Bonjour à tous ! Ah là là, j'avais menacé de ne pas publier le nouveau chapitre si je ne recevais pas un minimum de dix reviews ! Je savais bien que c'était utopique mais bon, ça ne coûte rien d'essayer ! Une fois de plus, vous avez prouvé que les menaces ne servent à rien... Bon, comme je suis bien brave, je poste quand même la suite, mais la prochaine fois, je tiendrai parole( si, si, si !) ( à moins qu'il n'y ait pas de prochaine fois…) Je remercie en tout cas vivement ceux qui ont pris le temps de mettre un mot !

Alors voilà, ce nouveau chapitre n'est peut-être pas encore à la hauteur de vos attentes, mais il est indispensable pour la progression de l'histoire !! J'espère que vous trouverez quand même du plaisir à le lire…

PS (quelques heures plus tard): Bizarre, le site refuse d'afficher ce chapitre. Je fais un nouvel essai...

PPS (le 29): De plus en plus étrange, la fic a carrément disparu du site...Et le nouveau chapitre est inaccessible. Certains ont quand même réussi à y accéder, mais ce sont d'heureux privilégiés...C'est rageant!!


CHAPITRE VINGT SIX

L'ORDRE NOUVEAU

-Allez dire à la directrice Minerva Mc Gonagall que l'auror John Barclay s'est évadé des geôles du Seigneur des Ténèbres et sollicite de toute urgence sa protection. J'ai d'autre part des informations de première importance à lui révéler. Faites vite !

Argus Rusard leva plus haut sa lanterne. Il ne reconnaissait pas l'homme qui se tenait debout de l'autre côté du majestueux portail. Pourtant, l'individu s'était présenté en tant qu'ancien élève de l'école. Dans le crépuscule, on distinguait mal les traits de son visage resté dans l'ombre de son capuchon.

Décidément, le concierge regrettait de ne pas avoir envoyé Hagrid à sa place se charger de cette corvée. Devait-il faire confiance à ce soi-disant auror, avec son histoire d'évasion suspecte ? Rusard n'était pas loin de penser que toute personne se trouvant dans un cachot a forcément quelque chose à se reprocher, et ne peut donc avoir une raison valable pour s'en échapper. Il grommela dans sa barbe et fit demi tour vers le château, sa chatte trottinant sur les talons.

Quand il revint dix bonnes minutes plus tard, Barclay n'avait pas bougé, et il faisait nuit noire. Rusard ouvrit le cadenas de la grille au moyen d'une grosse clef qu'il portait autour du cou et fit entrer l'homme, l'invitant à le suivre jusqu'au château.

La directrice les attendait en haut des marches, son chignon impeccablement tiré, frêle mais digne dans sa robe noire. L'auror abaissa son capuchon. Il était grand, blond, et son visage aux traits réguliers semblait creusé par les épreuves.

-Barclay ! S'écria-t'elle, la voix vibrant d'inquiétude. Comment avez vous fait pour… ?

-Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, coupa l'homme sèchement, je préfèrerais que nous parlions à l'intérieur, dans un lieu…plus discret.

La directrice hésita un instant, sondant le nouveau venu de ses yeux perçants.

-Bien sûr, suivez moi ! Finit-elle par répondre. Allons dans mon bureau.

L'école paraissait vide en cette période de vacances. Mc Gonagall conduisit le fugitif dans ce qui avait été le bureau de Dumbledore et qui était maintenant devenu le sien. Les lieux n'avaient guère changé, bien que les étranges ustensiles de Dumbledore eussent été regroupés et poussés sur le côté et que tout parût étrangement plus ordonné. Elle fit asseoir l'homme en face d'elle et leva vers lui son regard inquisiteur derrière ses lunettes rectangulaires.

-Je vous écoute, Barclay.

A cet instant, un éclair rouge, jailli de nulle part, atteignit la vieille femme qui s'écroula sur son bureau.

Nott apparut, arrachant la cape d'invisibilité qui le dissimulait. Sans rien dire, Barclay-Snape se leva vivement, ajouta un Incarcerem au sortilège que son confrère avait lancé, et se retourna pour se précipiter vers la vitrine dans laquelle étincelait l'épée de Gryffondor.

-Alohomora !

Il fallut user de plusieurs maléfices pour venir à bout des protections qui gardaient le précieux objet. La porte vitrée enfin pulvérisée, Snape s'empara de la relique et la glissa sous ses vêtements. Quant à Nott, il se dissimula à nouveau sous sa cape. Le tout n'avait pris que quelques minutes.

-Le Maître va être content ! Triompha Snape. Allons rejoindre les autres, ils ont dû rester cachés non loin du portail. Nous n'aurons même pas eu à les solliciter !

Il se dirigea d'un pas décidé vers la porte.

-Tu ne la tues pas ? Demanda Nott, resté en arrière.

Le regard posé sur son ancienne collègue, Snape hésita.

-Non. Je ne me sens pas prêt. Fais le toi-même si le cœur t'en dit.

Rejetant sa cape, Nott réapparut et leva sa baguette, visant sans émotion apparente la directrice toujours immobilisée.

-Avada kadavra !


