Bon ben, d'accord, je vais demander aux webmasters du site s'ils ne peuvent pas mettre plus souvent la pagaille dans la publication des histoires. Parce qu'il a fallu ça pour que certains lecteurs se décident (enfin) à sortir de l'ombre !! Ouais ouais, je vais les féliciter (in english of course ! ) et les supplier de recommencer tous les mercredis leurs activités de sabotage! Au moins, quand je vous demande de me dire si ça marche ou pas, vous me répondez !! (enfin, pas tous, mais bon… !)

Non, je vous rassure, tout ça, c'est du bluff. Pourvu que ça ne se reproduise pas, c'était franchement désagréable !

En tout cas, je remercie tous ceux qui ont fait signe, soit pour dire qu'ils pouvaient (ou ne pouvaient pas) lire, soit pour dire qu'ils appréciaient la fic. Je crois avoir répondu directement aux inscrits (j'espère que je n'ai oublié personne). Pour les anonymes, les RAR sont en bas de page, courez y vite (surtout, fermez les yeux en survolant le chapitre… !).

Bon, comme certains ne semblent pas contents que cette histoire se termine déjà, je fais durer (un peu) le plaisir. Ne me tuez pas, ne m'en voulez pas trop, et si vous trouvez ça insupportable et scandaleux, faites le moi savoir (warning : une violente colère non exprimée peut être très dangereuse pour la santé…) !!

Bonne lecture !!


CHAPITRE VINGT- SEPT

Au soir du deuxième jour…

Caché sous sa nouvelle cape d'invisibilité, Lucius Malefoy sortit à pas feutrés de son appartement, avec l'intime conviction qu'il n'y remettrait plus jamais les pieds. Le jeune esclave se tenait assis dans le couloir non loin de là, mais occupé à des travaux de couture, il ne remarqua pas la porte qui s'ouvrait et se refermait silencieusement.

Lucius se hâta de descendre les interminables boyaux de la Cité, espérant que sa Marque n'allait pas se mettre à picoter et brûler sur son avant-bras. Il lui semblait en effet depuis quelques temps que le Maître avait la fâcheuse manie (une parmi bien d'autres) de faire usage de la Marque des Ténèbres dans les pires moments, comme pour lui rendre sa vie de soumission encore plus insoutenable…

Lorsqu'il croisait du monde, ce qui arrivait fréquemment, il se collait contre le mur et retenait sa respiration.

Tous les sas étaient ouverts. Il régnait dans la Cité une atmosphère de fête, et la surveillance était visiblement très relâchée, ce qui arrangeait bien Lucius dans ses projets clandestins.

De bruyants groupes de Mangemorts tenant des bouteilles de bière passaient en chantant et vociférant. Circulant d'un quartier à un autre de la Cité, ils s'interpellaient et riaient grassement de leurs blagues douteuses. Pour marquer la première étape réussie de sa prise de Pouvoir, le Maître avait tenu à ce que tous eussent de quoi manger et boire à satiété, et grâce à la généreuse contribution de Longneck, la soldatesque n'avait pas à se plaindre. On avait même fait venir (de gré ou de force) un certain nombre de femmes, sorcières ou moldues, destinées à égayer et satisfaire les troupes.

Cependant, le quartier de haute sécurité était encore bel et bien fermé. Très tendu, Lucius approcha de la porte massive près de laquelle se tenaient assis deux Mangemorts qui discutaient et s'esclaffaient. A l'évidence, ils avaient déjà vidé plusieurs verres de vin, mais il sembla à Lucius qu'ils étaient encore loin de l'état d'ébriété.

Indécis, Malefoy hésita. Le fait qu'ils soient deux ne l'arrangeait guère. Il aurait facilement mis sous Impérium un seul garde, mais il ne pouvait imposer sa volonté à deux hommes à la fois. Avait-il intérêt à éloigner l'un d'eux, en remontant par exemple le couloir et en faisant apparaître une caisse de bière plus haut, équipée d'un sort anti-attraction, ou était-il plus avantageux d'attendre tout près que quelqu'un se présente et que les gardes ouvrent le sas ? La deuxième solution semblait plus prudente, mais risquait de le retarder considérablement.

En fait, il n'avait pas vraiment le choix. Il se souvint qu'un simple alohomora n'ouvrirait pas la porte, il y avait un code à connaître. Lucius s'adossa au mur et patienta, écoutant d'une oreille distraite la conversation des deux hommes, chacun vantant ses performances sexuelles dans un langage émaillé de jurons et autres expressions ordurières.

Soudain, Lucius se tendit. Plusieurs personnes approchaient, descendant le couloir d'un pas assuré. Avec un frisson, Lucius reconnut la haute silhouette sombre du Maître entourée de celles, plus petites, de Pettigrew et de Snape. Ce dernier portait dans une main un objet de forme allongée, enveloppé dans une étoffe rouge. Malefoy se plaqua contre le mur, le cœur battant. Les deux gardes s'étaient levés et inclinaient respectueusement la tête.

