Salut ! (:
Cette fois-ci pas trop d'attente entre mon dernier chapitre et celui-ci. D'ailleurs je suis contente de ce chapitre, peut-être l'un de mes préférés (parce que oui j'auto-juge ma fic ._.). Dedans on retrouve un peu de joie, et de bonne humeur (et des nouveaux problèmes aussi).
Aussi on a un nouveau PV, a vous de deviner qui habite cette conscience perverse (bon en même temps c'est pas si dur que ça)
Bonne lecture 8D
Chapitre 10
Son souffle régulier et calme faisait monter et descendre sa poitrine légèrement découverte, ses mains, posées l'une contre l'autre, servaient d'appui à son visage, caché par des mèches de cheveux bruns et bouclés. Ses longs cils noirs remuaient parfois, et sur ses lèvres, un merveilleux et léger sourire s'étirait. Au travers de ses paupières l'on voyait ses yeux bouger en pleine effervescense d'un rêve qui semblait magnifique. Le mien aussi l'est, sauf que c'est un rêve éveillé ; l'objet de toutes mes convoitises est juste devant moi, à quelques centimètres seulement. Une créature plus somptueuse que ça ne devrait être autorisé, un esprit plus joyeux et plus intelligent que tout, la perfection même. En quelques secondes, je pourrais approcher mon visage du sien et lui voler un baisé pendant son sommeil sans jamais qu'elle ne le sache. Pouvoir enfin goûter à ses lèvres pulpeuses et si bien dessinées, assouvir le désir que je cache à chaque fois que je suis avec elle. Le célibat me semblait être fait pour moi, avec tous les avantages qu'il entraîne, coureur de jupons je suis censé être, mais plus depuis que je la fréquente, elle. Plus depuis que mon coeur se serre lorsque je la vois arriver. Plus depuis que je fais tout pour qu'elle s'aperçoive de l'amour que je lui porte. Pourtant la merveilleuse jeune femme semble avoir décidé de me rendre la tâche compliquée, et s'obstine à ne pas se rendre compte de l'amour qui brûle dans mes yeux. Même Mike, son meilleur ami, le seul au courant -bien que la presque totalité de nos collègues s'en soit rendu compte- a sans succès essayé de lui faire comprendre que je l'aimais comme un fou.
- Stephen .. ? Me murmure-t-elle en ouvrant les yeux, mettant ainsi fin à ma contemplation, alors que trop préoccupé par elle, je ne me suis même pas rendu compte qu'elle s'était réveillée.
Me voilà enfin libéré de la torture qu'à été cette nuit. Après quelques minutes seulement de sommeil, je me suis éveillé en pensant que ce n'était qu'un simple et merveilleux rêve, mais non, elle était là, assoupie, son corps chaud presque collé contre le mien. Impossible de se rendormir après ça, j'étais condamné à l'observer durant toute la nuit, condamné à l'avoir ainsi à ma merci, sans ne rien pouvoir tenter. Sans même attendre une réponse de moi, elle se mord la lèvre avec un regard triste en se redressant et elle sort du confort procurer par les couvertures, en posant les pieds par terre je l'entends pousser un gémissement. Immédiatement je me redresse en me souvenant de sa cheville, elle ré-allonge sa jambe sur le matelas en serrant les dents et se penche en même temps que moi pour constater les dégâts ; sa cheville est enflée, violacée et légèrement tordue, des contusions sont visibles et la douleur la fait grimacer, chose étant intolérable pour moi.
- Il faut que je t'emmène à l'infirmerie.
- Non ! Proteste-t-elle. Non ! J'ai des tas de trucs très importants à faire j'irais.. J'irais ce soir ou quand j'aurais le temps mais là c'est urgent.
Je l'observe de bas en haut, son regard est empli de détermination et elle ne le baisse pas, si je devrais lui nommer un seul défaut, ce serait sa fierté, parfois avantageuse, mais souvent bien trop développée. Et je sais qu'à cause de cette même fierté elle ne se laissera pas emmener à l'infirmerie, ou bien elle se débattra comme une diablesse, quitte à aggraver son cas.
- Laisse-moi au moins mettre de la pommade et un bandage, ne bouges pas d'un pouce, je te l'interdis.