« Le plus saisissant au cours de cette journée exceptionnelle a été sans nul doute notre entretien avec le jeune Harry Potter. Ce dernier, très souriant et à son aise, nous a paru totalement conquis par les thèses de Lord Voldemort, notre nouveau Ministre, ce qui finira de convaincre les plus réticents de suivre la nouvelle ligne du Pouvoir. Le jeune homme a également révélé sa rupture avec sa dernière petite amie en date, la jeune Ginny Weasley, issue d'une famille de sang pur, mais désargentée. Il nous a avoué sans aucune gêne qu'il vise à présent une union plus avantageuse et plus digne de sa nouvelle position en tant que favori du Ministre. Gageons que les prétendantes ne manqueront pas au jeune premier…

Mais nos lecteurs pourront se faire une meilleure idée de la réalité en lisant les propos exacts du jeune Potter retranscrits ci-dessous dans leur intégralité... »

-Oh Charlie, il ne faut surtout pas que Ginny voie ça ! Et d'ailleurs, si on pouvait éviter que Ron tombe dessus…

-Ne t'inquiète pas, Hermione, cette misérable feuille de chou va disparaître immédiatement.

-C'est vraiment étrange…, Murmura la jeune fille en reposant sa tasse de café. Ca ne ressemble pas à Harry. Il n'aurait jamais dit des choses pareilles, même sous la pression.

-C'est pourtant bien lui ! La photo ne laisse pas de doute possible.

-Tu oublies le polynectar !

-Tu crois que… ? A moins qu'il soit sous l'effet d'un Imperium ?

La jeune fille secoua la tête.

-Non, Charlie. Harry résiste à l'Imperium depuis sa quatrième année.

Le jeune homme eut un petit sifflement admiratif.

-Nous en saurons plus quand nous aurons mis la main sur Malefoy. J'ai bien l'intention d'élucider cette affaire. Le message est prêt ?

Hermione allait répondre quand la porte s'ouvrit, laissant passer une Molly aux épaules voûtées et aux traits tirés, suivie de près par Kate Osborne et son mari Joe, un homme grand et maigre aux cheveux d'un blanc de neige.

-Bonjour les jeunes ! Dit le vieil homme d'un ton qui se voulait enjoué. Vous êtes bien matinaux ! Ah, je vois que vous avez déjà jeté un coup d'œil sur ce stupide journal ?

Molly ne dit rien et se servit du café. Elle ne réagit que lorsque Charlie annonça qu'il allait s'absenter quelques heures.

-Ah non ! Tu restes ici, il n'est pas question que tu t'exposes toi aussi au danger ! S'écria-t'elle avec une lueur de folie dans ses yeux noisettes rougis par les larmes.

-Maman, voyons ! Tu me connais, je sais être prudent !

-Mais où vas-tu ? Qu'est-ce que tu veux faire encore ?

-Je vais essayer de convaincre Fred et George de nous rejoindre. Il faut qu'ils acceptent de fermer leur boutique pour quelques jours.

Molly s'apprêtait à répliquer, mais elle s'affaissa soudain, poussant un soupir à fendre l'âme. Kate lui proposa du lait pour son café.

-Ce que je voudrais, c'est vous avoir tous autour de moi, en sécurité, reprit la pauvre femme avec désespoir. Je n'ai même plus ma vieille pendule qui indiquait où se trouvait chacun d'entre vous…Ils me l'ont détruite…

Sa voix se brisa.

-Maman, on ne peut pas rester là les bras croisés à attendre que les choses empirent, tu le sais bien! Dit Charlie en se levant.

Le jeune homme avait pris la Gazette et s'approcha de l'évier en levant sa baguette.

-Incendio !

Le journal prit feu et se désagrégea. Hermione se leva à son tour et quitta la cuisine derrière Charlie.

-Voici le message écrit par Ginny ! Lui dit-elle au bas des escaliers en lui tendant un parchemin roulé serré et soigneusement cacheté.

Charlie s'en saisit vivement.

-Bien. J'envoie mon hibou immédiatement. Espérons que Malefoy le recevra rapidement et entrera dans la combine…


Ravis d'être enfin autorisés à sortir de la Cité souterraine pour se joindre à la nouvelle équipe dirigeante, les jeunes initiés et apprentis Mangemorts avaient visité les locaux du Ministère et s'étaient promenés en bande de bureau en bureau, n'osant pas cependant s'approcher du salon principal où siégeait le Maître. Leur comportement bruyant et arrogant en avait agacé plus d'un et ce fut Lucius qui, excédé, les envoya balader.

Ils décidèrent donc d'aller faire un tour à l'extérieur, tout danger étant maintenant écarté depuis que la nouvelle police spéciale de Snape quadrillait la ville. Ayant donné rendez vous à leurs anciens camarades sur le Chemin de Traverse, Malefoy, Flint, Nott, Mc Nair et Bulstrode s'installèrent sur la terrasse de Florian Fortarôme, l'air conquérant, riant à gorge déployée, et s'empressèrent de commander des glaces. Ils se sentaient euphoriques comme seuls peuvent l'être des vainqueurs au lendemain de la victoire.

