Coucou ! :D

Voilà mon septième chapitre, j'avoue que je l'aime assez, à vous de me dire si j'ai raison ou non :P

Je remercie encore une fois celles qui me laisse des reviews, on ne peut pas me faire plus plaisir, xx-drhousedu31-xx et ses gentils et encourageant reviews, remplis de bonnes idées et ma co-écrivaine (quand elle pointe le bout de son nez, et c'est rare ._.) Jane Brooks, que j'adore et qui me donne des formidables idées elle aussi (bah oui c'est ma co-écrivaine) au passage je vous invite à passer voir sa fic à elle :P

Oulala je blablate un peu trop donc ; Bonne lecture :)


Chapitre 7

*PV Shawn*

*Flashback*

La nuit est maintenant tombée depuis longtemps laissant les étoiles percer le ciel de leur éclat lumineux. Je suis ici, assis sur ce banc, dans le froid de l'hiver qui arrive depuis maintenant près d'une heure mais j'attends, m'emmitouflant du mieux que je peux à chaque nouvelle rafale de vent. J'attends Hunter et sa légendaire ponctualité mais aussi ses si précieux conseils. Je ferais peut-être mieux de rentrer dans le bar où nous nous sommes donné rendez-vous mais je n'en ai pas envie. Alors que j'observe la lune qui se reflète si élégamment dans les vitrines d'en face, je vois enfin mon meilleur ami, celui que je considère comme mon frère de cœur arriver au coin de la rue marchant tranquillement ses mains dans ses poches. Il me lance un sourire en m'apercevant et accélère son pas pour me rejoindre au plus vite.

- Désolé du retard. Me dit-il simplement en ouvrant la porte du bar, pressé de se réchauffer, je le suis en soupirant ; il est incorrigible.

L'atmosphère du lieu est si douce et chaleureuse et j'hume avec plaisir ce parfum que je connais tant. C'est presque mon bar ici. Celui dans lequel j'allais me soûler avec mes collègues, Marty, Kevin, Hunter, Chris, je pense que tout le monde y est passé. Nous nous asseyons sur des tabourets disposés autour d'une table surélevée plus ou moins cachée par une plante verte.

- Ça faisait longtemps. Souris Hunter.

- La dernière fois qu'on s'est vu ne date même pas d'une semaine t'as Alzheimer ou quoi ?

- Je disais, ça fait longtemps que tu ne m'as pas demandé de venir ici pour te confier à moi en te soûlant.

Je rigole à sa raillerie en me rendant compte que je suis déjà en train de boire l'une des bières que le propriétaire nous a amené.

- Qu'est-ce que je disais ! Alors dis tout. M'encourage-t-il en ouvrant lui aussi sa bière.

- C'est Alya.

- La petite fille prodige. Raconte vieux frère.

- Tu te rappelles, je t'avais déjà expliqué la fois où on s'était embrassés. Au Smackdown dernier on s'est réconciliés on a parler, longtemps et on sort ensemble en quelque sorte..

Je vois une lueur de surprise traversée son regard puis une amusée. Je bois une gorgée dans ma bière avant de continuer.

- Le problème c'est que je l'aime, Alya. Et Rebecca aussi.

- Et tu veux faire quoi ?

- Mais j'en sais rien moi, c'est toi qui es censé me dire quoi faire je te rappelle.

- Tu sais ce que je pense ?

- Non je ne sais pas mais dis-le-moi.

- Tu aimes les deux, l'une est ta femme avec qui tu as eu deux enfants l'autre sort tout juste de l'adolescence. Et tu te tortures pour savoir qui tu aimes le plus. Si tu doutes tant que ça alors que Rebecca est le choix logique de l'histoire c'est que tu dois vraiment l'aimer la Alya. Peut-être plus que Rebecca.

- Comment ça ?

