Coucou ! o/
Tout d'abord j'aimerais remercier toutes celles (et ceux ?) qui me laissent leurs reviews, Jane Brooks (qui oublie son propre surnom ._.), xx-drhousedu31-xx et les autres ça fait vraiment plaisir de les lire et ça me donne envie de continuer ;p
Je suis plus ou moins contente de ce chapitre, dans lequel on rentre dans le point de vue à mon bébé d'amour, l'homme de la vie, le magnifique, le grand, l'illustre Shawn Michaels *Q*
En tout cas je vous souhaite une bonne lecture :D
Chapitre 5
*Point de vue Shawn*
Deux semaines. Deux longues semaines que je ne fermais plus l'œil, et deux très longues semaines s'étaient écoulées depuis .. notre incident à Alya et moi. Qu'avais-je fait ? C'était la question qui revenait en boucle dans mon cerveau, j'étais incertain sur tout ce qui m'avais guidé auparavant, je ne sais plus qui je suis. Cela fait deux semaines que je passe mon temps, nuit et jour à me reprocher mes actes, à me dire ce que j'aurais dû faire ou non pour ne pas me retrouver dans ma situation si inconfortable.
Je la revois encore, assise au-dessus de moi, ses deux yeux me transperçant comme de la braise, ses longs cheveux effleurant ma peau au rythme de sa respiration, ses doigts caressant mon torse avec une infime douceur et sa main jouant avec la mienne. Elle était d'une perfection troublante. Car elle était sublime, douce, drôle, généreuse, magnifique, adorable. Le monde ne comptait pas assez d'adjectifs pour la décrire.. Enfin si, elle était, indescriptible. Nous aurions pu en rester là, à quelques gentilles caresses mais elle m'avait embrassé et j'avais fait de même. C'était comme si une violente brise avait fait s'envoler nos esprits, je ne pensais plus à rien, seule la profondeur de son regard me captivait, me faisant ainsi oublier tout le reste. J'étais fasciné par ses yeux et uniquement ses yeux et elle se perdait elle aussi dans les miens. Nous étions comme deux aimants se rapprochant lentement, mais inévitablement, attiré par le champ magnétique qui émanait de chacun d'entre nous. Jusqu'à ce que nos lèvres se rencontrent, nous laissant recouvrir nos émotions. Puis elle était partie en courant. Je l'avais laissée partir de toute façon avais-je le choix ? Mais il fallait que je réfléchisse alors j'avais appelé Mike, pour qu'il s'en occupe.
Quand j'avais vu Hunter je lui avais tout dit, de a à z. Il me l'avait demandé, si je l'aimais ou non, et j'avais été incapable de lui répondre, mes mots restants coincés dans ma gorge. Avant de partir, il m'avait dit de prendre mon temps pour réfléchir car la décision que je prendrais serait irréversible.
Et ça faisait deux semaines que je réfléchissais. Pourquoi la vie était-elle si compliquée ? Quinze années et de nombreux engagements en moins et je serais parti avec elle. Parce qu'elle avait quelque chose que Rebecca n'avait pas et n'avait jamais eu. Pourtant j'aime ma femme et plus que tout j'aime mes enfants alors pourquoi se compliquer l'existence avec une jeune femme possédant la vie devant elle. Rebecca, Cheyenne, Cameron ils sont ma vie, ma famille ma raison d'être. Ils m'ont sauvé, sans eux je ne saurais peut-être plus là ou bien en piteux état, j'ai reconstruis ma vie grâce à eux, je ne peux pas détruire ma propre vie en détruisant par la même occasion les êtres que j'aime.