Tous étaient conscients de constituer la future élite. A présent, nul n'oserait plus émettre une objection quand ils se vanteraient d'appartenir à la « race des seigneurs ».

Crabbe, Goyle et Parkinson, prévenus par cheminée, ne tardèrent pas à les rejoindre. Maquillée et pomponnée, Pansy embrassa Millicent avec une émotion un peu trop appuyée pour être sincère, puis se jeta sur Drago. Le jeune homme la repoussa avec froideur, si bien qu'elle se tourna vers Bulstrode pour avoir des explications. Cette dernière lui fit comprendre d'un signe que le moment n'était pas venu de poser des questions.

Quant à Crabbe et Goyle, leurs visages étaient si inexpressifs qu'on n'aurait pu dire s'ils étaient contents ou ennuyés de retrouver leurs héroïques camarades. Reprenant leurs anciennes habitudes de fidèles gardes du corps, ils s'assirent comme un seul homme de part et d'autre du jeune aristocrate.

Ils étaient tous en pleine conversation, chacun faisant le récit de ses exploits avec force détails et exagérations, quand un petit hibou roux vint se poser sur l'épaule de Drago et se mit à lui tirer les cheveux de son bec crochu. Le jeune Malefoy se leva vivement en poussant un juron, essayant de se débarrasser de l'animal. Les autres l'observaient en gloussant bruyamment.

Voyant que l'oiseau portait un message attaché à la patte, Drago, soudain très intrigué, le détacha et le décacheta prestement, toujours debout, veillant à ce que ses camarades ne viennent pas lire par dessus son épaule. Il détestait qu'on interfère dans sa vie privée, et ses amis le savaient…En tant que chef de bande, il les avait soigneusement dressés.

Drago,

Tu seras certainement surpris en recevant un message de moi. Mais je n'y tiens plus, et même si c'est très risqué, il faut absolument que je te voie. J'avoue que je ne supporte plus notre éloignement. Bizarrement, c'est en étant séparée de toi que j'ai pris conscience de la force de ce que j'éprouvais, et de l'importance que tu as pris dans ma vie.

Voici ce que je te propose : je serai cet après midi à 15h au Chaudron Baveur. Tu te doutes bien que je ne peux pas te rencontrer dans la grande salle. Tom, le barman, te conduira à moi, je serai dans une des chambres à l'étage et je t'y attendrai. Bien évidemment, il ne le fera que si tu te présentes seul à ce rendez-vous ! Je serai seule moi aussi, et nous aurons du temps pour nous, du moins je l'espère.

Si tu savais comme je me languis de toi !

Ginny Weasley

PS : Inutile de te demander de ne montrer ce message à personne et de le détruire dès que tu l'auras reçu. Si tu informes qui que ce soit de ce rendez vous, je serai contrainte de renoncer définitivement à notre relation. Pour l'instant, nous sommes tenus de garder la plus grande discrétion, je suis sûre que tu peux le comprendre.

Les mains légèrement tremblantes, Drago s'éloigna d'un pas pour relire d'une traite le message, puis il y mit le feu d'un geste de sa baguette. Ses amis l'observaient attentivement.

-C'était quoi, cette lettre ? Questionna aussitôt Parkinson quand Drago revint s'asseoir à leur table.

-Oh, rien… mon père. Des instructions, des ordres, comme d'habitude…

-C'était pas le hibou de ton père, pourtant…Fit remarquer Théodore en regardant Drago d'un œil soupçonneux.

-Non. Il s'est servi d'un hibou du Ministère…Heu…Il va falloir que je vous quitte un peu avant 15h.

-Tu veux que je vienne avec toi ?

-Non.

Un silence tomba sur le groupe. Pendant un moment, on n'entendit que le bruit peu ragoûtant de Bulstrode léchant goulûment sa glace à la fraise.

-Pourquoi tu as brûlé le message ? Demanda soudain Mc Nair.

-Parce qu'il n'est pas question de laisser traîner des consignes de cette importance. Répliqua Drago d'un ton sec. Dis moi, Marcus, quand penses tu recevoir les dossiers concernant la formation de la nouvelle équipe nationale de Quidditch ?

Cette habile diversion permit à Drago d'échapper à d'autres questions. Mais tandis que les jeunes gens s'enflammaient sur leur sujet favori, il pensait au rendez vous avec Ginny, et son rythme cardiaque s'emballait. Etait-ce un piège ? Devait-il y aller seul ? Mais aurait-il une chance de voir la jeune fille s'il se faisait accompagner ?


Dans son bureau, Lucius marchait de long en large tout en donnant d'un ton autoritaire ses instructions à son secrétaire de cabinet, un jeune homme fraîchement diplômé de l'Académie d'Economie Magique, tout acquis à la Cause mais hélas, fort laid et couvert d'acné.

De temps à autre, il glissait une main dans sa poche et sentait l'étoffe soyeuse de sa nouvelle cape d'invisibilité, qu'il était allé récupérer le matin même à son Manoir et qu'il avait réduite pour l'avoir discrètement avec lui tout au long de la journée en cas de besoin.

