Bonjour tout le monde !
Voici donc le quatrième chapitre de cette histoire :) Vous remarquerez que niveau chronologie c'est du grand n'importe quoi. J'avais trop la flemme de suivre exactement le rythme de la série, alors je ne puis dire qu'une seule chose: fuck it. D'habitude j'aime bien quand ça fait authentique, mais là on a qu'à dire que c'est un univers un (tout petit) peu différent. De toute façon, la rencontre du groupe d'Emilie et de celui de Rick va chambouler toute l'histoire donc c'est pas très important :p
Merci beaucoup aux lecteurs/lectrices qui m'ont laissé des reviews :D
Emy0708: Merci ! J'espère que ça continuera à te plaire ;)
bee: Je suis super contente que tu aimes ce chapitre ! ^^ Merci
Floeli: C'est sur que par rapport aux fanfics anglaises, il y en a très peu en français (mais aussi d'excellentes :). Et... Oui ! Le groupe de Rick va justement rencontré Emilie à la ferme. Mais je ne te dis rien de plus vu que tout est dans ce chapitre...
Je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 4: Quand la Mort s'invite
La semaine passa lentement pour le groupe. Chaque jour, ils allaient travailler dans les champs dès huit heures du matin. Les bras et le visage d'Émilie était devenus basanés à cause du soleil de plomb sous lequel elle restait.
Depuis l'attaque du zombie, Merwan moissonnait avec elle et refusait catégoriquement de s'éloigner même pour quelques minutes. Il était constamment à l'affût, sursautant au moindre bruit causé par le vent. Steve l'appelait le « zombiphobe », ce qui ne manquait pas de vexer l'adolescent. Les membres du groupe, à force de passer du temps ensemble, se sentaient de plus en plus en confiance et commençaient à révéler leur véritable personnalité.
Ainsi, Merwan se révélait être très ingénieux mais il semblait avoir plus de relations avec ses machines qu'avec les gens de sa propre espèce. Il avait d'ailleurs fabriqué une sorte de microscope électronique avec un minitel et de la ferraille trouvés dans le grenier d'Otis. Émilie s'en était réjouit, et ils avaient passé toute une nuit a observer les cellules des plantes vertes d'Otis.
La jeune fille s'entendait bien avec tout les membres du groupe. Elle se disputait juste parfois avec Steve, car tout deux avaient un caractère bien trempé. Ils semblaient plus ou moins en rivalité pour le titre de « leader » du groupe. Le pilote pensait que cette charge lui revenait car il avait l'habitude de commander, tandis qu'Émilie jugeait ce chef auto-proclamé tyrannique.
Ils revenaient chaque soir tout courbaturés à la maison d'Otis, celui-ci leur ayant généreusement prêté une chambre d'ami. Sa femme, Patricia, leur préparait le repas, et ils dînaient tous ensemble dans la salle à manger.
S'il n'y avait pas eu d'autres attaques. Otis leur appris que c'était sûrement parce qu'Hershel passait ses journées à capturer les revenants dans la forêt.
« -Et qu'en fait-il ? » avait demandé innocemment Steve lors du dîner.
Otis avait alors failli s'étouffer avec ses haricots rouges puis il avait grommelé une réponse incompréhensible. Il était clair qu'il ne voulais pas en parler, et personne, même Émilie, n'avait crût bon d'insister.
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Ce soir là, Otis, Patricia et le groupe étaient venu dîner chez Hershel. La nourriture commençait en effet à manquer dans les deux foyers, et après concertation, ils avaient convenu de partager leurs repas pour faire des économies. Il avait été décidé qu'ils mangeraient un jour tous chez Hershel, et le lendemain que la famille d'Hershel mangerait chez Otis. Comme Émilie commençait à tous les apprécier, cette convivialité la réjouissait.