Des gouttes de sueur perlent à mon front. Parce que j'ai peur. Je me retourne dans mes draps, changeant de côté à l'oreiller pour retrouver un semblant de fraicheur, Rebecca à mes côtés lâche un petit grognement dans son sommeil. J'ai peur de l'avenir. Non, non je n'ai aucune raison d'être avec Alya. Pourtant je sens un .. obstacle qui m'empêche de simplement aller la voir et lui dire de tout recommencer. Cet obstacle je pense pouvoir lui donner un nom ; l'amour. Je contemple la silhouette si raffinée de Rebecca, je l'aime, mais Alya, elle est si différente, je n'ai jamais croisé une femme avec une force pareille dans ses actes pourtant elle n'est pas une femme, ce n'est encore qu'une enfant. Elle a une détermination sans failles, que ce soit dans son sourire, dans son regard, dans ses paroles ou dans ses gestes. Elle a quelque chose de plus. Qui fait que je la veux. Qui fait que mon cœur s'emballe quand je pense à elle. Était-ce un crime de suivre son cœur ? Je suppose si l'on est marié. Je suis pieds et poings liés, j'aimerais réparer mes torts mais les réparer voudrait dire abandonner Alya, et laisser mes erreurs telles qu'elles sont voudrait dire trahir Rebecca. De courtes vibrations animent mon téléphone, je tends une main fatiguée et cligne des yeux quelques secondes tant la lumière m'agresse pour enfin parvenir à lire les lettres digitales ; « Un appel entrant - Alya »
Je ne réfléchis pas une seule seconde, sortant sur le balcon et décrochant par réflexe et habitude, la lune est pleine et oriente l'ombre des arbres sur le sol, des frissons parcourent ma peau mais je n'y prend pas garde uniquement concentré sur tout ce à quoi je viens de penser et tout ce que je dois dire.
- Aly' ?
- Tu sais, je crois que normalement la formule c'est " Allô ". Rigola timidement mon interlocutrice.
- Ce petit rire clair m'avait tellement manqué, tu peux pas savoir. Tu t'es enfin décidée à me rappeler.
- Oui, enfin. Tu aurais pu me rappeler aussi toi.
- C'est vrai, mais ..
- Mais sous tes grandes allures de briseur de cœurs tu es digne d'un gosse de dix ans en réalité.
Je rigole à sa raillerie et me rend compte à quel point ses blagues à un sou et le ton de sa voix m'ont manqué.
- Tu es toujours là ?
- Oui oui.
- Qu'est-ce que je disais, tu attends que ce soit moi qui commence, c'est ça ?
- Oui.
- Merci pour ton soutien. Shawn, je m'en veux terriblement, et je ne sais pas quoi te dire, quoi faire, je suis .. perdue et toute seule .. Et ..
- Pourquoi, pourquoi tu m'as embrassé ?
- Je n'en ai strictement aucune idée. Je me suis sentie perdue et j'ai perdu le contrôle je crois. Comme si mes gestes ne m'appartenaient plus. Ou bien sinon, j'ai voulu réaliser mon fantasme d'ado. Ajouta-t-elle en riant doucement. Et toi ?
- Je sais pas. Parce que.. Parce que je ne sais pas.
- On est très avancés dis donc.
- Je ne te le fais pas dire. Aly' ?
- Quoi ?
- Je veux que l'on se voie.
- Tout de suite ?
- Oui.
- Tu peux venir, j'allais partir mais je peux rester un petit moment, ça ne me dérange pas
- J'arrive alors.
J'attends le bip sonore m'indiquant qu'elle a raccroché avant moi avant de rentrer discrètement dans la chambre pour m'habiller. Rebecca dort toujours paisiblement, recroquevillée sur elle-même et sa tête blonde reposant sur ses mains, j'observe sa silhouette se soulever à un rythme calme en me sentant coupable de presque faire le mur pour rejoindre Alya. Je sors dans le couloir, marchant à pas feutrés pour faire le minimum de bruit quand j'entends un léger grincement de porte.