- Putain faut que je te ramène sur un ring toi tu deviens bouché. Se moque-t-il de moi avant de continuer ; Rebecca porte ton alliance et est la mère de tes deux enfants, Alya à côté de ça n'est rien. Et pourtant tu hésites. Que peut-on en déduire ?

Je commence à comprendre ce qu'il veut me dire et le pire c'est qu'il n'a pas tort.

- Que j'aime Alya au moins autant voir plus que Rebecca. Mais, mettons que j'aime plus Alya je dois quitter Reb' et mes enfants pour elle ?

- C'est pas à moi de voir ça mec. Je peux pas t'aider plus que ça je peux pas prendre une décision aussi importante à ta place.

- Mais tu ferais quoi toi ?

- Putain je sais pas Shawn. Tu sais quoi ? T'as plus 20 ans mec. Fonce vers celle que tu aimes le plus sinon tu le regretteras toute ta vie !

*Fin du Flashback*

La conversation que nous avons tenu, Hunter et moi repasse en boucle dans ma tête. Encore et encore, m'obligeant inlassablement à me remettre en doute. J'étais bien conscient que mon meilleur ami n'aurait pas pu m'aider tant que ça mais je m'attendais à ressortir de se bar avec une réponse. Non pas un semblant de réponse. La suite de notre soirée avait laissé le sujet en plan et Hunter, par ses blagues me faisant toujours aussi rire et son sourire niais qu'il est impossible de lui retirer ont suffit à me faire passer le reste de la soirée presque serein. Presque. En fait, finalement je l'avais ma réponse mais est-ce que j'aurais le cran de la donner ? Est-ce que j'aurais le cran d'aller voir Rebecca, de tout lui avouer, de sortir de ma maison en sachant que je n'y rentrerai peut-être plus, d'abandonner Cheyenne et Cameron. J'imagine déjà ma splendide petite fille rousse me demander pourquoi je ne suis plus là et pourquoi je ne vais plus la voir tous les soirs pour lui raconter son histoire.

Un bruit métallique me sort de ma léthargie et à nouveau je sens le mur glacial sur lequel je suis adossé. J'ouvre mes yeux jusqu'à présent fermés, une minuscule larme a coulé sur ma joue je la chasse d'un coup de main rageur et regarde ce qui a provoqué ce bruit. Alya. Elle a fait tomber sa canette de soda sur le sol. Elle est dos à moi. Sa tenue de catch laisse son dos pratiquement nu et je détaille ses os sous sa peau magnifiquement bronzée, elle tend son bras pour attraper ses bottes de combat et je remarque qu'elle tremble affreusement.

- J'ai peur Shawn. Me dit-elle en se retournant.

Son visage est fermé, pâle et j'avoue ne pas comprendre sa réaction. Il n'y a pas à avoir peur, elle connait maintenant les secrets de ce métier.

- Je vois.

Un faible sourire s'échappe de son visage tendu ;

- Tu n'as que ça à me dire pour me réconforter ?

- Je connais une autre méthode mais je doute que nous ayons le temps.

Elle me lance la serviette qui est autour de son cou en comprenant mon sous-entendu et se rapproche de moi. Ses derniers tremblements se calment lorsqu'elle pose sa main sur mon torse me provoquant malgré moi des frissons. Je prends ses poignets et les place dans ma nuque l'enlaçant comme si elle n'était qu'une petite fillette et je constate que ses muscles ne sont plus crispés, au moins j'ai plus ou moins réussi à la calmer. Je caresse son menton avec mon index et mon pouce et finis par poser mes lèvres sur les siennes, tellement lisses et douces. Hunter a raison. Si je ne vis pas ce que je dois vivre avec Alya je m'en voudrais toute ma vie. Elle s'écarte de moi les yeux levés vers moi, une lueur gênée dans le regard en mordant sa lèvre inférieure. Elle se fait tellement désirable qu'elle pourrait me rendre fou. Son seul regard serait capable de me mettre à genoux pour elle. Sa petite main se glisse dans la mienne et elle me mène jusqu'à la porte de sa lodge.

