Et voici le chapitre vingt deux, tout frais, tout neuf…Je remercie vivement ceux qui continuent à suivre cette histoire (quelle endurance!), et tout particulièrement ceux qui ont pris de leur temps pour laisser une review. Pour ne pas changer, je leur réponds en bas de page.
Avant de vous laisser lire la suite, je voudrais apporter une petite précision concernant le chapitre précédent.( Si ça vous gonfle, n'hésitez pas à sauter le paragraphe).
Certains m'ont fait remarquer( judicieusement) que Voldemort aurait très bien pu transplaner directement dans son appartement au lieu de s'énerver sur la porte bloquée. Vous sembliez même surpris qu'il y ait une porte d'accès. Tout d'abord, cette porte existe car elle permet non seulement à Ludmila d'entrer librement dans l'appartement de Voldemort grâce au « code de la main », mais aussi à tout Mangemort désireux de parler au Maître de le lui faire savoir par l'intermédiaire des gardes qui surveillent les accès. Seul Voldemort peut transplaner dans la Cité, ou faire transplaner ses Mangemorts en se servant de la Marque des Ténèbres. Ensuite, j'ai choisi de faire arriver Voldemort par la porte parce qu'il n'est pas seul mais se trouve en compagnie de Lucius, et il attend Wild (le postier) avec qui il préfère peut-être s'entretenir dans un couloir plutôt que dans son salon. Rappelons nous aussi qu'il ne se doute pas qu'il va trouver Harry et Ludmila chez lui, en pleine action (il pourrait se méfier, mais bon…Il est un peu fatigué ces derniers temps, ce cher Voldemort, avec tous ses Horcruxes qui explosent dans tous les coins…).
Lorsque Voldemort se pointe avec Lucius devant sa porte, il essaye son « code manuel » pour entrer et s'aperçoit que la porte refuse de s'ouvrir (Harry vient de lancer un collaporta) (vous savez, c'est comme quand l'ouverture électronique de votre bagnole ne fonctionne plus, faute de piles…). Il s'énerve quelques secondes dessus avant que la porte cède . Si elle avait résisté plus longtemps, il aurait (bien sûr) transplané directement dans son salon.
Bon allez, ça suffit les explications inutiles et laborieuses, place à la suite, bonne lecture, et n'oubliez pas le petit mot pour « l'auteuse » !
Chapitre vingt deux
Au Cœur Des Ténèbres
Quand Harry reprit connaissance, il lui fallut un certain temps pour comprendre où il se trouvait. Sa tête bourdonnait étrangement. Il avait si mal dans tout le corps qu'il désira aussitôt sombrer à nouveau dans l'inconscience.
Combien d'heures avaient passé depuis qu'il avait tué Nagini et anéanti la coupe de Poufsouffle ? Il n'aurait su le dire. On l'avait jeté dans ce cachot, au plus profond de la Cité, là où l'air était plus rare et les murs encore plus luisants d'humidité. Voldemort l'avait rejoint un peu plus tard, accompagné de Malefoy, les deux Lestrange, Snape, Nott, Mc Nair et Pettigrew. Le staff au complet, ou presque, puisque seule Narcissa manquait à cette belle brochette de favoris. Sans doute n'appréciait-elle pas particulièrement les scènes de violence, contrairement à sa charmante sœur.
Suivant l'invitation cynique de Voldemort qui avait donné l'exemple en ouvrant la danse, ils l'avaient tous torturé à tour de rôle. Même Lucius. Mais Harry n'avait rien dit. La souffrance était telle qu'il était de toute façon incapable de parler. Et le mot Horcruxe n'aurait jamais franchi ses lèvres, même si on lui avait arraché les membres un à un par petits morceaux.
Le sort de Doloris était vraiment étonnant. Il pouvait prendre des formes multiples, au gré de la fantaisie du tortionnaire, et ses effets allaient chez la victime d'une sensation d'écartèlement à celle de la combustion en passant par l'empalement, l'étouffement, l'étranglement ou encore l'implosion.
Harry avait plusieurs fois perdu connaissance, mais on le réanimait à chaque fois d'un enervato qui lui envoyait une sorte de décharge électrique dans tout le corps ou, variante encore plus désagréable, en l'arrosant d'un aguamenti qui le trempait en le glaçant, pour continuer ensuite à le tourmenter. Le jeune homme savait que pour finir, on lui ferait de toute façon avaler du veritaserum, mais Harry avait bien compris que Voldemort voulait d'abord le briser pour lui faire chèrement payer ses crimes et lui rappeler qui était le plus fort.
Tandis qu'on le torturait, le Mage noir avait bien sûr allègrement fouillé son esprit, et Harry, incapable de faire obstacle à cette incursion, la tête comme coupée en deux par la douleur à sa cicatrice, ne savait pas ce que son persécuteur avait réussi à y pêcher. Visiblement pas de quoi le contenter puisqu'il avait promis de revenir à la charge pour lui faire tout avouer…
Heureusement, le moment était arrivé où, malgré son incroyable capacité de résistance, il était devenu impossible de réanimer le garçon. Et les heures avaient passé alors qu'il gisait prostré dans une bienheureuse inconscience.
