Me voilà devant vous avec un nouveau chapitre ! :D

J'ai bien aimé l'écrire, et il me plait assez. On change de point de vue dans ce chapitre et on rentre dans celui d'Alya :p

En tout cas j'espère que ça vous plaira ; Bonne lecture ! :D


Chapitre 3

*Point de vue Alya*

J'avance à pas lents dans l'allée principale de la salle, scrutant les moindres coins et recoins de la pièce. Les cliquetis réguliers des haltères et les raclements qui émanent des tapis de sports me parviennent à peine grâce à la musique que j'écoute dans mes écouteurs. J'aperçois enfin Shawn parmi cette masse d'hommes stéroïdés, il est concentré à soulever des haltères, mais je vois très bien qu'il m'observe du coin de l'œil. Il sourit quand il voit que j'ai capté son regard et je me dirige vers lui ;

- 'Alut mon chou !

- Salut ma belle ! Je te voyais pas j'ai cru que tu m'avais posé un lapin, enfin un lapin à ta séance de sport plutôt, comme tu as l'habitude de faire..

- Tss! Tu racontes n'importe quoi, je ne louperais jamais un entrainement prodigué par le grand, l'illustre Shawn Michaels ! souris-je avec malice en allumant un tapis de sport.

Il me regarde, une lueur amusée dansant dans ses yeux verts/gris et continu ;

- Tu te fous de moi là ?

- Pas le moins du monde mon Grosminet !

Je ne peux m'empêcher de rire et de m'obliger à réaliser la chance que j'ai d'être en train de me moquer de mon idole. Comme à chaque fois que je suis avec lui mon cœur manque des battements dès qu'il ouvre sa bouche creusant ses adorables fossettes, dire qu'il y a quelques années je ne faisais que le regarder à la télévision, des étoiles dans les yeux avec une horrible envie d'être comme lui et qu'aujourd'hui je suis une Diva à la WWE.

Je croise son regard faussement mécontent et me prépare à un sermon qui se finira avec de grandes chances en fou rire ;

- Tu penses là. À moi en plus ! Tu devrais t'entrainer sans rire, sans penser, sans parler ! Non pas détailler ton - magnifique - entraineur !

- Tout va bien, tu ne te jettes pas trop de fleurs ?

- Jamais ! Que suis-je après tout ?

- Briseur de cœur, bel homme, "Sexy Boy", tout premier Grand Slam Champion, novateur d'un bon nombre de matchs, légende, icône, vedette, ce serait trop long de tout énumérer !

- Exactement ! T'a tout compris !

- Mais on peut aussi rajouter, arrogant, arnaqueur.. Oh! Un jour tu me raconteras le Montreal Screwjob ?

- Peut-être, peut-être.. Aller ! Entraines-toi enfin !

Nous sommes restés près d'une heure et demie dans la salle de sport, je ne sais pas ce que nous avons le plus fait, rire ou travailler, mais c'est en sueur et de nombreuses gouttes perlant aussi bien sur mon front que sur mon corps que je suis allée prendre une courte douche froide dans les vestiaires. J'ai enfilé un short en jean légèrement effiloché, un débardeur rose flash, une veste elle aussi en jean et des talons noirs avant de sortir du bâtiment et d'attendre Shawn dans l'ombre. Il est sorti quelques minutes après moi, affichant une mine plus qu'étonnée de me voir prête avant lui ;

- Tu viens manger à la maison ?

- Hum.. Oui! À condition, que tu me cuisines tes délicieuses pâtes avec ce jambon de supermarché et le fromage dedans ! ai-je répondu en me léchant les lèvres.

- On dirait Cheyenne, elle raffole de ce plat !

Un quart d'heure plus tard le jeep de Shawn s'arrêtait devant sa villa, dans un léger volupte de poussière, je sautai au sol et me réceptionnai maladroitement au sol à cause de mes talons. J'ai beau l'avoir vu des dizaines de fois, je suis toujours impressionnée par le luxe de la maison. C'est une grande bâtisse en bois de trois étages, des cerisiers et des bouleaux l'encerclent, sur les murs de grandes baies vitrées laissent apparaître différentes pièces de la maison. Je m'extasie quelques instants devant les dernières fleurs blanches/roses qui habillent les cerisiers avant de suivre Shawn et de franchir la porte d'entrée.