Je me vois obligé de lâcher discrètement sa main dès que nous croisons du monde dans les couloirs qui malheureusement pour nous sont bondés, nous arrivons enfin à l'entrée de l'arène. La jambe d'Alya frappe le sol avec des petits et rapides coups et je la vois recommencer à trembler. Je tourne la tête pour m'assurer que personne ne pourrait nous voir et faisant semblant d'échanger une accolade amicale je lui vole un discret et doux baiser dans l'espoir de la détendre. Elle me lance un regard effaré qui passe ensuite la salle au peigne fin de peur qu'on nous ai vu. Je souris. Elle n'a pas grand chose à perdre si quelqu'un apprend que nous sommes ensemble pourtant elle prend garde à garder notre relation secrète, pour moi. Elle veut me garder le plus longtemps qu'elle pourra. Un agent du staff vient m'obliger à me séparer de ma somptueuse maitresse. J'offre un dernier sourire encourageant au regard perdu et inquiet que me lance Alya avant de la voir disparaître dans l'arène.

*PV Alya*

Les flashs, le bruit, ma musique que j'entends se couper pour laisser place à celle de mon adversaire et le brouhaha du public. J'y suis bel et bien. Les Survivors Series, mon premier Pay-Per-View, et j'y ai mon match de championnat. D'habitude me retrouver sur la rampe m'aurait fait oublier tout le stress, mais pas cette fois-ci. Seule l'image du dernier sourire que Shawn m'a lancé parvient à quelque peu recadrer ma respiration et à calmer les battements de mon cœur. Je prends peu à peu conscience à ce qu'il y a autour, Natalya est sur le ring, Justin Robert aussi, toujours souriant, un arbitre nous rejoint et brandit bien haut la ceinture de mon amie canadienne.

J'enlace la championne, comme marque de respect et d'amitié puis la cloche sonne et je cours vers Natalya. Nous nous échangeons quelques coups d'avant-bras et de pied en guise d'ouverture puis je la projette dans les cordes, je saute au-dessus d'elle d'un bond impressionnant et la récupère avec un back-breaker brisant son dos sur mon genou. La blonde se relève en me regardant rageusement, quelques coups de pieds dans les côtés me font reculer jusqu'au coin, sonnée. Elle me hisse sur le coin et malgré mes tentatives pour la contrer, nous fait tomber sur le tapis du ring avec violence. Ses cheveux blonds tombent dans ma figure alors qu'elle essaye de me faire un tombé, l'arbitre à tout juste le temps de taper une fois au sol que je me relève déjà et passe mes bras autour de la taille de Natalya lui assénant trois violentes germans-suplex. Natalya reprend le dessus et me porte un étranglement, au bout de quelques minutes je sens mon souffle se ralentir et mes gestes devenir plus lourds je cherche d'abord les cordes puis trop loin d'elles essaye de me relever en frappant le sol de mon pied pour amener les fans à m'encourager. Je réussis finalement à remettre sur mes pieds et projette mon adversaire dans les cordes et la frappe d'un enzuigiri dans toute ma splendeur.

Je retombe violemment sur le sol, le souffle court, les dix minutes de combat que nous avions planifiées sont maintenant passées et c'est maintenant à moi de jouer, je roule jusqu'aux cordes, l'arbitre me lance un regard approbateur et je me dirige vers Natalya, encore sonnée. Je m'accroupis d'abord à côté de sa tête et passant ma main dans ses cheveux je murmure un « Je suis désolée » bien visible aux yeux du public, un sourire narquois aux lèvres, puis je me relève et me place au niveau de ses jambes, en saisissant une dans chacune de mes mains. Je les croise sur ma cuisse et me retourne sur moi-même resserrant un maximum ma prise. Sharpshooter. J'entends quelques cris stridents dans mon dos de la part de la canadienne et resserre encore l'étau je souris à l'arbitre et il quitte le ring rapidement hurlant de faire sonner la cloche. Je lâche enfin la prise, laissant une Natalya sonnée sur le ring quand j'entends le bruit métallique de la cloche, l'arbitre revient vers moi souriant et me tend ma ceinture ainsi qu'un micro. Je pose fièrement la ceinture des divas qui m'appartient désormais et lance un regard mauvais à la foule.

