Bonjour à tous, et merci aux trois reviewers (pour qui il y a un mot en bas de page). Plus je vous demande des reviews, moins il y en a (snif)...Je ferais peut-être mieux de ne pas vous solliciter, et de vous laisser refermer tranquillement la page après votre lecture...Mais c'est si intéressant d'avoir un retour, et tellement stimulant ! D'accord, c'est Noël, vous avez d'autres chats à fouetter (pauvres bêtes...)Bref ! Assez de jérémiades! Passons aux choses sérieuses...
J'ai l'impression que vous en attendez beaucoup de ce chapitre, mais les évènements ne vont peut-être pas aller dans le sens que espériez. N'oublions pas que Harry n'a pas les mains libres: entre ce qu'il aimerait faire, et ce qu'il peut faire effectivement sans mettre Ginny en danger, il y a un monde.
Dans ce chapitre, j'ai glissé des hommages (discrets) à deux écrivains que j'aime: Thomas Mann (La Montagne magique) et Orson Scott Card ( Les chroniques d'Alvin le faiseur). Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, ne cherchez pas, ce n'est pas grave...C'est juste pour être honnête vis à vis d'eux...
Ah oui, une dernière chose très importante: il n'y aura pas de mise à jour la semaine prochaine. Je pars à la montagne (pas magique) et j'abandonne lâchement tous nos héros à leur triste sort. Si vous voulez les retrouver à la rentrée, vous savez ce qu'il vous reste à...Non, non, je n'ai rien dit!
Allez, une très bonne lecture!
...CHAPITRE QUATORZE...
RAZZIA AU CLAIR DE LUNE
-Nos objectifs sont clairs. Vider les entrepôts et les caves, capturer Longneck et le ramener ici, vivant. Vous ne rencontrerez à peu près aucune résistance, l'effet de surprise sera total. Le domaine n'est pratiquement pas gardé ce soir.
Voldemort se dressait au milieu de la grande salle, face à la trentaine de Mangemorts qui l'écoutaient religieusement, et qu'il avait convoqués quelques minutes avant au moyen de la Marque des Ténèbres. Greyback ne faisait pas partie de l'assemblée, au grand soulagement de Harry. Une femme mince et grande se tenait aux côtés du Maître, silencieuse, enveloppée d'une cape rouge sombre
-Je compte sur votre rapidité, votre présence d'esprit, votre courage. Vous savez de qui vous devez recevoir vos ordres. Je ne veux pas d'initiatives personnelles incontrôlées. Chacun a reçu par écrit les consignes qu'il aura à suivre.
Personne ne rompit le silence tendu qui régnait dans la salle.
-Je vous rappelle que Longneck est notre ennemi, c'est lui qui a précipité Gelbzahn et Whiteback dans la mort! Continua-t'il d'une voix forte. Et ce n'est qu'un exemple parmi ses multiples méfaits.
-Vengeance ! Crièrent quelques Mangemorts en levant un poing, probablement les amis des victimes en question.
Voldemort attendit que l'écho de la clameur fût retombé pour continuer.
-A présent, je vais vous passer en revue et insuffler en vous la force et l'énergie du combat…
La tension ambiante s'accentua de manière perceptible. Lentement, le Maître avança jusqu'au premier Mangemort et planta son regard dans le sien. La femme en rouge n'avait pas quitté sa place.
-C'est bien. Tu es déterminé. Que force et vaillance habitent ton cœur et ton bras !
Le Mangemort inclina la tête et plaça son masque sur son visage. Voldemort continua sa tournée. Devant le quatrième homme, qui n'était autre que Peter Pettigrew, il marqua un temps d'arrêt :
-Je lis le doute et la crainte dans ton esprit. Donne-moi autre chose à voir !
Le visage crispé de Queudver se contracta encore plus. Luisant dans l'ombre, sa main d'argent était agitée de soubresauts. Il faisait visiblement de son mieux pour satisfaire le Maître, clignant des yeux, incapable de soutenir le regard de Voldemort.
-Ce n'est pas encore très convaincant. J'espère que tu sauras trouver plus de volonté dans la confrontation avec l'ennemi.
Pendant ce temps, l'inconnue dévisageait calmement les Mangemorts sans laisser paraître aucune émotion. Elle devait avoir une trentaine d'années. Ses courts cheveux bruns encadraient un visage aux pommettes marquées et à la mâchoire bien dessinée. Elle avait des yeux étranges et séduisants d'un bleu sombre, légèrement obliques, qui accentuaient le caractère slave de ses traits.
Le Maître était parvenu à présent devant Bellatrix. Il semblait qu'elle fût la seule femme à prendre part à l'expédition.
-Que me caches-tu, Bella ? Tu te protèges…Laisse moi entrer dans tes pensées, ma belle…
-Oh Maître, je ne fais rien pour vous en empêcher. Se défendit-elle, la voix légèrement tremblante.
