Bonjour à tous !! J'avais dit que je publierais le jeudi, et finalement, je tente ma chance le mercredi, car j'ai constaté que de nombreux lecteurs ont été perturbés par ces changements inattendus et n'ont pas trouvé les nouveaux chapitres. Je remercie chaleureusement tous ceux qui ont laissé des reviews. J'ai répondu aux inscrits( Chalini, Kenishii et BP Horadus) par l'intermédiaire du site, mais il semblerait que ce dernier ne transmette plus aucun message depuis plusieurs jours. Les « replys » finiront par vous arriver, si vous ne recevez rien, faites le moi savoir (par review, car je ne reçois pas plus les messages que vous…)

Je vous laisse découvrir le dernier chapitre de Maîtres Chanteurs. En bas de page, vous trouverez des précisions en ce qui concerne la suite (probable) de cette fic, ainsi que, bien évidemment, les RAR des anonymes.


CHAPITRE VINGT-NEUF

OSER PENSER UN AVENIR

Harry revint sur ses pas, dévalant les couloirs qu'il venait de gravir avec Charlie et les autres fugitifs. Un profond silence régnait dans la Cité, et curieusement, toutes les torches s'étaient éteintes. Il alluma sa baguette d'un lumos et la leva haut devant lui, la tenant fermement, prêt à faire face à toute attaque éventuelle. Cette obscurité, ce calme inattendus lui semblaient inquiétants. Quelques minutes plus tôt, la Cité résonnait encore de cris, de clameurs et de hurlements …

Allait-il retrouver celui qu'il cherchait ? Il y avait de fortes chances pour que Lucius fût mort, vaincu par Snape, Pettigrew et d'autres Mangemorts qui ne voyaient en lui qu'un traître indigne.

Il était trop tard pour espérer sauver Lucius, Harry le savait. Cependant, il avait besoin de s'assurer que l'homme n'était pas dans une situation désespérée, acculé quelque part, blessé ou mourant. Bien qu'il fût conscient de ne pouvoir racheter ainsi son ingratitude, Harry, en bon gryffondor, n'envisageait pas de quitter les lieux sans avoir au moins tenté quelque chose pour venir en aide à celui qui lui avait sauvé la vie.

La Cité semblait déserte. Qu'étaient devenus tous ses occupants?

Harry avait dépassé l'embranchement où s'était déroulé le combat contre les loups-garous et le troll quand soudain, il s'arrêta. Un amas de pierres et de gravats se dressait devant lui, bouchant toute la hauteur du couloir et lui interdisant de progresser plus avant. Harry dut se rendre à l'évidence: un éboulement s'était produit, ils en avaient d'ailleurs perçu l'écho quand ils se trouvaient tous en haut devant les portes, peu de temps avant.

Comment connaître l'importance du barrage? Harry avait-il une chance de pouvoir le franchir, ou était-il inutile de tenter d'y creuser un passage? Le garçon essaya par différents sorts de dégager les pierres, mais à chaque fois qu'il réussissait à tailler un commencement de brèche, cela provoquait la chute de nouveaux blocs de roche et de terre. Toussant et crachant, les yeux pleins de poussière, il renonça à continuer plus avant.

Peut-être les Mangemorts étaient-ils tous ensevelis sous ces décombres, Malefoy et Snape compris…Harry ne le saurait sans doute jamais. A cette pensée, quelque chose en lui se serra comme un nœud.

Le silence était étrangement oppressant.

Dominant son malaise, il appela Daisy d'une voix incertaine. Mais personne n'apparut. Il renouvela sa tentative avec plus de fermeté, mais là encore, il fut déçu. Ou bien l'elfe était morte enterrée vivante avec ses compagnons d'infortune, ou alors, elle était parvenue à s'échapper avant la catastrophe.

Il n'avait plus qu'à faire demi tour et quitter les lieux.

Une autre idée lui vint soudain. Dans l'obscurité, il pouvait deviner deux couloirs qui partaient sur sa droite. Il lui semblait que l'un d'eux devait être celui qui menait aux appartements de Voldemort. Or, il n'avait pas récupéré sa propre baguette. Celle ayant appartenu au garde de son cachot et qu'il avait prise dans la poche de Lucius s'était montrée il est vrai bien utile, mais elle ne lui donnait pas cette sensation de confort, de fluidité et de plaisir que lui procurait la sienne.

Il emprunta au hasard le premier couloir qui se présentait, mais fut vite forcé de revenir sur ses pas. Le passage était condamné là aussi par un effondrement de terrain.

Le deuxième boyau semblait dégagé, et Harry sut qu'il était parvenu au bon endroit quand il se trouva devant les imposantes portes métalliques que Ludmila avait ouvertes devant lui quelques jours plus tôt. Il frissonna, et attendit quelques instants que son rythme cardiaque s'apaise.

-Alohomora!

Il avait tenté ce sort à tout hasard, et à sa grande surprise, les portes s'ouvrirent sans opposer de résistance. Les protections mises en place par le Maître n'étaient apparemment plus fonctionnelles. Plus fonctionnelles?… Mais alors…

Harry se concentra, et réussit à transplaner quelques mètres plus loin.

