à la hauteur de ses qualités physiques, loin au-dessus de celles de son propre fils….
Il y avait eu ensuite le Tournoi des trois sorciers , et la soirée dans le cimetière de Little Hangleton. Potter avait presque 15 ans. Il avait embelli, il resplendissait du charme de l'adolescence.
On ne pouvait nier qu'il s'était comporté ce soir là avec héroïsme.
Lucius avait frissonné de plaisir quand il l'avait vu ainsi ligoté à la pierre tombale, ses grands yeux écarquillés d'horreur.
Mais il n'avait pu savourer ce moment, il devait rester sur ses gardes, la situation était extrêmement dangereuse, le Maître étant tout occupé de sa propre « renaissance » et plus que méfiant vis à vis de ses Mangemorts qu'il accusait de trahison.
Cependant, l'image du garçon l'avait hanté longtemps, et quand il l'avait revu au Ministère un an plus tard , encore plus séduisant, il était si troublé qu'il avait eu un mal fou à garder son sang froid, à brandir sa baguette sans trembler.…
Mais Potter, une fois encore, avait réussi à leur damer le pion, à lui et à ses acolytes, d'une manière si brillante que c'en était humiliant. Et lui, le grand Lucius Malefoy, avait échoué lamentablement, et s'était vu traîné à Azkaban comme un minable.
La fascination s'était alors transformée en haine pure, du moins l'avait-il pensé alors. Comment ce jeune impudent avait-il osé ? Son indignation justifiait le fait qu'il fût obsédé par le garçon.
Alors que Lucius croupissait dans son cachot, l'image du jeune Potter venait régulièrement occuper ses pensées. Il se voyait lui faisant subir les pires tortures, les humiliations les plus cruelles.
Il l'imaginait le suppliant, nu et blessé, l'écume aux lèvres, se traînant à ses pieds…
Et parfois dans des postures plutôt… inconvenantes, il devait bien se l'avouer.
Tandis qu'aucune pensée pour Narcissa ne se présentait à lui, ces images là,terriblement excitantes, lui avaient permis de passer plus rapidement et plus agréablement ses mois de captivité .
Il ruminait sa vengeance. Et à sa libération, il avait accepté avec joie de participer au projet de kidnapping qui devait amener Potter dans les filets du Lord Noir.
Comme prévu, le jeune homme s'était aussitôt livré, cela avait été presque trop facile. Il avait été si vite désarmé, si fragile, si démuni !
Lucius l'avait eu de nombreuses fois à sa merci. Il l'avait torturé sans état d'âme, le garçon avait gémi, pleuré, haleté, râlé. Mais jamais supplié ni cédé.
Et force lui était de constater qu'il n'avait pas ressenti le plaisir escompté.
Peut-être parce que Potter n'était pas, comme dans ses rêves, totalement dévêtu, pieds et poings enchaînés au mur, se contorsionnant maladroitement pour échapper à son fouet, à ses mains, à….
Lucius n'avait pas voulu, ou pas osé, faire coïncider la réalité avec son imagination débridée.
Pourtant, Malefoy n'avait jamais éprouvé de scrupules à user et abuser des victimes qui passaient entre ses mains et pour lesquelles il ressentait une quelconque attirance. Filles ou garçons, moldus , cracmols, sang-de-bourbe, il en avait soumis beaucoup à ses caprices immoraux. Il fallait bien se faire plaisir de temps en temps !
Etait-ce l'autorité naturelle du jeune Potter qui lui en imposait ? Ou l'importance que le garçon avait aux yeux du Seigneur des Ténèbres?
Il fallait dire aussi à sa propre décharge qu'il était toujours accompagné de Snape, lequel ne paraissait nullement animé des mêmes fantasmes vis à vis du jeune captif.
Bien heureusement, d'ailleurs ! Et puis quoi encore ! Lucius n'avait nul besoin d' un rival en la matière.
Mais à présent, Voldemort semblait avoir modifié ses projets pour le jeune Potter, comme si, à son tour, le Mage Noir reconnaissait les qualités et le potentiel du garçon.
Et lui, Lucius, était maintenant seul maître à bord. C'était lui que le Lord avait choisi comme « ambassadeur », lui donnant par là ce qu'il pouvait interpréter comme un « feu vert ».