-Bien… C'est mieux ainsi. Tu ne manques pas de courage et de détermination. Que la force t'habite, ma chérie !
Harry voyait Voldemort approcher de lui, et son cœur battait de plus en plus vite. Après avoir passé Snape pour lequel il n'avait eu qu'un signe de tête approbateur, le Maître était maintenant entrain de sonder Drago.
Une nette expression de dépit avait déformé les traits du jeune Malefoy quand il avait vu Harry entrer aux côtés de son père dans la grande salle. S'attendait-il à le voir défiguré ou boiteux ? Leurs regards s'étaient croisés et défiés, pleins de rancœur et de haine.
-Parfait, Drago. Ta volonté est tendue dans le bon sens. Prends garde de l'utiliser à bon escient, mon garçon.
Et le Maître prononça pour lui aussi la formule consacrée. Parvenu devant un homme roux au regard fixe, grand et dégingandé, Voldemort s'immobilisa plus longtemps. Puis soudain, il leva une main et dit sur un ton implacable :
-Va t'en, Jung. Tu ne feras pas partie de l'expédition. Je te convoquerai tout à l'heure.
Après s'être rapidement incliné avec raideur, le Mangemort quitta précipitamment la grande salle, les épaules voûtées. Harry aurait payé cher pour savoir ce que Voldemort avait vu dans les pensées de l'homme qui justifiât une exclusion aussi abrupte.
Vint inévitablement l'instant où Harry allait devoir ouvrir son esprit, au moins en apparence, à l'intrusion du Mage Noir. Mais au lieu de planter son regard dans le sien, Voldemort se tourna vers la femme.
-Viens voir, Ludmila. C'est lui.
-Je m'en doutais ! Dit-elle en approchant d'une démarche élégante, et sa voix à l'accent chantant était douce, légèrement voilée.
Très gêné, Harry se sentit mis à nu sous les regards conjoints de Voldemort et de la femme qui le dévisageaient. Renforçant son malaise, un lourd silence pesait sur le groupe de Mangemorts, que venait seul troubler le crissement que faisait Nagini en glissant sur le sol.
-Qu'en penses-tu ? Demanda le Maître à mi-voix.
-Trrrès intérrressant ! Fit-elle sur le même ton, en roulant les « r » à la manière de Victor Krumm, et Harry se sentit encore plus troublé par le regard envoûtant de ses yeux allongés.
Voldemort posa une main sur l'épaule du garçon, tout en plongeant cette fois ses yeux rouges dans les siens. Il y eut un long silence.
-C'est bien. Tu es prêt, Harry. Sois fort, ne te détourne pas du rôle que tu dois jouer ce soir.
Soulagé, Harry plaça rapidement le masque sur son visage. Avec les lunettes, il avait craint que cela soit insupportable, mais les masques s'ajustaient magiquement et n'exerçaient aucune pression.
Il se félicitait d'avoir réussi à fermer son esprit sans que le Mage Noir s'en fût aperçu. A moins que l'homme ait feint de ne rien remarquer…Du coin de l'œil, il observa la femme qui était retournée se placer face à eux, toujours aussi sereine. Malgré lui, il trouvait agréable de la suivre des yeux. Une sorte d'aura de mystère l'accompagnait. Harry se surprit à regretter qu'elle ne participe pas à l'attaque. Il supposa qu'il s'agissait de la fameuse devineresse roumaine à l'origine de cette nouvelle prophétie les concernant, lui et Voldemort. Et il devait avouer qu'elle avait beaucoup plus de charme que la pauvre Trelawney.
Le signal du départ donné par le Maître le rappela à la réalité. Les Mangemorts entonnèrent un chant guerrier peu harmonieux. Puis un cercle brillant apparut sur le sol, et les deux premiers Mangemorts se placèrent en son centre, se tenant le bras. Presque aussitôt, ils disparurent.
-Eurêka ! J'ai trouvé ! S'écria Hermione qui venait de surgir en trombe dans la cuisine et non, telle Archimède, de sa baignoire .
Remus, Tonks, les jumeaux et Mondingus étaient attablés tranquillement devant un verre de liqueur de poire. Remus en avait découvert une bouteille dans un placard de la cuisine. Il était 23h30, et la fatigue se lisait sur tous les visages. Ils levèrent des yeux ahuris sur la jeune ébouriffée qui brandissait une liasse de parchemins.
-Vous voyez ce carnet de notes ? Il a appartenu au frère de Sirius.
-Noooooooon ! S'écria George, feignant la stupeur.
-Si ! Figurez-vous qu'il était excellent élève, et c'est sûrement pour cette raison que ce carnet a été conservé.
-Sirius n'était pas mauvais non plus ! Fit remarquer Remus en faisant tourner son petit verre entre ses mains. Pourtant, ses parents ont jeté au feu tous ses carnets de notes.
Hermione fronça les sourcils. Visiblement, elle s'impatientait.