-Alors, mes amis, vous fêtez déjà notre victoire ? Interrogea aimablement le Maître d'une voix légèrement essoufflée, s'arrêtant près des deux factionnaires.

-Heu…ben…, bégaya un des gardes.

-Vous avez raison, l'heure est aux réjouissances. Mais n'oubliez pas que vous êtes en service ! Attendez la relève pour vous enivrer !

Les deux hommes se confondirent en excuses balbutiantes et en remerciements tandis que Voldemort ouvrait la porte d'un mouvement de baguette. Lucius se précipita en avant, se rapprochant le plus possible de Snape qui suivait Queudver déjà engagé derrière le Maître. La porte se referma juste derrière lui, et il retint à grand peine un soupir de soulagement. Le sas aussitôt franchi, il ralentit pour laisser s'agrandir la distance entre lui et les trois hommes.

De l'autre côté de la porte se trouvait un seul garde, apparemment sobre, qui tomba à genoux à la vue de Voldemort. Ce dernier le félicita avec condescendance pour sa rigueur au travail. Puis il poursuivit sa descente, Snape toujours à ses côtés, Pettigrew trottinant derrière.

Se rendaient-ils au cachot de Harry ? Ils en prenaient en tout cas le chemin, Lucius en était certain, et, le front couvert de sueur, il se maudissait intérieurement. A force de tergiversations, il arrivait trop tard. Ils allaient tuer le garçon avant qu'il ait pu intervenir.

Soudain, le Maître marqua un arrêt. Aussi discrètement que possible, Lucius approcha pour entendre ce qu'il disait. Ses épaules étaient voûtées et son timbre de voix étouffé comme celui d'un homme usé jusqu'à la corde.

-Mes amis, je suis fatigué et je ne veux rien faire dans la précipitation. Ce que nous avons à réaliser demande beaucoup de concentration et… je crois que j'irais volontiers d'abord rendre visite à Weasley… Il a encore beaucoup de révélations à nous faire, et je préfère garder Potter pour la bonne bouche, le temps de reprendre des forces, si vous voyez ce que je veux dire…

Snape marqua son accord par un respectueux signe de tête. Quant à Queudver, il opina fébrilement du chef en laissant échapper une sorte de hennissement servile.

-Weasley est un cas extrêmement résistant, comme j'en ai rarement connu, ajouta l'ex-espion d'un ton doucereux. Mais aujourd'hui, il doit être suffisamment affaibli. Il ne pourra faire obstacle plus longtemps aux effets du véritasérum, d'autant plus que j'ai forcé le dosage. Je vous garantis qu'il va parler. Vous saurez tout du lieu où se cache sa tribu et des activités de l'Ordre.

-Bien, allons le voir tout de suite dans ce cas. Il est temps d'en profiter. Nous nous occuperons du garçon ensuite.

Le Maître posa une main sur l'épaule de Snape comme pour y trouver un appui et Lucius soupira de soulagement en les voyant s'engager sur la droite dans un couloir qui descendait vers le cachot de Weasley. Décidément, l'âge réel du Maître commençait à se faire cruellement sentir…Lucius en éprouva une sorte de satisfaction qu'il ne chercha même pas à réprimer. Il avait choisi son camp, et le dégoût que l'homme à face de serpent lui inspirait depuis un certain temps sans qu'il osât se l'avouer le submergeait à présent avec une aigreur sans cesse accrue.

La chance était avec lui, il devait la saisir sans plus tarder.

Il obliqua sur la gauche et dévala le couloir au pas de course. Field, le garde du cachot qu'occupait Harry, faisait les cent pas devant la porte. Lucius avança comme un fantôme. Levant sa baguette par l'ouverture de sa cape, il envoya un stupéfix informulé qui jeta l'homme à terre. Puis il le ligota et le poussa dans un renfoncement du couloir. Il eut vite fait ensuite de le désarmer, de le débarrasser de ses clefs et de lui jeter un sort de désillusion, histoire qu'il reste invisible durant quelques minutes. Il glissa enfin la baguette de l'homme dans sa poche avec la sienne pour s'occuper de la porte qui ne s'ouvrait que manuellement.

Les mains tremblantes, Lucius introduisit la clef dans la lourde serrure, la tourna et tira. La porte s'ouvrit sans résistance, mais avec fracas. Tout marchait comme sur des roulettes. Il fit un pas à l'intérieur du cachot.

Enchaîné au mur par une cheville, Harry Potter s'était levé en entendant le bruit de la clef dans la serrure. Il était encore vêtu de la chemise noire et stricte qu'on lui avait fournie pour sa journée au ministère, mais il la portait maintenant le col largement ouvert et bien sûr, à demi sortie du pantalon.