Et je la laisse seule, assise sur le lit. Démunie, grimaçant et sortant de son sommeil on dirait une jeune enfant. Elle n'est pas comme toutes ces filles qui se révèlent être hideuses sans maquillage, elle est différente, que ce soit au réveil, en pleurant, en sang, en colère, elle reste somptueuse à regarder. Quelques minutes plus tard les portes de l'ascenseur s'ouvrent, me déposant de nouveau à l'étage de ma chambre. Je me dirige vers celle-ci lorsque j'entends une porte s'ouvrir, tordant mon cou j'aperçois Mike en sortir, la mine sombre et le regard absent, ses prunelles semblent s'illuminer d'une lueur d'espoir quand il me voit et il s'approche rapidement de moi.
- Stephen ! Pitié je t'en supplie, dis-moi que tu as vu Alya, après mon rendez-vous hier je l'ai cherché partout, elle était introuvable, personne ne l'avait vu, je suis rentré ici, elle n'était pas dans sa chambre ni dans la mienne, je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit !
Oups. Je ne sais pas si je dois me réjouir de l'avoir croisé ou m'en maudire. Il risque de me passer un sermon inoubliable pour ne pas l'avoir prévenu, et si j'y réchappe ce sera Alya qui le subira. De larges et sombres cernes ornent ses yeux et il semble vraiment, mais vraiment fatigué. Le Mike de d'habitude n'habite résolument pas ce corps, pas de sourire, pas de plaisanteries à deux sous, je veux bien croire qu'il se soit fait du souci pour Alya, même beaucoup de soucis. Et c'est donc avec gêne et timidement que je lui avoue qu'elle était -et est toujours- avec moi.
- Elle est dans ma chambre, hier j'ai.. « Veillé » sur elle.
Son sombre regard semble hésiter entre la joie de la savoir saine et sauve, la colère de s'être tant inquiété, et une once de moquerie puisqu'il est au courant de mes sentiments pour la belle. Il me devance pour pénétrer dans la chambre, je le suis, la pommade et les bandages que j'étais allé chercher quelques minutes plus tôt. Je constate avec énervement et inquiétude qu'Alya s'être levée pendant mon absence pour enfiler une chemise noire dont elle a noué les deux bouts et un legging épais et beige avec des motifs géométriques noirs qu'elle n'a mis que sur sa jambe non blessée, laissant l'autre nue en attente de mes soins. Un sourire se dessine sur son visage en apercevant Mike devant moi, sourire qui ne disparaît pas, même lorsque ce dernier commence à crier d'une voix tremblante.
- Putain Alya ! J'ai eu la peur de ma vie hier, t'aurais pû me prévenir sérieux ! J'ai cru que t'avais eu un accident, j'ai couru dans tous les sens, je t'ai cherché dans tous les coins et recoins qu'il puisse exister, j'ai questionné tout le monde, que ce soit Hunter ou le dernier fan présent dans l'arène, je suis rentré exténué, tu n'étais pas non plus à l'hôtel, j'ai fini par abandonner, par me coucher, mais je n'ai pas réussi à fermer l'oeil tant j'étais inquiet, je.. Je te déteste ! Finit-il.
Puis se laissant tomber sur le lit en soupirant de lassitude il serre dans ses bras puissants une Alya ébétée en murmurant des « J'ai eu si peur ! » ou autres « Je t'aime ». Lorsque enfin il la lâche, après l'avoir couverte de baisés ce n'est qu'à partir de ce moment que je peux m'approcher d'elle et entreprendre de panser la blessure. Surpris lui reporte son attention sur la cheville d'Alya, et recommence à s'inquiéter ;
- C'est quoi ça ? Ne me dis pas que tu es blessée !
Alya me devance pour lui expliquer la situation ;
- J'ai eu.. quelques problèmes dont tu seras informé en seul à seul, j'ai voulu.. prendre l'air en quelque sorte et je suis sortie en courant, en traversant une route mon talon s'est cassé et ma cheville tordue mais Stephen me courait après et m'a rattrapé du coup il y a plus de peur que de mal.
- « Quelques problèmes » !? Qu'est-ce que ça veut dire ça ?
- Je vais te raconter, laisse-moi rassembler mes affaires et on y va.