-Là n'est pas la question. L'important, c'est que j'ai trouvé le deuxième prénom de Regulus.
-Ca, c'est un scoop ! s'exclama Fred.
-Et devinez quel était ce prénom !
-Babar ?
-Mais non, idiot! ALPHARD ! Le prénom de son oncle ! Comme cet oncle a mal tourné du point de vue de la famille Black, ils ont tenté de faire disparaître son prénom de l'état civil de leur fils.
-Où veux-tu en venir, Hermione ? S'impatienta Tonks en laissant échapper son verre de liqueur qui roula sur la table et que Mondingus rattrapa vivement pour en lécher le fond.
-Ses initiales sont R.A.B. Cà ne vous dit rien ?
-Moi qui croyais que tu avais découvert son journal intime ou sa correspondance avec Tu-sais-qui…Soupira George. Ses initiales, sincèrement, j'en ai rien à battre…Tu peux aussi bien me dire quel est le nombre d'écailles d'un magyar à pointes !
-Ron ne vous a pas expliqué ? Au fait, où est-il, Ron ? Je le croyais avec vous !
Au même instant, une tignasse rousse apparut derrière elle.
-Je suis là, Hermione. Mais tu vas être déçue, je n'ai rien de nouveau ! Ce médaillon est introuvable. J'ai eu beau utiliser un accio dans toutes les pièces de la maison, rien à faire.
La jeune fille parut très contrariée, tandis que Ron avançait dans la cuisine et attrapait la liqueur de poire pour s'en servir un verre.
-Pas question ! Dit George en lui arrachant la bouteille. Attends d'être majeur. Qu'est-ce que tu ne trouves pas, Ronnie ?
-Je ne te le dirai pas si tu ne me sers pas un remontant, na !
-Y a de la tisane de verveine, si tu veux, frérot ! Proposa Fred avec un sourire en coin.
-Moi, je vais vous le dire ! Coupa Hermione. Nous cherchons un médaillon en or que personne n'arrivait à ouvrir, l'été dernier. Quelqu'un l'aurait-il vu par hasard ?
Ils se regardèrent tous avec une expression stupide. Seul Mondingus fixait son verre, l'air vaguement mal à l'aise. La jeune fille le dévisagea aussitôt, l'œil accusateur.
-Oh ! Dit soudain Tonks d'une voix étranglée.
-Qu'est-ce qui se passe, Dora ? S'inquiéta Remus.
-Mon badge…Il vient de se mettre à vibrer…Murmura la jeune métarmophomage en effleurant le pan de son gilet.
-Cà veut dire que tu dois partir au boulot ?
Les yeux des jumeaux s'étaient allumés. La jeune femme se leva, aussitôt imitée par Remus.
-Oui. Il n'y a pas une minute à perdre. Je file au QG des aurors.
Treize premières paires avaient transplané quand arriva le tour de Harry et Lucius. L'homme saisit son bras et le serra fortement. Harry ressentit l'habituelle et désagréable impression d'être aspiré dans un étroit tuyau et de suffoquer, avant de reprendre pied sur une surface herbue, titubant, soutenu par Malefoy qui ne l'avait pas lâché.
Il était dehors, à l'air libre. Il faisait doux, la nuit était belle, l'air qu'il respirait était pur et vif. Un instant, il se sentit comme grisé, et il fut tenté de courir, de s'enfuir dans cette herbe si accueillante, jusqu'aux arbres qu'il apercevait non loin de là dans le clair de lune. S'échapper de l'enfer, aller rejoindre les amis en transplanant... Et Ginny ? Il se rappela lui-même sévèrement à l'ordre.
Les derniers Mangemorts étaient apparus avec de légers « pop ». Ils se mirent tous silencieusement en marche dans le pré. Harry avait pour consigne de suivre Marcus Flint. Sa tâche devait consister principalement à faire le guet et à donner l'alerte s'il remarquait quoique ce soit d'anormal. Il avait eu à apprendre plusieurs signaux sonores. L'un d'eux, le cri de la chouette, devait annoncer l'arrivée des aurors.
Lucius lui remit la baguette qu'il avait utilisée au cours des entraînements et lui murmura à l'oreille :
-Bonne chance, Harry !
Ils arrivaient en vue d'un domaine entouré de hauts murs. Dans la propriété, on distinguait les toits de plusieurs bâtiments. Face au grand portail de fer forgé, Harry découvrit une immense et élégante villa. Seule une fenêtre était éclairée côté façade. Il devait être 23h30.
Les meneurs s'acharnèrent en silence à coup de sorts sur la fermeture du portail. Elle ne résista que quelques secondes, et les grilles s'ouvrirent dans un affreux grincement. On entendit les aboiements d'un chien, et une autre fenêtre s'alluma au premier étage.