Ainsi, c'était la raison pour laquelle la Cité s'était vidée de tous ses occupants ! Au moment de l'éboulement, ou peut-être juste avant, les torches avaient dû s'éteindre. Ainsi, les Mangemorts avaient compris que les barrières anti-transplanage étaient tombées. Ils ne s'étaient bien sûr pas éternisés dans ce qui risquait de devenir leur tombeau d'un instant à l'autre.

Lucius avait-il pu s'échapper par ce moyen? Pour le vérifier, il eût fallu que Harry transplane dans le cachot où il l'avait vu pour la dernière fois, et explore tout le Quartier de haute sécurité. Il aurait pu en profiter pour récupérer l'épée de Gryffondor…Mais cette zone profondément enfouie n'avait-elle pas de fortes chances d'être intégralement ensevelie sous les décombres?

Il n'était pas question de s'aventurer plus bas dans la Cité à présent. Harry se morigéna fermement. Vite! Retrouver sa baguette et quitter ces dangereux souterrains menaçant de s'effondrer à tout moment!

Le cœur battant, il pénétra plus avant dans l'appartement de Voldemort. Levant sa baguette, il se mit à inspecter les lieux. Quand il l'avait quitté après avoir détruit la coupe de Poufsouffle et tué Nagini, ce salon luxueux était en partie ravagé, par sa faute... Il paraissait étrange, presque surnaturel, de le retrouver maintenant impeccablement restauré. Seuls manquaient le feu dans la cheminée et le flamboiement des torches murales…La présence du Maître était partout, presque palpable. Harry fut une fois de plus secoué d'un frisson glacé.

-Accio ma baguette! Lança-t'il, essayant de dominer la terreur insidieuse qui le gagnait.

Émergeant brutalement d'un placard à la décoration bizarrement rococo, l'objet vola dans la main tendue de Harry. Il la contempla un instant à la lumière de l'autre baguette, puis fit l'échange et rangea l'autre dans sa poche.

-Accio ma cape d'invisibilité !

Il n'obtint pas le même succès. La cape ne devait plus se trouver dans les appartements de Voldemort, un Mangemort avait dû s'en emparer ou alors, elle avait été détruite. Déçu, Harry s'y reprit à deux fois, puis il dut se rendre à l'évidence. La Cité garderait dans ses entrailles plus d'une part de ce qui lui avait appartenu, au sens propre comme au figuré…

Il fut tenté un instant de fouiller l'appartement, de chercher des pièces à conviction, des objets significatifs ayant appartenu à celui qui avait fait de sa vie un enfer depuis la première année de sa courte existence. Mais très vite, il renonça à cette idée. Le silence pesant, le caractère lugubre de ce salon abandonné, le risque que tout s'écroule avant qu'il ait eu le temps de partir le poussèrent à s'arracher à cet endroit où il avait vécu certains moments si difficiles, et d'autres presque plaisants, quand il s'était trouvé en tête à tête avec Ludmila.

Il lui fallait également accepter de ne pouvoir retrouver Lucius. Soit l'homme était mort, soit il était parti. Harry ne pouvait plus rien pour lui. Un jour peut-être, il en saurait plus à ce sujet. Il en éprouvait un sentiment indéfinissable, mélange de soulagement et de regret…

Harry se concentra, visualisant la boutique de Fred et George au Chemin de Traverse. Ce que Charlie lui avait dit à propos de Brighton était trop flou dans son esprit. Il n'avait écouté que d'une oreille, tout à son idée de repartir dans la Cité à la recherche de Lucius. Il préférait rejoindre un lieu sûr et bien connu où il savait qu'il était possible de transplaner. Les jumeaux lui viendraient en aide, ou, s'ils n'étaient pas là, sa chouette saurait le retrouver, il enverrait un message à Charlie ou à Ron et ces derniers viendraient le chercher pour le conduire à Brighton.

Harry se sentait soudain extrêmement faible. Durant ces derniers jours, il avait été sous-alimenté. En outre, il avait très peu dormi et les heures précédentes l'avaient particulièrement éprouvé. Il avait dépensé une énergie incroyable qu'il était allé chercher tout au fond de lui, dans une réserve dont il ignorait jusqu'alors l'existence.

Il espéra qu'il parviendrait à transplaner sans perdre un bras, une jambe ou autre chose encore…

Un instant plus tard, il prenait pied sur le Chemin de Traverse. Il constata avec soulagement qu'il n'avait laissé aucun morceau de son corps derrière lui.

La nuit tombait sur la ville. Quelques lampadaires étaient allumés, diffusant une pâle lumière qui lui parut éblouissante après l'obscurité de la Cité. Il regarda autour de lui. Il se trouvait bien juste devant la boutique de Fred et George, mais elle était fermée. En regardant plus attentivement à travers la vitrine, il crut discerner dans le magasin un désordre invraisemblable…Les jumeaux avaient-ils essuyé une attaque? A cette pensée, son dos se couvrit d'une sueur froide .

Il s'aperçut alors que tous les magasins de la rue étaient clos, ou presque. Pourtant, en temps normal, le Chemin de Traverse grouillait encore d'animation à cette heure, et la plupart des magasins, ainsi que les nombreuses gargotes, restaient en général ouverts tard dans la soirée en cette saison estivale.