A présent qu'il avait repris ses esprits, il s'aperçut qu'il mourait de soif, et que les nombreux morceaux de verre qui s'étaient enfoncés dans sa peau le faisaient cruellement souffrir. Jusque là, la violence des sorts de torture avait pris le dessus sur tout le reste, masquant les « dommages collatéraux »…
Il avait les mains menottées derrière le dos et ses pieds étaient entravés par une chaîne elle même fixée au mur. Pour l'instant, il ne se sentait pas la force d'essayer de s'asseoir, bien que sa position fût particulièrement inconfortable. Le moindre petit mouvement envoyait dans tout son corps une onde d'intense souffrance.
Il pensa à Ginny. Le bonheur de la savoir libre se mêlait à l'inquiétude quant aux conditions de sa fuite. Avait-elle réussi à trouver un refuge, une aide ? Elle ne savait pas encore transplaner…Pourvu qu'elle ait eu le temps de mettre assez de distance entre elle et ses poursuivants ! Il fut saisi d'un élan de désir pour la jeune fille. Mais une vague de tristesse le submergea presque aussitôt. La merveilleuse sensation qu'il avait éprouvée en la tenant par la taille, en baisant ses lèvres, en la serrant contre lui, ce bonheur fou mêlé d'excitation, il ne les ressentirait sans doute plus jamais.
En fait, il était certain qu'il ne la reverrait plus. Voldemort allait le tuer, et ce serait mieux ainsi. Il était incapable d'accomplir sa mission, il avait fait tout son possible, mais il n'était pas de taille. Le simple fait qu'il ne sût pas jeter un sort d'oubliettes était déjà en soi une lacune impardonnable, preuve de son insuffisance en matière de magie.
Et Ludmila ? Harry frissonna. Le sort de la devineresse n'était guère enviable. Le préposé aux hiboux avait probablement tout vu et entendu. En conséquence, il avait dû observer que le comportement de la jeune femme n'avait rien de celui d'une personne qui agit sous la menace. Il témoignerait devant Voldemort qu'elle avait été partie prenante de l'évasion de Ginny.
Harry s'en voulait terriblement. Il aurait dû se montrer beaucoup plus prudent, prendre soin d'éloigner l'homme avant de lancer l'opération de sauvetage…Il avait agi sous le coup de la précipitation, voire de la panique, et il avait ainsi gravement compromis la jeune femme.
Il n'était plus question d'espérer une aide quelconque de sa part, à supposer qu'elle fût encore en vie.
Mais il était trop tard pour avoir des regrets. Voldemort était toujours vivant et s'apprêtait à conquérir haut la main le monde sorcier. Et lui, Harry, avait échoué, trahissant les siens et surtout Dumbledore qui avait mis son espoir en lui. Il n'avait détruit que deux Horcruxes, et il allait mourir, plus misérable qu'il ne l'avait jamais été dans sa courte et morne vie.
Le bruit de la porte du cachot tira Harry de ses sombres pensées. Un élancement douloureux dans sa cicatrice le renseigna sur l'identité de celui qui venait d'entrer. A nouveau, il se tendit, s'attendant cette fois au pire.
Perchée sur sa branche, Ginny tremblait de froid et d'anxiété. Les hurlements se faisaient toujours plus proches. Les loups garous devaient suivre sa trace grâce à leur odorat particulièrement aiguisé. Ils n'allaient pas tarder à débouler au pied de l'arbre.
Elle espérait qu'ils seraient incapables d'y grimper. Mais seraient-ils seuls ? Non, en toute logique, ils devaient être accompagnés de Mangemorts, malgré le danger que des loups-garous transformés représentent pour n'importe quel humain. Elle croyait savoir qu'il existait un sort repousse-loup-garou efficace, difficile cependant à mettre en pratique, mais que les fidèles de Voldemort maîtrisaient certainement parfaitement, étant amenés à côtoyer souvent ces sympathiques créatures.
Soudain, elle dressa l'oreille. Il lui semblait percevoir un nouveau bruit, une sorte de vrombissement lointain. Oui, cela lui rappelait le moteur d'une voiture, ou celui d'un avion.
Y avait-il une route à proximité ? Une route sur laquelle circulaient des véhicules moldus ?
Ginny hésita. Le vrombissement se prolongeait, il semblait même se rapprocher, ressemblant de plus en plus nettement à celui d'une voiture. Que devait-elle faire ? Rester perchée à attendre ses poursuivants, ou descendre et courir à la rencontre des moldus de la part de qui elle pouvait peut-être espérer un secours ?
Elle opta pour la seconde solution. Nouant une fois de plus la cape autour de sa taille, elle se laissa hâtivement glisser au bas de l'arbre, puis se couvrit à nouveau et se mit à courir sur le chemin, dans la direction d'où lui semblait provenir le bruit de moteur.
Les cris des loups étaient à présents très proches. Ginny entendit pour la première fois des voix d'hommes, des appels qui résonnaient dans le sous bois. Il y avait bien toute une troupe à ses trousses.
Elle courait aussi vite que le lui permettaient ses pieds nus et endoloris. Le terrain était irrégulier, dans la pénombre, elle découvrait les flaques d'eau trop tard pour les éviter et elle fut bientôt trempée et couverte de boue. Elle espéra que les loups-garous perdraient sa trace, mais les cris et les voix se rapprochaient, de plus en plus présents dans son dos.