Mais les Mangemorts étaient extrêmement rapides et organisés. Tandis qu'un groupe de neuf d'entre eux se précipitaient sur la porte de la maison et entraient sans aucune difficulté, au moins quinze autres couraient vers les hangars. On entendit des cris qui venaient de l'intérieur de la villa. Les combats avaient commencé.
Harry et Marcus s'étaient postés de part et d'autre du portail. De cet emplacement, ils avaient une vue dégagée sur la vaste cour, la façade et certaines dépendances.
Dès le portail franchi, Lucius avait disparu. Harry ne savait pas de quelle mission son tuteur était chargé, ni d'ailleurs en quoi consistait celle de Drago. Partagé entre le désir d'en savoir plus sur la manière dont se déroulaient les actions des Mangemorts, et le dégoût d'être obligé d'y prendre part, il se sentait à la fois tendu et déprimé.
La tentation était à nouveau grande d'attaquer Flint en le stupéfixiant et de repasser le portail pour transplaner, quitter cette vie de soumission, retrouver la liberté. Mais la crainte que Ginny, toujours entre les mains de Voldemort, ait à subir les conséquences de sa fuite l'enchaînait misérablement à son rôle de demi-Mangemort.
Il n'éprouvait aucune sympathie pour ce Longneck et supposait que l'homme ne devait effectivement pas être un enfant de chœur. Mais venir le dévaliser et en faire un otage par esprit de cupidité et de vengeance n'avait rien de très noble à ses yeux. De toute manière, il n'avait jamais cru possible que Voldemort pût défendre une quelconque cause légitime. S'il s'attaquait à cet homme, c'est qu'il y trouvait forcément un intérêt plus ou moins avouable.
Malheureusement, Harry n'avait pu mettre au point aucune stratégie, ne sachant absolument pas à quoi s'attendre. S'il voyait un auror, devrait-il essayer de communiquer avec lui ?
Flint s'était tapi contre le mur d'enceinte, derrière un rosier. Harry fit de même. Il entendait des cris de femme, d'enfants. Il voyait les Mangemorts s'activer dans les entrepôts à présent largement éclairés, faisant léviter des caisses et des sacs de jute puis les réduisant, sans doute pour pouvoir les transporter. Des ouvriers et des gardes s'étaient réveillés et accouraient en nombre, sortant d'une des dépendances qui devait loger le personnel. Ils étaient ébouriffés et peu vêtus. Harry en vit plusieurs s'écrouler, terrassés par des maléfices.
Avaient-ils passé la nuit précédente à faire la fête pour être tous aussi insouciants et couchés de si bonne heure ce soir là ?Voldemort avait dû choisir cette date pour une raison bien particulière...
Harry sursauta. Il lui avait semblé entendre des pas sur le gravier, tout près de lui. Mais il eut beau regarder tout autour avec attention, il ne vit rien. Un chat, sans doute. Crispé, le garçon reprit son observation attentive des opérations.
Devant la porte de l'un des hangars, un homme armé d'une baguette résistait courageusement, tentant d'en barrer l'accès. Attaqué par trois Mangemorts, le garde faiblissait. De là où il était, Harry vit soudain un jet de lumière verte déchirer la nuit. L'homme s'écroula.
-Il a eu son compte ! Marmonna Flint entre ses dents.
Révolté, Harry faillit lui répondre mais se tut. Un « pop » distinct venait de se faire entendre non loin d'eux, de l'autre côté du mur. Puis s'y ajoutèrent trois autres, et un bruit de cavalcade précipitée sur les graviers leur parvint. Un instant après, un groupe de quatre personnes en robes de sorciers passaient le portail et couraient vers l'entrée de la villa.
-Les aurors ! Dit Flint à mi-voix.
Harry lança aussitôt le cri de la chouette. Mais il eut l'impression que personne ne pourrait l'entendre, et il augmenta l'intensité de l'appel au moyen d'un sonorus.
Le hululement se transforma en une véritable sirène d'alarme, semblant venir de partout à la fois.
Il lui parut que l'activité devenait frénétique du côté des entrepôts. Apparemment, les Mangemorts avaient déjà presque tout vidé. L'un d'eux, ayant enfermé un tas de minuscules caisses dans une sorte de filet, se mettait à le faire léviter vers la sortie pour pouvoir transplaner avec, aidé par un de ses acolytes . Deux baguettes semblaient nécessaires pour soulever un tel chargement.
-Reste là, je vais aller voir où ils en sont là dedans ! S'écria alors Flint qui s'impatientait.
-Je croyais qu'on devait rester ensemble !
-Va te faire foutre ! Lança élégamment le jeune homme en s'élançant vers la villa.
Indécis et nerveux, Harry piétinait et tentait d'imaginer ce qu'il adviendrait si les Mangemorts échouaient…Bien que cela lui parût improbable, vue leur écrasante supériorité en nombre et leur évident savoir-faire en matière de cambriolage à grande échelle.