Le garçon plissait des yeux inquiets en direction de la porte. Lucius referma et avança, tandis que Harry reculait et se collait au mur, visiblement aux abois. Amusé, Lucius sourit sous sa cape, et ce sourire traînait toujours sur ses lèvres quand il arracha l'étoffe magique pour se montrer à l'adolescent.

-Oh…C'est vous ? Lâcha le garçon soulagé. Son visage s'était fugitivement éclairé à la vue de Malefoy.

-Je t'ai fait peur…Tu vois, je n'ai pas oublié ma promesse !

Les yeux verts se mirent à briller.

-Vous…Je ne savais pas que vous aviez une cape d'invisibilité. Mais ce n'est pas la mienne !

-Non, en effet. Si tu permets, celle-ci est à moi. D'ailleurs, la tienne n'est plus en ma possession.

-Heu…vous m'apportez une baguette ?

-Ecoute, Harry. J'ai un autre plan à te proposer.

Le garçon parut contrarié. Sa mâchoire se crispa et il leva sur Lucius un regard déçu.

-Voici ce que nous allons faire, dit précipitamment Malefoy en envoyant sur la cheville de Harry un sort qui la libéra aussitôt de l'anneau métallique qui l'enserrait. Tu viens avec moi sous cette cape d'invisibilité, et nous quittons immédiatement la Cité.

-Je ne comprends pas, murmura Harry lentement, les sourcils froncés.

-Il n'y a qu'une seule chose à comprendre. Tu es libre dans quelques minutes si tu fais ce que je te dis.

-Mais…mais vous…vous proposez de me faire sortir de la Cité, c'est ça ?

-Nous partons ensemble, Harry. Je m'en vais moi aussi.

Lucius commençait à s'énerver. Le gamin faisait exprès de ne pas saisir, et le temps passait inexorablement !

-Vous vous en allez…Mais c'est impossible !

-Et en quoi est-ce impossible ?

-Je…Vous ne pouvez pas partir … votre vie est ici, n'est-ce pas ?

-Non, Harry ! Dit Lucius à voix basse, le cœur battant. C'était une chose de décider seul dans son salon qu'on faisait le choix de trahir la Cause, c'était autre chose de l'affirmer à haute voix. « C'est fini, je pars définitivement. Après t'avoir sauvé, je n'aurai plus ma place ici, tu t'en doutes bien ! »

-Mais comment…vous abandonnez le Maître ?

-On peut formuler ça ainsi.

-Pourquoi ?… Et… Et votre famille ?

Lucius partit d'un rire désabusé, mais ne répondit pas. Harry le scrutait d'un regard si grave et intense qu'il fit rougir Lucius comme un enfant pris en flagrant délit de mensonge.

-Que s'est-il passé pour que vous fassiez ce choix ?

-Oh…Une simple prise de conscience.

Estomaqué, Harry garda la bouche ouverte, ce qui ne lui donnait pas l'air particulièrement intelligent.

-Je vous avoue que je m'attendais à tout sauf à ça. Commenta-t'il finalement en secouant ses mèches noires d'un air sceptique.

-Bon, tu te remettras plus tard de ta grande surprise. Nous n'avons pas le temps de parlementer. Lucius baissa encore la voix. Le Maître, Snape et Queudver arrivent d'un instant à l'autre, pour te tuer, Harry. Ils veulent fabriquer un nouveau Horcruxe.

Soulevant la cape, il s'approcha du garçon. Mais ce dernier s'écarta et leva une main pour l'arrêter.

-Attendez ! Qui vous dit que je veux partir avec vous ?

Lucius en resta pantois. La colère et la déception l'assaillirent, il aurait reçu une gifle en pleine figure qu'il n'aurait été plus humilié.

-Tu refuses la liberté que je t'offre ? Articula-t'il avec difficulté, la gorge serrée.

-Ce n'est pas ça que je vous avais demandé, mais une baguette !

- Bon sang, ne fais pas l'enfant ! Tu auras une baguette dès que nous serons sortis d'ici.

-Mais pourquoi ne pas me la donner tout de suite ? C'était pourtant les termes de notre contrat.

-Je t'offre beaucoup mieux, et tu craches sur ma proposition! Dit Lucius avec amertume, dévorant des yeux le visage d'ange du garçon comme s'il allait le perdre dans la seconde qui suivrait.

Enfin conscient de l'insolence de son comportement, Harry rougit et hésita avant de bredouiller :

-C'est que…Je ne veux pas que vous preniez une décision sur un coup de tête que vous regretterez ensuite ! Je préfère me débrouiller tout seul. Ca ne veut pas dire que je n'apprécie pas votre…proposition !

-Que tu es attentionné, mon cher Harry ! Mais sache que j'ai longuement réfléchi et que ma décision est arrêtée depuis longtemps. Je passe dans l'opposition. Vois tu, je ne supporte plus que…Bref, ce n'est pas le moment de parler politique. Filons !