Il nous a cuisiné ses délicieuses pâtes dont je suis sans doute la plus grande fan pendant que j'étais allongée sur un canapé et après m'être resservie deux fois nous sommes allés nettoyer nos couverts. J'ai observé une grimace de douleur sur le visage de Shawn lorsqu'il s'est penché et je n'ai pas pu brider mon naturel sans doute trop maternel ;

- Tu veux un massage ?

- Un massage ?

- Tu sais très bien que j'ai une sainte horreur de te voir souffrir, ça me brrr, ça me fait du mal.

D'abord surpris il m'a regardé comme attendris par ma proposition ;

- C'est qu'elle ne peut pas se passer de moi la petite ! Je veux bien si ça ne te dérange pas ma jolie.

- Pas du tout.

Il m'a guidé jusqu'à sa chambre et c'est avec surprise que j'ai découvert un poster géant de Ric Flair sur le mur d'en face ;

- T'es sérieux toi ? Alors que tu le surpasses, tu le vénères toujours ? ai-je gloussé en m'asseyant au-dessus de lui, déjà allongé sur son lit.

- Alors d'un, je ne le surpasses pas et de deux quand on est fan c'est pour toute sa vie ma très chère !

Coupant court à la discussion j'ai commencé à le masser, détendant les muscles crispés de son cou, faisant craquer ses omoplates ou caressant sa colonne vertébrale. Comme chaque fois que je le masse, puisque ce n'est pas rare, je suis horrifiée par la distorsion de ses vertèbres ; elles ne sont plus droites et suivent une courbe désordonnée.

Les grimaces qui s'affichent sur son visage me fendent le cœur, je suis incapable de comprendre comment peut-on catcher des années avec plusieurs blessures chroniques. En ne m'étant jamais blessée sans compter une bénigne entorse, je souffre le martyr après chaque entrainement tant mes muscles sont endoloris par les chutes sur le tapis.

Je finis enfin mon massage au bout d'une demi-heure. La mine satisfaite et presque endormie de Shawn m'indique que j'ai dû soulager ses douleurs et il se retourne, toujours allongé, un grand sourire aux lèvres ;

- Merci.

- De rien.

Ces trois mots ont installé un silence glacial dans la pièce, mais pas gênant. Je me suis mise une nouvelle fois à détailler son visage, avec ses traits si enfantins, si beaux. Je ne sais pas combien de temps je suis restée au-dessus de lui me noyant dans ses yeux si expressifs, si perçants, évoquant deux émeraudes d'un vert clair et puissant, et combien de temps il est resté à contempler les miens, mais ça m'a paru durer une éternité. Une éternité de bonheur. Puis il a levé son bras et à pris ma main enlevant l'un de mes appuis contre son matelas, je me suis retrouvée légèrement bancale et me suis allongée sur son ventre, calant ma tête en dessous de son menton.

Mon cœur battait à une lenteur affolante tant je me sentais apaisée, ses bras musclés autour de ma taille. Sa poitrine se soulevait elle aussi à intervalles réguliers berçant ma tête et j'entendais les battements calmes de son cœur. J'ai levé les yeux et me suis approchée lentement de son visage pour lui déposer un baisé sur les lèvres, baisé qu'il me rend en m'embrassant fougueusement, nous faisant rouler sur le lit pour se retrouver au-dessus de moi, sans décoller nos bouches l'une de l'autre. Sa main caresse doucement ma cuisse et mes mains s'agrippent autour de son cou.

Ma respiration se retrouve comme bloquée quand je me rends compte de ce que je fais et j'ouvre subitement les yeux. Je l'écarte vivement de moi et me relève le laissant en plan assis sur le lit, mes jambes semblent flancher mais je sors tout de même de la villa en courant alors que j'entends un grincement, signe que Shawn s'est simplement levé.