Harry réalisa qu'il s'agissait probablement d'une des conséquences du règne de l'Ordre Nouveau…Les gens avaient peur. Peur de la police, peur des représailles, peur des dénonciations, peur les uns des autres. La mort toute récente de Voldemort ne devait pas être connue encore. Les Mangemorts qui se trouvaient ici au moment où elle s'était produite n'avaient peut-être pas ressenti la même douleur, ou alors, ils étaient parvenus à la dissimuler au public et s'étaient discrètement volatilisés. Autre explication possible à cette morosité ambiante: la population sorcière, conquise à l'idéologie du nouveau Pouvoir, était en deuil après avoir appris par les fidèles du Maître que ce dernier n'était plus...

Dans l'incertitude, Harry n'avait plus qu'à attendre que Hedwige vole à sa rencontre. Les jambes tremblantes, il s'appuya au mur le plus proche, conscient de son propre épuisement. De nombreuses personnes circulaient pourtant, silencieuses, l'air sombre, sans faire attention à lui. Mais soudain un inconnu, en passant, le dévisagea et s'arrêta brusquement, sourcils froncés. C'était un grand gaillard costaud, il avait un visage plutôt agréable mais son expression n'était guère avenante.

-Harry Potter? Dit-il avec lenteur.

Il fixait la cicatrice, et semblait ne pas en croire ses yeux.

Harry avala sa salive. Il venait de réaliser, beaucoup trop tard, que les gens le prenaient pour le bras droit de Voldemort. Une fois de plus, il s'était montré imprévoyant en atterrissant ainsi sans protection sur le Chemin de traverse…

Il ne répondit pas. L'homme jeta un coup d'œil autour de lui, sans doute pour s'assurer que Harry était bien seul et qu'aucun Mangemort ne traînait dans le coin, puis il sortit sa baguette, menaçant ostensiblement le garçon.

-Harry Potter! Répéta-t'il avec obstination. Tu n'as pas honte de te promener ainsi, au milieu des braves gens? Tu es un traître, Harry Potter, tu as trahi tes parents, et aussi tous ceux qui croyaient et espéraient en toi !

L'homme parlait de plus en plus fort, et un attroupement commençait à se former. Harry pensa avec un pincement au cœur que cet homme était incroyablement courageux, car s'en prendre ainsi publiquement au protégé du Maître était évidemment suicidaire. Mais toutes les personnes présentes semblaient prendre parti pour l'agresseur. Ils dévisageaient Harry avec dégoût après l'avoir identifié grâce à la cicatrice. Le garçon sut qu'il risquait de se faire lyncher d'un instant à l'autre. Il fut tenté de disparaître en transplanant, mais une envie irrationnelle de reconquérir l'admiration de ces personnes hardies et sympathiques le retint de le faire. De plus, il était trop épuisé pour risquer de transplaner sans dommage.

-Je ne suis pas l'ami de Voldemort, je ne l'ai jamais été! On vous a menti! Cria-t'il avec désespoir. Je viens de le tuer! Il est mort! C'est moi qui l'ai…

Mais sa voix était faible, et les gens ne l'écoutaient pas. Leurs visages déformés par la haine, ils se rapprochaient de plus en plus de lui. Une rumeur de colère grondait dans les rangs. De nombreuses baguettes étaient sorties, toutes orientées dans sa direction.

-Vengeance! Mort au traître! hurla quelqu'un, et le cri fut repris par des dizaines de bouches.

-Empêchez le de fuir! Cria un autre, et Harry sut que plusieurs sorts anti-transplanage étaient aussitôt conjurés sur toute la zone où ils se trouvaient.

Harry sortit sa baguette, prêt à se protéger d'un bouclier. Mais il savait que l'effet en serait dérisoire face à une foule de sorciers adultes furieux en voulant à sa vie.

C'était trop bête! Mourir de cette manière ignoble, tué par ceux qui auraient dû être ses amis, les opposants à Voldemort, ceux qui avaient cru en lui, alors qu'il venait d'éliminer le Mage noir moins d'une heure auparavant !

A cet instant, deux choses se produisirent simultanément qui détournèrent provisoirement la foule de ses intentions meurtrières. Une grande chouette blanche survola l'attroupement et vint se poser sur l'épaule de Harry. D'autre part, on entendit une voix puissante et bourrue résonner au dessus des têtes.

-Qu'est-ce qui se passe ici?

-Hagrid ! Appela Harry avec enthousiasme.

De nombreuses personnes se retournèrent vers le demi géant qui se frayait vigoureusement un passage dans la foule. Il parvint jusqu'à Harry et le regarda avec surprise et émotion.

-Harry! Qu'est-ce que tu fais là ! Grommela le gardien des clefs, donnant au garçon une tape amicale dans le dos qui faillit le jeter à terre.

-Je vous raconterai…Pouvez-vous m'emmener loin d'ici? Murmura Harry, secoué de frissons nerveux.

Hagrid fit face à ceux qui avaient acculé et menacé Harry.