- Le Cleveland Screwjob. Personnellement je trouve que ça sonne bien, pas vous ? Battre une diva si pathétique dans une ville qui l'est tout au temps pour un titre si prestigieux qui ne méritait pas d'être portée par une diva si faible que Natalya, je suppose que vous êtes heureux de me voir championne.

Le public me hue à plein poumons j'ai toucher le point faible qu'il faut exploiter, le patriotisme. Rien de mieux qu'insulter la ville de la foule pour les énerver. C'est ce que m'a appris Trish et je ne peux qu'approuver, les exemples se trouvent par légions.

- Natalya, tu as réellement cru que j'avais une once de respect pour toi ? Tâche de ne plus refaire cette erreur. Finis-je en riant.

Je jette le micro au sol et descends élégamment du ring. Me dirigeant vers les coulisses sous les hurlements du public, je vois sur l'écran du titantron une Natalya qui se relève peu à peu folle de colère en criant de toutes ses forces et la foule qui l'accompagne avec ardeur. Je pense pouvoir dire que oui, mon heel-turn est réussi. La rage que je vois dans les yeux de mon amie et adversaire du soir semble si réaliste que j'en suis moi-même bouchée bée, puis sans me retourner, je quitte l'arène laissant le public enrager contre moi.

J'ai à peine posé le pied sur le sol froid des coulisses qu'une masse blonde me saute déjà dessus, Maryse m'enlace si fort que je finis par ne plus toucher le sol, elle me berce de longues minutes alors que des larmes de joie coulent sur mes joues puis finit par légèrement desserrer son étreinte et par m'essuyer le visage.

- Bravo ! Je suis tellement contente pour toi ma puce ! Me murmure-t-elle dans l'oreille.

Elle me lâche enfin alors que Natalya fait à son tour son entrée dans les coulisses je me dirige vers elle pour la prendre dans mes bras. La petite blonde me chuchote des félicitations et je la serre fort dans mes bras la félicitant elle aussi pour notre match. Je passe de bras en bras dans tous ceux qui me sont chers, tous ceux que j'ai appris à connaitre depuis ces nombreuses semaines. Il serait convenable de les nommer par le terme collègues, mais non ils sont mes amis. Je suis là, les joues maculées de mon mascara, changeant de paire de bras toutes les minutes et je suis tellement bien. Vient le tour de Mike, mon meilleur ami, je me rends compte que nous n'avons pas été très proches depuis longtemps par manque de temps pourtant je sais qu'il sera toujours, toujours là pour moi, dans quelconque situation il prendra toujours soin de moi. Il m'enserre dans son étreinte si douce et familière et j'hume son parfum si agréable qui titille doucement mes narines, sa main caresse et défait les quelques nœuds de mes cheveux et il m'embrasse le front avec joie.

- Tu peux pas savoir à quel point je suis heureux pour toi mon amour. Me murmure-t-il dans l'oreille.

Je n'ai même pas le temps de lui répondre par des remerciements que je sens mes pieds décoller du sol et lance un regard terrifié à Mike qui semble surpris mais affiche une lueur amusée sur son visage. Je tourne difficilement la tête pour voir qui me porte et aperçois la tignasse rousse de Stephen. Je soupire.

- Stephen. Repose-moi tout de suite s'il-te-plait.

