Bonjour ou bonsoir tout le monde !
Le septième chapitre est là mes amis, toujours plus beau, toujours plus long, toujours plus gore ! (enfin pas trop quand même) Comme je l'ai dis, je vais poster assez vite pendant les vacances, mais pas régulièrement.
Là ça va aller jusqu'à mi-juillet parce que je suis chez ma mamie, donc j'ai le temps d'écrire. Mais y aura un break de 3 semaines parce que je pars avec papa et maman en Irlande, et ensuite encore un break de deux semaines mi-août vu que je vais faire un chantier archéologique avec mes copains ! Pour la rentrée, je peux pas vous dire. J'aurais peut-être une tonne de boulot à cause du bac. Ou peut-être pas.
Bref, maintenant que vous connaissez le programme passionnant de mes vacances, un petit mot aux lecteurs: MERCI !
Après ce petit mot aux lecteurs, voici les réponses aux reviews:
Emy0708 : Ahaha surprenant qu'elle soit vivante hein ! Mais va t-elle le rester ? A part ça, c'est sûr qu'Emilie n'est pas une froussarde (la plupart du temps... ) comme Merwan et Beth. C'est sûr que toute cette histoire a dû bien énerver Daryl. Et sa va pas s'arranger de sitôt... Merci pour ta review, comme toujours ça me fait super plaisir que tu prenne le temps de commenter ! (et à la vitesse de la lumière !) Juste au risque de passer pour une grosse inculte... ça veut dire quoi VLS ? J'aurai dit Vole Loin Sofia, mais c'est pas ça j'imagine...
Bee: Merci ! Sofia a apparemment été la grosse surprise de ce chapitre, tant mieux ;) Bonne question: la trame de l'histoire ne sera pas du tout la même. L'intervention d'Emilie et de son groupe a en effet tout chamboulé ! Dans un sens, tant mieux...
EnoraSanoraShow: Hiii tu me fais rougir ^^ Merci de ta review ! C'est sûr que niveau pratique, ce site c'est de la m*rde. J'ai dû mettre une semaine avant de comprendre comment on ajoutait un chapitre :o En fait, je suis allée sur un mode d'emploi en français, quand tu tape sur google "fanfiction mode d'emploi". Je serai vraiment ravie que tu traduise cette histoire ! Ce serai un grand honneur ^^ tiens moi au courant ;)
Sur ce, voici l'histoire en elle même, qui je l'espère, vous distraira. Je remercie d'avance ceux qui auront la gentillesse de laisser une petite review, soyez sûr que j'y répondrai !
PS: Sur les conseils d'Innocens, j'ai signalé le dialogue en français des personnage par une mise en italique. Les dialogues anglais restent normaux !
Chapitre 7: La traque
« Je me suis cachée dans cette maison... j'avais peur que les monstres qui me poursuivaient me trouvent, je suis restée presque un jour entier dans le placard... Et puis... Quand il a fait jour, j'ai été dans la cuisine... Pour trouver à manger... Et encore un jour après, j'ai entendu quelqu'un crier mon nom dehors. J'ai crû que c'était maman... Je suis sortis en courant, mais j'ai vu personne. Il y a deux monstres qui sont arrivés vers moi, alors je suis montée dans un arbre.
-Tu es restée combien de temps là-haut ?
-Longtemps. Ils... Ils étaient en bas. Les... »
Sofia pencha sa tête en avant et éclata en sanglot. Ses cheveux blonds tombaient devant sont visage en mèches sales. Grâce à la lumière blafarde de son téléphone, Émilie pouvait voir que la peau de ses joues parsemées de tâches de rousseur était très pâle, presque translucide. La pauvre petite fille devait être apeurée. La jeune française posa une main sur son épaule, et lui dit d'une voix rassurante :
« Je suis là maintenant. J'ai vu ta maman et tes amis, ils s'inquiétaient beaucoup pour toi. Nous allons les retrouver... D'accord ?
-Oui... »
Émilie lui sourit et du revers de sa main essuya les larmes qui coulaient sur ses joues. La petite fille attrapa une vieille poupée qui gisait à côté de la penderie, puis elle la serra contre sa poitrine tout en tentant de trouver une position confortable pour dormir. Elle se retourna plusieurs fois dans le petit espace avant de fermer les yeux.
Émilie s'assit contre la penderie. Il lui fallait rester vigilante cette nuit, sa vie et celle de Sofia en dépendaient. Elle sortit du sac de course la bouteille d'eau, à laquelle elle ajouta le café moulu. Elle secoua ensuite la bouteille, puis l'ouvrit et porta le goulot à sa bouche. Le goût était horrible. Tout en se forçant à ne pas tout recracher, elle en avala dix gorgées. Au moins, cela la tiendrait éveillée.