-Qu'est-ce que vous lui voulez? Vous ne voyez pas qu'il s'est échappé des cachots de…hmm…de Voldemort? Laissez le tranquille!

Les badauds, légèrement calmés, n'avaient visiblement pas encore l'intention de lâcher prise et de s'éloigner. Alors, profitant de l'indécision générale, Harry reprit la parole, envoyant sur sa gorge un sonorus:

-J'ai tué Voldemort ! Il ne pourra plus vous persécuter ! Ayez confiance en moi, et courez l'annoncer partout !

Cette fois, les paroles du garçon furent entendues au moins par les premiers rangs. Interloqués, les sorciers se regardèrent, puis quelque un cria: « Hourra! Vive Harry Potter! », et ce cri fut repris par toutes les bouches. A présent, les gens avançaient en souriant, prêts à saisir Harry, l'étreindre, le soulever et le porter en triomphe. Hagrid s'interposa.

-Arrêtez! Vous êtes tous devenus fous? Vous ne voyez donc pas que ce garçon est épuisé? Laissez le rentrer chez lui, et faites plutôt ce qu'il vous a demandé!

Le demi géant prit Harry par le bras et se fraya avec autorité un passage à travers la foule. La chouette blanche se dressait toujours fièrement sur l'épaule du jeune sorcier.

-Viens, Harry, je t'emmène au Chaudron Baveur. Tu vas pouvoir manger et boire un coup, me raconter ce qui t'est arrivé, et envoyer un message à tes amis…


Ginny n'en pouvait plus d'attendre. Quand Hedwige était revenue, porteuse du message de Harry, elle avait cru s'évanouir de bonheur. Ron était parti aussitôt, transplanant avec Bill à la rencontre du jeune homme, et ils devaient rentrer d'un moment à l'autre en sa compagnie.

Pour calmer son impatience, la jeune fille était remontée au chevet de son père. Remus avait amené Mrs Pomfresh qui s'était activée auprès du blessé, et la médicomage se voulait rassurante. Arthur se remettrait rapidement, pour peu qu'on lui laissât prendre du repos et qu'on lui donnât régulièrement ses potions de guérison…

Molly et Hermione se trouvaient à tour de rôle dans la chambre d'Arthur, puis en sortaient pour aller seconder Pompom dans les soins qu'elle prodiguait maintenant à Angelina, alitée dans la chambre voisine. Le cas de la jeune fille semblait plus grave. Le sort de Magie noire dont elle avait été victime était inconnu de la guérisseuse. Elle avait tenté de fermer la plaie, mais la blessure se rouvrait, et l'hémorragie reprenait, affaiblissant gravement la jeune fille inconsciente depuis plusieurs heures. Il allait falloir la transporter à Ste Mangouste, mais comme tout semblait désorganisé, les médicomages tardaient à venir la chercher. Lee Jordan était à son chevet, bouleversé, le visage décomposé. Quant aux jumeaux, ils allaient eux aussi d'une chambre à l'autre, partagés entre l'euphorie de la victoire et l'inquiétude au sujet des blessés.

Quant à Ludmila Radulescu et Kate Osborne, elles se consacraient aux rescapés, esclaves et prisonniers. Elles leur avaient préparé à manger et se renseignaient sur le domicile de chacun, les aidant à organiser leur départ ou leur proposant un hébergement provisoire chez des amis des Osborne, leurs voisins à Brighton.

Alors que Ginny se trouvait assise auprès de son père paisiblement endormi, elle entendit un bruit de voix montant du salon. Elle identifia le timbre de Bill, assuré et bien posé, celui de Ron, légèrement gouailleur, et …il lui avait semblé…toute frissonnante, elle se leva en silence et sortit doucement de la chambre.

La nuit était tombée. L'odeur de la mer entrait par les fenêtres ouvertes. Ginny descendit les marches avec légèreté, le cœur battant à se rompre.

Elle n'avait pas encore posé le pied dans le salon qu'elle l'aperçut. Plusieurs chandeliers étaient allumés, diffusant dans la pièce une lumière douce et chaleureuse. Il lui tournait le dos, et elle voyait la masse indisciplinée de ses cheveux noirs qui descendaient dans son cou, ses épaules droites, son corps mince. Il parlait avec Joe et ne l'avait vraisemblablement pas entendue approcher. Souriant, le vieil homme fit un petit signe de la main à la jeune fille, et aussitôt, Harry se tourna vivement vers elle. En plongeant le regard dans ses yeux verts, elle frémit et se retint à la rampe. Elle l'aimait trop. Pouvait-on survivre à un amour si fort?

Comme elle, il paraissait troublé et intimidé. Joe se racla la gorge et annonça qu'il allait faire un tour dans le jardin, mais à cet instant, Ron et Bill entrèrent à nouveau dans la pièce. Indécis, Ginny et Harry restèrent face à face, raides et empruntés. Alors la jeune fille, n'y tenant plus, se jeta dans les bras du garçon qui la serra contre lui avec ferveur.

-Ginny…murmura-t'il simplement tout près de son oreille.

-J'avais si peur…souffla-t'elle en réponse.