Il devait convaincre Harry. Par la douceur...La notion était vague, et les idées ne manquaient pas à Lucius quant aux moyens de persuasion.
Cà ne serait pas facile cependant. Il était hors de question qu'il changeât de comportement instantanément. Il devait se montrer dur, inflexible, malgré le désir qu'il éprouvait de…
Oui, étrangement, il avait envie de voir des couleurs revenir sur les joues émaciées du garçon. De voir se rallumer la flamme de son regard. De voir ce pli amer et tendu de souffrance quitter ses lèvres douces. De voir de l'étonnement, de la reconnaissance se dessiner sur son visage.
Devenait-il sentimental ?
Lucius s'adressa brièvement au jeune esclave cracmol qui le suivait presque partout, prêt à exécuter la moindre de ses volontés.
Le jeune homme revint peu après , portant une cruche d'eau fraîche et une miche de pain.
Lucius s'en saisit , congédia l'esclave d'un mouvement de tête et s'approcha du cachot de Potter.
Il jeta un coup d'œil par le judas. Allongé en chien de fusil sur le sol crasseux, le garçon faisait face à la porte. Même dans cette position d'abandon et de faiblesse, son corps était empreint d'une grâce incroyable. Ses cheveux dissimulaient en grande partie son visage Il paraissait dormir.
-Ouvre moi cette porte, Gary ! Ordre du Maître ! Lança Malefoy au surveillant qui faisait les cent pas dans le couloir.
Le gardien s'exécuta. Se forçant au calme, Lucius pénétra dans le cachot.
Dans le couloir sombre qui menait au quartier des favoris du Seigneur des Ténèbres, Snape se hâtait, dans l'espoir de rattraper Bellatrix. Elle avait quitté la bibliothèque avant lui, et il tenait absolument à lui parler . Cela serait impossible une fois qu'elle serait enfermée avec son ivrogne de mari dans leur appartement.
Il l'aperçut au détour du dernier couloir et l'appela sans trop élever la voix. Il ne tenait pas à ameuter tout le quartier.
Elle l'entendit et s'arrêta pour l'attendre.
-Severus ? Que …
-Ecoute, Bella, j'ai … Quelques mots à te dire… murmura Snape légèrement essouflé.
-Euh … Tu veux faire çà ici ?
-Viens chez moi si tu veux.
-Non, je dois rentrer. Rodolphus m'attend. Elle jeta un rapide coup d'œil autour d'elle. » Dis moi vite ce que tu as à me dire. Le couloir est désert. »
Snape s'approcha encore de la femme et se pencha vers elle. Il la dominait d'une bonne tête.
-Que penses-tu de ce que nous avons entendu ce soir ? Dit-il à voix basse.
-Je suis consternée , bien sûr. Comme toi, n'est-ce pas ?
Snape avala sa salive. Un tremblement de fureur agitait ses lèvres minces.
-Je n'ai pas souffert pendant des années pour entendre des propos aussi insensés !
-Je ne comprends pas ce qui arrive au Maître, Severus. Depuis qu'il est revenu de Roumanie, il est changé.
-C'est cette stupide nouvelle prophétie…
-Et il s'est entiché du gamin, c'est évident.
-Il est prêt à nous écraser pour l'élever à ses côtés. Nous ne pouvons accepter cela. Plutôt mourir.
-Il n'y a qu'à éliminer le gosse. Avec tes potions, Sev, tu dois pouvoir nous faire…
-Impossible. Trop dangereux. Nous devons réfléchir à quelque chose de plus subtil.
-Entendu. Je te promets de penser à un plan d'action. Et… Lucius ?
-Ne lui en parle pas, Bella. Il ne me paraît pas très net. Je ne sais pas de quel côté il est.
Un bruit de pas se rapprochait, semblant venir de toutes les directions à la fois.
La Mangemorte acquiesça vivement puis pressa le coude de Snape avant de s'éloigner à pas rapides. Faisant aussitôt tournoyer ses robes noires, l'ancien maître des potions fit demi -tour pour rejoindre ses propres quartiers…
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Y a-t'il parmi vous quelqu'un qui pourrait me donner les années de naissance et de mort de James et Lily ( je pense que ce sont les mêmes pour les deux, n'est-ce pas)? Je suis une grande flemmarde, et j'en ai besoin pour la suite. Je sais que vous devez être plus doués que moi pour le calcul et les déductions subtiles. Merci!