Ils étaient donc tous assis autour de la grande table et discutaient de leur dure journée. Il y eu un débat mouvementé entre Otis et Émilie. Celle-ci s'indignait que le fermier utilise des pesticides pour ses cultures alors que l'environnement était déjà mal en point. Elle fut soutenu par Maggie, qui affirma que les américains n'avaient aucun sens de l'écologie. Otis, bientôt rejoint par Steve et Patricia, répondit que les produits n'étaient pas dangereux, que cela ne tuait que les insectes.
« Les insectes sont importants ! », protesta Émilie. Cette phrase déclencha évidemment une vague d'hilarité chez les convives, ce qui fit rougir Émilie. Elle grommela avec mauvaise humeur.
La femme d'Hershel fit soudain irruption dans la pièce. Elle s'approcha et laissa tomber un lourd objet en plein milieu de la table, ce qui les fit sursauter.
« Si nous écoutions la radio pour connaître les nouvelles ! » fit elle avec un enthousiasme non feint.
C'était un vieux poste transistor des années soixante (l'électricité ne marchait plus depuis un moment) qui n'avait sans doute pas servi depuis des années. Elle tourna le bouton du volume pour l'allumer, puis tenta de trouver un signal. Émilie, attentive, tendit l'oreille. Il y avait du brouillard sur à peu près toutes les fréquences ainsi que quelques paroles lointaines. Mais elle ne pouvaient pas distinguer ce qu'elles disaient car les voix étaient bien trop faibles.
« C'est probablement des émetteurs individuels, remarqua nonchalamment Steve, des talkies-walkies, quoi. Rien d'intéressant.»
Soudain, ils entendirent une voix bien plus distinctement. Un enregistrement sans doute car il répétait sans cesse la même phrase :
« Ici l'armée américaine. Si vous recevez ce message, rendez vous le plus vite à Atlanta, Géorgie. Vous y trouverez le camp de réfugiés. Tout est sous contrôle. Ici l'armée américaine... »
Merwan laissa échapper une exclamation de surprise. Émilie ouvra grand la bouche et une folle lueur d'espoir traversa son esprit. Ainsi, tout n'était pas fichu... L'armée avait la situation sous contrôle, à Atlanta ! Les scientifiques étaient sans doute sur le point de trouver un remède ! Dans un mois, tout cela ne serait plus qu'un mauvais souvenir. Maintenant, une question se posait. Émilie formula ce que tous pensaient :
«On va à Atlanta ou on attend ici ?
-Atlanta ! Répondit impulsivement Steve. Le prenez pas mal Otis, mais je commence à en avoir ras-le-bol des champs de blé.
-Pareil, ajouta Merwan. »
Ils se lancèrent un regard entendu. En bons Parisiens, aucuns des deux ne supportait d'être longtemps coupé de ce qu'ils considéraient être le monde civilisé. Et un endroit où l'on voyait des vaches brouter n'était PAS civilisé.
« Woaw, doucement les gars, les calma autoritairement Émilie. Je vous rappelle que, de un Atlanta c'est pas la porte à coté, mille kilomètres si ce n'est plus. Et que de deux, il y aura des morts-vivants tout au long de la route qui voudront nous dévorer.
-T'inquiète pas, répondit Steve, Otis, Hershel et Maggie savent bien viser. On...
-Quoi ?! S'indigna Hershel.
-Quoi quoi ?
-Je n'ai jamais dit que je viendrait avec vous !
-Nous n'allons pas quitter nos maisons, ajouta Patricia. De toute façon c'est du suicide de partir sur la route maintenant. Les malades...
-C'est pas du suicide de moisir dans des baraques en ruine en attendant qu'ils se pointent ? Hein ? »
Steve se leva brusquement et fit tomber sa chaise dans un grand fracas. Son visage avait viré au cramoisi, ce qui ne signifiait rien de bon.
« Vous êtes marrants, avec vos putains d'épis de blé ! L'armée nous attend à Atlanta, merde ! On doit y aller, c'est une question de vie ou de mort ! »
Émilie sentit qu'elle devait l'empêcher de s'emporter d'avantage. En même temps, elle était convaincue par les arguments de Steve. Oui, elle voulait vivre... Elle voulait retourner auprès de sa famille, même si elle devait de nouveau affronter l'une de ses choses.