Il n'osèrent pas s'embrasser sous les yeux des autres, mais l'adolescente se jura qu'elle entraînerait dès que possible Harry pour une balade sur la plage. Certes, il devait être éreinté et il était déjà tard, mais elle ne supporterait pas de se coucher sans avoir eu un moment d'intimité avec lui.

Déjà, Molly arrivait et étreignait le garçon à l'étouffer. Le tenant toujours par une épaule, elle l'éloigna d'elle et le contempla un moment en secouant la tête, sans rien dire.

-Viens! S'écria-t'elle enfin. Tu dois mourir de faim!


Il avait été forcé d'avaler toutes sortes de bonnes choses très bourratives, bien qu'il eût expliqué à Molly que Hagrid l'avait déjà nourri au Chaudron Baveur. Ce faisant, il avait appris qu'Arthur était en bonne voie de guérison alors que le cas d'Angelina était beaucoup plus préoccupant. Il était également au courant de l'attaque à la boutique des jumeaux, de l'expédition à Godric's Hollow, du pourquoi et du comment de la destruction des Horcruxes…en revanche, Ginny n'avait pas encore raconté comment elle avait échappé aux loups-garous lancés à ses trousses à travers la forêt, de même que lui n'avait évoqué ni sa captivité, ni les dernières heures passées dans la Cité de Voldemort.

Pourtant, il savait que tous attendaient son récit. Il avait préféré bombarder les autres de questions…A dire vrai, il n'était guère pressé de raconter ce qui lui apparaissait à présent, avec le recul, comme son séjour en enfer.

Les médicomages qu'on avait réussis à contacter vinrent enfin chercher Angelina, accompagnés des parents de la jeune fille, effrayés et bouleversés. Après avoir serré ses amis dans ses bras, Lee Jordan partit lui aussi pour l'hôpital. Il semblait que Ste Mangouste, après quelques heures de sérieux flottement, fût redevenu opérationnel, les équipes soignantes ayant réintégré leurs postes.

Molly proposa elle-même aux jeunes gens d'aller faire de leur côté un tour sur la plage avant de se coucher, d'autant plus que Kate et Ludmila étaient entrain d'achever leur tâche auprès des rescapés, aidées par Charlie, Bill et les jumeaux. Heureux de cette intimité retrouvée, Hermione, Ron, Harry et Ginny descendirent donc sur le front de mer pour une petite balade nocturne. Bien qu'il se sentît épuisé, Harry se sentait attiré par la mer et aspirait à pouvoir parler librement avec ses amis. Librement n'était cependant pas le bon terme, car le garçon préférait éviter certains sujets, aussi lança-t'il lui-même la conversation sur les projets futurs.

-Alors, quand m'emmènerez vous à Godrics Hollow? Je suis impatient de découvrir ce lieu…la tombe de mes parents… et cette fameuse colonne!

-Mais dès que nous pourrons nous absenter, nous filerons là bas, je te le promets, Harry! S'écria Hermione avec un petit rire ravi. Elle avait déjà donné à son ami la figurine de lion qui lui revenait, et elle était très fière, à bon droit, du rôle qu'elle avait joué dans l'identification et la destruction des Horcruxes.

-Nous en profiterons pour faire un tour à Poudlard, dire bonjour à Rusard et tirer la queue de miss Teigne, qu'en pensez vous? Ajouta Ron malicieusement.

-Tu oublies que Poudlard n'a plus de directrice, Ron. Il vaut mieux éviter de s'y rendre pour l'instant! Le reprit sévèrement Hermione.

Lorsqu'ils se trouvaient attablés au Chaudron Baveur devant une chope de bière, Hagrid avait mis Harry au courant du meurtre de Mc Gonagall, et le jeune homme en avait été profondément choqué et peiné.

-Mais l'enterrement aura lieu là-bas prochainement, Hermione! Peu importe le moyen que nous utiliserons pour nous y rendre, il faudra bien que nous y soyons! Protesta Ron, qui n'imaginait pas de devoir renoncer à se servir de la colonne.

-On verra bien…Coupa Ginny qui n'avait aucune envie de subir une énième dispute entre son frère et Hermione. Pour l'instant, nous n'avons pas reçu de précision au sujet de l'enterrement. Notre présence y sera peut-être indésirable!

-Ca, ce serait la meilleure ! S'indigna Ron. Après tous les services que nous avons rendus…Je veux dire…surtout toi, Harry…A propos, je me demande qui ils vont nommer au poste de directeur…

-Tant qu'ils n'y mettent pas Binns…

-Ou Rusard…

-Ou Ombrage…

La dernière suggestion de Ginny déclencha une salve nourrie de protestations dégoûtées. Sentant que la conversation allait retomber, Harry s'empressa de la relancer.

-Bon, mais dites, est-ce qu'on a une idée de ce que Drago Malefoy est devenu? Aux dernières nouvelles, il était ligoté dans la cave des jumeaux…

- Les Mangemorts qui ont attaqué la boutique l'ont peut-être retrouvé et emmené avec eux, une fois la douleur de la Marque apaisée…, proposa Hermione.

-C'est vrai qu'on n'en sait rien…Puisse-t'il avoir crevé, ce n'est pas moi qui irai le pleurer! Grogna Ron hargneusement.