Il commençait à s'ennuyer ferme. Les occupations ne manquaient pas, pourtant. Déjà, les dossiers s'accumulaient sur son bureau. Il allait devoir déléguer beaucoup plus. Trouver des associés de confiance…Avant tout, faire le point sur les ressources, les diverses rentrées, mettre à plat les dépenses…Le Maître avait des projets grandioses et coûteux. Et sa nouvelle police d'élite se révélait fâcheusement gourmande en crédits…La charge de travail du ministre des finances était immense. Pour tout dire, c'était le pire boulot qui fût.

N'y tenant plus, Lucius sortit du bureau et se dirigea vers celui du Maître qui se trouvait au même étage. Les gardes Mangemorts, occupés à repousser brutalement la plupart de ceux qui se présentaient à la porte après avoir pourtant déjà franchi plusieurs barrages et contrôles, le laissèrent bien-sûr passer sans difficulté.

Tout en avançant vers le Maître, Lucius jeta un coup d'œil à Harry. Le garçon était assis dans un coin de la vaste pièce, derrière un bureau. Deux Mangemorts l'encadraient, paraissant s'ennuyer ferme. Son beau visage mince était très pâle, il faisait une tête de déterré et toute son attitude révélait à quel point il détestait se trouver là. Les yeux baissés, il semblait totalement indifférent à ce qui pouvait se passer dans la pièce. Lucius frémit. Le Maître s'était-il rendu compte de la situation ? Ne risquait-il pas de s'emporter à cette vue et de commettre l'irréparable ?

-Lucius, quel plaisir de te voir ! S'écria Voldemort en le voyant approcher.

-Maître, je venais vous apporter des informations au sujet du dossier concernant le financement de votre projet de construction d'un Palais du Gouvernement. Mais puis-je d'abord solliciter la confidentialité ?

Voldemort grimaça un sourire et se pencha vers son favori en installant autour d'eux une bulle de silence. Lucius reprit :

-Voilà, il ne devrait pas y avoir de difficulté pour trouver les crédits, la confiscation des biens des riches sang-mêlés et de tous ceux dont nous avons fait la liste suffira largement à financer ce projet.

Voldemort se frotta les mains d'un air satisfait.

-C'est parfait, Lucius. Je n'aurais pas aimé être contraint de lever un impôt sur les grandes familles de sang-pur ! Bientôt, nous pourrons festoyer pour marquer dignement mon avènement et notre triomphe… !

-Nous aurons cependant besoin de leur soutien financier un jour ou l'autre, Maître…Osa protester Lucius à mi voix.

-Certes, Lucius, mais ne refroidissons pas trop tôt leur enthousiasme. Tiens, sais-tu que Severus a bien travaillé? Non seulement il m'a rapporté l'épée de Gryffondor, mais il a eu le temps de chiffrer le montant des frais de recrutement et de formation des nouveaux miliciens et agents. Il va te le faire parvenir d'ici peu. De ton côté, as-tu évalué le coût de la rénovation de Poudlard ? Il faut prendre en compte l'embauche de la nouvelle équipe enseignante, à commencer par un directeur digne de ce nom …

Lucius s'était rembruni malgré lui en entendant le Maître vanter les mérites de Snape.

-Je n'en ai pas encore eu le temps, Maître.

-Il faut faire vite, Lucius. Je veux que tout soit fonctionnel d'ici trois jours. Nous devons absolument atteindre un point de non retour.

D'un signe de tête, Malefoy fit comprendre qu'il avait saisi les intentions de son chef. Il avait le sentiment qu'un énorme poids lui écrasait les épaules, s'alourdissant d'heure en heure. Décidément, la fonction de ministre délégué n'avait plus rien d'attrayant, mais lui semblait au contraire incroyablement fastidieuse.

Tout à coup, Voldemort lui saisit le bras. Son regard rouge se concentra et devint brusquement menaçant.

-Lucius, as-tu vu Harry Potter ? Malgré mes avertissements, il est incapable de faire bonne figure. J'ai écarté les journalistes, mais son attitude est extrêmement préjudiciable à notre Cause.

-Désirez-vous que je lui dise un mot à ce sujet, Maître ?

-C'est inutile, je l'ai déjà menacé de m'en prendre à Radulescu s'il ne faisait pas un effort.

-Ne faudrait-il pas l'occuper ? L'ennui est sûrement pour quelque chose dans son air de chien battu.

-Tu as raison. Trouve lui quelque chose à faire, Lucius. Des calculs, ce que tu veux ! Je l'ai appelé plusieurs fois auprès de moi, mais c'est encore pire, il se montre discourtois et s'écarte ostensiblement de moi.

-Voulez-vous que je le fasse venir dans mon bureau ? Demanda Lucius avec un soudain espoir qu'il tenta de dissimuler tant bien que mal.

-Non, je veux le garder à l'œil. Répondit vivement Voldemort. Fais lui apporter le travail par ton secrétaire. Et qu'il ne tarde pas !

Se penchant encore plus en avant, Voldemort ajouta tout bas : « Il est grand temps qu'on en finisse avec ce garçon, Lucius. »

Le visage impénétrable, Lucius inclina la tête et sortit. Sous sa carapace de froideur, une angoisse incontrôlable s'était emparée de lui.