A nouveau, Lucius tenta de faire passer la cape au dessus de la tête de Harry. Et encore une fois, le garçon fit un pas de côté, comme un cheval qui refuse obstinément qu'on lui passe le mors.

-Je n'ai pas fini ce que j'ai à faire ici, dit-il soudain d'une voix incertaine.

Lucius se figea.

-Que veux-tu dire ?

-Ma mission n'est pas…Je veux…

Il avait baissé les yeux et frottait ses mains sur son pantalon. Soudain, Lucius comprit.

-Tu veux délivrer la devineresse, c'est ça ?

Après une hésitation, Harry approuva de la tête. Lucius crispa les poings. Il ne lui restait qu'une possibilité : envoyer un sort de musclomollusk au jeune homme et le transporter de force sous la cape hors du cachot, puisqu'il résistait à l'Imperium et qu'il n'était pas question de l'hypnotiser dans l'urgence.

-Quelle stupidité ! Tenta-t'il encore. Tu ne peux pas sauver le monde, Harry. Tu n'as que seize ans…

-Dix sept. Je suis majeur.

-Quoi ? Depuis quand ?

-Aujourd'hui.

-Tu ne me l'avais pas dit, idiot ! Lucius se troubla. Ca n'empêche que tu es beaucoup trop jeune pour te mettre de telles responsabilités sur le dos. Cette femme n'a...

A cet instant, on entendit un bruit de voix et de piétinement dans le couloir, devant la porte du cachot. Lucius réagit aussitôt en se jetant en avant. Il passa derrière Harry, le tira violemment contre lui et passa habilement la cape au dessus de sa tête et de la sienne. Puis il rajusta l'étoffe de manière qu'elle les couvre intégralement et plaqua une main sur la bouche du garçon qui s'apprêtait à protester, tout en le ceinturant fermement de son autre bras.

Voldemort, Snape et Pettigrew entrèrent à la file dans le cachot.


Toujours sous les traits de Drago Malefoy, Charlie Weasley était affalé sur le canapé de la salle commune des jeunes initiés et apprentis Mangemorts. Il attendait avec impatience que les camarades de Drago aient la bonne idée de se retirer dans leurs chambres respectives pour pouvoir s'éclipser sans être suivi. Mais les jeunes avaient décidé de faire la fête et ne montraient aucun signe de fatigue.

Charlie était dans une position extrêmement délicate. Il avait déjà fait de nombreuses gaffes, ne connaissant rien ni à la vie dans cette sombre Cité, ni aux mœurs de cette bande de serpentards. Les jeunes gens l'avaient dévisagé plus d'une fois, surpris par l'incohérence de certaines de ses remarques ou réponses. Pour éviter de faire d'autres bourdes, il avait pris le parti de ne plus desserrer les lèvres et feignait de bouder, comportement qui devait être habituel chez Drago car les autres, pour le coup, ne semblaient pas s'en étonner.

Autre chose préoccupait sérieusement le spécialiste des dragons. Sa réserve de polynectar s'épuisait. Il venait de boire discrètement sa dernière dose. Il lui restait donc une petite heure pour boucler ce qu'il avait à faire.

Il se leva soudain et s'étira. Puis il se dirigea d'un pas décidé vers la porte.

-Tu vas où ? Demanda aussitôt Nott, le plus collant de tous.

-Faire un tour. J'ai besoin de me dérouiller les jambes, maugréa Charlie.

Comment Drago pouvait-il supporter l'adoration que lui vouaient toutes ses groupies ? Il devait aimer ça, c'était impossible autrement…

-Je t'accompagne.

-Non, j'ai envie d'être seul ! Coupa le faux Drago d'un ton sans réplique qui devait correspondre à son personnage car Nott, sans plus insister, renonça à le suivre en haussant les épaules.

Soulagé, Charlie sortit dans le couloir. Il entendait des rires et des chansons d'ivrogne. Apparemment, tout le monde se saoulait ce soir là dans la sinistre Cité. Peut-être d'ailleurs était ce ainsi tous les soirs ?

Il fallait qu'il trouve les cachots, mais malgré les tentatives plus ou moins habiles qu'il avait faites pour en apprendre plus, il n'avait pas récolté beaucoup d'informations sur la disposition des lieux. Heureusement, Ginny lui avait exposé tout ce qu'elle savait sur les plans de la Cité avant qu'il quitte Brighton.