Ginny ne dit rien. Il y eut un silence. Harry repartit sur une autre question.

-Et le Ministère? Ça doit être la panique, là bas, à l'heure qu'il est! Le poste de Ministre est vacant! Scrimgeour n'aura pas l'indécence de reprendre la place qu'il avait quittée!

-Il faut des élections…, approuva Hermione, songeuse. Nous lirons la presse demain matin. On en apprendra peut-être un peu plus!

-Et la mère Ombrage…Après ce qui s'est passé, tu la vois venir réclamer un nouveau poste haut placé, la bouche en cœur? S'exclama Ginny.

-Elle en serait bien capable, cette ordure ! Il faut tous les coffrer à Azkaban, c'est moi qui vous le dis! Vociféra Ron en donnant un violent coup de pied dans un galet poli par la mer.

-Du calme, Ron…Il va sûrement y avoir des procès, on peut imaginer que chacun sera jugé selon l'ampleur de ses fautes !

-Espérons le, Hermione. Mais il va falloir reconstituer le Magenmagot…et l'ordre des aurors ! Fit remarquer Harry . En essayant d'évacuer ceux qui ont collaboré, et qui seront durs à coincer…Bon, mais à part ça, quel est le programme pour les jours à venir? Quand commençons nous la reconstruction du Terrier? Je suppose que vous n'allez pas vous installer définitivement chez les Osborne, bien que l'endroit soit franchement paradisiaque!

-Non, en effet. Moi, je ferais volontiers bâtir quelque chose dans le coin, mais maman n'a pas l'air d'accord. Elle veut retourner à Loutry…, répondit Ron d'un ton léger. C'est papa qui décidera, quand il aura retrouvé la forme!

-Loutry, c'est le village natal de maman, ça explique bien des choses…, observa Ginny. Et puis il lui faut un poulailler, un jardin potager, tout ce qu'on ne peut pas avoir ici. Il n'y pas de terrain disponible dans le coin…Oh, de toute façon, je ne sais pas comment on va faire pour reconstruire…Ça risque de coûter une fortune!

-Écoute, Ginny, tu sais que j'aimerais pouvoir vous aider! Si l'argent que j'ai à la banque pouvait enfin servir à quelque chose…

-Tu en auras besoin plus tard, de cet argent, Harry, tu le sais bien !

-Autant qu'il soit utile tout de suite ! Et puis, vous me rembourserez, vous aurez certainement droit à une prime ou à un prêt bancaire, j'espère que vous serez considérés comme des victimes de guerre!

-Hm…, fit pensivement Hermione. Je ne sais pas si ce genre de choses fonctionnent correctement dans le monde sorcier. Y a-t'il des sociétés d'assurance?

- Des quoi? …Pas que je sache! Répondit Ron. Mais il faut faire cracher Longneck, Ombrage, Scrimgeour et les autres ! Et Malefoy ! Mort ou vivant, il devra payer !! Bill saura se charger de ça, il est dans la banque, ne l'oubliez pas.

Ils discutèrent un moment encore, mais là aussi, le sujet s'épuisait et ce qui les préoccupait tous secrètement revint sur le devant de la scène malgré les tentatives de Harry pour le repousser.

-Alors maintenant, Harry, à toi de raconter. Comment tu as fait pour tuer Tu-sais-qui, je veux dire… Voldemort ? Tu ne nous a encore rien dit.

Bien qu'il l'eût sentie venir, la question de Ron embarrassa terriblement Harry. Il tenait la main de Ginny fermement serrée dans la sienne tout en marchant dans l'obscurité, accompagné du calme bruit du ressac. L'éclat de la demie lune irisait la crête des vagues et faisait scintiller doucement le sable clair à leurs pieds. Ils étaient les seuls promeneurs à cette heure avancée de la soirée. Face à cette vue sereine, d'une beauté à couper le souffle, presque grisé par l'air marin qu'il supportait difficilement après son long enfermement, Harry avait un mal fou à croire que quelques heures plus tôt, il était encore prisonnier de la Cité maudite comme un rat piégé au fond de son trou …

-Eh bien…devine!… Je lui ai tout simplement jeté un Avada kadavra, Ron.

-Ah non, mon vieux, tu ne t'en sortiras pas comme ça! Je veux des détails ! Tu te trouvais où quand ça s'est passé?

-Malheureusement pas dans la salle du trône…tu vas être déçu, mais il n'y a rien eu de bien spectaculaire. On était sous terre, dans un vulgaire cachot!

-Mais… il n'y avait que toi et Vol…Voldemort?

-Il est mort, Ron, tu peux l'appeler dorénavant par son nom, tu ne risques plus rien ! S'écria Hermione, exaspérée.

-Non, reprit Harry, nous n'étions pas seuls, Snape, Malefoy et Pettigrew se trouvaient là aussi.

Ron s'arrêta, aussitôt imité par les autres.

-Bon sang, Harry, mais comment tu as fait? Articula-t'il faiblement.

-Tu n'avais sûrement pas de baguette! Ajouta Ginny, la voix tremblante.

