Coucou :D
Bon je vous l'accorde, ça fait un bail que je suis pas passée, au moins 10 jours non ? Voir plus ? Je ne sais plus ? .-.
M'enfin, avec la reprise j'étais prise ect.. Je vous prie de m'excuser ^-^ Et je vous promet que je vais essayer de ne pas devenir comme Jane. N'est ce pas ?
Bref, pour passer, je vous souhaite une bonne lecture (:
Chapitre 8
Des bras musclés sont autour de ma taille, m'enserrant et me tenant contre le torse de celui à qui l'étreinte appartient alors que mes paupières papillonnent lentement. J'ouvre les yeux entièrement, grogne à cause de la lumière, soupire en regrettant le réconfortant sommeil dans lequel je m'étais plongée, baille de fatigue pour finir par me frotter les yeux et recouvrir la vue. Le lit d'en face est vide, les draps laissés en pagaille tenant compagnie à quelques vêtements éparpillés sur le matelas, ceux de Maryse qui avait une sortie de prévue avec Mickie, si je me souviens bien. Je tourne ma tête pour tomber sur le visage d'ange de Mike. Il m'a tenu compagnie toute la nuit, avant de sombrer lui aussi dans le sommeil. Même en étant dans les bras de Morphée je sentais encore ses caresses, dans mes cheveux, sur mon dos, contre ma joue et ses quelques mots doux ; l'Ami par excellence, mon meilleur ami. Je suis tellement chanceuse de l'avoir, pour supporter mes crises, mes colères, mes pleurs, mes délires, parce que je le conçois, je le sais, oui je ne suis pas facile à vivre. Je soulève avec délicatesse son bras pour me libérer de son étreinte et m'éloigne du lit sur la pointe des pieds, dans l'espoir de ne pas le réveiller. Le pauvre n'a sans doute pas beaucoup dormi à cause de moi.
Je regarde les chiffres digitales s'affichant sur le réveil de Maryse et constate avec surprise qu'il n'est que 10 heures et quelques. Marchant toujours à pas feutrés en faisant glisser aisément mes pieds sur le faux parquet du sol, je me dirige vers la salle de bains, refermant avec précaution la porte derrière moi. Le carrelage est froid, si bien que je trépigne pour ne pas rester trop longtemps en contact avec le sol et je fais couler l'eau de la douche pendant que je retire mes sous-vêtements et le t-shirt de Randy, qui porte maintenant plus mon odeur mêlée à celle de Mike que la sienne. Une fois nue et les cheveux détachés, je me glisse sous les jets d'eau brûlant, picotant les plaies faites aux entraînements à répétition. Je sens la crasse délaisser mon corps et préférer sans aller avec le liquide vivifiant, celle de mon esprit y compris. Je sens comme une nouvelle peau m'habiller, nouvelle peau qui subira à son tour de nouvelles et nombreuses blessures. Pleurer m'a tant fait du bien hier, vider toutes les larmes de mon corps, gémir d'angoisse, mais être réconfortée. La meilleure chose lorsqu'on va mal c'est de savoir, de sentir que les gens qui nous entourent ne nous abandonnerons en aucune circonstance. La chaleur de l'eau détend mes muscles presque tétanisés et mon esprit s'envole sur le sujet sensible ; Shawn. Est-ce possible, d'avoir les pensées focalisées sur une seule et même personne ? Je ne le pensais pas, mais maintenant je le vis, réellement. Hier nous, enfin, il a trouvé une solution, qui ne me semble pas être la bonne. Le simple fait d'imaginer la vie que j'aurais pu mener en compagnie de l'homme que j'aime si sa famille n'était pas réelle. J'aurais été la femme la plus comblée de cette terre, on ne m'aura jamais vu délaisser mon sourire. Est-ce que j'ai une chance de pouvoir l'aimer au grand jour, est-ce que j'aurais un jour la chance de l'avoir pour moi et moi seule ? J'ai envie de me frapper tant cela m'énerve de me focaliser sur lui, évidemment il mérite mon attention, mais je n'en suis pas moins déconcentrée. Parfois je ne dors plus en pensant à lui, parfois je ne mange plus en pensant à lui, et d'autres fois je tombe durant mes joggings, je n'arrive pas à entrer dans le ring aux entrainements, des choses si simples mais lorsque je pense à Shawn je ne prend même plus garde à qui je suis. Il faut que je réussise à me convaicnre qu'il n'est pas le centre du monde, oui je l'aime et il est le soleil qui irigue ma vie de chaleur mais je dois avoir d'autres préoccupations.