Après son court entretien avec Harry dans l'après midi, Charlie avait tourné un moment au Ministère, extrêmement déçu de n'avoir pu approcher Ludmila. Les jeunes initiés étaient venus le retrouver peu de temps après, lassés de traîner sans leur chef sur le Chemin de Traverse. Ils lui avaient raconté que, tentés d'aller faire du grabuge dans la boutique des jumeaux Weasley, ils avaient préféré se réserver ce plaisir pour un jour où ils seraient tous au complet. Avec un frisson, Charlie s'était promis de mettre ses frères plus que jamais en garde…

Quand l'heure était venue de regagner la Cité, Charlie avait suivi le mouvement. Ayant entendu Flint crier dans les flammes vertes:« chez Longneck », il l'avait imité et avait atterri dans une cheminée du manoir de ce gros richard. Mais quand il avait compris qu'il fallait ensuite transplaner jusqu'aux portes de la Cité, il avait agrippé le bras de Nott, à la grande surprise de ce dernier. Prétextant qu'il se sentait fatigué, il s'était fait téléporter et avait découvert, en s'enfonçant dans les boyaux souterrains à la suite de ses faux amis, les lieux où sa petite sœur avait été retenue prisonnière. Avec un étonnement mêlé d'horreur, il avait été forcé d'admirer l'ingéniosité de celui qui avait aménagé cette forteresse cachée, au fond de laquelle se trouvaient maintenant détenus Harry, son père, et celle qu'il chérissait.

Il savait qu'il devait descendre le plus bas possible. Il entreprit donc de suivre systématiquement les couloirs qui conduisaient plus profondément sous terre.

Mais il se doutait bien qu'à un moment ou l'autre, il trouverait un obstacle sur sa route jusqu'à présent trop bien dégagée. Et en effet, il arriva en vue d'une porte imposante, que semblaient garder deux bonshommes passablement éméchés. Ils l'interpellèrent en le voyant approcher :

-Alors, Drago, on ne fait pas la fête avec ses potes ?

Charlie fit la moue.

-Oh, j'avais besoin de me changer les idées. Rien de mieux pour ça que d'aller voir torturer un prisonnier.

-Tu tombes bien, le Maître est en bas avec Snape et Pettigrew. Je sais pas après qui ils en ont, mais le choix ne manque pas. Tu as une autorisation pour descendre ?

-Heu…Non. Mais ça m'arrange bien si Snape est là. J'ai également une information importante à lui communiquer.

-Ok, ok, tu peux passer. On va pas te contrarier un jour pareil, hein !

La porte s'ouvrit devant Charlie qui s'empressa de la franchir avant que les autres se ravisent et le retiennent. Quand le garde qui se tenait de l'autre côté tenta de lui adresser la parole, il lui fit simplement un petit signe de la main en guise de réponse et, l'air pressé, il continua sa descente sans se retourner.

A présent, il allait devoir jouer serré. Il regarda sa montre. Il lui restait exactement trente deux minutes pour achever la mission qu'il s'était fixée.

Il pressa le pas. Se trouvant face à un embranchement, il hésita puis prit au hasard sur la droite. Il aperçut après une courbe un garde qui faisait les cent pas, l'air nerveux.

-Peux-tu me dire où se trouve Snape ? Demanda-t'il d'un ton assuré à l'homme quand il fut arrivé devant lui.

Le garde eut un geste de la main en direction d'une des portes de cachot.

-Il est là dedans, avec le Maître et l'autre idiot, ce Pettigrew. Ils sont entrain de cuisiner un prisonnier, un certain Weasley.

Charlie se sentit défaillir. Effectivement, il lui semblait entendre des cris déchirants lui parvenir de derrière la lourde porte. Il tenta de réfréner le violent sentiment de révolte et de désespoir qui l'envahissait. Il devait garder la tête froide.

-J'ai un message pour lui, dit-il en essayant d'affermir sa voix.

-Tu ne peux pas le déranger pour l'instant. Attends qu'il sorte. En général, ça ne dure pas, les prisonniers s'évanouissent au bout de cinq minutes.

-Il y a d'autres cachots ici ? Demanda Charlie d'un ton aussi dégagé que possible.

-Ouais. Dans celui-ci, à gauche, y a une femme, la devineresse roumaine. Et dans celui-là, plus bas, ils ont enfermé les aurors, Barclay et Spark. Eux, ça fait carrément une éternité qu'ils sont au mitard.

-On peut regarder ? Glissa Charlie en s'approchant de la porte derrière laquelle était détenue Ludmila.

-Bien sûr ! Tu veux te rincer l'œil ? C'est vrai qu'elle est bien foutue, cette fille.

Charlie se retint de coller son poing dans la figure du Mangemort. Un sourire égrillard sur les lèvres, l'homme vint lui montrer comment soulever le volet qui cachait le judas. Charlie approcha son œil de l'ouverture vitrée.

Il la vit aussitôt et son cœur se mit à battre furieusement. Vêtue d'une petite robe rouge toute simple, elle faisait nerveusement les cent pas dans son cachot, les bras serrés autour d'elle dans un geste d'auto-protection. Malgré l'expression angoissée de son amie, Charlie la trouva plus belle que jamais, avec ses yeux obliques, ses pommettes saillantes et ses lèvres pleines et douces. Il se serait volontiers jeté dans la cellule pour aller la serrer dans ses bras, sans tenir compte du gardien qui le surveillait d'un air goguenard.