Malgré lui, Harry se troubla davantage. Il revoyait Lucius l'invitant à s'enfuir avec lui, puis se jetant sur lui pour passer sur leurs deux têtes la cape d'invisibilité…Il sentait son bras qui le serrait à le broyer, son souffle dans sa nuque…Il entendait sa voix étranglée lui intimant de filer tandis qu'il se battait contre Snape…Il se remit à marcher, les mains dans les poches, et les autres le suivirent. Quand il parla enfin, ses compagnons furent obligés de tendre l'oreille pour discerner ses mots au dessus de la rumeur lancinante des vagues.

-Eh bien…Ils étaient descendus dans le cachot pour me tuer…Voldemort voulait fabriquer un nouveau Horcruxe, ils avaient apporté l'épée de Gryffondor, en guise de réceptacle… Malefoy se tenait près de moi…Je lui ai tout simplement arraché sa baguette, et… j'ai jeté le sort sur Voldemort, avant qu'ils aient eu le temps de réagir.

Personne ne parla pendant quelques secondes. Leurs pas faisaient crisser le sable humide mêlé de fragiles petits coquillages.

-Wow! Finit par s'écrier Ron. J'en reviens pas ! Ça paraît si simple quand tu en parles comme ça…

-Et les autres, qu'ont-ils fait ensuite? Comment ont-ils réagi? Interrogea Hermione, dont le ton sec laissait clairement deviner qu'elle soupçonnait Harry de n'avoir révélé qu'une petite part de la vérité.

-Eh bien…Comme vous le savez déjà, nous avons tous eu horriblement mal au bras, à cause de la Marque. Ils sont tombés en criant, en se roulant par terre. J'en ai profité pour m'enfuir.

-Mais tu devais souffrir atrocement, toi aussi…

-Oui, mais pas assez pour perdre la boule. Et en sortant du cachot, je suis tombé sur Charlie, Ludmila et votre père…

-Mais que sont devenus…tous les Mangemorts, après ce qui s'est passé? Snape, Malefoy et compagnie? Insista Ron, très excité.

-Pour tout te dire, je n'en sais rien, reconnut Harry. La mort de leur Maître les a complètement déboussolés. Et la Cité s'est effondrée après notre départ. J'ai pu le constater en revenant sur mes pas. Les passages étaient bouchés. Peut-être que tout tenait uniquement grâce à un sortilège mis en œuvre par Voldemort, ce qui expliquerait que les souterrains se soient affaissés après sa mort. En tout cas, les Mangemorts ont dû s'enfuir en transplanant ou alors, ils sont morts ensevelis sous les décombres…

-Mais si la Marque a disparu, il n'y aura aucun moyen de prouver qu'ils ont été Mangemorts, pour peu qu'on les retrouve un jour…Fit remarquer sombrement Hermione.

-Non. Seules leurs victimes pourront témoigner contre eux, mais les choses se présentent plutôt mal, en effet…Les pièces à conviction seront difficiles à rassembler.

Ils commentèrent un moment encore le récit de Harry. Puis Ginny ralentit, retenant le garçon par le bras. Les deux jeunes gens s'arrêtèrent, mais Ron, étonné, fit de même pour rester à la hauteur de son ami. Ginny l'interpella avec humeur:

-Tu ne peux pas nous laisser tranquilles cinq minutes?

Comme Ron allait protester, Hermione l'agrippa par le coude, lui reprochant gentiment d'être un « incorrigible mufle obtus », et lui promit qu'elle allait lui expliquer le sens de l'expression s'il voulait bien la suivre. Dès qu'ils furent seuls, Ginny saisit les deux mains de Harry.

- Ecoute, je sais que tu n'as pas tout dit, et je peux le comprendre. Mais à moi, Harry, il faudra raconter toute la vérité, n'est-ce pas? Murmura-t'elle, suppliante.

Il se pencha vers elle pour la faire taire en l'embrassant. Les embruns avaient mouillé le visage de la jeune fille. A moins qu'il ne s'agît de larmes?

-Je te ferais remarquer que tu ne m'as pas dit grand-chose, toi non plus…, répondit-il avec un sourire quand il l'eut lâchée. Je ne sais quasiment rien de ta captivité, et rien du tout de ton évasion. Toi aussi, tu me dois un récit détaillé. Nous sommes quittes! Mais je n'ai pas le courage de me lancer là dedans ce soir…Qu'en penses-tu?

Elle soupira.

-Tu as raison.

Ils se remirent en marche. Ron et Hermione, main dans la main, avançaient à quelques pas devant eux. Ginny reprit soudain:

-Harry, me diras-tu ce qui s'est passé exactement entre Lucius Malefoy et toi ?

Elle regretta aussitôt d'avoir posé cette question qui lui brûlait les lèvres. Elle avait senti Harry tressaillir, puis se raidir. Allait-il la questionner en retour, et exiger qu'elle lui décrive avec précision ce qu'elle avait enduré de son côté de la part de Drago? Elle ne se sentait nullement prête à aborder sereinement avec lui cet aspect de sa captivité. Après plusieurs secondes durant lesquelles il resta silencieux, il répondit d'une voix dure:

-Pourquoi me poses-tu cette question?