Elle distingua alors une lumière à travers les arbres, ou plutôt, deux puissants faisceaux lumineux qui montaient et descendaient, se secouant bizarrement. Elle comprit. Il s'agissait des phares de la voiture qui se dirigeait vers elle sur le chemin sinueux.
Soudain, elle sentit sa cape d'invisibilité s'envoler, arrachée de ses épaules. Quelqu'un avait dû lancer un sort d'attraction dans sa direction. Elle était à présent exposée à tous les regards.
-Elle est là bas ! Cria une voix.
Les sorts se mirent à fuser autour d'elle. Les loups garous hurlaient, se rapprochant au grand galop de leur proie devenue tout à coup visible .
-Ginny ! Appela quelqu'un. La jeune fille crut reconnaître la voix de Drago.
Se retournant pour regarder par dessus son épaule, il lui sembla voir dans l'obscurité une douzaine de Mangemorts précédés de quatre loups garous. Ils étaient à une trentaine de mètres. Elle n'avait plus aucune chance de leur échapper. Et en courant comme elle le faisait, il lui était impossible de lancer des sorts sur ses poursuivants.
Puis elle aperçut brusquement trois Mangemorts qui lui faisaient face. Ils avaient dû transplaner pour la prendre à revers. Elle était encerclée. Acculée, elle ralentit, lançant à tout hasard un protego autour d'elle.
Mais la voiture, un gros véhicule tout terrain qui n'avait rien de commun avec la vieille Ford Anglia de son père, avançait toujours aussi rapidement que le permettait le terrain accidenté, et les Mangemorts qui se trouvaient devant Ginny furent forcés de s'écarter, préférant rester dans l'ombre et essayant de lancer de loin des sorts sur la jeune fille et sur le véhicule. Dans un dernier sursaut d'énergie, elle fonça en avant, faisant de grands gestes en direction de la voiture qui était tout près maintenant. Eblouie par les phares, elle courait, les yeux à demi fermés, le cœur prêt à éclater.
Un sort d'entrave l'atteignit brusquement. Son bouclier n'était plus efficace. Elle tomba de tout son long dans la boue. La voiture, freinant brutalement, s'arrêta à quelques mètres.
Les loups étaient sur elle. Tandis qu'elle tentait de se relever et de dégager sa baguette, elle distingua les cris de Drago parmi les hurlements qui l'environnaient. Cherchait-il à la protéger des crocs mortels qui déjà la frôlaient ?
Il y eut alors un bruit sec, comme une puissante et courte détonation. Un des loups, à côté d'elle, s'écroula, lui tombant dessus. Elle entendit des voix qui criaient, affolées, quelques piétinements, une bousculade. Puis elle sentit des mains qui la tiraient, la dégageant de sous la masse du loup-garou mort qui l'écrasait de tout son poids, dégageant une odeur pestilentielle.
Elle se remit sur pieds, tenant sa baguette derrière son dos. Dans le faisceau lumineux, elle vit deux hommes barbus, habillés de vêtements verts en velours côtelé, qui la regardaient avec une expression stupéfaite. Il n'y avait plus trace ni des autres loups-garous, ni des Mangemorts. Sans doute avaient-ils tous transplané, peu désireux de s'expliquer avec des moldus.
Un des hommes portait en bandoulière une sorte de grand bâton dont une extrémité, ressemblant à un long tuyau, était forgée dans le métal. Etait-ce là l'objet dont il s'était servi pour tuer le loup-garou qui s'attaquait à elle ? Cette arme devait être d'une grande précision ! Elle pensa avec un frisson que s'il avait moins bien visé, elle aurait pu tout aussi bien être elle-même atteinte par le tir mortel…
-Ah ben ça, ma p'tite demoiselle, qu'est-c'qu'vous faites là à c'te heure? Et qui c'était, ces gens bizarres et ces bêtes qui vous coursaient dans l'bois ?
Encore à bout de souffle, mais soulagée que ses sauveurs parlent (à peu près) la même langue qu'elle, Ginny chercha ses mots.
-Euh…Je…je me promenais et je me suis perdue et…la nuit est tombée et…je ne sais pas qui étaient ces gens, mais… ils en avaient après moi…
-Y z'ont disparu comme par enchantement…Et pourtant, on n'a pas bu un coup d'trop, c'soir, hein, Robert !
-Ouais. Moi j'dis qu'on aurait cru voir des fantômes. Bien qu'y z'étaient tout en noir et qu'on voyait pas grand chose quand c'était pas dans les phares, à part la d'moiselle en blanc. Et c'te bête là ! J'ai jamais vu un monstre pareil ! Dit l'autre homme en regardant avec dégoût la créature qui gisait dans la boue.
-Y z'avaient pas dit qu'y z'allaient réintroduire des loups dans nos forêts, ces clampins du gouvernement…Y sont quand même pas v'nus d'France à la nage, ces bêtes là !
-S'il vous plaît…supplia Ginny qui claquait des dents. Pourriez vous m'amener…Quelque part, à votre village par exemple…
L'homme qui portait l'arme la dévisagea d'un air curieux. Dans sa chemise de nuit déchirée et crottée, avec ses cheveux en bataille et ses égratignures, elle devait avoir une allure insolite qui expliquait leur étonnement teinté de méfiance.
-Mais où c'est qu'vous habitez ?
-A Loutry Ste Chaspoule…Vous savez, près de…Oh, c'est très loin d'ici, je crois.