Soudain il entendit à nouveau plusieurs « pops », et six aurors pénétrèrent à leur tour dans la cour, s'interpellant les uns les autres à voix retenue. Trois d'entre eux partirent en direction des entrepôts dont l'un avait pris feu, et tentèrent d'arrêter les Mangemorts qui transportaient le chargement de caisses.
Les trois autres se dirigèrent vers la maison. Comme par réflexe, Harry lança à nouveau le cri de la chouette. Aucun des aurors ne semblait l'avoir repéré. Mais le garçon tremblait de tous ses membres. Il venait de reconnaître l'imposante silhouette de Shacklebot et il lui semblait que le plus petit des trois qui venaient d'entrer dans la villa n'était autre que Tonks. Ils étaient passés trop vite et la lumière n'était pas assez vive pour qu'il en fût certain.
Que faire ? N'y tenant plus, il se mit à courir lui aussi, monta précipitamment les marches du perron et se glissa à l'intérieur.
Il se trouvait dans un grand hall éclairé, au centre duquel s'élevait un magnifique escalier. Un violent combat s'y déroulait, opposant deux Mangemorts à l'auror que Harry ne connaissait pas, et l'accès aux étages était coupé. Les maléfices fusaient, faisant éclater les lustres et brisant les miroirs. Harry hésita. Devait-il venir en aide à l'auror, dont la situation semblait plus que précaire ?
Trop risqué, jugea-t'il. Le cœur chaviré par un affreux sentiment de lâcheté, il préféra s'engager dans l'escalier et monter quatre à quatre.
-J'ai un message pour Lucius ! Lança-t'il à l'adresse de l'un des deux Mangemorts qui s'était tourné vers lui et ne l'avait sans doute pas reconnu, se baissant pour éviter les sorts qui fusaient.
L'homme ne répondit pas, trop occupé à riposter.
Essoufflé, Harry arriva sur un palier. Des cris et des éclats de voix lui parvenaient de la droite. Poussant une porte vitrée, il entra dans un immense et luxueux salon au parquet brillant.
Et là, il la vit. Bien qu'elle eût transformé les traits de son visage, il n'eut aucun mal à l'identifier. Son capuchon était tombé et, ses cheveux violets dressés sur sa tête, elle était aux prises avec deux Mangemorts dont l'un, le voyant entrer, lui fit signe de venir à la rescousse. Retrouvant brutalement ses vieux réflexes, Harry ne réfléchit pas. Il envoya un stupéfix à l'une des deux brutes et Tonks, malgré sa surprise, en profita pour neutraliser aussitôt l'autre adversaire qui s'effondra à son tour, ligoté des pieds à la tête.
-Qui êtes vous ? Appela-t'elle d'une voix incertaine .
Ne sachant que faire, Harry resta figé. Devait-il se démasquer ? La tentation était forte de tout dire à son amie, sans penser aux conséquences. Mais des hurlements et des appels à l'aide lui parvenaient d'une pièce voisine. Remettant à plus tard ses révélations, il reprit sa course, et poussa la porte d'où sortaient les cris déchirants. Tonks était sur ses talons.
Il découvrit alors une scène qui le pétrifia d'indignation. Il se trouvait dans une chambre à coucher. Une fillette en pyjama et une femme en chemise de nuit étaient ligotées sur un lit, la fille bâillonnée. Par terre sur le tapis persan, un jeune garçon d'une dizaine d'années, lui aussi en pyjama, se tordait et hurlait de douleur, sous le coup d'un doloris qu'un Mangemort debout lui faisait subir. Un autre Mangemort observait la scène en criant à la femme:
-Tu vas le dire, oui ? Donne nous le code de ce coffre ou on l'achève, ton gamin. Elle préfère son fric à ses enfants, cette pute !
La femme, sans doute Mrs Longneck, avait un visage dur et hautain et ne semblait pas prête à desserrer les dents.
-Attends, je vais t'envoyer un Imperium, moi ! Continua celui qui avait déjà parlé.
Les Mangemorts avaient vu Harry mais ne s'en étaient pas inquiétés, pensant reconnaitre en lui l'un des leurs. Tonks, plus petite, était dissimulée par le jeune homme. Incapable d'en supporter plus, Harry fit un pas en avant et lança un petrificus totalus qui immobilisa instantanément le tortionnaire. Tonks s'était en même temps chargée de l'autre Mangemort qui se trouvait à présent hors d'état de nuire.
-Ha…Harry, c'est toi ? Interrogea la jeune auror d'une voix à peine audible.
Mais presque aussitôt, elle s'affaissa. Un sort venu de nulle part venait de l'atteindre. Elle fut ligotée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Quant à Harry, il sentit sa baguette arrachée de sa main sans qu'il ait pu rien faire pour la retenir. Le gamin qui s'était remis sur pieds et tentait en vain de détacher sa mère magiquement liée se trouva lui aussi projeté au sol, pétrifié.