J'accélère encore, voulant à tout prix fuir cet endroit, des larmes ruissèlent à une vitesse ahurissante sur mes joues et je sens ma vue se brouiller. Ce n'est qu'une dizaine de minutes plus tard que je décide enfin de me reprendre, de respirer, de réfléchir. Ma poitrine se soulève à un rythme saccadé, mes pommettes sont rougies par l'effort de mon sprint et la chaleur. Le soleil déjà bas tape dans mon visage, me faisant cligner des yeux. Je ne sais pas ce que je viens de faire, où je suis, je me sens seule et simplement perdue. Mon portable vibre à répétition dans ma poche je le sors et regarde l'écran ;

« Un appel entrant - Mike»

- Allo ?

- Alya ! Tu es où ma puce ?

Je renifle et toussote essayant de camoufler ma voix encore étranglée par mes pleurs ;

- Pas loin de chez Shawn.

- Je sais ça mais où ?

- Tu sais ? Euh. Je sais pas je.. je m'en suis allée par la droite en sortant de chez lui.

- J'arrive mon amour.

C'est un "bip" sonore, signe qu'il m'a raccroché au nez qui me laisse en plan, mes joues maculées de mon maquillage qui a coulé, sur une route poussiéreuse et pratiquement déserte alors que le soleil décline légèrement vers l'Ouest. Je continue à marcher, plus calmement, triturant mon portable pour seule occupation quand une voiture bien connue s'arrête juste à côté de moi, Mike m'ouvre la porte l'air inquiet ;

- Dis moi tout.

- Plus tard. Dis-je en me recroquevillant sur le siège.

Mike ne dit rien, il voit simplement à ma mine qu'il n'obtiendra rien de plus pour le moment. Il pose un plaid sur moi et essuie une larme qui coule sur ma joue puis le moteur démarre à nouveau et je ferme doucement mes paupières.

OoOoO

J'ouvre lentement les yeux, une faible lumière me parvient au travers des rideaux, une lumière artificielle, sans doute un lampadaire, signe que la nuit est tombée. Ma tête est posée sur un oreiller et une petite couverture est sur moi, Mike m'a sans doute portée jusqu'à sa chambre puisque ce n'est pas la mienne. Je m'étire faisant craquer mes os et me redresse lentement. Mon Mike est assis sur un fauteuil en pleine lecture d'un roman, policier je suppose à en voir la couverture, il remarque que je me suis réveillée et vient s'asseoir à côté de moi posant une boîte de mouchoir pleine à mes côtés. Je souris, il me connait par cœur..

- Racontes mon amour.

Il est sans aucun doute mon meilleur ami dans la fédération, ça c'est simplement fait au feeling, je suis allée vers lui, il est allé vers moi on ne pouvait que se rencontrer. Il m'a accueilli mieux que quiconque, à appris à me connaitre autant que j'ai appris à le connaitre lui, nous sommes vite devenus inséparables, comme les doigts de la main, comme si nos cœurs étaient liés et comme si nous étions faits pour être amis. Il est mon confident et je suis la sienne, nous ne nous cachons jamais rien, et il n'y a aucun secret entre nous. Il me regarde avec ses yeux gris/verts profond, comme deux diamants perdus. Ce regard me dit qu'il ne me lâchera pas tant qu'il ne saura pas ce qui m'a fait pleurer.

Je me suis allongée, triturant les boucles de mes cheveux et lui ai conté mon après-midi, donnant tous les détails nécessaires ou non, racontant notre baisé, ma fuite et ces larmes si chaudes qui coulaient sur mes joues. Quand j'ai enfin fini mon long monologue Mike me regardait dubitatif ;

- Ouais.

- ...

- T'es dans la merde si je comprends bien ?

- C'est ça, jusqu'au cou.

- Qu'est-ce que tu comptes faire ?

- J'en sais rien mon chou. Qu'est-ce que je devrais faire ?

- Lui parler.

Et sans dire un mot de plus il m'a pris dans son étreinte si douce et forte à la fois pour calmer les sanglots qui m'agitaient de nouveau.


Voilà c'est sur cette note plus ou moins directe que je vous laisse en plan ! :D

N'hésiter pas à me dire ce que vous en avez penser, que ce bon ou mauvais des avis ne font jamais de mal ! :-)

Merci encore d'avoir lu :p