Il rigole devant mon air faussement blasé et après m'avoir serré fort dans ses bras et avoir déposé un baiser sur mon nombril pour je ne sais quelle raison il me lâche enfin, me laissant toute liberté de mouvement, j'ébouriffe ses cheveux en tant que piètre vengeance et m'éloigne de lui. Avec le temps que j'ai passé dans les bras de Mike puis de Stephen, la pièce est bien vidée. Je ne veux pas fêter ma victoire ce soir, Shawn m'a donné un délai jusqu'à ce soir et je veux trouver une solution le plus tôt possible, ce soir, si nous y parvenons. S'il doit me quitter pour retourner avec sa famille, alors autant que je sois fixée rapidement pour ne pas me faire trop d'illusions. J'aperçois justement l'homme qui fait battre mon petit cœur et triturant mes doigts je m'approche doucement de lui.

- Tu étais sublime. Me complimente-t-il avant même que je n'ai pu lui dire quoi que ce soit.

Et sans dire un mot de plus il me prend la main, me tirant jusqu'à ma lodge. Il referme le verrou de la porte derrière nous dans un cliquetis métallique et je vais m'asseoir sur une des grosses caisses de matériel. Lui fait de même et se retrouve en face de moi, à quelques centimètres seulement de mon visage. Je détaille ses traits qui une fois assemblés ensemble forme la beauté de son visage, ses joues creusées avec les pommettes bien haut, son front dégagé parsemé de quelques rides, son menton parfaitement taillé et ses lèvres si douces qui forment parfois ce sourire enjôleur ayant fait craquer des millions et des millions de femmes, voir peut-être d'hommes dans le monde, moi y compris. Un silence glacial s'installe entre nous alors que lui aussi semble me détailler, une lueur de tristesse dans les yeux. Lueur qui m'inquiète au plus profond, je ne veux pas qu'il me quitte. Son regard est toujours porté sur moi, mais perdu et je commence à m'inquiéter, portant mes doigts à ma bouche pour ronger mes ongles.

- Je vais quitter Rebecca.

Mon cœur manque quelques battements à l'entente de ces mots et je m'empourpre à toute vitesse.

- Pourquoi tu rougis ? Me demande Shawn quittant son ton si froid pour retrouver un peu d'amusement dans sa voix.

- Parce que tu comptes quitter ta femme pour moi. Tu ne devrais pas Shawn..

- Pourtant c'est ce que tu espérais il y a quelques secondes.

- Être avec toi, pouvoir te tenir la main dans la rue, devant mes collègues, mes amis, t'embrasser en rentrant dans les coulisses après mon match devant tous les agents du staff, c'est ce que je veux le plus au monde. Mais assures-toi que tu es bien prêt à faire ce sacrifice. Moi je n'ai rien à perdre alors que toi, si.

- C'est toi que j'aime le plus. Je n'ai jamais aimé une femme autant que toi, que ce soit parmi toutes ces conquêtes de jeunesse, mon premier amour ou Rebecca il n'y a que toi qui te démarques, que toi pour qui mon cœur s'est mis à battre autant. Que toi pour qui je suis prêt à faire d'énormes sacrifices.

- Ne brise pas ta vie pour moi Shawn ! Tu veux ne plus voir Cheyenne, ne plus voir Cameron ? Tu aimes ta femme ! Elle est divinement chanceuse de t'avoir et elle t'aime plus que tout !

Je me rends compte que j'essaye de le convaincre de me quitter. De me quitter moi pour rester avec Rebecca, c'est totalement contraire à mes sentiments. Je veux vivre avec lui, l'aimer et montrer mon amour à tout le monde, mais sa famille est autant un obstacle qu'une victime. Des larmes montent à mes yeux et je sens mon front et mes pommettes bruler. Je veux pleurer. Je ne sais pas pourquoi, mais ça semble tellement impossible, je le veux avec moi mais je ne veux pas le briser. Je devrais accueillir la nouvelle en souriant, en riant, euphorique de savoir que maintenant il est vraiment à moi, mais non. Je me suis promis de penser à lui et sa famille et je ne vais pas m'arrêter maintenant. Alors que des larmes perlent au bord de mes yeux j'entends le rire de Shawn et me retourne surprise vers lui.