Le cœur battant, Drago prit pied dans la grande salle du Chaudron Baveur. Il avait préféré transplaner, ne désirant pas être suivi par ses amis. Il ne connaissait guère cet endroit mal famé, connu pour être fréquenté par des moldus et des sang-de–bourbe. Il n'y était venu qu'une fois en compagnie d'un ami de son père qui recherchait des contacts « pour affaire » et avait pensé les trouver là, avant de renoncer et de l'entraîner vers l'Allée des Embrumes.

Il regarda autour de lui. Il y avait du monde, le pub était sale et enfumé. Tout paraissait normal, mais on sentait une sorte de tension, dans le ton des conversations comme dans la manière que les clients avaient de se pencher pour échanger leurs propos à l'abri des oreilles indiscrètes.

Drago garda son capuchon sur la tête pour s'avancer vers le comptoir derrière lequel s'affairaient une jeune femme et un vieux barman chauve et édenté. Evitant les regards curieux de la femme et des autres clients, Drago s'adressa à l'homme.

-Je suis Drago Malefoy. Murmura-t'il d'une voix étranglée. Vous êtes bien Tom…?

Drago réalisa trop tard qu'en dévoilant ainsi son identité dans un lieu aussi suspect, il risquait gros. Aucun policier n'était visible. N'importe qui pouvait l'attaquer, le prendre en otage, ou même le tuer par esprit de vengeance. Mais l'homme se contenta de le fixer un instant de ses yeux de myope, puis posa le verre qu'il était entrain de sécher et lui fit signe de le suivre.

Soulagé, Drago pensa qu'une fois cette affaire avec Ginny menée à son terme, il lui faudrait signaler au Maître, et surtout à Snape, l'existence de ce nid d'opposants notoires et d'individus dangereux …Mais peut-être le nouveau chef des renseignements avait-il déjà posté ici des agents ?

Ils traversèrent la salle et empruntèrent un escalier étroit et tortueux. Tout en montant derrière le bossu, Drago tripotait sa baguette dans sa poche. Rien ne lui garantissait qu'il ne s'agît pas d'un guet-apens. La prudence eût voulu qu'il ne vienne pas à ce rendez vous douteux. Pourtant, il avait été incapable d'éteindre la fièvre qui s'était emparée de lui dès la lecture du message. La perspective de revoir Ginny était si tentante qu'il avait muselé toutes ses réserves. Il l'imaginait déjà telle qu'elle était dans ses rêves, ses cheveux brillants épars sur ses épaules, avançant vers lui avec dans les yeux cette lueur coquine qui le troublait et l'excitait…Quand il avait vu Parkinson tout à l'heure, avec sa bouche fardée, ses ongles peints et son rire bête, elle lui avait paru si fade, si quelconque !

Tom emprunta un long couloir sombre, et stoppa devant une porte. Il s'inclina légèrement et dit d'une voix nasillarde :

-Si votre grâce veut bien se donner la peine…

Drago crut percevoir une certaine ironie dans le ton grinçant du cabaretier, mais tout à son impatience, il ne s'en formalisa pas. Prenant sa respiration, il poussa la porte et entra dans la pièce.

C'était une chambre à coucher meublée simplement et éclairée par une petite fenêtre. Dans un coin, cachant probablement les sanitaires, se dressait un haut paravent de bois.

La chambre était vide. Drago faillit faire demi tour pour interroger Tom qui avait refermé la porte derrière lui, mais se ravisa et s'assit sur une chaise. Ginny n'allait certainement pas tarder à venir le rejoindre.

Soudain, il sentit son corps se ratatiner et, impuissant, il s'effondra sur le sol. Comment n'avait-il pas pensé à aller voir ce qui se cachait derrière le paravent ? Quelqu'un lui avait jeté un sort de musclomollusk. Etait-ce Ginny qui l'accueillait en lui faisant une mauvaise blague ?

Ou alors, c'était…un guet-apens. Il l'avait redouté, mais s'était bêtement laissé emporter par sa passion...Il avait agi comme un stupide gryffondor.

Il entendit des pas approcher. Deux jeunes hommes roux se penchèrent au-dessus de lui, chacun d'un côté. Il reconnut aussitôt l'un d'eux. C'était un des terribles jumeaux Weasley, les frères de Ginny. A voir sa tête, l'autre était probablement un de ses nombreux aînés. Drago sentit une vague de haine lui crisper les entrailles. Mais il ne pouvait même pas serrer les poings.

Ils ne dirent pas un mot, mais le plus âgé le ligota d'un sort pour annuler ensuite le musclomollusk. Ceci fait, il souleva la tête de Drago et lui versa de force dans la bouche le contenu d'une petite fiole, tandis que l'autre lui chatouillait le menton en ricanant pour le contraindre à avaler. Drago se sentit défaillir. Etait-ce un poison ? Certainement pas. Surtout, ne pas paniquer. A l'évidence, s'ils avaient voulu le tuer, il eût été plus simple pour eux de lancer un Avada kadavra.