Alors qu'elle pensait que Sofia dormait, elle entendit la petite fille à moitié éveillée murmurer :
« Madame... Est-ce que tout ça est un rêve ? »
La jeune femme hésita avant de répondre doucement :
« Oui... Dors, Sofia... »
xxxxxx
Le lendemain, alors que le soleil venait à peine de se lever à l'horizon, Rick et son équipe, ainsi que celle du groupe d'Hershel étaient déjà réunis devant la ferme. Merwan, bien qu'il ne participait guère aux opérations, se tenait près de Rick et observait l'organisation des recherches. Sur le capot d'une voiture était étalée une carte que Hershel leur avait donné, et sur laquelle figuraient la frontière de la forêt, les dénivelés, les rivières, les lacs... Tout qui leurs permettrait de chercher Émilie et Sofia. Car si leur but principal était bien de retrouver la jeune française pour innocenter Daryl, celui-ci et Carol avaient insisté pour intégrer la zone de recherche de Sofia dans leur battue.
Après avoir briefé tout le monde, Rick annonça les équipes de deux :
« Shane sera avec Steve, Patricia avec Daryl et moi, Maggie avec T-dog et Glenn avec Andrea. On part dans un quart d'heure.»
Ils approuvèrent tous d'un signe de tête, puis se dispersèrent pour finir de se préparer. Merwan resta près de Rick qui repliait la carte, et en profita pour lui demander anxieusement dans un anglais haché :
« Vous pouvoir trouver bien Émilie ?
-Je l'espère, Merwan, répondit lentement Rick, tu sais, maintenant on est plus sûr de rien... Mais je pense qu'il faut garder espoir. Pour Émilie, et pour Sofia. »
L'adolescent remit nerveusement ses lunettes en place. Il s'inquiétait pour Émilie, même s'il essayait de ne pas le montrer. Il se sentait un peu perdu sans elle. Cependant, il se rendait compte que bien qu'il s'agissait de la personne dont il était le plus proche dans le groupe, il ne savait presque rien d'elle, de sa vie d'avant. Elle lui avait raconté de nombreuses anecdotes pendant qu'ils moissonnaient ensemble, ce qui faisait qu'il connaissait sa vie par bribes.
Il savait ainsi qu'elle avait un frère, Charlie, qui une fois lui avait mit du chewing-gum dans son casque de vélo. Lorsqu'elle avait été chez la coiffeuse pour que celle-ci lui détache le casque de ses cheveux, elle avait pleuré car elle lui avait annoncé qu'il faudrait couper court.
Elle prenait également le métro tout les matins pour aller à l'université. Cela, il le savait car elle lui avait raconté la manière dont ses parents l'avait disputé quand elle avait invité un couple de sans-abri croisé dans un wagon, à dîner.
Il ne la connaissait que par ces petites histoires, sans connaître vraiment les protagonistes qui les peuplaient. Son frère, était-il plus jeune ou plus vieux qu'elle ? Était-il gentil ? Jouait-il d'un instrument ? Et ses parents, que faisaient-ils comme métier ?
Alors que Merwan réfléchissait sur sa relation avec Émilie, il vit Beth accompagnée d'un jeune homme s'approcher de Rick et de lui. Elle fit un signe de main amicale à l'adolescent, et dit en s'adressant à Rick :
« Je vous présente Jimmy, mon copain. Jimmy, voici Rick Grimes.
-Salut, sympa votre chapeau ! Fit le jeune homme en riant nerveusement.
-Merci.
-Et voici Merwan, le français dont je t'avais parlé. » ajouta Beth.
Jimmy se tourna vers lui pour le dévisager de la tête aux pieds. Il échangea un regard avec Beth, et sembla se retenir d'éclater de rire.
« Alors ça te manque pas trop les cuisses de grenouilles et les baguettes ? », lança t-il comme s'il avait trouvé la blague du siècle.
Merwan vit Beth rigoler poliment, et Rick esquisser un sourire. Cependant, il n'avait pour sa part pas compris un traître mot de ce que lui avait dit le jeune homme, excepté le mot « baguette » en fin de phrase. Il pensa qu'il devait s'agir d'une blague de mauvais goût, et se contenta donc de faire un grand sourire métallique à l'autre adolescent, qui pouffa de rire.