- Je veux par amour quitter ma femme et par conséquent ma famille et tu veux par amour m'empêcher de faire ce sacrifice, c'est un comble tu ne trouves pas ?

Je rigole moi aussi à contre cœur en constatant quel comble cela fait comme il dit et je renifle bruyamment, il passe son doigt sur ma joue pour essuyer mes larmes.

- Je t'aime Alya. Je parlerais à Rebecca quand le bon moment sera venu, nous sommes des adultes et nous trouverons bien un accord.

- Shawn, réfléchis encore un petit peu avant, d'accord ? Je t'en supplie, tu ne peux pas tout laisser sur un coup de tête !

- Mais je t'aime.

- Et moi tu crois quoi ? Je t'aime aussi. Mais réfléchis bien avant de faire quoi que ce soit.

Nous nous fixons dans les yeux un long moment, durant l'un de ces regards qui vaut tous les mots, qui remplacent la voix et les caresses, ces regards dans lesquels on ne voit rien d'autre qu'un amour fou. J'ai envie de faire tout et n'importe quoi lorsque je le vois. De courir, de crier, de danser, de chanter, de sauter, je ne me contrôle plus, ni mes joues qui s'empourprent au moindre compliment, ni mon cœur qui bat tellement fort que j'en ai mal à la poitrine et encore moins ma respiration qui s'accélère comme si je venais de courir le marathon de New York. Je ne savais pas qu'il était possible d'aimer quelqu'un de la sorte. Et je ne savais pas non plus qu'il était possible que quelqu'un m'aime comme cela. Il est si parfait, que ce soit son cœur, sa façon d'être ou son corps. Ses yeux si perçants, et ses lèvres.. Ses lèvres sont si parfaites, pas une seule gerçure venant les abimer, rien qu'une lisseur incomparable. Oui, il est juste d'une perfection troublante. Shawn semble aussi me détailler, se délectant de chaque parcelle de mon visage, puis enfin après un long soupire que nous poussons tous les deux au même moment, il se lève et va prendre mes affaires.

- Change toi vite.

J'obtempère et prends la pile de vêtements que mon amant me tend. J'enfile rapidement la robe beige en laine que j'ai prévu ainsi que des collants de la même couleur. Shawn s'accroupit à mes pieds et me passe mes bottines en cuir noir aux pieds comme si j'étais Cendrillon et lui le prince charmant. Il reste quelques minutes à me regarder droit dans les yeux, les siens d'un vert-gris luisant, une main à caresser ma cuisse et un genou posé au sol puis se redresse et me dépose un baiser sur les lèvres.

- Je dois y aller je t'aime.

Je reste assise et le regarde, mes yeux brillants d'un feu passionné. Après un dernier et tendre baiser il s'en va, laissant la porte se fermer elle-même dans un long grincement. Une fois la porte refermée, le silence m'apaise après l'ébullition du stade et je baille en étirant mes bras et mes jambes. J'ai peur, j'ai envie de pleurer, je stress et je me pose mille questions, mais pourtant je me sens étrangement bien, comme si cette discussion, bien que n'aboutissant à pas grand chose, ai levé un voile qui semblait empêcher mon petit cœur de s'épanouir. Et puis, il y a mon match, j'observe la ceinture posée sur mon sac. Ce soir je rentrerais avec elle, je la poserais sur ma commode et demain je l'emmènerais à Raw et je pourrais fièrement la porter sur mon épaule. Elle est mienne. J'avoue légèrement regretter d'avoir dû la prendre à Natalya, mais après tout la storolyne devrait la projeter au-devant de la scène avec moi. Le rose du titre brille, reflétant la lumière artificielle de la pièce. J'aime le rose. C'est une couleur qui me rappelle les temps où je n'étais qu'une fillette avec des rêves semblant inatteignables, des chimères. Pourtant je suis championne. Le mot résonne dans ma tête ; Championne. Je regarde l'heure sur ma montre et constate que le match de Mike doit être terminé, je prends donc mes affaires, n'omettant pas la merveilleuse ceinture et sort de ma lodge à sa recherche.