-Connais pas. Comment qu'vous avez atterri dans c'te forêt ?
-Ah ? Oh…J'ai fait un pari hier avec des amis que je me retrouverais en quelques heures si loin de chez moi qu'ils seraient incapables de me retrouver. Et…j'ai pris différents moyens de transport, pour arriver dans les parages, où je me suis perdue.
Les deux hommes se regardèrent. Visiblement, ils ne croyaient pas un mot de ce qu'elle racontait et pensaient avoir attrapé une adolescente fugueuse.
-On était partis pour chasser c'te nuit, mais là, c'est cuit pour c'te fois ci…Constata placidement un des hommes. Allez, montez en voiture, jeune fille, on va vous emmener au village, chez nos bourgeoises, elles vont prendre soin d' vous. Et on r'viendra d'main matin chercher c'te bête bizarre pour la faire voir à la police…En espérant qu'on écopera pas d'une amende pour l'avoir tuée !
-Alors, il paraît que Potter a fait des siennes ? Interrogea Narcissa ironiquement en levant les yeux de son magazine pour regarder entrer son époux.
Surpris de la trouver là, il grogna une vague réponse en jetant sa cape sur le canapé, saisissant vivement le verre que Ken lui tendait. Il avait son visage des plus mauvais jours.
-C'est donc que tu as mal joué ton rôle de Tuteur ? Insista la femme avec un sourire narquois.
-Ca doit être ça en effet…
-Je vois. Vous l'avez bien corrigé, j'espère ? Si tu avais vu Bella ! Elle était toute contente d'aller donner une leçon à ce traître, ce sang-mêlé !
-Je t'en prie, épargne moi les commentaires sur ta sœur, son sadisme me fait horreur. Je l'ai vue à l'œuvre, une fois de plus. C'est un véritable monstre !
-Allons bon ! Toi-même, tu n'as pas toujours rechigné à torturer les prisonniers du Lord…Serait-ce parce qu'il s'agit du mignon petit Potter que tu fais cette tête de déterré ?
-Tiens, tu le trouves mignon maintenant ?
Elle rit avec une insouciance feinte.
-Pas spécialement, mais il semblerait que toi, tu ne sois pas insensible à ses attraits, mon ami.
-Ecoute, Narcissa, je suis fatigué, je n'ai aucune envie de discuter avec toi ce soir, ni de ça ni d'autre chose. Je vais aller dormir, excuse moi ! Coupa Lucius en posant son verre et en disparaissant dans sa chambre, claquant la porte derrière lui.
Qu'elle aille donc au diable, ou ce qui revenait au même, rejoindre son cher Severus, et qu'elle le laisse en paix ! Ses insinuations étaient des plus mal venues. Epuisé et déprimé, il aspirait au calme, pour faire enfin le point sur la situation…
Mais Narcissa avait apparemment décidé de l'importuner ce soir là, car elle ouvrit la porte et se glissa à l'intérieur de la chambre pour dire d'une voix langoureuse :
-J'ai bien envie de partager ta chambre, cette nuit, Lucius. Il y a si longtemps…Est-ce que tu veux bien de moi ?
Il eut envie de la gifler, mais se retint, et la dévisagea en silence. Elle était encore séduisante, son corps mince, mis en valeur par sa robe noire moulante, était parfait et malgré sa froideur, son visage respirait l'harmonie, avec quelque chose d'androgyne qui lui avait plu chez elle aux premiers temps de leur union. Il pensa soudain qu'il pourrait oublier entre les bras de cette femme l'impression de dégoût profond qu'il ressentait depuis l'horrible scène qu'il venait de vivre dans le cachot de Harry.
Le pire moment avait été celui où il s'était trouvé forcé de torturer à son tour le jeune homme, surveillé par tous les autres, à commencer par le Maître.
Le sortilège de doloris n'a d'effet que si celui qui le lance désire vraiment faire souffrir sa victime. Or, Lucius avait senti qu'il n'y arriverait pas. Pour Harry, il éprouvait quelque chose de nouveau et d'inconnu, qui était à l'exact opposé de la haine indispensable au bon fonctionnement de ce sortilège. Cette affreuse et brutale constatation l'avait plongé dans le désarroi. Pour se sortir de cette situation inextricable, il s'était fait violence, tentant de se persuader un instant que le garçon l'avait trahi, qu'il était d'une laideur repoussante, sale, tuméfié, défiguré, d'une naissance indigne, et qu'il le méprisait de toute son âme.
Il avait une telle habitude de pratiquer ce sort qu'il avait malgré tout réussi à le mettre en œuvre après quelques secondes de panique. Mais voir Harry se tordre de douleur à ses pieds avait été pour lui la pire des épreuves, et il s'était réjoui que le garçon se fût évanoui une fois de plus, peu de temps après qu'il eût commencé.
-Viens, Narcissa. Il y a de la place pour deux. Fit-il en soupirant.
Souriante, elle avança et se colla à lui, glissant ses doigts sous sa chemise et commençant à le déshabiller avec une expression gourmande. Apparemment, Snape ne suffisait pas à la satisfaire. Tout compte fait, cette pensée avait quelque chose d'assez revigorant.
-Tu es toujours aussi magnifique ! chuchota-t'elle dans le creux de son oreille en caressant doucement son épaule nue.