Beth fit un pas vers Rick, et lui demanda :
« Jimmy aimerait bien vous accompagner pour chercher Émilie et Sofia. Il a fait du scoutisme, il n'y a aucun danger qu'il se perde.
-Et ton père, il est d'accord ?
-Oui, oui... lança rapidement Beth. Il a dit oui.
-Dans ce cas, il n'y a aucun problème à ce qu'il vienne. A condition qu'il fasse ce que je lui dirai. »
Le jeune homme trépigna sur place.
« Oh oui ! Vous inquiétez pas, ferais tout ce que vous voulez !
-Très bien. On part dans douze minutes. »
Rick s'en alla vers la maison avec la carte sous le bras, tandis que Merwan lança un regard interrogatif à Beth. La jeune fille lui expliqua en français :
« Jimmy va accompagner l'équipe pour leurs recherches.
-Sérieux ? Et... je peux venir aussi ? »
Merwan regretta instantanément d'avoir demander cela. Il n'avait pas du tout envie d'aller se frotter aux rôdeurs, et cela même pour une bonne cause ! Pourtant, le fait qu'un autre garçon de son âge y aille tandis que lui restait à poireauter à la ferme lui paraissait injuste. Discriminatoire. Lui aussi avait le droit de prouver sa vaillance. Et ce n'était pas parce que ce Jimmy avait une tête de plus que lui qu'il se laisserait humilier !
Beth lui répondit en souriant :
« Je pense pas que ça te plaise vraiment. De toute façon, mon père voudra pas te laisser partir vu qu'il a prévu un autre travail pour toi.
-Ah. C'est quoi ?
-Aller chercher les œufs au poulailler. »
Émilie n'avait pas fermé l'œil de la nuit, sans doute grâce au paquet de café qu'elle avait entièrement fini. Aucun mort-vivant n'avait pointé le bout de son nez, ce qu'elle estima être un bon signe pour le reste des opérations. Peut-être n'étaient-ils pas si nombreux que ça à traîner par ici.
Elle réveilla doucement Sofia qui était allongée dans la penderie. La petite fille ouvrit lentement les yeux et s'étira. Émilie lui sourit et lui tendit le paquet de spéculos.
« Bonjour Sofia. Tiens, mange. Tu dois prendre des forces pour aujourd'hui.
-Merci. » murmura la petite fille en prenant un gâteau.
Émilie attendit patiemment qu'elle ai finit avant de se lever. Elle attrapa sa machette posée contre le mir et ouvrit prudemment la porte de la chambre. Le couloir était vide, et la lumière qui arrivait sur les murs par une fenêtre au bout donnait une impression de tranquillité. Comme si ce jour était un jour comme les autres, de début d'automne. Et que cette maison était toujours habitée.
Émilie se retourna vers Sofia, et l'invita à la suivre. La petite fille lui attrapa la main alors qu'elle s'engageait dans les escaliers grinçants. La porte d'entrée était restée ouverte mais aucun zombie n'était entré. Émilie aperçut un rat se faufiler dehors un peu avant elles. Le seul signe d'une vie quelconque, avec le chants des oiseaux qui était sur le toit. Devant elles, dans la prairie, il n'y avait ni rôdeurs ni tout autre chose de suspect.
Émilie décida de prendre le sentier qu'elle avait repéré la veille. L'étude de la carte de la région lui avait appris que le seul chemin qui traversait la forêt menait à une route de campagne, qui elle même menait à une nationale qui passait près de chez Hershel.
Elles passèrent toutes les deux devant les cadavres des morts-vivants que la jeune fille avait dépecé la veille. Oui, dépecé était bien le mot. Des bras, des jambes, des morceaux non-identifiables de chair pourrie gisaient dans tout les sens sur l'herbe, preuves qu'Émilie avait frappé un peu n'importe où. Il fallait dire que l'expérience lui manquait : elle n'avait jusqu'alors jamais eu l'occasion de massacrer quelqu'un à la machette.
Tout en marchant, Sofia lui demanda :
« C'est les autres qui vous ont envoyé me chercher ?
-Non, à la base je me suis perdue parce que j'ai voulu aller me promener, pour lâcher un peu la pression.
-Faut dire que c'est pas très intelligent, fit-elle sur un air de leçon. Mais pourquoi ?
- Un de mes ami est mort. »
La petite fille se tendit, et sa main se resserra légèrement sur celle d'Émilie.
« Comment... il est mort, votre ami ? »
Émilie sentit sa gorge devenir sèche. La mort d'Otis lui avait laissé une blessure qu'elle avait tenté d'oublier en s'éloignant de la ferme.