-Alors, elle te plaît ? Depuis qu'elle est là, j'échangerais pas ma place de gardien ici pour une fortune, j'te l'garantis !

Et l'homme partit d'un rire cynique. Outré, Charlie sortit vivement sa baguette et le stupéfixia. Pris par surprise, le gardien s'écroula d'un bloc. Charlie s'empressa de lui arracher ses clefs et sa baguette, puis il se précipita sur la porte du cachot de Ludmila. La deuxième clef qu'il essaya était la bonne.

Quand elle le vit entrer, ses yeux s'agrandirent et elle eut un mouvement de recul. Il se souvint qu'il avait l'apparence du jeune Malefoy.

-Ludmila, c'est moi, Charlie! Dit-il hâtivement d'une voix tremblante. J'ai pris du Polynectar. Je vais venir te délivrer, mais en attendant, je dépose un paquet encombrant dans ta cellule.

-Char…Charlie… ?

Ayant caché les clefs dans sa poche, il revint dans le couloir et fit léviter le corps du gardien pour le déposer, ligoté et bâillonné magiquement, contre le mur du cachot, hors de vue du judas. Elle le regardait faire sans comprendre.

-A tout de suite ma chérie…Murmura-t'il avant de ressortir précipitamment.

Il avait à peine regagné le couloir et refermé derrière lui que Voldemort et ses deux acolytes sortaient à leur tour du cachot d'Arthur. Bien qu'il n'y eût rien dans sa personne qui pût l'apparenter à un preux chevalier, Snape portait une belle épée ouvragée à la main. Le Maître, souriant, paraissait satisfait. Hélas, Arthur avait dû parler... Le regard rouge se posa sur Charlie-Drago.

-Que fais-tu là ? Où est Hutchinson ?

Le front moite, Charlie risqua le tout pour le tout, priant pour que son plan réussisse.

-Dans le cachot des aurors, Maître. Dit-il d'une voix timide. L'un d'eux a appelé, je crois qu'ils ont un problème. Heu…j'ai un message pour Mr Snape.

Charlie ne savait pas s'il devait l'appeler ainsi, ou alors Snape tout court, ou encore Severus, ou Professeur.

-Que se passe-t'il ? Interrogea sèchement l'ex-professeur, qui ne semblait pas surpris.

-Millicent Bulstrode a perdu connaissance il y a quelques minutes. Inventa Charlie avec aplomb. Elle a besoin de vos soins, elle est dans notre salle commune.

Snape eut l'air étonné, puis ennuyé, avant de faire un geste désinvolte de sa main qui ne tenait pas l'épée.

-Aucun de vous n'a réussi à la réanimer ? Sans doute un coma éthylique. Rien de dramatique. Oh, elle attendra ! Nous avons plus urgent à faire. Rejoins tes quartiers, je passerai plus tard. Je me demande pourquoi tu es venu me dire ça toi-même. Un elfe aurait très bien pu s'en charger.

Charlie s'inclina respectueusement. Il sentait avec horreur que son apparence commençait à changer.

Par chance, les trois hommes semblaient avoir une affaire urgente à régler. Ils n'allèrent pas voir ce qui avait attiré le gardien dans le cachot des deux aurors, mais se mirent à remonter le couloir après avoir simplement repoussé la porte du cachot derrière eux. Charlie, obligé de prendre la même direction, se mit à les suivre. Il releva son capuchon sur sa tête.

Arrivés à l'embranchement, le Maître s'engagea dans le couloir descendant qui partait sur leur droite. Charlie savait que ce n'était pas le chemin de la sortie. Snape, se retournant vers lui, lui fit comprendre d'un signe qu'il devait cesser de les suivre et continuer à monter. Heureusement, il ne semblait pas avoir remarqué que la chevelure de Drago devenait rousse et que ses traits se transformaient à vue d'œil à l'ombre de son capuchon…

Charlie avança jusqu'à ce que les trois hommes eussent disparu. Alors il s'arrêta, guetta les bruits, et n'ayant rien remarqué de suspect, fit demi tour pour revenir rapidement et silencieusement sur ses pas.

Parvenu devant le cachot dans lequel son père se trouvait enfermé, Charlie l'ouvrit vivement et se précipita à l'intérieur. A la vue du malheureux qui gisait inconscient et défiguré sur le sol, enchaîné au mur humide, il ne put retenir un cri d'horreur.


-Mais qu'est-ce qu'on va faire de lui ? Gémit Fred.