Toutes les frustrations de ces derniers jours remontèrent soudain à la surface, faisant exploser la réserve de Lucius, et il saisit avidement sa femme par la taille, dévorant sa bouche comme un homme depuis trop longtemps affamé …
……………………………………..
Il se réveilla en sursaut au milieu de la nuit, et repoussa le bras de Narcissa qui lui barrait le torse. Il fallait reconnaître qu'elle était experte en amour, elle n'avait pas oublié comment le satisfaire, malgré les longs mois écoulés depuis leur dernière étreinte. Grâce à elle, il avait pu oublier quelques heures la gravité de la situation et évacuer toute cette tension et ce désir refoulé qu'il avait accumulés.
Contrairement à l'habitude, il avait préféré éteindre les lumières. L'obscurité lui permettait d'imaginer que le corps qui le faisait jouir et qui soupirait et haletait de plaisir sous le sien n'était pas celui de sa femme…Au moment crucial, il l'avait même bâillonnée de la main, pour n'entendre de sa voix que des gémissements rauques qui auraient pu venir d'une toute autre personne.
Ses beaux cheveux blonds étalés sur l'oreiller, Narcissa semblait dormir paisiblement à présent. Lucius se mit à se tourner et se retourner dans le lit, et finit par se lever, exaspéré.
Il passa dans le salon et se servit un verre avant de se laisser tomber dans un fauteuil. Il repensa à l'entretien qu'il avait eu avec le Maître, après que Harry ait été emmené dans les cachots et qu'on ait présenté au Lord le préposé aux hiboux, le dénommé Wild. C'était une brute stupide, qui portait un cache nez en plein mois de juillet à vingt mètres sous terre, et avait débité son récit d'une voix hachée par la peur et l'indignation. Son témoignage avait révélé que Harry et la petite Weasley suivaient la devineresse, dissimulés sous une cape d'invisibilité…
Après avoir congédié l'homme condamné au mitard pour son imprévoyance, le Maître avait fait asseoir Lucius dans son bureau et avait attendu qu'il s'explique. Il était inutile de chercher à déformer la vérité, et Lucius avait avoué tout de go qu'il avait omis de reprendre à Harry la baguette qui lui avait servi durant l'entraînement.
-Tu t'es montré d'une négligence inqualifiable, Lucius ! Avait explosé le Maître. Et comment Potter a-t'il pu se procurer cette cape d'invisibilité que vous lui aviez confisquée, Severus et toi ?
-J'avoue que je n'en sais rien, my Lord. Elle était enfermée dans un tiroir de ma chambre, elle –même protégée par un mot de passe que je n'ai jamais prononcé devant Potter. C'est très étrange.
En silence, le Maître avait fixé Lucius qui n'avait pu détourner le regard, piégé par la flamme de ses yeux rouges.
-J'aurais dû écouter les conseils de Severus…Avait finalement murmuré Voldemort. Il m'avait mis en garde à ton sujet. Tu étais sous le charme de ce garçon, et malgré tout ce qu'il a fait contre moi ET contre toi, tu l'es encore, plus que jamais.
La voix du Maître était montée d'un ton et était devenue tranchante comme une lame d'épée.
-Tu as été trop longtemps aux petits soins avec lui, il en a bassement profité. Il est désormais hors de question que tu te rapproches à nouveau de lui, du moins, plus jamais tout seul. Je veux que tu viennes avec moi quand je vais le soumettre au doloris. Et que tu t'endurcisses à son égard. Tu le tortureras comme les autres, devant les autres. Ce sera ta punition.
Le Maître avait marqué un long silence que Lucius n'avait osé rompre, puis avait continué plus doucement.
-Autrefois, tu n'étais pas une âme sensible, Lucius. Que s'est-il passé pour que tu aies commis un tel faux pas ?
-Je ne sais pas, Maître. Avoua Lucius en baissant les yeux. Peut-être mon séjour à Azkaban y est-il pour quelque chose… ?
Le rire froid qui s'était échappé de la bouche du Maître avait glacé Lucius jusqu'à la moelle des os.
-Allons, allons, Lucius…Tu aurais dû au contraire en sortir plus fort ! Tu n'es pas le premier à être passé par là ! Regarde Bella ! Et elle y a passé dix fois plus de temps que toi ! Tu devrais prendre exemple sur elle, mon ami !
Blessé et humilié d'être comparé à cette harpie, Lucius n'avait rien dit, attendant que l'orage passe.
Et l'orage s'était effectivement éloigné. Légèrement radouci, le Maître avait ensuite parlé à Lucius des Horcruxes…Il était allé très loin dans ses recherches sur l'immortalité, ce que n'ignorait pas son fidèle Mangemort. Lucius connaissait la possibilité de préserver des morceaux d'âme en les enfermant dans des objets après avoir commis un meurtre, et il se doutait que le Maître avait tenté de le faire. C'était grâce à ce procédé qu'il avait pu conserver un soupçon de vie lorsqu'il avait été atteint en 81 de l'avada kadavra renvoyé par Harry. Mais Malefoy n'avait pas soupçonné que Nagini ou la coupe de Poufsouffle fussent dépositaires de ces précieux morceaux d'âme. Comment Potter avait-il su ? Et comment avait-il osé s'y attaquer ?