Mike pousse un soupire pour vaincre sa colère et son visage retrouve une expression presque normale, ses traits s'étant détendus, il ne laisse pas le loisir à Alya de se lever pour se faire souffrir plus encore et après avoir jeté sans ménagement ses affaires dans son sac et attendu que j'en finisse avec son bandage, la prend dans ses bras comme je l'ai moi-même fait la veille. Elle ne souffle pas un mot et semble de nouveau perdue dans ses pensées, alors qu'ils quittent la pièce je murmure rapidement ;
- Si tu as besoin de moi..
- T'inquiète. Me répond-t-elle un faible sourire s'affichant aux lèvres, puis poursuivant ; Stephen.. merci.
*PV Alya*
Le bandage fait par Stephen est tellement serré que j'en crierais, certes, c'est sans doute comme cela qu'il doit être pour que tout ce qui s'est tordu se remette en place, mais c'est loin d'être confortable, c'est même horrible. Je grimace, je serre les dents, me mords la lèvre, agrippe les accoudoirs du fauteuil sur lequel Mike m'a déposé, mais rien n'y fait, j'ai beau essayer de cacher la douleur et de la bannir de mon esprit, elle persiste, subsiste et tente malgré tout et en vain de m'arracher des larmes. Mike ne se rend pas compte de tous mes gestes, puisque, debout devant la fenêtre, il semble en train de penser, en regardant le paysage blanchi.
- Et Shawn tu as des nouvelles de lui ? Comment tu vas faire, vous avez commencé une story' ensemble vous êtes obligé de la finir, par conséquent de vous revoir.
- J'avais pour projet de l'éviter avant de me souvenir de ça. Je n'ai pas beaucoup pensé à ce que j'allais faire. Je sais pas hier, j'étais juste, choquée, horrifiée, tout ce que tu veux, je n'ai pas pensé à ce que je comptais faire, j'ai juste essayé d'oublier en me disant que c'était un mauvais cauchemar.
J'aimerais bien aller parler à Rebecca mais .. Pour lui dire quoi ?
- Je sais tu m'as déjà dit que tu aimerais aller la voir. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Tout ce que tu vas faire aujourd'hui c'est aller à l'infirmerie, puis pendant que j'irais à la salle de muscu', tu ne m'accompagneras pas sinon je sais que tu vas trouver un truc à faire dans mon dos. Donc tu vas rester ici, devant la télé ou wwe'13, tu vas finir le mode Attitude Era dans ma partie parce que je n'ai pas eu le temps de finir, tu vas attendre sagement que je revienne, je regarderais la dernière vidéo que tu auras débloquée sur le jeu et on réfléchira ensemble.
La voix enfantine qu'il emploie dans ses instructions en mentionnant le nouveau jeu de la compagnie me fait pouffer et il me rejoint jusqu'à ce que nous riions tous les deux. Il se retourne vers moi et scrute mon visage avec un sourire débile dont lui seul possède la recette.
- D'accord chef. Je reste ici. Dis-je avec un air faussement grave.
- Parfait. Je ne te crois que moyennement, mais je t'en prie mon amour, tu restes ici. Tu ne gagneras rien, tu as six jours avant de revoir Shawn, six pour voir Rebecca si tu le souhaites, ne fais pas de bêtises. Donc maintenant lève-toi et je t'emmène à l'infirmerie en te portant comme une princesse, heureuse ? Ensuite je te laisserais entre ses petites mains d'expertes, j'irais suer comme un porc pendant que tu seras là à lézarder tranquillement. Tu as une journée de vacance, mais pas de voyage. Aller bouges que je puisse te prendre dans mes bras.