Je fais demi-tour et vois Cheyenne sur le palier de sa chambre, habillée d'un pyjama représentant des loups dans la neige, un lapin en peluche dans son bras droit et l'index de sa seconde main dans la bouche, elle me fixe de ses beaux yeux bleus avec un air inquiet. Je reviens sur mes pas et vais m'accroupir devant elle, caressant les boucles de ses longs cheveux roux. Sa peau si pâle et douce m'évoque inlassablement une fragile poupée en porcelaine et c'est avec un soin minutieux que je pose ma main sur son menton détaillant les adorables petites tâches de rousseur qui parsèment élégamment son front et ses pommettes.
- Tu ne dors pas encore ma poupée ?
- Je me suis réveillée, tu vas où ? me marmonne-t-elle d'une voix ensommeillée.
Je la hisse dans mes bras et elle niche sa tête dans le creux de mon cou alors que je la ramène dans sa chambre, la déposant délicatement sous les draps de son lit ;
- Papa va prendre l'air dehors, ne t'inquiètes pas. Rendors-toi ma petite puce.
- Je t'aime Papa.
- Je t'aime aussi Cheyenne, fais dodo.
OoOoO
Je suis arrivé dans le stade où s'était produit le show une petite demi-heure plus tard, passant par les coulisses qui étaient pratiquement déserts et fantomatiques après l'agitation de la soirée. Seuls quelques agents du staff de nuit étaient encore là, quelques-uns assis sur les caisses qu'ils devaient ranger buvaient un café pour se réchauffer et d'autres s'affairant à leur travail pour rentrer chez eux ou bien à l'hôtel le plus rapidement possible. Un air frais, presque glacial régnait dans les couloirs si bien que des voluptes de fumée sortaient de ma bouche ou de mon nez à chacune de mes expirations.
Je me suis directement dirigé vers l'entrée de l'arène, sans prendre le temps de m'arrêter dans la lodge des divas. Mon cœur s'est mis à battre plus fort et distinctement quand j'ai de nouveau foulé cette fameuse rampe d'accès au ring, non seulement parce qu'elle m'évoque tant de souvenirs plus beaux les uns que les autres mais aussi parce qu'Alya se trouvait au bout une moitié de son corps allongé sur le tapis du ring et l'autre moitié en fragile équilibre dans le vide sa main et sa jambe droites caressant doucement le sol, et la tête en pleine contemplation du plafond.
J'ai toussoté pour l'avertir de ma présence et dans un hoquet de surprise elle a perdu son fragile équilibre et est tombée sur les tapis disposés autour du ring. Je n'ai pas pu retenir le rire naissant dans ma gorge lorsqu'elle s'est relevée difficilement elle aussi riant à grands éclats.
- Quand tu auras fini de te moquer de moi on pourra peut-être parler sérieusement. M'a-t-elle dit, riant encore et essuyant les larmes de rire qui avaient coulé sur ses joues.
- Quand tu auras fini de te moquer de toi oui on pourra.
- C'est fait. A-t-elle souri.
Je me suis rapprochée d'elle, elle portait un large pull tombant asymétriquement plus bas que son bassin, un legging beige et des bottes montantes. Un sourire s'est dessiné sur mon visage en constatant le style excentrique de la jeune femme, ses longs cheveux ébouriffés lui rajoutant un côté sauvage qui contrastait avec ses traits d'enfants sages.
- T'as quoi à me regarder comme ça toi hein ?
- Rien. Je veux pas dire mais on était censés parler sérieusement et t'as tout foiré avec ta chute.
- Désolé. Tu sais Shawn, je réfléchissais avant que tu viennes me déranger et je me suis avoué un truc pas facile à s'avouer.
- Un truc ?
- Que je t'aime.
« Il faut qu'on oublie cette histoire, que l'on recommence à zéro, que tout redevienne comme avant, que toi et moi soyons à nouveau amis » Je m'attendais à toutes ces possibilités mais surement pas à celle-ci. Que devais-je dire à ça ? À ces deux syllabes qui font s'envoler toutes vos certitudes si durement acquises.