La fureur du Maître était aggravée par l'inquiétude qu'il ressentait à présent. Il se sentait plus vulnérable. Et si Potter savait, d'autres pouvaient savoir aussi et tenter de détruire les Horcruxes restants. Déjà, Dumbledore lui avait arraché la bague de Serpentard pour l'anéantir. Le Maître devait aller vérifier rapidement que les autres Horcruxes étaient intacts…Mais en attendant, il fallait faire parler le garçon, pour apprendre de sa bouche comment il avait été mis au courant, et ce qu'il savait des autres précieux objets. Le veritaserum ferait l'affaire, mais avant, il allait déguster, histoire que l'envie de défier le Seigneur Noir lui passe une bonne fois pour toutes.
Ils avaient également évoqué le cas de la devineresse. Le Lord semblait là encore extrêmement déçu par la jeune femme, mettant en doute sa sincérité et l'authenticité de ses prédictions. Il apparaissait comme certain qu'elle avait secondé Potter de son plein gré, l'aidant d'une part à faire évader la petite Weasley, d'autre part à détruire les Horcruxes.
Sagement, Lucius s'était retenu de faire remarquer au Maître que sa confiance illimitée dans cette femme lui avait toujours paru excessive, et qu'il avait fermé les yeux bien imprudemment sur l'évidente complicité qui s'installait entre le garçon et elle.
En attendant, elle servirait de nouveau moyen de pression sur Harry. On avait annoncé au monde sorcier que Potter se tenait aux côtés du Maître, entièrement gagné à sa Cause. Il fallait donc qu'il se présente comme tel le jour de la prise de pouvoir. Et le menacer de tuer Radulescu s'il ne filait pas doux serait un excellent moyen d'agir sur lui, si par malheur on ne rattrapait pas Ginny Weasley.
Les pensées de Lucius revinrent à Harry. Quand il avait quitté son cachot avec les autres Mangemorts, le garçon était inconscient, couvert de sang, les cheveux pleins de poussière et de débris de bois et de verre…Son corps était allongé dans une position vrillée qui le rendait infiniment désirable. Cette vision était maintenant gravée dans l'esprit du Mangemort. Son envie d'aller trouver le garçon, de s'assurer qu'il était vivant, mieux, de le soigner et de le réconforter était de plus en plus pressante.
Or, il était à présent inconcevable qu'il se rende dans le cachot du garçon dans un autre but que celui de le faire souffrir, encore et toujours. De plus, il devrait être systématiquement accompagné, au moins de Severus. La situation de Harry était désespérée. Et Lucius ne pourrait nullement adoucir sa condition.
A moins que…Il pouvait aussi feindre de vouloir effectivement se venger durement du garçon et se montrer inflexible devant son confrère, pour endormir sa méfiance. Il serait plus facile ensuite de trouver une occasion d'être seul à seul avec Harry, et…Et quoi ? Et de lui proposer son aide. Oui, Lucius réalisait soudain qu'il aspirait à retrouver dans le regard du garçon cette lumière, cette confiance en lui qu'il avait sus y faire naître. Après tout, les actes de Harry n'avaient pas été dirigés contre lui, Lucius, mais bel et bien contre Voldemort.
Progressivement, Lucius s'apercevait qu'il allait d'une certaine manière être contraint de faire un choix. Un choix entre Harry et son Maître, le Seigneur Sombre. Il ne pouvait servir les deux à la fois. Ils étaient définitivement dressés l'un contre l'autre. Voldemort avait fait clairement comprendre à Lucius que dès qu'il aurait pris le pouvoir, il éliminerait Potter. Le garçon était trop dangereux, il ne pourrait jamais oublier son désir de venger ses parents et s'attaquerait à nouveau à lui...Dumbledore en avait fait une arme qu'il continuait à manipuler comme une marionnette, même dans la mort.
Que Voldemort pouvait-il proposer à Lucius ? Un poste de Ministre, la reconnaissance, les honneurs, encore plus de prospérité. Et surtout, la prédominance des sangs-purs sur toutes les autres créatures. L'avènement, enfin, de ce pour quoi Lucius s'était battu depuis toujours.
Et Potter ? En admettant qu'il survive, qu'aurait-il à offrir à Lucius ? Rien. Au mieux, un sourire de gratitude.
Tout compte fait, il ne pesait pas bien lourd dans la balance.
A moins que Lucius sache marchander correctement son aide, et que le gamin, pour avoir la vie sauve, s'engage vraiment à lui donner beaucoup plus. A se donner entièrement à lui, corps et âme...
C'était trop dangereux, et totalement hasardeux. Non, le choix était fait, il ne pouvait aller que dans un seul sens : Lucius devait renoncer à Harry, le chasser de ses pensées une bonne fois pour toutes, et se ranger définitivement et sans regrets derrière le Seigneur des Ténèbres.
La colonne avait explosé avec un bruit effroyable, projetant cette même violente lumière verte que Maugrey avait observée quand il avait détruit le médaillon.
Tonks et Shakklebot étaient dissimulés comme lui derrière le fameux paravent que Fol-œil avait réduit pour transplaner à Godric's Hollow, avant de lui rendre sa taille normale et le placer à quelques mètres de la colonne de Gryffondor. Ils attendirent que la poussière fût retombée pour sortir de l'abri et avancer vers l'emplacement où s'était élevé le pilier un instant auparavant, et où il ne restait plus maintenant qu'un petit tas de gravats jaunâtres.