Après quelques minutes de déroute dans ces tortueux couloirs dans lesquels je me perds tout le temps je l'aperçois enfin, en train de discuter avec Stephen. Encore Stephen. Toujours Stephen. À croire que peu importe où je vais sans Shawn, il sera toujours là, lui. Je l'apprécie énormément, il est comme mon second frère derrière Mike. Je m'arrête de marcher avant de les rejoindre et observe les deux conspirateurs, leur conversation semble assez sérieuse et après cinq minutes à détailler mes deux amis sans pour autant entendre leurs messes-basses, je toussote pour les avertir de ma présence. Ils lèvent les yeux au même moment vers moi et leurs visages s'illuminent à tous les deux.

- Ma princesse ! rigole Stephen en ouvrant les bras.

- Mon amour ! Renchérit Mike en ouvrant ses bras devant ceux du grand roux qui lui lance un regard faussement outré.

Je me dirige, au grand dam de Stephen dans les bras de mon meilleur ami qui tire la langue au vaincu.

- On rentre à l'hôtel ? Demandais-je doucement dans un murmure, en baillant de nouveau.

Mike approuve d'un signe de tête et pose sa main sur mon épaule.

- Eh! Je n'ai pas eu mon match moi ! Vous ne m'attendez même pas ?

Je rigole sous l'air indigné que prend le grand irlandais alors que nous nous éloignons déjà de lui.

- La nouvelle championne est fatiguée, je ne peux que obéir à la gente dame. Crie Mike en riant lui aussi avant que Stephen ne disparaisse au détroit du couloir.

Une demi-heure plus tard j'ouvre avec presque soulagement la porte de ma chambre. Mike me suit, nous sommes rentrés tellement tôt que Maryse, avec qui je partage la pièce n'est pas encore rentrée, et elle ne risque pas d'arrivée de si tôt, puisque je ne doute pas qu'elle va bien trouvé une bonne discothèque dans le coin. Je suppose que j'aurais dû faire la fête avec tout le monde comme Natalya l'a fait, mais pas ce soir. Des cernes entourent mes yeux et mes paupières se ferment d'elles-même. En effet, je n'aurais pas tenu très longtemps si j'avais organisé une soirée. Alors que je range mes affaires dans la commode et que je pose fièrement ma ceinture dessus comme je me l'étais promis, j'entends Mike sauter sur mon lit, lui arrachant un terrible grincement. Je me déshabille promptement et enfile un t-shirt bien trop grand, m'arrivant tout juste au bas des fesses, que j'ai sans doute dû hériter de Randy à en voir les symboles propres à lui ; le masque à gaz sur le devant et une imitation de ses tatouages dans le dos. Alors que le tissu moule parfaitement les abdomens du catcheur, il est sur moi bien trop ample mais me suffira pour dormir. Ce t-shirt est l'un des nombreux autres que j'emprunte à mes collègues, aussi étrange soit-il j'adore m'endormir en sentant l'odeur de mes amis, Mike m'a longtemps comparé à une sorcière vaudoue ayant des pratiques peu communes à cause de ce détail. Je brosse mes longs cheveux et les rassemble dans un chignon désordonné avant de rejoindre mon meilleur ami sur le point de s'endormir, la tête enfouie dans mes draps et ses pieds sur mon oreiller ;

- Tu peux dégager tes pieds steuplait ? J'aime bien dormir avec l'odeur des autres, mais pas celle de leurs pieds, nuance. Dis-je en m'allongeant à ses côtés.

Il se retourne en grognant et jetant un coup d'œil sur moi, grogne encore plus fort en observant ma petite culotte rayée.