-Je ne sais pas vraiment... Il était partit chercher des médicaments pour Carl, car il l'avait blessé accidentellement. Non, t'inquiète pas, ajouta t-elle prestement en voyant la fillette prendre un air affolé, Carl va bien. Mais mon ami a dû se faire mordre, et il est... mort.
-Mon père s'est aussi fait mordre. »
Émilie hocha la tête mais garda le silence. Elles étaient arrivé sur le chemin et désormais le parcouraient en faisant attention au moindre bruit suspect.
xxxxx
« Émilie ! »
La jeune fille se stoppa net lorsqu'elle entendit une voix lointaine l'appeler. Une voix d'homme, grave mais qui portait bien dans les sous-bois. Elle hésita à répondre. Elle savait que si elle faisait cela, tout les morts-vivants des alentours seraient alertés de sa présence.
Sofia avait aussi entendu l'appelle, et elle s'écria joyeusement :
« C'est eux ! Ils nous ont retrouvé !
-Oui... »
La jeune étudiante prit alors une grande inspiration, et hurla le plus fort possible :
« ON EST LA ! »
Au bout de quelques secondes :
« Où ça, là ?
-SUR LE CHEMIN !
-Quel chemin ?
-BOUGEZ PAS, ON VOUS REJOINS ! »
Émilie entraîna Sofia vers la direction de la voix. Son cœur battait à cent à l'heure tant elle était heureuse qu'ils soient venus la chercher. L'homme cria de nouveau :
« C'est qui 'on' ?!
-JE SUIS AVEC SOFIA ! »
Une autre voix d'homme résonna, mais cette fois dans une autre direction.
« C'est Andréa qui a parlé ? Hurla t-il.
-Non ! C'était Émilie ! Répondit la première voix. Elle a trouvé Sofia !
-Quoi ?
-Je dis, elle a trouvé Sofia !
-Ah ok !
-Dites aux autres de rentrer !
-Je sais ...a où... sont !
-Hein ?
-Je sais pas où ils sont bordel !
-C'est qui ?
-C'est Shane !
-Et Jimmy ! Ajouta une voix éraillée.
-C'est qui lui ?!
-Un gamin qui commence à me soûler. Mais c'est pas Rick, là ?
-Nan c'est T-dog !
-Ils sont où les autres, putain ?! Les talkies-walkies marchent pas ! Rick ! Andrea ! Daryl !
-Tu veux quoi connard ?! Hurla une nouvelle voix.
-Hein ? C'était qui ça ?
-C'est moi, Rick !
-T'es taré mec ! Pourquoi tu m'appelle connard ?!
-Ça c'était Daryl, on est ensemble !
-Bon, ramenez-vous on rentre ! On les a trouvé !
-Qui ça ?
-Bah Émilie et Sofia !
-Qui ?!
-Mais fermez-la ! Hurla une voix de femme. Vous allez attirer les rôdeurs !
-Andrea ! C'est pas trop tôt !
-Pour une fois j'suis d'accord avec elle, vos gueules !
-Ok ! Pas la peine de s'énerver !
Émilie aperçut enfin la silhouette d'un homme entre les arbres, un peu plus loin. Elle avança avec Sofia derrière elle, et tomba sur un homme noir de peau, chauve et plutôt corpulent, avec à coté de lui Maggie en train d'essayer de parler dans un talkie-walkie. Lorsqu'il les vit, il laissa échapper un « Enfin » soulagé, puis donna un coup de coude à Maggie. Celle-ci leva la tête vers Émilie, et un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle sembla hésiter, avant de se précipiter sur la jeune française pour une joyeuse accolade.
« Je me suis tellement inquiété pour toi ! Et mon père aussi ! Et Beth, Patricia... Tout le monde en fait !
-C'est sûr que tu nous a donné du fil à retordre, ajouta l'homme de sa voix grave.
-Ah oui, je te présente T-dog. Il fait partit du groupe de Rick.
-Enchantée ! Parla enfin Émilie.
-Ouais, pareil. Tu sais que par ta faute, notre pote a failli se faire décapiter ?
-Qui ? Pourquoi ? »
Maggie lui répondit :
-On pensait que c'était Daryl qui t'avais assassiné, vu que vous vous étiez disputé... »
Emilie resta bouche bée, ne sachant pas vraiment quelle devait être la réaction appropriée... Ils pensaient qu'on l'avait assassiné ! La jeune fille eu un rire nerveux, et balbutia :
« Hum, non... En fait... euh... j'avais besoin de prendre l'air... »
Elle vit une expression sévère se peindre sur le visage de Maggie et de T-dog, et elle eu honte. Elle se rendit compte que sa réaction face à la mort d'Otis avait été puérile : Elle était partie, comme ça, sans laisser de message. Pas un seul instant elle n'avait pensé aux conséquences qu'aurait sa fugue sur le groupe.