Soudain, ils se figèrent. Il se passait une chose insolite. Les débris de pierre étaient bizarrement agités, tourbillonnaient et se soulevaient, comme si quelque chose de vivant, caché en dessous, avait essayé de s'en extraire.
Maugrey poussa un juron et saisit par les bras ses deux acolytes, les faisant reculer pour les entraîner vivement en claudiquant à l'abri du paravent. De derrière la vitre, ils continuèrent à observer l'étrange phénomène.
Peu à peu, la colonne se reconstituait à l'identique, comme un Phénix qui renaît de ses cendres. Et en quelques minutes, le pilier se dressait à nouveau de toute sa hauteur, lisse, droit et d'un jaune presque doré, près de la tombe des Potter.
-Incroyable ! Murmura Tonks en suivant Shakklebot qui s'approchait prudemment de la nouvelle colonne.
-Attendez, n'y touchez surtout pas ! Ordonna Maugrey en avançant, baguette dressée, comme s'ils avaient été tous les deux de jeunes débutants.
Il lança un sort de détection de Magie noire, qui se révéla négatif. Ils firent plusieurs essais, qui donnèrent tous le même résultat. La colonne de Godric Gryffondor s'était reconstituée intégralement, libérée du morceau d'âme de Voldemort.
-Parle, et tu cesseras de souffrir ! Cria la voix grinçante de Voldemort.
Harry n'était pas loin de perdre à nouveau conscience. Pour oublier la douleur et se raccrocher à la vie, il essayait désespérément d'imaginer Ginny retrouvant les siens, serrant sa mère dans ses bras, mais il ne pouvait surmonter le sentiment de panique qui l'envahissait. Il était sur le point de mourir, ou de devenir fou, comme les parents de Neville. Personne ne pouvait supporter longtemps une telle souffrance sans perdre au moins une part de son intégrité mentale et physique.
-Ca suffit ! Il va encore tourner de l'œil et il ne dira rien ! Severus, la potion ! Entendit-il encore à travers le voile qui paraissait maintenant étouffer les sons qui parvenaient jusqu'à ses oreilles.
Il sentit qu'on le soulevait pour lui faire ingurgiter quelque chose. Il n'avait pas la force de résister, et il avait si soif qu'il avala le liquide avec un coupable soulagement.
Quelques instants passèrent durant lesquels il se détendit et respira à nouveau. On l'avait redressé et il était maintenu magiquement dans cette position assise. Il éprouvait une sensation étrange. Tout à coup, les choses étaient devenues très simples, comme évidentes. Il ne souffrait presque plus, il avait l'impression de flotter agréablement, et le brouillard au travers duquel il devinait ceux qui s'adressaient à lui était étrangement lumineux, apaisant, rassurant.
-Pourquoi as-tu tué Nagini ? Dit quelqu'un d'un ton autoritaire.
La réponse coulait de source.
-C'était un Horcruxe. S'entendit-il croasser aussitôt.
-Y en avait-il un autre ?
-Oui, la coupe de Poufsouffle. Je l'ai détruite.
-Pourquoi as-tu fait cela ?
-Parce que Dumbledore me l'avait demandé.
-Y en a-t'il d'autres que tu n'as pas encore éliminés ?
-Oui.
-Lesquels ?
-Le médaillon de Serpentard, et un objet ayant appartenu à Serdaigle ou à Gryffondor.
-Sais-tu où se trouve le médaillon de Serpentard ?
-Non.
-Sais-tu quel est cet objet ayant appartenu à Serdaigle ou à Gryffondor ?
-Non.
-Qui à part toi connaît l'existence des Horcruxes ?
-Ron et Hermione. C'est tout.
Ce fut la dernière question. Le sort qui le maintenait assis fut interrompu et il se sentit vaciller, puis tomber. Il y eut un bruit de pas qui s'éloignaient, puis il fut à nouveau seul, plongé dans le silence.
Ron et Hermione étaient affalés dans de vieux fauteuils que les jumeaux avaient installés dans leur arrière boutique transformée en QG de l'Ordre. Ils discutaient mollement, attendant des nouvelles qui ne venaient pas. Fred et George étaient occupés dans leur magasin et n'avaient pas de temps à leur consacrer. Molly les avait laissés là pour aller aux nouvelles, tenter de voir Arthur et faire une ou deux courses. Elle ne tarderait pas à revenir pour les ramener au Terrier.
Soudain, Fred fit irruption dans la pièce sans fenêtre, encombrée de cartons, et jeta un journal à la figure de Ron.
-Vous êtes bien assis tous les deux ? Bon, alors lisez ça ! S'écria-t'il avant de disparaître à nouveau précipitamment dans le magasin.
C'était l'exemplaire du jour de la Gazette du Sorcier. Hermione rapprocha aussitôt son fauteuil de celui de Ron et ils se mirent à lire fébrilement la première page. Au fur et à mesure qu'ils avançaient dans l'article, l'expression de leurs visages se modifiait, tiraillée entre la colère et le dégoût.
Scrimgeour sommé d'abandonner son poste de Ministre de la Magie pour le céder à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom
et son nouveau bras droit, Harry Potter !