Cinq minutes passèrent dans le silence. Les deux Weasley l'observaient, l'œil fixe. Un sentiment bizarre avait gagné Drago. Il se sentait maintenant serein et détendu, et quand le plus âgé se mit à lui poser des questions d'une voix calme, le regardant de ses yeux clairs et directs, il y répondit sans hésiter, étrangement satisfait de contenter son interlocuteur.

-Etait-ce Harry Potter qui accompagnait ton Maître hier au ministère ?

-Non.

-Qui était-ce ?

-C'était moi ! J'avais pris du polynectar. Et j'ai bien tenu mon rôle, je vous le garantis !

Le jumeau grommela quelque chose comme : « sale petite ordure ! »

Sans se laisser perturber, l'aîné continua :

-Et aujourd'hui ? Qui est auprès du Maître ? Est-ce Potter ?

-Oui, aujourd'hui, c'est bien lui.

-Où se trouve-t'il exactement ?

-Dans le bureau du Ministre, à signer des autographes et à promener sa sale gueule devant…

-Fais nous grâce de tes commentaires. Dis moi plutôt s'il y a un mot de passe pour s'introduire dans les locaux du Ministère ?

-Non, pas que je sache. Ils te fouillent et t'interrogent. Il faut laisser sa baguette. Moi, je n'ai pas de problème, ils me connaissent ! Et puis je porte la Marque.

Les deux jeunes gens firent exactement la même grimace au même moment. Le plus âgé reprit :

-Où se trouve Arthur Weasley ?

-Aucune idée. Sûrement pas au ministère, le Maître ne voudrait pas de cet incapable…

Le jumeau fit un mouvement vers lui comme pour le frapper. Son frère lui retint le bras.

-Et la devineresse ?

-La roumaine ? Je crois qu'elle est aussi au ministère...

-Où sont les cachots de Voldemort ?

-Dans la Cité secrète, bien sûr !

-Habites-tu dans cette Cité ?

-Oui, j'y retourne ce soir, avec mes camarades. Mais bientôt, je rentrerai chez moi, au Manoir. En fait, je préfèrerais rester dans la Cité, avec les copains…

-D'accord, d'accord. Comment fais-tu pour y retourner ?

-On transplane, ou alors on voyage d'abord par cheminée, en passant par chez Longneck.

L'homme se remit sur pied et fit le tour de la pièce d'un pas nerveux, échangeant quelques paroles à voix basse avec son frère qui s'était également levé. Puis brusquement, le jumeau revint vers Drago, se pencha et sans prévenir, lui arracha un cheveu.


La journée lui paraissait déjà interminable, alors qu'il n'y avait que trois heures que Harry se trouvait au Ministère.

Il était assis derrière un bureau, entre deux gardes qui faisaient semblant de se trouver là par hasard, mais ne le lâchaient pas d'une semelle depuis qu'ils avaient tous quitté la Cité secrète.

A l'autre bout de la pièce, Harry pouvait voir Ludmila qui attendait, encadrée elle aussi par deux Mangemorts aux visages bovins. Son regard croisait souvent celui de la jeune femme, et Harry constata avec tristesse que ses traits étaient tirés et creusés.

Au centre trônait Voldemort. Tout de noir vêtu, assis sur un siège doré et rehaussé, il paraissait immense. On était comme ébloui en le regardant, il avait en effet jugé bon de mettre en place un étrange sortilège qui le faisait rayonner, comme un saint à la tête auréolée. A ses pieds se pressaient et s'inclinaient des sorciers qui faisaient inlassablement la queue pour l'approcher, après avoir été fouillés par des membres du nouveau corps d'élite déjà constitué par Snape.

En raison sans doute de la proximité du Mage noir, Harry souffrait d'un mal de tête lancinant qui semblait trouver sa source au niveau de sa cicatrice. Il avait reçu pour consigne de faire bonne figure, mais son humeur, déjà très mauvaise à son arrivée au ministère, s'assombrissait de minute en minute, et seule la peur de causer du tort à Ludmila le retenait de prendre sa tête entre ses mains et de s'affaler sur le bureau en grinçant des dents.

Voldemort l'avait convoqué plusieurs fois, lui demandant de donner son avis à propos de divers projets à mettre en oeuvre, comme par exemple la propagande à mener auprès de la jeunesse (dont on avait finalement chargé devant lui cette chère Dolorès Ombrage) ou les nouvelles conditions d'entrée à Poudlard, désormais réservé aux enfants de sangs purs. Ecœuré, Harry avait répondu du bout des lèvres qu'il n'avait aucune idée sur la question. Sans la crainte que Voldemort s'en prenne à Ludmila, il eût fait un esclandre.

Revenu broyer du noir sur son siège entre ses deux gorilles, Harry vit soudain approcher Drago Malefoy. Que le jeune homme fût au ministère n'avait rien de surprenant, ni d'ailleurs le fait qu'il se balade sans contrainte dans les différents bureaux, y compris dans celui du « chef du gouvernement ». Mais ce qui surprit beaucoup plus Harry fut que Drago semblait avoir l'intention manifeste de s'approcher de lui.

D'un pas décidé, Malefoy franchit le barrage de Mangemorts qui tenaient Harry à l'écart et vint dans sa direction. Harry se raidit. Le fait de ne pas avoir de baguette le mettait dans une situation particulièrement inconfortable. Cependant, l'expression du garçon ne paraissait pas agressive.