Elle se troubla. Elle ne pouvait lui répéter ce que cette horrible Bellatrix Lestrange lui avait révélé à la suite de leur rencontre au parloir. Cette femme avait-elle menti? Ou Harry avait-il effectivement payé très cher sa survie à elle, mais aussi la sienne propre et l'aboutissement de sa mission?

-Parce que je crois savoir que tu as été harcelé par ce sale type…

-Écoute, Ginny, ça aussi, je crois que ça peut attendre quelques heures...

Elle frissonna. Il ne l'avait pas démentie.

-Je n'ai pas envie d'évoquer ce passé récent maintenant, continua le garçon d'une voix sourde, en lui serrant plus fort la main. Et puis l'essentiel, c'est que nous nous en soyons sortis tous les deux, n'est-ce pas ? Savourons plutôt ce clair de lune, et pensons à l'avenir. Sais-tu que je n'aurais jamais osé évoquer le futur avant ce soir?

Il passa un bras sur ses fines épaules, et ils accélérèrent le pas pour rejoindre Ron et Hermione qui les attendaient un peu plus loin…


Et voilà !! C'est la fin de la première partie de « Maîtres Chanteurs » ! Comme le dit Harry, rien de bien spectaculaire…J'espère que vous n'êtes pas trop déçus…

Si vous êtes curieux de savoir comment s'organisera la vie de Harry après la mort de Voldemort, si vous désirez apprendre ce qu'il est advenu de Lucius Malefoy, de Severus Snape et de quelques autres, si vous avez envie de suivre nos amis dans de nouvelles aventures et dans leurs tribulations sentimentales, alors je vous invite à venir lire la suite de cette fic qui s'intitulera : « L'obsession de la vengeance » (à moins que je trouve un meilleur titre d'ici là…vos suggestions seront les bienvenues !!) . Je publierai le premier chapitre d'ici une quinzaine de jours, le jeudi matin.

Je remercie tous ceux qui ont pris la peine de laisser des reviews …Vous m'avez aidé, influencée, stimulée…

A très bientôt j'espère!!


Et voici les dernières RAR pour mes chers anonymes (si vous avez la gentillesse de m'envoyer des reviews pour ce dernier chapitre, je vous répondrai comme d'habitude en fin du premier chapitre de la 2ème partie!)

Lefandeharry: Bravo pour la jarretière de ta sœur!! Voici le dernier chapitre, j'espère que tu me suivras pour la suite, même si Voldemort n'est plus là pour jouer au grand vilain méchant (ne t'inquiète pas, il y aura d'autres affreux, et on reverra Drago !!) Alors merci encore et peut-être à bientôt!!

Nepheria: Merci pour ta fidélité qui ne s'est pas démentie !!

Liv: Alors comme ça, tu es presque déçue que Voldemort soit terrassé par Harry d'une manière aussi banale, sans aucun brio…Tu as raison, j'aurais pu corser les choses un peu plus, mais en y réfléchissant, il m'a semblé que c'était le plus crédible: l'effet de surprise devait sauver Harry, car il n'était pas en mesure de soutenir un duel contre un Voldemort épaulé par Snape, Queudver & Co, même avec le soutien de Lucius. Alors voilà, l'horrible Mage noir qui a terrorisé le monde sorcier n'est plus, ce qui ne signifie en rien que Harry ne sera pas confronté à de graves difficultés par la suite. Si Voldemort était le seul à incarner le mal, ce serait trop simple, et pas drôle du tout, n'est-ce pas? La relève est malheureusement assurée ! --Lucius directeur de Poudlard? Héhéhé, c'est une idée intéressante, pourquoi pas?--Oui, la famille Weasley s'en sort plutôt bien. Je les aime trop pour leur faire du mal. Mais JKR aura-t'elle les mêmes scrupules ? Elle a tué Sirius et Dumbledore, alors…elle est capable du pire !!--Bon, tes suggestions pour la suite seront précieuses, tu m'as influencée plus d'une fois, je ne m'en cache pas, au contraire, je t'en suis reconnaissante!! Merci et… à bientôt ?

Mika: Oui, c'est le dénouement, on est peut-être surpris et un peu déçu par la fin assez ordinaire de Voldemort, mais bon…Méritait-il une grande bataille héroïque? Malheureusement, le venin qu'il a su injecter dans le cœur de ses fidèles continuera à faire son effet après sa mort…Tu te demandes pourquoi Harry reste là ? La réponse dans ce chapitre…Merci pour ta fidélité, et j'espère avoir à nouveau un signe de toi!

Esther Malefoy: Oh merci, je sais que tu es exigeante, alors je suis d'autant plus heureuse que tu aies apprécié le chapitre. J'espère que tu continueras à lire la deuxième partie de la fic, et à me faire part de tes commentaires !

Judgment archer: Merci pour ta review…Tu me demandais combien de chapitres restaient à publier: voici le dernier! Il y aura une suite, comme je l'ai déjà crié sur tous les toits. J'espère que tu viendras lire!

A VOS REVIEWS !!

Désormais, je répondrai aux reviewers non-inscrits sur ce forum : http: // fanfiction . net / topic/70174/21647358/1/#21647400 (enlever les espaces ) Vous y trouverez également des sujets de discussion à propos des fics et de HP en général.