OoOoO
Shawn. Est-ce que je dois l'appeler, est-ce que je dois rompre, est-ce que nous avons déjà rompu sans vraiment le savoir ? Est-ce que je dois aller présenter mes excuses à Rebecca, est-ce que je dois aller m'expliquer, est-ce que je dois aller la défier pour garder son mari, pour garder celui qui fait battre mon coeur. C'est avec ces pensées envahissantes que j'erre lentement dans les couloirs, prenant tout mon temps pour poser mes béquilles l'une après l'autre. D'après Maud, l'infirmière, installée dans une chambre elle-même relooker en une infirmerie provisoire c'est une simple foulure, je peux catcher, mais je ne dois quitter mes béquilles que pour entrer dans l'arène, mes matchs ne doivent pas être trop longs, et je dois me débrouiller pour ne pas mettre mon poids sur mon pied gauche. Elle m'a aussi ordonné de porter une attèle par sécurité, et interdit tout entrainement difficile. Au moins je peux catcher, c'est ce qui compte, je suis championne, et rentré dans l'arène avec cette si jolie ceinture, la porter autour de sa taille ou sur son épaule, la sortir -luisante de mille feux- de son sac, et ne pas la lâcher du regard en se préparant. Le jour où je la perdrais, je crois que cela fera un gros, très gros vide. M'arrêtant de marcher, ou de boiter - puisque ça conviendrait mieux - , je sors de ma poche mes écouteurs les branchent à mon portable et les enfoncent dans mes oreilles. Puis reprenant ma route je commence à marmonner les paroles d'une chanson de rap qui passe sur la station de radio que j'écoute.
- Alya !
Malgré le volume de ma musique j'entends mon nom être prononcé et je relève la tête. Si l'hôtel me semblait vide, déserté de tous pour aller s'entrainer ou visiter la ville sous la neige, force est de constater que Stephen est lui toujours là, comme toujours, et qu'il m'appelle du palier de sa porte. Je rougis lorsque je prend en compte qu'il est dégoulinant d'eau et seulement couvert par une serviette nouée autour de sa taille, et d'une autre pendant sur son épaule droite. Tout le reste de son corps est nu, de ses mollets musclés jusqu'à ses abdos, parfaitement dessinés, ses pectoraux et son dos. Sa peau paraît encore plus blanche et pâle que d'habitude alors que quelques gouttes ruissellent sur son corps. Enfin ses cheveux roux, bien plus longs qu'à l'accoutumer et bien plus foncé aussi, presque rouges, ou aubruns lui tombent élégamment sur le front. Dans sa main droite il tient une brosse à dents pleine de dentifrice et les alentours de sa bouche en sont eux-même barbouillés. Il étire un sourire moqueur couleur vert menthe, sans doute le parfum dudit dentifrice en constatant que je rougis à la vue de son corps si dénudé.
- Bah quoi ? Dit-il en faisant semblant d'ignorer son corps d'Apollon.
- Stephen. Tu sais que ce n'est pas normal de se prommener dans les couloirs quand on est pratiquement nu et qu'on se brosse les dents ? C'est censé se passer dans ta salle de bain ça. Lui expliquais-je en illustrant mes paroles avec de petits gestes.
Il rigole à ma boutade et, s'appuyant contre le mur regarde mes béquilles ;
- Alors, verdict ? C'est grave ?
- Non pas trop. Juste des béquilles pendant deux semaines, un solide bandage plus une attèle, ça fait mal, mais ça va, je peux catcher.
- Tant mieux. Et moi, tu ne me demandes pas combien de litres de sang j'ai perdu à cause de ta griffure ?
Je pouffe devant l'air de chien battu qu'il prend en caressant sa si douloureuse « blessure ».
- On ne la voit même plus, juste une petite trace, pis c'est pas ma faute, je ne voulais voir personne.
- Pourtant elle était superbe notre petite soirée. Réplique-t-il moqueur ; Dit, ça te tente qu'on aille se promener ? Et si tu as trop mal je te porterais.
- Qu'est-ce que vous avez tous a vouloir me porter ? Bon j'avoue j'adore. Enfin seulement comme les princesses, mais quand même ! Oui je veux bien, je vais mettre un manteau.
Et je le laisse rentrer dans sa propre chambre. Quitte à obéir à Mike, autant trouver de la compagnie et ne pas passer mon après-midi seule à m'apitoyer sur mon sort, à penser à Shawn et à me frapper la tête contre tous les murs. J'enfile une paire de bottines noires, qui passe de justesse en s'arrêtant juste à quelques millimètres de mon attèle, et une fois mon manteau noir avec une capuche en fourrure et mon bonnet beige enfiler, je prends mon portable pour annoncer le verdict de l'infirmière à Mike en lui envoyant un simple petit texto. Je reprends mes béquilles, non sans légèrement grimacer en recommençant à marcher et sors dans le couloir. Quelques minutes après Stephen sort de la sienne, propre comme un sou neuf et chaudement habillé. Il me tend son bras d'un air moqueur en sachant très bien que je ne peux pas le prendre puis part devant moi comme s'il conduisait une dame.