« Ok. Je te suis. »
Steve se rassit, un peu calmé. Et aussi un peu satisfait d'avoir marqué un point dans leur course pour être chef. Émilie pensa qu'elle faisait peut-être la plus grosse gaffe de sa vie, mais après tout, le monde n'était plus ce qu'il était. Il fallait désormais de l'initiative.
Hershel foudroya Steve du regard et retroussa un peu ses lèvres. Il était énervé qu'un homme l'ai presque insulté sous son propre toit, en les traitant implicitement de froussards.
«Expliquez nous juste où vous trouverez l'essence, la nourriture, les armes et les véhicules ? Demanda Otis,
-Nous vous les achèterons, répondit Émilie. Quelque soit votre prix.
-Je vous ai déjà dit que je ne prenais pas d'argent. La seule monnaie acceptée sont les jours de travail. »
Ils n'avaient donc pas le choix. La seule possibilité de gagner Atlanta était de finir la moisson des deux champs. Steve acquiesça :
« -Très bien, on finira le boulot. »
Au regret d'Émilie, le repas se termina dans une ambiance presque glaciale.
« Merci Steve », pensa t-elle.
Plus personne ne parla, sauf Merwan et Beth à voix basse.
Le lendemain matin, un terrible événement se produisit. Otis leur annonca le soir que la femme d'Hershel s'était faite mordre alors qu'elle était partie dans le bois pour attraper des morts-vivants. Hershel n'avait rien pu faire, et elle était décédée. Cette nouvelle porta un coup au moral de l'équipe, les renvoyant à la dure réalité. Maggie, Beth et Hershel ne dinèrent pas ce soir là. Ils ne virent Hershel que le surlendemain et celui-ci sembla avoir vieilli de dix ans.
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Une semaine plus tard, ils finirent de moissonner le premier champs. Cela tombait bien, car le ciel commençait à se couvrir de lourds nuages d'orage, annonciateurs de l'automne. Émilie et le groupe se félicitèrent entre eux, heureux de l'avancement de leur travail. Puis ils rentrèrent tous ensemble chez Otis.
Ils ne trouvèrent que Patricia dans le salon. Elle semblait paniquée, et quand Émilie lui demanda ce qu'il se passait elle balbutia :
« -Ce matin...Otis a... tiré sur un enfant dans les bois... (elle fondit en larme) Il était en train de chasser... Il ...Il visait un cerf... »
Émilie l'enlaça pour la réconforter. Elle lui demanda :
« L'enfant est vivant ? » Elle se mordit les lèvres. C'était son habituel manque de tact dans ces situations. Les sanglot de Patricia redoublèrent en intensité.
« Je... ne sais pas...chez Hershel... »
Émilie lâcha doucement Patricia et se dirigea lentement vers la porte. Elle voulait aller voir ce mystérieux gamin, peut-être savait-il s'ils pourraient voyager sur les routes relativement sûrement. Peut-être lui aussi allait-il à Atlanta. Dans ce cas, il fallait qu'elle lui parle. Au fond d'elle, elle était touchée par l'histoire de ce gamin qu'elle ne connaissait pas. C'était juste un enfant, et surtout, un vivant. Pas un zombie.
Steve lui lança un regard réprobateur en la voyant s'éclipser par la porte. Maintenant, il avait pour devoir de consoler Patricia. Il s'assit à coté d'elle.
Émilie entra en trombe chez Hershel. Elle vit Maggie qui portait une corbeille de médicaments en haut de l'escalier.
« Le blessé est là ?
-Dans la chambre d'ami, qu'est-ce qui se passe ? S'étonna Maggie.
-Il parle ?
-Euh... non. Il faut dire qu'il est vraiment mal en point.
-Ah. J'aurais aimé connaître... la situation des routes. »
Maggie sembla un peu surprise de l'absence apparente de sensibilité de la jeune fille. Un gamin sur le point de mourir, et elle pensait à leur voyage. Elle répondit :
« Mais son père est dans le salon. »
Émilie lui fit un grand sourire et entra dans la pièce d'à côté. Un homme de quarante ans environ, un chapeau de shérif sur la tête se tenait assis la tête dans ses mains, dans une position terriblement dramatique. Émilie faillit s'étouffer quand elle vit sa chemise couverte de sang.