Un rire s'échappe de ma gorge en me rendant compte qu'en fait, en effet je ne pense qu'à lui même si c'est lorsque je me dis qu'il faut cesser d'y penser. J'aimerais avoir une vie avec lui, des plus ordinaires, aller.. Je ne sais pas chercher du pain le matin et rentrer en trouvant le petit déjeuner préparer par ses petits soins, me diriger vers lui pour lui déposer un baisé et manger en riant. Mais avec lui, ce serait tout sauf ordinaire. Je le veux tellement, avec moi, chaque jour, à chaque seconde, pourtant, cela semble si irréalisable. Je sors de ma léthargie pour appliquer du shampoing sur mes cheveux, massant ma tête, en étant toujours enfermée dans mes pensées. Je finis enfin par couper le jet d'eau après m'être rincer et à sortir de la douche, dans un nuage de vapeur. Je brosse mes cheveux, démêlant inlassablement les nombreux nœuds présents dans ma tignasse, et sans prendre le temps de les sécher, je les rassemble en un chignon peu ordonné puis prenant dans mon sac une robe de chambre en soie que j'enfile rapidement, je sors de nouveau de la pièce sur la pointe des pieds, chose qui ne sert à rien puisque Mike est en train de s'habiller. Son visage s'illumine lorsqu'il m'aperçoit sur le palier qui sépare notre chambre à la salle de bain et en enfilant un jogging large il me lance en souriant ;
- Bonjour mon amour ! Tu as l'air d'aller mieux !
Je souris en hochant la tête et me dirige vers lui pour lui embrasser le front.
- Oui je vais mieux, beaucoup mieux, et grâce à qui ? À toi, comme d'habitude.
Il me serre dans ses bras en me rendant mon baiser sur la joue avant de me faire sortir de notre chambre en me tirant par la main. Nous descendons tous les deux à la cafétéria, déserte puisque tout le monde profite d'une grâce matinée méritée. Je soupire, j'aurais aimé partager mon déjeuner avec tous mes amis, car aujourd'hui je suis de réelle bonne humeur. Après avoir pris un chocolat chaud et un croissant auprès du serveur endormi derrière son comptoir, nous apercevons tout de même Stephen et Adam, en pleine conversation au fond de la salle. Je lance un regard à mon meilleur, qui me répond en hochant la tête et nous nous dirigeons vers la table où sont assis nos autres amis.
- Coucou ! dis-je d'une voix enjouée en m'asseyant entre les deux hommes alors que Mike se place en face de moi.
- Salut ! Je n'ai pas eu l'occasion de te féliciter hier, alors je le fais maintenant ; Bravo ! me répond Adam, qui me tapote amicalement le dos.
Je lui offre un grand sourire en guise de remerciement alors que Mike commence déjà à dévorer son croissant, je remarque qu'il lance un regard moqueur à Stephen qui lui s'empourpre légèrement en baissant les yeux. Je regarde mon meilleur ami avec une lueur interrogatrice en voyant le curieux manège que partagent les deux hommes avant de laisser tomber en me disant que je lui poserais la question plus tard. Adam nous conte l'une de ses innombrables histoires au sein de la compagnie, cette fois-ci celle-ci tournant autour de Chris, pour finir son histoire sur un éclat de rire général, comme à l'habitude. Je suis toujours impressionnée devant l'homme qu'est le grand blond canadien, un vétéran comme il me plaît de les appeler lui et ses semblables, toujours impressionnée également par son parcours, après s'être blessé i ans, il s'est tant battu pour pouvoir remonter sur un ring et il y est parvenu, même si ce n'est qu'un répit, et qu'il devra bientôt partir en retraite, il aura tout fait pour rester le plus longtemps possible. Le regard pesant des trois hommes qui m'entourent me coupe mes pensées admiratives.