Quand Malefoy se fut arrêté devant le bureau sur lequel traînait un parchemin couvert de calculs et de ratures, Harry leva vers lui un regard tendu et interrogateur.

-Qu'est-ce que tu veux, Malefoy ?

Drago s'inclina légèrement et dit d'une voix mesurée :

-Je voudrais t'adresser une requête, Potter. Mais j'ai besoin pour ça d'un peu de… d'intimité.

Sans tenir compte de l'expression à la fois méfiante et choquée de Potter, Drago leva vers les gardes un regard insolent, attendant qu'ils réagissent en prenant de la distance.

-Nous avons pour consigne de ne pas nous éloigner ! Dit fermement un des deux cerbères.

-Très bien, dans ce cas…Murmura Drago en levant sa baguette pour conjurer une bulle de silence autour de Harry et lui.

De plus en plus surpris, Harry crispa ses mains autour des accoudoirs de son siège. Tout cela ne ressemblait nullement à Malefoy. Quelles étaient ses intentions ? Le blond se pencha vers lui.

-Bon anniversaire, Harry…Dit-il soudain avec un léger sourire.

Stupéfait, Harry ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit.

-Tu es surpris, c'est normal. Dit précipitamment le jeune homme qui lui faisait face en bougeant à peine les lèvres. Ecoute, j'ai peu de temps. Je ne suis pas Malefoy, comme tu peux t'en douter. Voici pourquoi je suis venu : il faut que tu saches une chose essentielle: Deux horcruxes ont été retrouvés et détruits. As-tu bien compris ?… Maintenant, attention !

Le faux Drago se redressa et annula le sort de discrétion. Les gardes le fixaient, mécontents, prêts à intervenir.

-Alors, tu es d'accord pour faire ça, Potter ? Je peux compter sur toi ? Demanda–t'il d'une voix forte.

Harry se ressaisit, essayant en vain de calmer les battements effrénés de son cœur.

-Hm…Je vais y réfléchir, Malefoy. Mais je ne crois pas pouvoir te faire ce plaisir.

-Ca m'aurait étonné. J'aurais pourtant besoin de cette audience, et toi seul peut me l'obtenir. Que veux-tu en échange du service ?

-Ne cherche pas à m'acheter, Malefoy, c'est peine perdue. Tu n'auras qu'à demander cette audience à ton père. Je ne suis pas ton larbin.

Les yeux gris de l'inconnu lancèrent des éclairs.

-Très bien, Potter, tu veux la guerre, tu l'auras. Ne compte plus sur moi pour faire un geste de paix désormais.

L'air outragé, le jeune homme fit demi tour et s'éloigna vivement. Harry le suivit des yeux. Ses mains tremblaient si bien qu'il les cacha sous la table.

Mais le faux Malefoy, au lieu de sortir, se dirigea d'un pas décidé en direction du coin où se trouvait assise Ludmila et ses gardes. Lorsqu'il arriva à proximité de la jeune femme, un des deux Mangemorts se leva, vint vivement à sa rencontre et l'arrêta. Une discussion animée s'engagea entre le faux Malefoy et le garde. De là où il se trouvait, Harry ne pouvait entendre ce qu'ils se disaient, mais le jeune imprudent n'eut apparemment pas gain de cause et fut forcé de s'éloigner. L'air contrarié, il quitta la pièce après un dernier coup d'œil vers la devineresse qui le fixait d'un air interrogateur.

Qui était cette personne, si ce n'était pas Drago ? Quelqu'un sous polynectar… Un ou une ami(e), forcément. Mais comment cet ami avait-il réussi à fabriquer du polynectar de Drago Malefoy ?

Deux Horcruxes avaient été détruits…Le médaillon, donc, et aussi le fameux objet ayant appartenu à Serdaigle ou Gryffondor…Etait-il possible qu'en si peu de temps, ses amis aient accompli cet exploit de retrouver les Horcruxes et de les anéantir ?

Il n'en restait donc plus aucun, en dehors bien sûr de Voldemort lui-même. Involontairement, Harry tourna les yeux vers le Maître. L'homme à face de serpent était entrain de parler avec Lucius, venu sans doute l'entretenir de ses dossiers. Plus que jamais, son visage livide et squelettique rappelait ces images de la mort qui fourmillent dans les gravures médiévales. Seul le flamboiement de ses pupilles rouges rappelaient que quelque chose dans ce corps brûlait encore d'un reste de vie.

Harry fut pris d'une envie soudaine de se jeter sur un des gardes, lui arracher sa baguette et tuer aussitôt le Mage noir. Mais il savait que c'était irréalisable. Il était trop éloigné du Maître, il manquerait sa cible et ce serait un désastre.

Certes, il n'avait plus rien à perdre. A l'heure qu'il était, Ginny avait dû lire les journaux. Elle ne l'aimait plus. Ses amis l'avaient sûrement renié, dégoûtés et désespérés…Sauf peut-être celui qui se baladait dans la peau de Drago Malefoy. Ah, s'il avait pu lui donner une baguette !…Mais les gardes l'auraient vu et…

Harry essuya ses mains moites sur son pantalon. Si seulement…non, il fallait attendre le moment propice.