Coup de théâtre hier soir au Ministère ! Un message adressé à Rufus Scrimgeour et signé du Seigneur des Ténèbres met le Ministre en demeure d'abandonner la place au plus tard le 30 juillet. S'il refuse de s'exécuter, le Mage Noir menace d'assassiner tous les otages actuellement détenus par les Mangemorts, et de mettre définitivement le monde sorcier à feu et à sang.
L'horreur de cet Ultimatum est encore aggravée par la terrible nouvelle que révèle ce message : le jeune Harry Potter, le célèbre Survivant, a rejoint les rangs des Mangemorts et clame haut et fort sa volonté de défendre la Cause de son nouveau Maître.
Comment ce jeune homme, dont les parents ont été exécutés par le Mage Noir, en est-il venu à épouser ses monstrueuses idées ? Il semble de plus en plus évident que le garçon, âgé d'à peine 17 ans, ne s'est jamais remis de la perte de ses parents et souffre de graves troubles psychologiques. Son mentor de toujours, le directeur de Poudlard Albus Dumbledore, ayant à son tour tragiquement disparu, il semblerait que le jeune Potter ait manqué de repères au point de chercher dans la fidélité à Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom une nouvelle cause à défendre, trahissant par ce choix ses amis et tous ceux qui comptaient sur lui pour participer activement au combat contre les forces obscures. Gageons que ce nouvel engagement du jeune homme va en entraîner plus d'un à rejoindre sans regrets les rangs des disciples du Mage Noir, faisant basculer ainsi l'équilibre précaire entre Lumière et Forces du Mal !
Nous tiendrons bien-sûr nos lecteurs au courant de la suite des évènements, l'avenir du monde sorcier dépendant maintenant de la décision du Ministre…Ce dernier a avoué aujourd'hui même à notre envoyée spéciale au Ministère sa cruelle déception vis-à vis de Harry Potter, à l'égard de qui il avait montré une extraordinaire bienveillance et une grande générosité dans les mois précédents, sans se laisser décourager par l'insolence et les refus répétés du jeune homme de collaborer avec lui.
Rita Skeeter
Oui, vous avez le droit de fabriquer une poupée à l'effigie de Rita Skeeter et de la piquer avec plein de petites aiguilles, si ça peut vous faire du bien. En tout cas, n'oubliez pas de me laisser un mot, ça m'encouragera à continuer !
Et maintenant, mes réactions à vos réactions :
Nepheria : Merci pour ta fidélité. Tes mots, même courts, me font savoir que tu es toujours là et que tu aimes !
Mika : Aha, ça me fait plaisir de te savoir toujours présente, malgré le nombre de chapitres et leur longueur. Merci, et à bientôt !
Lefandeharry : Alors comme ça, tu as aimé ce chapitre plus que tous les autres ? Ca va être dur de rester au niveau, si je comprends bien. Oui, Ginny cernée par les loups-garous affamés, perchée sur son vieux chêne, ça t'aurait convenu, comme fin…Ne t'inquiète pas, tu vas trouver dans ce nouveau chapitre un dénouement à cette situation plutôt angoissante. Merci pour ta review, je suis allée lire ton chapitre, j'espère que tu as bien eu mon commentaire !
Hikari : Bienvenue sur cette fic et merci pour tes reviews ! Alors comme ça, tu aurais aimé que Harry se fasse mordre par Greyback, et puis tu veux faire cavaler cette pauvre Ginny, qu'elle soit bien « cuite » pour les loups garous ? Oh, mais c'est pas gentil ça ! Tu vas être content(e), Ginny fait un beau sprint dans ce nouveau chapitre. A bientôt j'espère !
Esther Malfoy : J'ai littéralement sauté de joie( !) en voyant que tu étais toujours là ! Merci pour tes encouragements, j'ai toujours peur d'ennuyer les lecteurs, et ce nouveau chapitre est moins trépidant que le précédent, il y a plus d'introspection et moins d'action… J'espère que tu en viendras à bout quand même !
Liv : Ah, tu as réussi à redescendre de ta montagne juste à temps pour me laisser une ch'tite review (comme on dit dans l' ch'Nord). C'est vraiment sympa de ta part, d'autant plus que je me passe difficilement de tes commentaires toujours aussi sagaces…Je guette tes reviews comme la sœur Anne l'arrivée de ses frères du haut de sa tour…A propos d'altitude, j'espère que tu as eu de la neige ! -Tu t'inquiètes pour Harry, tu as raison, il est dans une situation légèrement critique, mais on ne pouvait pas espérer que Voldemort allait laisser passer ça sans réagir, n'est-ce pas ? De là à dire que j'aime le faire souffrir… il n'y a qu'un pas (que je veux bien franchir).-Ginny retrouvée par Drago ? Moui, tu verras, le pauvre garçon est quelque peu désorienté et pas très réactif. Le pouvoir de l'amour, en l'occurrence, tarde à se manifester…- Oui, Harry parvient à tuer Nagini. Je reconnais que c'est surprenant, je ne sais pas comment va faire Rowling avec ça, Harry jetant l'avada kadavra, c'est assez perturbant. Peut-être que anihilo aurait mieux convenu ?- Et oui, la bête imagine que les intentions de Harry sont au service de la reproduction, il faut perpétuer la race des fourchelangues, n'est-ce pas ?Encore merci, Liv, et à bientôt !
Oui, vous avez bien vu, le bouton bleu est là, il suffit de cliquer, et en plus, c'est gratuit sans obligation d'achat !