-Ecoute, je ne pouvais pas le laisser moisir au Chaud'bav'. Pourquoi j'ai transplané avec lui, hein ? Tom m'a clairement fait comprendre qu'il n'en voulait pas. Et très franchement, mets-toi à sa place…

-Bon, les gars, cessez de vous chamailler, c'est un otage de prix, est-ce que vous en êtes seulement conscients ? Fit remarquer Lee Jordan en passant ses deux bras sur les épaules de ses amis.

-C'est vrai, mais je ne me sens pas capable de disputer un bras de fer avec Voldemort et Malefoy senior pour l'instant ! Grogna George. Et il faut en parler à l'Ordre !

Drago gisait sur le sol de la cave, ligoté et bâillonné, les cheveux en bataille et les vêtements en désordre. Ses yeux gris lançaient des éclairs.

-Ben dites donc, les gars ! Votre père est prisonnier, votre frère l'est peut-être aussi, sans parler bien sûr de Harry ! Vous devriez apprécier d'être en possession d'une denrée aussi recherchée. Vous vous rendez compte du moyen de pression ?

-Ouais, mais où on va le cacher ? Je ne me vois pas le garder ici. C'est bien trop dangereux !

-Amenez le à Brighton !

-Pas question ! Je ne veux pas mêler les Osborne, ni maman à cette histoire ! S'énerva Fred. Tout ça, c'était une idée de Charlie!

-Et d'Hermione, tu sembles l'oublier, mon vieux ! Ricana George.

-Cette fille a des idées géniales, et votre frère est un héros qui n'a peur de rien.

-Ouais, dis plutôt qu'il est complètement inconscient. Protesta Fred en frappant un de ses poings dans la paume de son autre main. Il s'imagine que parce qu'il sait dresser les dragons, il va pouvoir aller délivrer d'un coup de baguette tous les détenus des geôles du Lord noir. Tu veux que je te dise ? Il est carrément cinglé et elle, c'est une intello rêveuse qui n'a pas évalué les risques. Maintenant, on a ce fardeau sur les bras.

-Vous voulez que je m'en occupe ? Proposa Lee avec lenteur. Peut-être que chez ma grand mère…Elle a une ferme à….

Soudain, la porte s'ouvrit brutalement et la brune Angelina apparut dans l'entrebâillement. La jeune fille semblait hors d'haleine.

-Les garçons, remontez vite ! S'écria-t'elle. Dix Mangemorts sont entrés dans la boutique, alors que j'étais sur le point de fermer ! Et je ne crois pas qu'ils aient l'intention d'acheter des grenouilles sauteuses… !


A la vue des trois hommes qui entraient dans le cachot, Harry eut l'impression que son cœur oubliait de passer au battement suivant.

Les nouveaux venus regardèrent autour d'eux, déconcertés. Le Maître, dans sa longue robe noire, paraissait plus grand et maigre que jamais. Snape portait une épée d'argent qui scintillait et lançait des éclairs dans la lumière des torches. Tout tremblotant, Pettigrew levait sa baguette comme s'il avait à se défendre contre une armée de trolls.

-Mais où est donc Potter ? Grogna le Maître en fixant la chaîne qui traînait sur le sol.

-Pas de gardien, le cachot ouvert…Il s'est passé quelque chose de bizarre ici…Constata finement Snape, chef des renseignements.

-Quelqu'un l'aurait fait sortir…

Plaqué contre Lucius, bâillonné par une de ses mains et comprimé par son bras puissant, Harry suffoquait à demi tout en cherchant désespérément comment se sortir de ce cauchemar. Le souffle tiède et erratique de l'homme se perdait dans ses cheveux et dans son cou. Il percevait confusément le plaisir que Lucius trouvait à le serrer ainsi contre lui, mais il était trop paniqué par la situation pour en ressentir une gêne quelconque.

D'un instant à l'autre, ils allaient être découverts, et il n'aurait plus aucune chance d'échapper à la mort.

En essayant de bouger les bras, il s'aperçut alors qu'il pouvait dégager sa main droite. Surmontant son malaise, car il se doutait bien que le contact de sa main se baladant à l'aveugle entre lui et son Tuteur allait provoquer chez ce dernier certaines réactions indésirables, il la fit glisser le long de la cape de Malefoy. Le souffle suspendu, il sentit sous ses doigts la poche, et plus bas, la saillie de deux baguettes magiques. S'enhardissant, il entreprit d'en extraire doucement l'une d'elles. L'homme, qui ne pouvait pas ignorer ce que faisait Harry, ne chercha pas à l'en empêcher, mais au contraire, relâcha très légèrement son étreinte, sans doute pour lui permettre de finir plus à son aise ce qu'il avait entrepris.

Snape s'était approché de la chaîne et l'étudiait comme si elle avait pu à elle seule lui révéler où se trouvait le prisonnier. Quant à Voldemort, il paraissait hors de lui.