Alors seulement, Lucius Malefoy sortit de sous la cape d'invisibilité qui le dissimulait. Harry le reconnut aussitôt à sa haute stature et ses yeux gris qui jetaient des éclairs. Il vit aussi qu'il s'était servi de sa propre cape, la cape de James. Surprenant son regard, le Mangemort s'empressa de la réduire et de la glisser dans une poche, avant de se jeter littéralement sur Harry qui le regardait avec des yeux ronds. Il l'agrippa brutalement par le col de sa chemise et le plaqua au mur.
-Quelle mouche t'a piqué, espèce d'inconscient ? Souffla-t'il, son masque si près de celui de Harry qu'il le touchait.
Le garçon ne répondit pas. Il mesurait l'horreur de la situation. Non seulement il avait mis Ginny en danger de mort, mais le sort de Tonks à présent ne valait guère mieux.
Sans le lâcher, Malefoy jeta un sortilège de mutisme à la femme qui s'était mise à hurler, les yeux écarquillés comme des soucoupes. Puis Lucius le tira et le poussa pour l'extraire de la chambre.
-Reprends ta baguette et file rejoindre ton poste, idiot ! Murmura-t'il en poussant sans ménagement Harry vers l'escalier.
Le garçon se retourna pour voir ce qu'il advenait de Tonks. Malefoy s'était penché vers elle et formulait un sortilège. Lequel, Harry n'aurait su le dire. Mais il était à peu près certain qu'il s'agissait d'un sortilège d'oubliette. Immanquablement, Lucius allait devoir délivrer ses confrères, sans doute après leur avoir aussi effacé la mémoire.
Le Mangemort avait de bonnes raisons d'être furieux.
L'escalier était désert, le hall totalement ruiné, et Harry se précipita dehors, bien qu'il entendît des cris venir d'autres parties de la villa. L'entrepôt en flammes brûlait à présent violemment, braises et cendres volaient un peu partout. Une odeur âcre, écœurante, le prit à la gorge malgré son masque et il prit un pan de sa cape pour l'appliquer devant sa bouche.
Les aurors devaient-ils encore recevoir des renforts ?
Mais déjà tous les Mangemorts chargés de vider les stocks avaient quitté les lieux, emportant le butin. Il n'y avait pas trace de Flint et Harry revint se poster près du portail. Plus encore qu'au début, il était tenté de prendre ses jambes à son cou. La pensée de Ginny le maintenait en place comme un fil de plus en plus tendu, prêt à craquer d'une seconde à l'autre...
Quelques instants plus tard, il vit descendre des escaliers de la villa un groupe de quatre Mangemorts qui semblaient très pressés. Il ne les reconnut pas, mais l'un d'entre eux au moins était d'une carrure étroite. Ils semblèrent hésiter comme s'ils cherchaient quelque chose, puis se dirigèrent vers lui en courant, pour former un demi cercle devant lui.
Celui qui paraissait plus mince que les autres leva alors sa baguette.
-Avada ked…!
Mais Harry avait compris et il réagit à temps, dressant un bouclier devant lui. Il s'était plus ou moins attendu à ce genre de guet-apens de la part des jeunes ex-serpentards. Les sorts se mirent à fuser. Les récents initiés n'étaient pas aussi expérimentés que Lucius ou Severus, et ils n'avaient pas suivi les entraînements de l'AD. Cependant, ils étaient quatre et n'avaient aucun scrupule à lancer les sorts les plus agressifs.
Harry, le cœur battant à tout rompre, se défendit avec la rage et l'énergie du désespoir. Contraint de laisser tomber sa cape qui lui avait servi de filtre respiratoire, il sentait une irrésistible envie de tousser. Sans relâche, il renouvelait son protego, mais l'attaque conjointe de ses quatre adversaires le mettait à rude épreuve, et sa main tremblait de plus en plus à force de tenir une baguette qui ne répondait pas aussi aisément que la sienne propre à ses injonctions. Il lui était impossible de riposter, il sentait son bouclier de protection se fendiller, prêt à céder sous la pression des éclairs verts et violets. Derrière lui, le mur de pierre éclatait en morceaux sous l'impact des sorts, et des gravats commençaient à en tomber, lui obscurcissant la vue. D'ici peu, ses ennemis n'auraient plus qu'à l'achever et mettre leur crime sur le compte des aurors.
L'apparition d'un nouveau groupe en haut des marches mit brutalement fin à l'affrontement. Les ex-condisciples de Harry abaissèrent aussitôt leurs baguettes et se dispersèrent, se mêlant à ceux qui arrivaient. Peut-être pensaient-ils ne pas avoir été reconnus. Pas un n'avait ouvert la bouche durant le combat qui les avait opposés à Harry. Le corps en nage, le jeune gryffondor s'adossa au mur, cherchant à calmer les battements de son cœur.