- Euh.. Oui ? murmure-je en regardant tour à tour les catcheurs.
- Adam te demandait comment ta story' allait continuer ce soir. Me répète Stephen en riant.
- Je suis censée faire un petit speech, et comparer mon Screwjob à moi à celui de Shawn. Quelque chose comme ça, je n'ai pas de match rien, juste un petit segment à faire.
- Je vois, j'ai hâte de voir ça. Personnellement j'ai trouvé l'idée du Cleveland Screwjob brillante ! répond Adam.
- C'est de Red, j'adore ce type !
Une demi-heure plus tard, après avoir mis fin à notre petit-déjeuner et être remonté dans nos chambres, je me lisse difficilement mes cheveux alors qu'à mes côtés Mike admire son reflet dans le miroir en chantonnant. Je me maquille légèrement, un trait noir autour de mes yeux et du gloss rouge un peu brillant, puis rassemblant mes cheveux dans une queue-de-cheval haute je tire mon meilleur ami dans l'espoir de stopper son auto-contemplation quand mon téléphone sonne. Profitant de ma surprise il se dégage et passe sa main dans ses cheveux en faisant un clin d'œil à la glace, fier d'être le bel homme qu'il est. Je rigole devant le sourire béat et moqueur qu'il me lance avant de prendre mon portable et de voir le nom de Vince s'afficher. Je fais taire Mike qui chante toujours puis sors de la pièce en décrochant ;
- Allo ?
- Alya ! Bonjour à notre chère nouvelle championne !
- Merci, bonjour à vous aussi Monsieur McMahon, il y a un problème ?
- Non, non ne t'inquiètes pas, je souhaite juste te voir le plus rapidement possible, tu peux être au stade dans une trentaine de minutes ?
- Euh.. Je comptais aller faire un peu de sport mais je remettrais ma séance à plus tard. Je vous rejoins dès que possible.
- Parfait ! Fais vite s'il-te-plait.
Il raccroche sans que j'aie le temps de rajouter un seul mot et je reste quelques secondes sans aucune réaction. C'est Mike, sortant de la salle de bain avec un regard interrogateur qui me réveille ;
- C'était Vince, tu vas devoir aller t'entrainer seul, désolé mon chou.
- Fais chier, je voulais être avec toi ! Je t'accompagne ?
- .. Ok ! dis-je avec un grand sourire.
Il attend que je quitte mon jogging large et mon débardeur que j'avais mis pour aller nous entraîner alors que lui reste dans sa tenue de sport. J'enfile sous ses yeux un débardeur sur lequel une tête de loup est imprimée, une veste de tailleur noire, un slim bordeaux et des bottines ainsi qu'un foulard que noir pailleté que je lasse élégamment et de côté autour de mon cou. Après dix minutes à arranger ma coiffure Mike commence à rire et à me tirer vers l'extérieur de ma chambre ;
- Tu vas être en retard si tu continues !
Je me rends compte qu'il a raison et alors qu'il va prendre mon sac de sport au pied de mon lit dans lequel mes affaires sont jetées sans être pliées, je dévale les escaliers à toute vitesse. Nous arrivons une quinzaine de minutes plus tard dans le dédale de couloirs du stade, échevelés après avoir couru au milieu des embouteillages et de l'agitation ambiante de la ville. Je frappe à la porte alors que Mike va s'asseoir sur le sol juste en face de la pièce, et j'entends la voix grasse de Vince m'indiquer d'entrer. Mon meilleur ami me lance un sourire en sortant ses écouteurs et je pénètre dans la pièce. Mon cœur s'accélère lorsque je vois Shawn, assis sur l'un des deux sièges présents en face du grand bureau de bois, il se retourne, faisant voleter ses cheveux blonds châtains clairs et me lance un grand sourire. Je reste plantée sur place sans savoir quoi faire quelques instants puis je finis par aller m'asseoir en titubant tant je suis surprise. Vince fixe son regard malicieux sur moi et craque ses doigts en se raclant la gorge.