« Le sang de son fils. » pensa t-elle. Cela semblait presque... irréel. Oui, dans son ancien monde, on aurait vu ça que dans un film tragique.
« Bonjour... vous êtes du coin ? »
Elle avait prononcé cette phrase sur le ton de la conversation, ne sachant pas vraiment quoi d'autre dire. Elle se rendit compte un peu tard que c'était totalement inapproprié et que si cela avait été du cinéma, on lui aurait sans doute demandé de rejouer la scène.
L'homme posa sur elle un regard vide, effrayant. Si vide qu'il ressemblait à celui du rôdeur de l'autre jour. Ses yeux étaient gonflés par les larmes, et sans doute aussi par le manque de sommeil.
« Atlanta... »
Le cœur de la jeune fille ne fit qu'un bond dans sa poitrine.
« Atlanta ? Vous n'êtes pas allés au camps de réfugiés ? »
L'homme ne lui répondit pas. Il avait sans doute vu beaucoup de choses horribles, beaucoup de... zombies. Le pauvre gars devait surtout s'inquiéter pour son fils, ce qu'Émilie comprenait parfaitement. Qu'aurait t-elle fait si c'était son frère, Charlie, ou un de ses parent qui était blessé ? Elle sentit une vague de sollicitude l'envahir.
« Vous n'êtes que vous deux ?
-Non... ma femme...le groupe dans la forêt »
Émilie tenta de lui faire un sourire réconfortant. Néanmoins, elle se demanda pourquoi il n'avait pas voulu lui parler d'Atlanta. Elle réfléchit et se rendit compte que c'était évident : son fils s'était pris une balle et risquait de mourir, c'était une raison largement suffisante. Elle décida donc d'attendre que les membres du groupe de l'homme viennent pour pouvoir les interroger. Ce fut sans compter l'arrivée d'Hershel, catastrophé dans la pièce. L'homme se leva brusquement :
« -Comment va t-il ?
-Son état est instable, répondit Hershel, la balle s'est logée dans son thorax et il perd beaucoup de sang...
-Laissez moi le voir !
-Il en est hors de question. Restez ici sagement, et vous Émilie sortez. Il faut le laisser seul. »
Émilie, révoltée, tenta de protester mais le vieil homme ne voulut rien savoir. Elle fut contrainte de sortir, ce qui l'énerva au plus haut point. Shootant dans une pierre, elle repartit vers la maison et ne pensa même pas à demander où était passé Otis.
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Hershel annonça officiellement la nouvelle lors du dîner : Otis était partit avec Shane (l'ami de Rick, l'homme d'Atlanta) pour chercher des médicaments dans un lycée. Cela permettrai peut-être de réparer son erreur, de sauver l'enfant. Le père de celui-ci ne mangeait pas avec eux mais avait préféré rester au chevet de son fils.
Émilie demanda :
« Hershel, vous pensez que l'endroit où est partit Otis est plus dangereux qu'ici ?
-Sans aucun doute, fit-il nerveusement, le lycée devait être rempli d'élèves quand c'est arrivé. Ils y ont même installé une infirmerie.
-Il y a peut-être des survivants...
-Aucune chance. L'épicier du village voisin m'a dit qu'il y était allé et que c'était désert. »
Ils continuèrent de manger en silence, en écoutant les quelques sanglots étouffés qui résonnaient dans la pièce voisine.
Le lendemain, ils retournèrent aux champs, comme s'il ne s'était rien passé. Otis n'était toujours pas rentré et Émilie se sentait de plus en plus anxieuse à l'idée qu'il ait pu lui arriver quelque chose.
Ils avaient entamé la moisson du second champ, qui heureusement était un peu plus petit que le premier. Ils travaillaient depuis une bonne heure déjà. Merwan dit soudain à Émilie :
« Ça me tracasse ces morts-vivants...