Maggie sembla remarquer sa gêne car elle abandonna son air de reproche pour un léger sourire.
« Enfin, l'important c'est que tu sois saine et sauve. Et le bon côté des choses, c'est que tu as retrouvé la fille de Carol ! Fit-elle en semblant remarquer la petite fille intimidée.
-Oui...
-Bon, intervint T-dog, le mieux ce serai que on y aille maintenant, avec un peu de chance on sera rentrés pour le déjeuner.
-C'est vrai, approuva Maggie. »
T-dog, Emilie et Sofia suivirent alors Maggie qui marchait d'un pas décidé, comme si elle savait exactement où elle allait malgré l'absence de chemin. Elle devait avoir l'habitude de se promener ici, avant que tout cela n'arrive. Émilie, qui tenait toujours la main de Sofia, pensa à lui demander, mais se ravisa. Elle se tourna plutôt vers T-dog et dit ce qui lui pesait sur le cœur :
« T-dog... Je suis... désolée. J'aurais pas dû partir, j'ai été vraiment bête. C'est à cause de tout ce qui c'est passé ces derniers jours...
-Je t'en veux pas, lui assura t-il avec un sourire, mais je pourrait peut-être pas en dire de même pour certaines personnes...
-Ils vont tous me détester.
-Nan, pas tous. Juste certains. Daryl te déteste déjà, Shane va sûrement t'en vouloir et ton copain pilote aussi, mais je crois que les autres seront contents de te revoir... Après tout, même si t'as pas mal foutu la merde, t'a aussi ramené Sofia saine et sauve. »
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Depuis qu'il avait ses chevaux, c'est à dire au moins depuis trente ans, Hershel prenait soin d'examiner chacun le plus souvent possible. Il vivait avec la crainte que l'un d'entre eux ne tombe malade. Il se faisait assister de sa fille, Beth, qui savait calmer l'animal durant l'examen.
L'épidémie n'avait rien changé aux vieilles habitudes de l'homme, et en cette fin de matinée,ils avaient sortit un des cheval de l'écurie, un mustang alezan, pour lui faire subir un examen de routine.
Alors que Beth le tenait, elle aperçut au loin Merwan qui se baladait autour de la grange, tenant un ridicule panier tressé au coude. L'adolescent devait chercher les œufs que les poules avaient la fâcheuse habitude de pondre n'importe où sur la propriété. Beth connaissait bien cela. Elle-même, quand elle était petite, aidait ses parents à les chercher. C'était comme un jeu. Ces bestioles pouvaient aussi bien laisser leurs ovules sur le toit de la maison, que dans un buisson de ronces où personne n'aurait pensé à aller. C'était ensuite à eux de se casser la tête pour les trouver.
Elle vit le jeune français tenter de faire coulisser la lourde porte de la grange, et retint un cri.
« Papa ! »
Hershel, qui était penché sur une patte de l'animal, se releva et suivi du regard ce que désignait sa fille. Une violente décharge électrique sembla le parcourir. Il laissa tomber ses outils et appela l'adolecent :
« Merwan ! Pas ici ! »
Celui-ci se tourna vers eux et esquissa un haussement d'épaules. Hershel leva un doigt, et le remua dans un signe négatif, ce que sembla comprendre le français puisqu'il s'éloigna de la grange pour chercher ailleurs.
Hershel soupira, et se remit à sa tâche. Au bout d'un moment, il dit à sa fille :
« Ça fait longtemps qu'on n'est pas allé à l'église.
-C'est vrai, papa.
-Demain c'est dimanche, je pense qu'on devrait s'y rendre. Même si on ne retrouve pas Émilie, on priera pour elle.
-Tu as des nouvelles du révérend Thomas ? Demanda t-elle.
-Je sais pas ce qu'il est devenu, mais vu qu'il ne nous rend plus visite...
-Ah...
-Oui. »
Après quelques minutes, Beth reprit :
« Tu sais que Merwan et Émilie veulent observer les cellules d'un malade au microscope ?
-Non, vraiment ? Pourquoi ?
-Ils veulent découvrir pourquoi ils sont comme ça, fit la jeune fille enthousiaste, Tu te rend compte ? S'ils trouvent un remède !
-Mmm.