- Bon je vous ai tout les deux avec moi. Alya, ta story' est axée sur ton Screwjob sur Natalya, or nous avons choisi Nat' comme référence à Bret. Red m'a appelé très tôt ce matin, il m'a proposé d'intégrer Shawn dans l'histoire, et peut-être Bret s'il le faut. J'ai passé un coup de fil à Paul, qui à sû convaincre Shawn. Il ne me restait qu'à tout t'expliquer à toi. Voilà ton script. Finit-il en me tendant un volumineux paquet de feuilles. Ne t'inquiètes pas il y aussi ton texte pour le RAW de la semaine prochaine aussi, on a prévu sur le long terme. Rigola-t-il.
J'échange un regard furtif à Shawn qui lui a déjà son texte entre les mains et fuyant ses yeux flamboyants je commence à survoler les pages remplies d'encre. Vince nous explique encore quelques derniers détails et après que je lui ai serré la main et qu'il ai échangé une accolade avec Shawn, nous sortons tous les deux, surprenant Mike, qui est concentré sur son portable, des écouteurs dans les oreilles. Il se lève rapidement, surpris de voir Shawn et me lance un sourire resplendissant, une lueur moqueuse dans les yeux avant de s'éloigner pour nous laisser seul. Je passe ma main sur sa joue et je sens un sourire se dessiner sur mes lèvres puis s'élargir encore jusqu'à dévoiler mes dents blanches lorsqu'il m'embrasse simplement la joue. Je passe mon poignet devant lui pour lui montrer que son bracelet s'affiche fièrement sur moi avant de m'approcher de lui et de coller mes lèvres aux siennes.
- Alors tu vas revenir ? Avec moi ? Sur un ring ? Lui souris-je.
Il lance un regard furtif à Mike, en pleine observation du plafond au fond du couloir, un sourire niais sur les lèvres et je rajoute afin de le rassurer ;
- J'ai prévenu Mike, il est au courant. Désolé, je n'ai pas pu tenir ma langue.
- T'inquiètes pas. Ce n'est pas lui qui dira quoi que ce soit. Et oui. Je reviens, avec toi.
- Pourquoi ? Rebecca va te tuer pour ça !
- Elle a souri quand je le lui ai dit, après le coup de fil, tu sais elle a toujours su que cette industrie me rappellerait tôt ou tard.
- Tu ne lui as rien dit j'espère ? demandai-je anxieuse.
- Non rien. Je vais faire comme tu m'as dit ; réfléchir. Mais je t'aime, tu le sais hein ?
- Bien sûr ! Et je t'aime aussi ! Je l'embrasse sur le front en me hissant sur la pointe des pieds puis en lançant un regard à Mike qui commence à s'impatienter je m'éloigne de mon amant. Je dois y aller, je vais à la salle de sports avec Mike, de toute façon on se revoit avant le show pour répéter notre texte. Je t'aime. Finis-je en lui offrant un dernier baiser avant d'aller rejoindre mon meilleur ami.
Mike ri à grand éclats lorsqu'une fois arrivée à son niveau, je tords mon cou afin de voir une dernière fois Shawn et je donne une petite tape sur sa tête. Je pense que Shawn va rester errer ici un petit bout de temps, il adore les coulisses lorsqu'ils sont vides, calmes comme l'eau qui dort. Mon meilleur ami me pousse afin que j'accélère mais rien n'y fait je reste dans un état léthargique, heureuse comme on ne peut l'être. Ma storyline sera avec Shawn, avec Shawn ! Je n'aurais plus jamais la boule au ventre en m'élançant dans l'arène, parce que je sais qu'il sera avec moi. En marchant toujours aux côtés de Mike qui déblatère sans que je l'écoute, je commence à lire mon script. Quelques détails sur où je devrais me placer, les gestes qu'il faudra exécuter, simples mais parfois révélateurs, et des textes, narrant et justifiant mes actes d'hier soir. Puis le passage où Shawn me rejoignait, des étoiles brillèrent dans l'éclat de mes yeux tant savoir qu'il serait à mes côtés m'excitait telle une fillette Mike essaya de nombreuses fois et en vain de me voler les feuilles sur le chemin mais je ne lui laissa pas le loisir de m'obliger à lui courir derrière pour récupérer mes précieuses feuilles. Au bout de quelques minutes à jubiler intérieurement alors que nous quittons le stade pour aller vers la salle de sports je ne peux retenir un cri de joie. Mike se retourne surpris et effrayé par mon mugissement et se moque de moi, je finis par lui céder ce que Vince m'a appris tout sourire, en détaillant le script, heureuse comme une petite fille qui reçoit la poupée qu'elle convoitise depuis des lustres.