-Non sérieux ? Moi je les trouve sympathiques !
-Non, je veux dire, quelque chose ne peut pas être à la fois morte et vivante. C'est contraire aux lois de la nature...
-C'est vrai. Je pense que ça a été provoqué par l'homme. »
Enfin, ça rentrait dans le domaine de la jeune fille. Merwan supposa :
« Si ça se trouve, c'est un genre de polluant. Dans l'air, ou peut-être dans l'eau. Un truc qui contamine les cadavres...
-Je ne pense pas. Apparemment, ça c'est propagé sur Terre assez rapidement. Un polluant échappé d'une industrie n'aurait pas pu se diffuser aussi vite. »
Elle interrompit quelques instants sa moisson et se mordit la lèvre inférieure.
« Si même ceux qui n'ont pas été mordus se transforment, c'est que nous l'avons sûrement tous en nous. Sauf que ça ne se manifeste pas quand nous sommes vivant...
-Comme le sida ?
-Plus ou moins. Mais c'est l'idée, un cheval de Troie qui se déclare lors du décès des cellules. C'est peut-être une mutation au niveau de l'ADN, mais de quoi ?
-Et comment ?
-Je ne sais pas. »
Merwan reprit son travail avec regret. Il préférait largement débattre de biologie que de se casser le dos à faucher du blé. Il ajouta cependant au bout de quelques minutes :
« Tu sait ce qui serait génial ? Qu'on observe un bout de zombie au microscope. »
Lorsqu'ils en eurent fini pour la journée, Émilie ne retourna pas directement chez Otis. Elle décida de passer par la ferme d'Hershel pour voir comment se portait Rick et son fils. Elle se sentait vraiment inquiète de la santé du jeune enfant, qu'elle n'avait toujours pas vu, en partie à cause de la détresse du père. C'était plus que touchant voir un gaillard comme lui déguisé en shérif pleurer.
Elle fut plus que surprise en voyant de loin des véhicules stationnés devant la ferme. Ils ne devaient être pas là depuis très longtemps, puisque l'une des voiture finissait de se garer. Une partie d'elle même voulait aller les voir pour pouvoir directement interroger les arrivants. Ils devaient avoir plein de nouvelles du monde extérieur. Mais la petite voix de sa conscience, plus prudente, lui disait de ne pas trop s'approcher. Si tout les gens qu'elle avait croisé avaient été bon pour son groupe, elle soupçonnait que cette histoire de mort-vivant n'ait rendu les personnes mauvaises encore plus détestables. Non pas qu'elle pensa que ces personnes-là ne soient comme cela. Simplement, il fallait se méfier. Elle approcha prudemment et s'accroupit derrière un buisson, à quelques mètres du groupe. Ce n'était peut-être pas la cachette la plus discrète, mais au moins elle pourrait les voir avant d'être vue.
Elle remarqua un vieil homme avec un chapeau prés d'un camping-car en train de parler à un jeune asiatique. Aucun des deux ne sembla bien méchant, même s'ils tiraient une tête de deux mètres de longs chacun. Il y avait aussi une femme aux cheveux coupés courts qui semblait désespérée. Elle était assise par terre, contre une voiture, et se tenait la tête entre les mains en pleurant. Émilie supposa qu'un de ses proche était décédé récemment. Elle entendit le jeune homme dire au vieux :
« Si ça se trouve, elle est dans la forêt... il faudrait chercher.
-On va passer la nuit ici, Glenn, répondit le vieux, on la cherchera demain.
-Mais...
-Tout le monde est fatigué. Si Sophia a réussi à survivre durant trois jours, elle tiendra bien la nuit. »
Tout à coup, Émilie sentit un objet pointu se poser contre sa nuque, et elle entendit une voix grave dire :
« J'savais pas que les buissons avaient les cheveux blancs... »
Merci d'avoir lu ! J'espère que vous avez aimé ! N'hésitez pas à laissez une review pour dire ce que vous en pensez :)