-On pourrait soigner tout le monde ! La vie redeviendrai comme avant et...
-Beth, souffla t-il, alors qu'il était en train de retirer un cailloux coincé dans le sabot du cheval.
-Oui papa ?
-Écoute, les meilleurs scientifiques travaillent en ce moment sur ça. Dans quelques mois, on aura sûrement trouvé le remède, et je ne pense pas que ce soit deux gamins qui puissent y arriver. Enfin... Si ça les amusent...
-Mais imagine que ce soit eux ! Une fois tout le monde soignés, ils auraient un prix Nobel... Au moins ! »
Elle sautait presque d'excitation, ce qui entraîna un mouvement de recul du cheval.
« Oh, tout doux, l'apaisa Hershel.
-Regarde Steve Jobs, il a bien bricolé le premier mac dans son garage !
-Oui, Beth, oui. »
Tandis que sur la demande de son père, Beth rentra le mustang dans son écurie, le vieil homme aperçut un groupe sortir de la lisière de la forêt. Il plissa les yeux et mit sa main en visière pour mieux les voir. Il s'agissait de Maggie suivie d'un membre du groupe de Rick, d'une petite fille inconnue et... d'Émilie. Vivante.
Un sourire se dessina sur le visage du vieil homme tandis qu'ils approchaient. Il appela Beth, qui vint à ses côtés. Alors qu'ils étaient encore à une bonne dizaine de mètres, Maggie prit la parole pour dire ce qui était évident :
« On a trouvé Émilie et Sofia ! »
Hershel fit à peine attention à elle, et se dirigea presque automatiquement vers Émilie dans l'intention de la saluer par une accolade. Il sembla toute fois se retenir au dernier moment, et il fronça ses épais sourcils dans une tentative d'afficher une mine sévère.
« Que s'est-il donc passé ? Hein, jeune fille ?
-Je me suis perdue...
-Tient donc ! Combien de fois vous ai-je dit à tous de ne pas partir seul dans la forêt ?
-Pardon Hershel...
-C'est pas à moi à qui il faut que tu présente tes excuses ! Tu les feras à toutes les personnes qui sont partit te chercher. Et aussi à... comment s'appelle t-il ? Celui que l'on pensait être le coupable ?
-Daryl, répondit T-Dog de sa voix grave.
-Oui voilà. Tu iras faire tes excuses à Daryl.
-Rah, non ! Pas lui ! S'exclama Émilie.
-Pas de discutions !
-Mais...
-Émilie ! T'es là !
La jeune fille se retourna en entendant la voix de Merwan. Celui-ci semblait si heureux qu'il arriva vers elle en faisant des petits bonds et en agitant dans tout les sens le panier tressé qu'il portait. Hershel murmura quelque chose dans le genre « Mon Dieu, les œufs... » et le reste du groupe éclata de rire. Emilie finit par se joindre à l'hilarité générale, et lorsqu'elle commença à se calmer, elle dit au jeune garçon :
«Je suis heureuse de te voir Merwan.
-Moi aussi, hum. Je... Tu sais je savais que t'étais pas morte.
-Vraiment ?
-Ouais. T'es pas le genre de fille à mourir facilement. »
Émilie rit un peu avant de s'approcher de lui et de lui faire la bise, sous les regards médusés des américains.
La jeune fille le remarqua, et leur expliqua que c'était seulement pour se dire bonjour de manière amicale. Après quoi, Beth et Maggie voulurent lui faire elles aussi la bise, mais manquant visiblement d'expérience, elle lui cognèrent maladroitement les pommettes avec les leurs.
Puis, Hershel leur demandèrent de venir l'aider à mettre la table. Le déjeuner avait été préparé pour toute la maison, ainsi que pour l'équipe de Rick. Il décidèrent de profiter des derniers jours d'ensoleillement en sortant la grande table de jardin en plastique blanc sur la pelouse, et installèrent plusieurs plats froids préparés la veille par Beth, salades, cakes...
« Et omelette. » Ajouta Hershel en jetant un coup d'œil au panier que Merwan avait posé sur une chaise sous un arbre.
Beth s'empressa d'aller faire cuire les œufs qui n'étaient pas cassé, pendant que T-Dog raccompagnait la petite Sofia à sa mère. Émilie, quand à elle, décida d'aller prendre une bonne douche avant le repas.
Lorsqu'elle entra dans la maison, elle sentit l'odeur familière et rassurante de l'endroit. Un mélange de l'odeur du bois du parquet et de celle d'encens parfumés. Elle huma l'air quelques instants. Puis elle se dirigea vers la salle de bain à l'étage. Elle prit rapidement sa douche en lavant du mieux qu'elle pu ses cheveux sales et couverts de sang sec.