- Tu te rends compte Mike ? J'vais être dans le ring avec mon idole et mon amour, avec Shawn putain !
OoOoO
Je sens mes mains effleurer celles de Shawn alors que nous marchons côté à côté, mes doigts glisser entre ses phalanges, l'étau de sa main autour de la mienne se deserrer chaque fois que nous croisons quelqu'un, que ce soit l'un de mes amis catcheurs, ou l'un des agents du staff. Je répète mentalement mon texte, je l'ai répété, en compagnie de Shawn une heure plus tôt. Nous avons tout revu du début jusqu'à la fin et il s'est même permis de modifier quelques détails. Lui,s'arrête souvent, pour saluer un cameraman ou Adam se préparant pour son match. Je souris en le voyant si épanouis et je le tire doucement par la manche pour faire cesser ses bavardages. Nous nous arrêtons juste sur le seuil de l'entrée du stade, un écran diffuse le show et je m'adosse sur le mur en face, contemplant ainsi Mike qui sur le ring combat un Zack pour la place de challenger numéro 1 du titre intercontinental. Mon meilleur ami n'a pas voulu me donner le résultat de son match et j'observe donc tous ses gestes dans l'espoir que le match se solde par sa victoire. En temps normal, m'attarder sur les performances de mon ami m'aurait aidé à penser à autre chose qu'à mon segment, mais ce soir je suis délestée de tout stress, heureuse, rayonnante, épanouie, les adjectifs sont trop peu nombreux pour décrire mon état euphorique. Euphorie qui grandit encore lorsque je pousse un crie de joie en voyant l'arbitre faire le compte de trois pendant que Mike maintient les épaules de Zack au sol. Je saute dans les bras de Shawn, un sourire montant jusqu'aux oreilles, ce jour est béni. Magnifique, pour moi, pour Mike, pour Shawn, tout est absolument parfait. D'une perfection troublante. Au bout de quelques minutes Mike précédé de son adversaire arrive enfin dans les coulisses. Je lui saute dessus, l'embrassant partout dans le cou et criant encore quelques mots de félicitations.
- Ouh je vois que tu es contente pour moi. Rigole-t-il, surpris par l'accueil, puis m'encourageant ; à toi d'être magnifique, - comme à ton habitude - j'ai hâte de voir ce que ça va rendre, bon courage.
Il me donne une petite tape dans le dos, qui me fait perdre l'équilibre sans pour autant que je tombe, je lance un dernier regard à Shawn qui observait la scène, les yeux brillants d'une lueur amusée puis au signe d'un agent du staff je m'élance dans l'arène. Je ne sautille plus un grand sourire jovial aux lèvres comme à mon habitude, je marche lentement, un sourire, certes aux lèvres, mais un sourire prétentieux, ma main gauche tient ma ceinture sur mon épaule, la caressant par la même occasion, et celle de droite est élégamment posée sur ma hanche. Les sifflés du public m'embrouilles les oreilles. Je trouve ça amusant, que d'être hué, je ne connaissais pas ce que cela faisait, et j'accentue mon sourire. J'emprunte les escaliers pour monter sur le ring, et demande un micro à l'un des caméramans à l'extérieur. Mes doigts tremblent et je colle mes coudes à mon corps pour que ça ne se voit pas, le bruit produit par le public est finalement bien plus impressionnant que ce à quoi je m'attendais, je prends une discrète et longue inspiration avant de rapprocher le micro de ma bouche.
- 18 Novembre 2012, dans quelques années, cette date sera historique, le jour où moi, Alya, aurait arnaquée Natalya lors du Cleveland Screwjob. Hier vous aviez tous l'air si perdus, s'en était pitoyable. C'est si facile de vous manipuler, on vous fait un grand sourire étincelant et puis l'on devient vos héros. Vous êtes si aveugles, si imbéciles que vous ne vous doutiez de rien. Pathétique.