- Shawn ?
Ses yeux bruns dans lesquels quiconque pourrait se perdre me lancent un regard inquiet, presque triste et sa jambe droite frappe le sol régulièrement en attendant ma réponse.
- Je crois que moi aussi.
- Tu crois où tu es sûr ?
Je baisse les yeux et me remémore ces deux semaines passées sans sommeil, mon imagination hantée par la femme qui se tient devant moi, tous mes doutes quant à l'amour que je porte pour ceux qui m'entourent et relève mon regard vers celle qui sans le vouloir à tout chamboulé. Oui, ça ne fait aucun doute. Il n'y a qu'un seul sentiment capable de détruire toutes les certitudes d'une vie.
- J'en suis sûr. Je t'aime.
Je la contemple de bas en haut, elle est sublime. Elle penche la tête et m'observe comme si je n'étais qu'une faible proie, et elle n'a pas tort, je suis entièrement à sa merci. Je la fixe moi aussi ne voulant pas perdre à ce jeu de regards, ses yeux semblent me brûler tant son regard est empli de chaleur. Elle s'approche de moi posant délicatement sa main sur mon torse et passe son autre bras derrière ma nuque rapprochant ma tête de la sienne. Ses lèvres se rapprochent des miennes jusqu'à ce que je me retrouve collée à elle échangeant un fougueux baiser.
Elle se sépare enfin légèrement de moi, j'en profite pour reprendre mon souffle alors qu'elle embrasse doucement mon cou, je me dégage de son étreinte, elle me regarde toujours avec son regard si brûlant et me souris élégamment mordant sa lèvre inférieure. Je rigole en me rendant compte que ce regard fait de moi son valet et que cette "enfant" à plein pouvoirs sur moi. Je prends sa main et commence à parler.
- Il faut que personne ne sache pour nous. À cause de Rebecca.
- Je comprends, Mike est déjà au courant.
- Et Hunter aussi, nous n'avons qu'à leur dire que c'est régler et que nous repartons de zéro.
- D'accord.
Elle se rapproche de moi, la sensation de sa petite main dans le creux de la mienne me donne des papillons dans le ventre, j'ai l'impression de me tenir à côté de mon premier amour du lycée, comme si d'un coup je perdais trois décennies de ma vie pour me retrouver jeune et " innocent ". Je n'ose même pas imaginer à quel point je dois avoir l'air stupide à sourire bêtement en sa compagnie. Je dois sans doute ressembler à un enfant à qui on vient d'offrir le cadeau qu'il attend depuis des mois. Pourtant Rebecca ne me sors pas de l'esprit et je ne peux cesser de me dire que je la trahis. Sans le vouloir je resserre l'étau de ma main autour de la sienne, inquiet. J'ai l'air si stupide à sourire bêtement en parlant avec elle, comme serait un enfant de six ans si son amoureuse venait de lui dire " Oui ".
Elle s'arrête et me sert à son tour la main plus fort qu'il ne faudrait en me lançant un regard autant empli d'amour que de sérieux.
- Tu réfléchiras à Rebecca plus tard, ici, en ce moment tu es avec moi, tu es à moi et tu n'aimes que moi. Et à cet instant précis, il n'y a qu'une seule femme de ta vie et c'est moi.
En premier lieu ; ne me tuez pas pour la blague "Aly ?" "Allo" Je sais c'est un jeu de mots totalement pourri mais ça m'a fait avoir un bon fou-rire quand je l'ai écris ._.
En deuxième lieu je suis contente parce que c'est mon chapitre le plus long jusqu'à présent (et il ne fait que 2 500 mots et quelques T_T) mais bon je suis toute fière quand même \o/
Et puis je l'avoue j'ai bien aimé imaginer Shawn qui ne peut s'empêcher de penser à mo.. à Alya :3
N'hésitez pas à donner votre avis et à bientôt :D