Puis, en sortant de la cabine de douche, elle se posta devant le miroir au dessus du lavabo et examina les nombreuses égratignures qui striaient sa peau. La plupart, causées par sa chute dans le houx, se trouvaient le long de ses bras et de ses jambes, et étaient superficielles. Elle les désinfecta quand même car elle savait que les épines des plantes pouvaient causer des infections. Puis, elle regarda rapidement si aucune de ses blessures ne ressemblait à une griffure humaine. A son soulagement, non.
Puis, elle observa ses cheveux dans le reflet du miroir. Ils étaient dans un sale état. Ses mèches autrefois écarlates avaient viré à un rouge plus clair, à cause du sang qui les avaient recouverts. En penchant la tête en avant, elle constata avec agacement que ses cheveux avaient commencé à repoussé dans leur couleur d'origine, châtain foncé, sur au moins deux centimètres à la base.
Elle entreprit de les démêler, puis trouva dans l'armoire à pharmacie un flacon d'eau oxygénée, qu'elle appliqua à l'aide d'un coton. La base s'éclaircit, sans toute fois atteindre le blond platine du reste de ses cheveux.
En attrapant son vieux débardeur posé sur le radiateur, elle se rendit compte qu'elle ne pouvait pas le remettre vu l'état dans lequel il était. Son pantalon également était couvert de terre et déchiré à certains endroits, et dans la poche arrière se trouvait toujours le doigt du zombie.
Elle mit sa serviette autour d'elle et ouvrit la porte de la salle de bain, puis passa la tête dehors et cria :
« Maaaagiiiie ! »
La réponse lui vint du jardin.
« Ouiiii ?
-Tu pourrais me prêter un tee-shirt, un jeans et des sous-vêtements s'il te plaît ?
-J'arrive ! »
Elle referma la porte et attendit.
Enfin, la porte s'entrouvrit, et la main de Maggie se glissa par l'espace étroit pour lui tendre les vêtements. Emilie les prit et la remercia, avant de fermer la porte. Elle les enfila ensuite rapidement, et constata que si les sous vêtements et le jean étaient à la bonne taille, le débardeur devait être à Beth car il était bien trop petit, trop serré et trop court. Elle était obligée de tirer dessus pour le faire descendre, mais le tissu remontait presque aussitôt.
« Pas grave, murmura t-elle pour elle même, j'ai connu pire. De toute façon il fait chaud... »
Elle sortit de la salle de bain et alla dans la cuisine, où elle retrouva Patricia et Hershel.
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Merwan avait aidé à installer la table sous le vieux pommier qui faisait face à la maison d'Hershel. Puis, il s'était assis entre Beth et Jimmy, et ils avaient discuté tout les trois, avec Beth qui servait de traductrice.
Puis, les autres groupes avaient commencé à revenir et à s'asseoir autour de la table avec une mine affamée, mais semblant tout de même soulagés d'en avoir fini avec les recherches.
Quand enfin Carol, qui pleurait de joie, arriva accompagnée de Sofia, tout le monde se mit à applaudir. Plusieurs membres du groupe de Rick, Dale, Andréa et, à la surprise de Merwan, Daryl, allèrent saluer la fillette. Puis tous s'assirent en attendant le retour de Patricia et d'Hershel, en cuisine, et d'Émilie, qui avait dit à Merwan qu'elle était partit prendre une douche.
Quand enfin, Hershel sortit de la maison et frappa dans ses mains pour attirer l'attention des convives. Tous se firent silencieux.
« S'il vous plaît ! Émilie a une petite déclaration à vous faire, alors taisez-vous deux minutes. »
Jimmy se leva pour faire une standing ovation tout seul.
« Ouais ! Pour Émilie ! ooooOOOléééééé... »
Il s'arrêta toutefois pour constater que tout les autres le regardaient en silence, comme pour lui faire comprendre qu'il était vraiment lourd. Seul Beth et Merwan étaient hilares.
« Suffit Jimmy ! Gronda Hershel. Assis ! »
Pendant que le garçon s'exécutait à contrecœur, Beth glissa malicieusement à Merwan :
« Un petit chien... »
Puis, après un signe d'Hershel, Émilie sortit de la maison pour venir faire son discours. Dès qu'il la vit, Merwan fut choqué par une chose. Non pas le fait qu 'elle avait l'air bien plus propre qu'avant, ni que ses mèches rouges qui lui donnaient un air de punk n'ait été changés en mèches orange carotte version charlotte aux fraises...