Et Lucius ! Il était là, tout près…Mais l'homme ne lui avait toujours pas procuré de baguette. Evidemment, il ne tiendrait pas sa promesse . Et Voldemort tuerait Harry avant qu'il ait trouvé le moyen de l'attaquer.


Rentré à la Cité en compagnie du gros de l'équipe dirigeante, Lucius Malefoy avait regagné ses appartements et attendait son repas en sirotant un whisky. Narcissa se trouvait chez Bellatrix. Elle était furieuse de n'avoir pu encore rejoindre le Manoir. Lucius lui avait expliqué que les protections n'étaient pas encore finalisées, et qu'il n'était pas prudent de s'y réinstaller pour l'instant.

Au moment où il prenait congé du Maître, Lucius avait surpris ce dernier faisant à Snape un signe d'intelligence. Et l'ex-espion avait suivi le Maître dans ses appartements. Les deux hommes préparaient quelque chose. Lucius savait exactement de quoi il retournait.

Etait-il raisonnable d'attendre ? Lucius n'avait-il pas intérêt à descendre tout de suite au cachot de Potter pour lui donner une baguette ? Mais laquelle ? Il ne pouvait décemment se séparer de la sienne. Pourquoi pas celle du garde que Lucius pourrait aisément neutraliser avant d'entrer dans le cachot ? C'était une idée. Mais il ne pouvait faire cela de si bonne heure. Il y avait encore trop de passage dans les couloirs.

Et que ferait Harry de cette baguette? Saurait-il se défendre contre le Maître doublé de Snape?

A moins que Lucius ne descende tout de suite et propose à Harry de s'enfuir avec lui. Cachés sous la cape d'invisibilité, ils pourraient aller loin sans que personne ne les arrête.

Fuir…Cela signifiait abandonner sa vie actuelle, son poste de prestige, ses richesses, les honneurs. Abandonner aussi sa femme, et son fils. Tout ça pour filer avec un adolescent certes charmant et talentueux, mais qui ne suffirait certainement pas à lui tout seul à compenser les pertes incommensurables que cette fuite occasionnerait pour Lucius.

Mais s'il n'agissait pas, Harry serait mort d'ici peu. Et cette pensée était encore beaucoup plus insupportable que celle de devoir quitter une vie de gloire (et de tracas) pour galérer clandestinement au bout du monde en tirant le diable par la queue.

Lucius posa son verre et se leva. Sa décision était prise. Dans quelques minutes, il aurait quitté cette Cité, accompagné de Harry Potter qui, par la force des choses, lui serait éternellement redevable de lui avoir sauvé la vie…


Bon ben voilà…Pas trop laborieux ? Cette fois, je vous promets solennellement que le prochain chapitre sera…décisif (je me répète mais bon…) Alors, à vos reviews !!

Et maintenant place aux RAR :

-Liv : Ohoho, tu pars en Italie ? Décidément, quelle veinarde ! C'est bien joli, mais si ça t'empêche de lire ma fic, ça ne va pas du tout !! –Oui, pauvre Arthur, j'ai failli le tuer et je me suis arrêtée au dernier moment, je n'y arrivais pas, je l'aime trop. Mais dans ce nouveau chapitre, je récidive en pire, je devine que tu ne vas pas aimer. Il n'y a rien à faire, les Mangemorts sont d'affreux méchants. -Oui, Drago est très à l'aise pour enfoncer Harry. Rita s'étonne, mais elle ne va pas oser émettre des doutes dans son article. C'est devenu très dangereux. Pour la réaction de Ginny, ben…tu verras ! –Que va-t'il se passer quand Harry (le vrai) sera au ministère ? Réponse dans ce chapitre ! - Faute de baguette, Lucius va devoir faire preuve d'imagination et de courage(…ou d'inconscience) pour sauver Harry … Là aussi, tu verras en lisant la suite.- Tuer Ombrage ? Oh mais…Pas si vite, voyons !- Bon, pour en savoir plus au sujet de la mission de Charlie, je me répète : voici la suite ! -Merci encore pour tes encouragements, ne mange pas trop de tagliatelle et reviens nous avec plein de merveilles au fond des yeux. Ciao !!

lefandeharry : Oh, toi, tu ne veux pas que Drago meure ? Bon, comment je vais m'en sortir, moi, avec tout ça !! Allez, je vais essayer de faire un effort pour te faire plaisir, mais je ne savais pas que tu étais aussi lefandedrago !! Merci et à bientôt !

Esther Malefoy : tu as raison, le dernier chapitre était plutôt fadasse et j'ai bien peur que celui-ci ne t'emballe pas beaucoup plus. A vrai dire, je n'ai pas trouvé de réel plaisir à l'écrire, et tu l'as senti, chapeau ! En même temps, il faut que les éléments soient en place pour la fin, malgré le côté fastidieux des descriptions. Et je te promets que le prochain sera plus palpitant !! En tout cas, merci pour ta franchise, ce genre de critiques sont aussi très stimulantes !

Nepheria : Merci de prendre le temps de laisser un mot, même très court !