-Potter ne peut pas être bien loin ! Queudver, va voir où se trouve le gardien ! Ordonna-t'il, le souffle court. Il se peut qu'il ait amené le gamin quelque part, qu'il l'ait changé de cachot, que sais-je…

Le Mage noir fit apparaître un fauteuil sur lequel il se laissa tomber en s'essuyant le front. Sa deuxième journée de grand dictateur devant l'éternel l'avait visiblement passablement éprouvé. Il faisait face au groupe invisible que formaient Harry et Lucius. Remontant sa manche, il orienta sa baguette vers la Marque qu'il portait sur l'avant bras et murmura une formule entre ses dents, sans doute pour signifier clairement au gardien Mangemort qu'il exigeait sa présence immédiate.

Pettigrew s'était empressé de sortir du cachot tandis que Snape continuait son inspection des lieux. Il approchait inexorablement de Harry et Lucius. Ce dernier avait enlevé sa main de la bouche du garçon pour sortir doucement sa propre baguette. Tous deux bloquèrent leur respiration avec une parfaite unisson.

Brusquement, l'ex-professeur se figea. Il était tout près et il regardait fixement dans leur direction. L'expression de son visage passa de la soudaine compréhension au sarcasme le plus cruel.

-Accio cape d'invisibilité !


Arrgh…Non, pas tuer, pas frapper moi ! Mettre plutôt plein de reviews SVP pour dire à moi si vous avoir réussi à lire !! Sinon, pas de suite, na !!

Et maintenant, les RAR :

Nepheria : Merci merci, tu es là et c'est toujours sympa de le faire savoir !

Lefandeharry : Hehé, tu n'as pas envie que ça se termine ? C'est bien fâcheux, mais ça me fait plaisir !! Bon, je vais voir ce que je peux faire pour toi. Mais attention, si je me fais insulter par tout le monde, ce sera de ta responsabilité !! Merci encore et à bientôt !

Sassy : Oh, que voilà un gentil message ! Je suis bien contente que tu aies pu lire et que tu sautes sur ta chaise tous les mercredis, je vais essayer de continuer sur ma lancée. Surtout, préviens moi quand la chaise aura cassé, mais aussi si elle tient le coup, car tes reviews seront très appréciées !

Esther Malefoy : J'espère que tu as pu lire le chapitre 27 (heu…26) (j'ai cru comprendre que oui, et merci de m'avoir dit que tu l'avais apprécié, si c'est bien celui là que tu as lu !) Quant au 28, c'était un faux chapitre, juste pour pouvoir renvoyer au précédent, désolée !! En tout cas, j'espère que tu me diras si le nouveau est oui ou non à ton goût…

Liv : Te voilà enfin revenue… « Voir Naples et mourir »…Que c'est romantique ! Je suis sûre que notre cher Lucius rêverait de faire découvrir ces lointaines contrées pleines de trésors architecturaux à …A qui, au fait ? Ben, à Narcissa, voyons, comme il se doit !! Bon, passons aux choses sérieuses. Oui, tu as trouvé bizarre que Mc Go ne soit pas plus méfiante par ces temps troublés. En fait, à présent que Voldy est au pouvoir, elle s'attendait plutôt à une attaque frontale, toute une troupe de Mangemorts venant l'arrêter, par exemple. Elle ne peut imaginer que le mage noir cherche avant tout à s'emparer de l'épée de gryffondor, et comme l'auror fugitif lui demande refuge et qu'elle est généreuse (en fait, Barclay est un ancien gryffondor, j'aurais dû le préciser !), elle ne se méfie pas assez .-Alors, tu as aimé Voldemort rayonnant de tous ses feux ? Bravo pour ta comparaison avec le soleil et ses satellites, c'est très joli !-Ouais, « la race des seigneurs »…Je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement entre Voldemort et Hitler.- Ombrage aime la jeunesse, c'est bien connu !!- Et Snape, je le vois bien à la tête d'une police secrète très organisée et redoutable (à propos, as-tu vu le film « La vie des autres » ? Si non, cours le voir, c'est génial !!)- Oui, pauvre Drago, il n'est pas si bête puisqu'il a flairé le piège, mais il est faible et…amoureux(si, si) !! -Oh, tu restes sur ta faim…c'est vrai que le malheureux Potter est assez démuni et plutôt passif depuis quelques temps. Tout le monde s'active autour de lui, mais lui, il est condamné à subir. Bon, ça va changer, il va entrer dans la danse, mais …Je n'en dis pas plus ! –Je souhaite que tu ne sois pas trop déçue par le nouveau chapitre que j'ai coupé d'une manière (toute petite voix)… je me tais, mais à force de vous promettre un chapitre « décisif »…je sais que tu vas m'en vouloir !! Merci encore et…arrivederci !

Non, non, ne partez pas, c'est bien là dessous (à gauche) qu'il faut cliquer …pour avoir LA SUITE !!