- Aaaah ! Pourquoi ma meilleure amie est-elle une bombe atomique ? J'en connais plusieurs qui rêverait de voir tes petites fesses d'aussi proche que moi.

- Tu es le seul à avoir cet honneur pourtant mon chou à la crème. Alors quoi de neuf, ça fait tellement longtemps que je t'ai pas parler, excuse-moi.

- Rien. J'en suis à 14 depuis le début du mois, dont 3 actives, deux blondes et une rousse.

Je rigole en écoutant mon ami me détailler chaque fille venue s'ajouter à son tableau de chasse.

- Toujours pas de brune, je garde la place pour toi. Rigole-t-il alors que je l'écoute attentivement, ma tête reposant sur mes bras. Et toi ? Des conquêtes ?

J'hésite avant de répondre puis maudissant quiconque m'en voudrait puisqu'il est mon meilleur ami je souris ;

- Une. Blond, grand, les yeux gris-verts, marié, un tatouage sur l'épaule gauche, un cœur, brisé pour être précis. Je l'aime Mike.

Ses yeux s'agrandissent au fur et à mesure de ma description jusqu'à ce qu'il se relève de surprise.

- Shawn ?!

J'hoche la tête en rougissant quelques peu alors qu'il semble pris d'un violent fou rire.

- Quoieuuh ? Dis-je innocemment, en riant moi aussi devant l'hilarité de mon meilleur ami.

- Tu te tapes Shawn, putain ma vieille, le briseur de cœur ! C'est un bonus ça ! Plus dix points pour toi !

- Mais c'est pas une simple conquête, je l'aime.

Il cesse enfin de rire et retrouve une positon pareille à la mienne sur le lit en passant son bras sur mon dos.

- Mais, sa femme, ses enfants tout ça vous faites comment ? Je croyais que vous aviez réglé ça qu'il n'y avait plus rien.

- J'avoue, je t'ai menti mais j'étais censé ne rien dire. Pour Rebecca, on essaie de trouver une solution. Tout à l'heure il m'a dit qu'il voulait la quitter et j'ai essayé de le convaincre du contraire.

- Pourquoi ?

- Je veux pas qu'il quitte tout sur un coup de tête.

- Je comprends...

- Est-ce que tu es fier de moi ? Lui demandais-je après un long silence.

Il semble surpris de ma question, puis voyant mon air absent y répond en passant sa main sur ma joue ;

- Fière de quoi ? Il y a tant de raison d'être fier de toi mon amour. Si tu parles du match, il était splendide, le meilleur des divas depuis un bail !

- C'est vrai ?

- Bah oui. Et puis, tu es championne, championne des divas Alya !

Je quitte son regard et, me déplaçant à quatres-pattes je vais au bout du lit, soulevant les couettes pour m'y glisser.

- Viens ! Lui dis-je en poussant ses pieds qu'il n'a pas daigné bouger pour m'allonger.

Il lève la tête et dans un soupire de fatigue me rejoint. Une fois sous les draps il éteint la lumière et passe ses bras autour de moi, collant ma tête contre son torse. Sans même savoir pourquoi, des larmes s'échappent alors de mes yeux, ruisselant encore et encore sur mes joues, et trempant aussi bien le matelas que le corps de Mike, qui me berce en caressant mon dos. Je ne sais pas pourquoi je pleure, mais il faut que toutes ces larmes s'échappent, sans aillent, et je ne suis pas triste, j'ai juste besoin de lester mon corps de ce poids, de me sentir protégée par quelqu'un qui me comprends et avec qui je n'aurais aucun problème et surtout d'entendre les mots rassurant que me chuchote mon meilleur ami. Des simples « Chut » ou « Tout va bien » qui m'apaisent, il faudra que je félicite Mike, pour supporter mes poussées d'hormones sans doute. Je lui murmure un simple « Merci » avant de sentir mes paupières se fermer doucement.


Voilà :-)

Merci pour avoir lu et n'hésiter pas à me donner vos avis, commentaires par reviews :p