Quinze Mangemorts au moins encadraient celui que Voldemort avait exigé qu'on capturât vivant, et le faisaient descendre en le poussant et en l'injuriant. C'était un homme énorme, une véritable montagne de chair. Il était vêtu d'une robe de chambre de soie fermée sur son ventre proéminent, et son visage aux multiples double- mentons dignes de l'oncle Vernon exprimait un dégoût et une colère sans nom.
Parmi les Mangemorts qui descendaient, Harry reconnut facilement Lucius à sa silhouette et sa démarche. L'homme le chercha des yeux et, l'ayant repéré, le rejoignit.
-Suis moi, c'est terminé, on s'en va. Dit-il sèchement
-Qu'est-ce que vous avez fait des…des aurors ?
-Accio baguette ! Dit Lucius au lieu de répondre, jetant à Harry aussitôt désarmé un regard menaçant à travers les ouvertures de son masque.
Ils sortirent hâtivement de l'enceinte de la propriété, à la suite des autres qui s'évanouissaient rapidement dans l'obscurité. Tout en saisissant le bras de Harry pour transplaner, Lucius murmura, les dents serrées :
-Maintenant, Mr Potter, nous avons un petit compte à régler, tous les deux.
Harry,
Si tu lis cette lettre, c'est que je suis morte. Ne sois pas triste. Si tu es encore captif, reprends espoir ! Voldemort et Malefoy n'ont plus de moyen de pression sur toi. Tu peux relever la tête, t'opposer à eux et retrouver ta fierté, ton honneur.
Si tu es libre, ce que je souhaite de tout mon cœur, ne pleure pas sur mon sort. La vie m'était devenue insupportable. Je ne pouvais plus tenir avec l'idée que par ma faute, tu vivais l'esclavage le plus ignoble qui soit.
Dès la première fois où je t'ai vu, Harry, je t'ai aimé. C'était un amour d'enfant, qui s'est peu à peu transformé, au fur et à mesure que nous grandissions. Toi, tu me considérais comme une sœur. Je n'ai jamais su quels étaient tes sentiments réels envers moi. Peut-être ne le sais tu pas toi-même. Un jour, tu as simplement cessé de voir en moi une gamine insignifiante. Ce jour là, j'ai commencé à vivre…
Sois heureux, Harry. Si tu meurs maintenant, en ayant retrouvé ta liberté, tu…
Ginny sursauta et sa plume laissa tomber une grosse goutte d'encre sur son parchemin.
Quelqu'un venait d'entrer dans son cachot. Elle s'empressa de cacher la lettre sous un livre, au risque de rendre tout illisible, et se retourna.
Une femme inconnue avançait vers elle. Elancée dans sa robe rouge sombre, elle était belle. Son visage aux pommettes hautes souriait, et ses yeux obliques la regardaient avec un mélange d'attention soutenue et de douceur. Ginny se leva lentement.
-Je vous ai fait peurrr ? Excusez moi, ce n'était pas mon intention.
Elle roulait les « r » et son intonation était agréablement chantante. Comme Ginny ne disait rien, elle continua.
-Je me présente : Ludmila Radunescu. Avez-vous entendu parler de moi ?
-Non. Dit doucement Ginny.
-Je voudrais m'entretenir un moment avec vous, si vous n'y voyez pas d'inconvénient.
Il y avait une telle assurance dans sa voix que Ginny n'osa pas s'opposer à elle.
-Asseyons-nous, voulez vous ? Continua la femme en approchant le fauteuil , sans attendre l'invitation de Ginny. Cette dernière se rassit lentement sur sa chaise après l'avoir orientée vers la femme.
-Je sais que vous vous nommez Ginny Weasley, que vous êtes détenue ici, et que votre ami est Harry Potter. Ces renseignements sont-ils exacts ?
Ginny approuva de la tête.
-Vous vous demandez ce que je vous veux, n'est-ce pas ? Eh bien, j'ai pensé que vous deviez vous sentir très seule et que parler avec quelqu'un ne pouvait vous faire que du bien.
Des larmes montèrent soudain aux yeux de Ginny. La voix de cette femme, pleine de chaleur, son regard attentif, la douceur de sa bouche légèrement souriante la mettaient étrangement en confiance. Elle sentait le flot de sa douleur monter comme un geyser, et il eût été si doux de le laisser s'écouler librement…
-Je…je ne vous connais pas….Murmura-t'elle, la gorge serrée.
-Je comprends. Vous ne pouvez pas, dans ce lieu hostile, vous livrer à n'importe qui. Je vous sens réticente, et je ne vous force pas à parler. Nous aurons d'autres occasions de nous voir, j'espère. Mais il y a quelque chose que je voudrais vous dire.
Ginny fronça légèrement les sourcils, intriguée. La jeune femme se pencha vers elle, la regardant avec intensité de ses yeux bleu foncé.
-J'ai vu votre avenir. Il est lumineux. Vous ne devez pas aspirer à mourir. Votre flamme de vie est comme une torche dans la nuit.