Pathétique, ce mot me fait penser à cette chère Natalya. Vous auriez vu son regard hier, on aurait dit qu'elle pensait pouvoir me terrasser. Sauf qu'en faite je lui ai simplement donné un coup et elle s'est écroulée à mes pieds. Oui c'est bien ce mot qui convient pour elle, "Pathétique".
Lorsque je vous dis "Cleveland Screwjob" ça ne vous rappelle rien ? Moi si. Le 9 novembre 1997, ce jour où..
Le public criait tellement fort par-dessus ma voix que j'étais obligée d'hausser le temps pour me faire entendre, malgré la puissance du micro. Je passe ma main dans mes cheveux continuant mon discours quand une musique que je connais sur les moindres mesures vient m'interrompre. J'observe avec admiration la foule se lever d'un bond commun en reconnaissant à son tour la mélodie qui m'a fait taire, celle de Shawn Michaels. Je le regarde s'avancer à pas lents sur la rampe, en savourant l'ovation que lui offrent les fans. Il est radieux. J'essaye tant bien que mal de cacher mes yeux brillants, et de retenir les sourires qui meurent d'envie de s'afficher sur mes lèvres. Il grimpe lestement sur le ring, n'ayant rien perdu de ses habitudes, et s'avance jusqu'à être en face de moi, si proche de moi. Il me dépasse d'une bonne tête et je lève donc les yeux, son regard est furieux, encore une fois il n'a rien perdu. Je l'affronte, en ne détournant pas mes propres yeux, adressant farouchement l'éclat de mes prunelles brunes à celles des siennes vertes cristal. Puis au bout de quelques secondes en observant le public de chaque côté avec un sourire narquois il porte ses mains sur les miennes, et monte le micro que je tiens en face de ses lèvres. Il prend une inspiration et ses yeux brillent de mille-feux , je peux voir des frissons apparaître sur ses bras laissés à nu par sa chemise.
- Ce jour où j'ai fais mordre la poussière à Bret et où ce pauvre imbécile n'a rien compris. S'en était pathétique. Il a cru jusqu'au bout qu'il maitrisait tout, mais il ne s'était toujours pas rendu compte que c'était moi celui qui décidais de tous. Et cette accolade il y a deux ans. Votre nouvelle championne a tellement raison. Vous croyez tout ce que vous voyez. Et nous, n'avons qu'à faire ce qui vous plaît pour avoir vos faveurs. Pourtant qui vous dit que je me suis réconcilié avec cet imbécile de Bret ? Personne, et ce n'est pas moi qui le confirmerais, je le hais toujours autant que le premier jour. J'ai honte d'avoir un jour aimé mes fans, les fans de catch, regardez-vous.
Si c'était à refaire je le referais, un milliard de fois s'il le fallait et avec n'importe qui, Bret ou n'importe quel autre imbécile.
Puis sans un mot de plus alors que je suis absorbée, par la longue tirade qui s'échappe si élégamment de sa bouche, il me prend le poignet et après un instant d'hésitation, le lève bien haut, avec le sien. Le public se met à siffler, des sifflements presque doux. Comme s'ils n'avaient pas le souffle nécessaire pour huer fort tant ils sont choqués. Je lance enfin un regard brillant à mon acolyte et nous descendons tous deux du ring, lui m'écartant galamment les cordes pour me laisser passer et me guidant par la main afin de me faire descendre élégamment les escaliers.
Une fois dans les coulisses je me masse la tête ; en fin de compte si, la foule huait tout de même fort puisqu'une migraine attaque mon cerveau. Shawn me regarde avec un sourire béat et les yeux brillants d'un gamin dans un magasin de jouets. Je soupire. De bonheur, de soulagement, de centaines de choses, et commence à marcher en direction de ma lodge, suivie de Shawn. J'ouvre la porte où trône fièrement une plaquette dorée sur laquelle mon nom ainsi que le petit logo précisant que je suis la championne sont inscrits et la laisse se fermer d'elle-même une fois que mon amant m'a rejoint. Je lui souris, d'un sourire radieux, montant jusqu'aux oreilles, d'un sourire sincère avec mes yeux brillants comme deux étoiles. Lui aussi est heureux. Je sais pertinemment que le ring lui manquait, beaucoup. Qu'il souffrait de voir sur sa télé tous ses anciens collègues sans être avec eux. Mais aujourd'hui il a de nouveau foulé la rampe, le ring, il a de nouveau entendu les clameurs du public. Je sais qu'il est profondément heureux. Je m'étais fais la promesse de penser à sa famille, à son - voir peut-être notre - avenir, mais pas ce soir, pas ici, pas maintenant. Maintenant est un instant que rien ni personne au monde ne peut gâcher, un instant qu'il ne faut pas gâcher.