Mais seulement... Son tee-shirt était court. Vraiment court. Du genre au-dessus du nombril. Et surtout bien serré en haut, ce qui le rendait carrément décolleté. L'adolescent détourna la tête, car il craignait qu'Émilie ne surprenne son regard. En observant rapidement le visage des autres il vit toutefois qu'il n'était pas le seul à l'avoir remarqué.
Si Hershel, Rick et Steve firent comme si de rien n'était, Glenn afficha une tête totalement fasciné, avant de reprendre contenance, gêné, ce qui sembla amuser Dale et Andréa. Daryl, qui était resté debout derrière Hershel, sembla d'abord surpris, puis il détourna rapidement les yeux pour prendre un air blasé, presque absent.
En se retournant un peu, Merwan croisa le regard de Jimmy, qui lui fit un clin d'œil et leva plusieurs fois les sourcils, comme s'il cherchait à insinuer quelque chose. Merwan esquissa un sourire, puis écouta les chuchotements de Beth et de Maggie :
« Woaw, je savais pas que t'avais des habits aussi sexy dans ton dressing... murmura Beth, envieuse.
-Beth ! S'indigna tout bas sa sœur.
-Tu me le prêtera un jour ?
-Non ! Et puis d'abord, je l'avais acheté pour mon spring break à Miami... Je sais pas comment il s'est retrouvé là...
-Un spring break ?! Cria de surprise Beth.
-Chhht ! » Leur ordonna leur père en leur lançant un regard suspicieux.
Plusieurs convives, notamment Rick, Andrea, Dale et Daryl s'étaient retournés intrigués vers eux à l'interjection de l'adolescente.
Émilie, de son côté, ne se doutait pas vraiment que son haut était « à ce point là », et se racla la gorge pour attirer l'attention de tout le monde. Puis elle commença :
« Et bien, voilà, contrairement à ce que vous auriez pu penser, je suis partie de mon plein gré. J'ai pété un câble, ça arrive à tout le monde, et j'ai voulu partir le plus loin possible de cette maison. »
Elle s'arrêta quelques instants, et après réflexion, décida d'omettre le fait qu'elle s'était perdue.
« Je suis tombée sur une dizaine de rôdeurs, comme vous les appelez, ou peut-être une quinzaine... Hum... il faisait noir, alors c'était dur à dire, mais il me semble qu'ils étaient au moins vingt. J'ai sortit mon katana... enfin, ma machette, et je les ai tous décapité. Puis, j'ai trouvé Sofia en haut d'un arbre, apeurée par ces monstres. Je l'ai emmené dans une ferme abandonnée où on a dormit. Le lendemain, on a entendu T-Dog et Andrea nous appeler, et on a été jusqu'à eux.
Bref, tout ça pour vous dire que Sofia et moi nous vous sommes très reconnaissantes d'être partit à notre recherche. »
La jeune fille avala difficilement sa salive et s'apprêta à dire la partie la plus difficile.
« Je voudrais aussi que vous m'excusiez. Pour... Pour vous avoir causé des ennuis en partant sans rien dire. Je sais que certains d'entre vous ont pensé que Daryl s'en était pris à moi à cause de notre... dispute, mais c'est faux. Tout est de ma faute. Je demande donc à celui-ci de me pardonner pour le tord que je lui ai fait indirectement. »
Elle regarda Daryl en attente d'un quelconque signe qui montrait qu'il acceptait ses excuses, mais l'homme se contenta de la regarder de ses yeux d'acier sans ciller. Quel con, pensa t-elle. Ne pouvait-il pas y mettre un peu du sien ? Jamais elle ne se serait excusée devant lui si Hershel ne lui avait pas un peu forcé la main.
Son regard passa à Shane puis à Glenn, qui semblait fixer un point indéterminé de son tee-shirt. Elle tira dessus, embarrassée, et Hershel vint près d'elle pour parler.
« Je tiens également à demander à Rick et son groupe de bien vouloir me pardonner d'avoir soupçonné l'un des membres à tort. Vous restez les bienvenus dans ma ferme. »
La plupart des convives qui comprirent que les discours étaient terminés remercièrent chaleureusement Hershel, et se jetèrent sans plus attendre sur les plats qui les attendaient au centre de la table dans un incroyable brouhaha.
Et personne, même pas Beth et Maggie, ne fit attention à Hershel qui s'indignait :
« Et le bénédicté ! Mais juste ciel, le bénédicté ! »
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