Déstabilisée par ces paroles étranges, mais bizarrement émue, Ginny déglutit.
-Pourtant, en étant vivante, j'apporte la mort à ceux qui comptent pour moi…dit-elle comme malgré elle.
-Détrompez vous. Vous devez vivre, car c'est votre flamme de vie qui sert de guide à ceux qui vous aiment. Si elle s'éteint, ils seront dans l'obscurité et se heurteront à un mur infranchissable.
-Je ne comprends pas ce que vous dîtes.
-Malheureusement , je ne peux vous en dire plus. Bientôt, tout vous paraîtra clair. En attendant, repensez à ce que je viens de vous dire. La femme se leva et prit la main de Ginny qui ne la retira pas. « Je vais essayer de venir vous voir régulièrement. Il est honteux que vous soyez maintenue dans une telle solitude. »
Vive et légère, elle sortit après avoir serré la main de la jeune fille. Ginny soupira profondément, se leva, tira la lettre qu'elle avait cachée et, après en avoir relu les premières lignes, la déchira en mille petits morceaux.
Et voilà...Joyeuses fêtes à tous, n'oubliez pas de cliquer sur le bouton bleu, surtout si vous voulez lire la suite avant l'anné 2008! Maintenant, un mot pour ceux qui ont laissé un message.
Esther Malfoy: merci pour tes encouragements. Je suis heureuse que tu aimes, mais si la relation Harry/ Lucius te déplaît, tu dois beaucoup souffrir en lisant cette fic. Remarque, tu n'es pas la première à me dire ça. Je devrais peut-être achever une bonne fois pour toutes ce sale bonhomme, il y aurait beaucoup d'heureux. Mais je n'aurais plus beaucoup d'inspiration, je crois. Ca doit être mon esprit tordu qui me pousse à imaginer des trucs aussi moches. Juste un mot encore: On ne peut parler de "relation incestueuse". Il n'y a pas de lien de famille entre Harry et Lucius, et la différence d'âge certes importante n'en fait pas un inceste.
BP Horadus: désolée, je n'ai pas trouvé le temps en cette période chargée de répondre directement à ta longue et consistante review. -La baguette bridée permet de faire beaucoup de choses, mais Harry n'est pas tout seul. Il ne peut se permettre d'attaquer frontalement Lucius et de révéler sa connaissance de certains sorts comme le sectumsempra. Quant au sort d'attraction, il m'embête franchement, même chez Rowling. S'il était si facile à mettre en oeuvre, pourquoi tous les sorciers ne sont-ils pas richissimes? Ce ne serait pas difficile de dévaliser toutes les bijouteries et autres banques...Je ne le vois effectif que quand l'objet est visible, ou accessible, non enfermé. Sinon, çà n'a pas de sens...-Lucius est sûrement riche, tu as raison. Il joue les âmes nobles devant Harry.-Lee et Angelina...pourquoi pas, hein?- Ce que lit Harry: Eh bien voilà, j'en ai marre qu'on n'ouvre que des livres de magie dans Harry Potter! (Molly pique sa crise!) Et les "1001 nuits" vont être bien utiles à Harry, comme tu le verras plus tard. -Rogue/Snape fait mal le boulot...Ouais, c'est pas nouveau, hein? -La devineresse, tu vas faire sa connaissance dans ce chap. , j'espère qu'elle te plaira. Son rapport avec Charlie? Aha! mystère!- Voilà, merci encore et à bientôt sur "le syndrome d'Horadus"
Liv : Merci pour ta chouette review...Tant mieux si le chapitre ne t'a pas déçue. Celui-ci est-il aussi euphorisant? Non, Harry n'apprend pas les Impardonnables, on ne lui fait pas assez confiance pour ça. Voldemort a besoin de lui "pour la gloire" et Lucius pour autre chose(!), mais ils préfèrent le garder tenu en laisse avec une muselière. -Le sortilège collaumur n'est pratique que dans une salle vide...En extérieur (à moins d'être à côté de la muraille de Chine) ou dans une pièce meublée, il s'avère inopérant...! -Lucius est en effet assez sadique et on n'en attend pas moins de lui, n'est-ce pas? -Oui, Harry a grand besoin de se cultiver, il ne connait rien à rien, entre ses moldus gavés de télé-réalité et Poudlard où l'enseignement se limite à la stricte magie (ils ne font même pas de latin pour comprendre ce que signifient les sorts qu'ils jettent!). "Les 1001 Nuits" vont d'ailleurs lui rendre service d' une certaine manière, dans une situation quelque peu délicate! -Oh, pauvre Ginny! Je suis vraiment une mère indigne, tu as raison. Je l'aide un peu tout de même dans ce chapitre, comme tu peux voir. Mais cela suffira-t'il? Allez, à bientôt, joyeuses fêtes et encore merci à toi !