- C'était fabuleux ! chuchote-t-il presque pour lui-même.
- Tu l'étais. Merci d'avoir été avec moi.
Je m'approche de lui, toujours un sourire radieux aux lèvres, toujours deux étoiles d'une puissance absolue dans mes yeux, toujours le cœur battant beaucoup, beaucoup plus vite qu'il ne le faudrait. Alors que j'ai les deux mains posées sur son torse, je l'entends, ou même je le sens prononcer un « Je t'aime » avec la douceur de son souffle chaud qui vient s'enfouir dans mon cou. Mais je l'aime aussi, plus qu'il ne peut se l'imaginer. Je lui dépose quelques baisés dans le creux de la joue, du cou, avec tendresse et amour, puis il vient chercher fougueusement mes lèvres. Je sens ses mains se balader dans mon dos, caressant finement, délicatement mes courbes au point de m'en donner la chair de poule, mes mains s'agrippent à ses cheveux et je savoure à chacune de mes courtes inspirations le doux parfum qui émane de lui. Il commence à remonter lentement la courte robe noire que je porte - puisque je n'ai pas catché ce soir - et j'en retire les bretelles, profitant de ce répit pour lui sourire en le regardant droit dans les yeux. Il commence à la faire glisser doucement, en faisant frissonner chaque parcelle de mon corps alors que caressant ses abdominaux du bout de mes doigts je déboutonne sa chemise. Il est beau. Son regard, son visage, son corps, ses joues, son front, ses pectoraux, ses tatouages. Je nous pousse contre un banc et je m'allonge au-dessus de lui en posant mes mains contre sa poitrine. Je le caresse jusqu'à agripper son collier en croix. Mes cheveux lui chatouillent le visage en retombant sur lui et nous souffles se mêlent tant nous sommes proches. Je me penche encore plus pour l'embrasser, et lorsque je pose mes lèvres sur les siennes j'entends la poignée grincer.
Shawn et moi tournons nos têtes vers la porte d'un même mouvement et celle-ci s'ouvre sur une somptueuse femme aux longs cheveux blonds qui porte une robe de soirée noire. Dans ses bras une adorable petite fille rousse, habillée d'une robe rose avec des ailes de fées dans le dos. Je me fige, en même temps que mon sang et ma température chute bien plus vite qu'il ne le faudrait, pour me retrouver avec un sang glacial coulant dans mes veines. Le verrou, j'ai oublié le verrou de la porte. Je lève, lentement, très lentement mes yeux vers la femme qui se tient immobile sur le palier de la porte. Ses yeux ne me regardent pas, ni même Shawn, ils sont perdus dans le vide qui sépare nos deux corps. Je la vois, se pencher en toussant, comme si elle suffoquait et des larmes commencent à perler sur ses joues. Shawn m'écarte de lui alors que je vois Rebecca, puisque c'est elle disparaitre comme une ombre. J'entends les battements de ses talons sur le sol, un « Cameron ! Viens ! » et je lève les yeux vers Shawn. Une larme a coulé sur ses joues, j'essaye d'approcher ma main pour l'essuyer, mais, me lançant un regard rempli d'amour, il m'embrasse, et en prenant son sac s'en va en courant.
Ne me tuez pas, je sais. Oui je ne sais que trop bien que les discours d'Alya et de Shawn sont juste pourris et je m'en excuse T.T C'est la non-inspiration aigue ça.. :/ Si l'un ou l'une d'entre vous à en tête une meilleure idée pour les speechs je suis preneuse x)
Sinon, review ? 8D
(Oh et un Merci à Jane Brooks ma co-écrivaine, pour ses idées :D )