Nous descendons au bas de l'hôtel, et après quelques minutes de marche qui me semblent interminables d'autant plus que même si les trottoirs ont été sâlés et déblayés, mes béquilles menacent de glisser à chaque moment, nous arrivons dans un petit parc désert. La neige recouvre tout, chaque millimètre carré et ce partout. Sur un banc on peut voir plus de 15 centimètres de neige, et malgré la très basse température, la beauté du paysage fait tout oublier. Stephen entre en passant au-dessus d'un petit portillon hors d'usage puisqu'il est bloqué par la neige et me laisse de l'autre côté.
- Steepheeen. Je peux pas bouger imbécile, super les sorties avec toi. Lui dis-je en pouffant.
Il se retourne me regarde, abandonnée comme un chien sur le trottoir et fait demi-tour, les mains dans ses poches. Il prend mes béquilles, les plantent dans la neige, puis me saisit moi pour me faire passer à mon tour du bon côté, et comme je me retrouve les pieds, y compris mon attèle dans la neige sans pouvoir bouger, il soupire et tombe à genoux dans la neige en m'ordonnant de grimper sur ses épaules. Lorsqu'il se relève une petite quantité de neige est restée dans mon attèle, et je remue le pied pour que la neige en tombe puis je finis par me stabiliser en agrippant les cheveux de l'Irlandais et par regarder le paysage.
- C'est trop beau ! Ne puis-je m'empêcher de souffler, tout excitée par la beauté des lieux.
- C'est-à-dire qu'avec tes mains sur mes yeux je ne vois pas grand-chose.
Je baisse la tête vers lui en remarquant que mes doigts s'accrochaient au mèches retombants sur son front, cachant ainsi ses yeux et je pouffe en les retirant pour leur trouver un autre appuie. La neige crisse dans ces petits bruits que tout le monde adore entendre, et le vent m'arrache quelques larmes. Les arbres sont dénués de feuilles mais se sont trouvés une autre parure et des stalactites les décorent joliment, l'herbe est recouverte par la neige bien que de ci et de là quelques brins s'en échappent, et l'épaisse couverture blanche recouvre absolument tout d'un blanc propre et éclatant qui semble refléter le soleil déjà haut dans le ciel. Après seulement quelques pas Stephen se baisse à nouveau et m'aide à descendre puis s'en dire mot, me laisse en plant dans la neige, sans que je puisse bouger de trop et disparait derrière un arbre.
Prenant mon mal en patience, je me laisse tomber dans la neige, mes fesses rencontrant en premières le sol froid mais confortable malgré tout. Alors que je saisis dans mes mains une poignée de flocons blancs sur lesquels je souffle, les laissant s'envoler tels des belles colombes, je reçois une boule de neige qui vient se fracasser dans ma tête, et dans un cri d'indignation, je lève les yeux pour voir Stephen se tordre de rire derrière l'arbre qui l'avait fait disparaître quelques minutes plus tôt.
- Stephen Farrelly ! Viens ici que je te botte ton putain de blanc-bec de cul !
Puis esquivant une nouvelle boule de neige et entendant son rire toujours plus fort, je rassemble une poignée de neige que je moule entre mes mains gelées et que je lance avec autant de force que possible, mais lui pouvant se déplacer il l'esquive sans difficulté et m'en lance une autre, que je reçois contre ma poitrine.
- Viens ici que je te pète la gueule ! Stephen ! Continuais-je hors de moi, mais les yeux allumés d'une lueur rieuse. Tu es mort et enterré dix pieds sous terre !
Enfin après avoir fini de s'amuser en me frappant à distance, il se rapproche en courant et sans me laisser le temps de lui asséner quelconque tape pour cette humiliation, me prend sur son épaule comme un vulgaire sac. Je recommence à hurler, alors qu'il ne court pas, mais saute dans la neige, me procurant ainsi la charmante envie de rendre mon déjeuner et tous mes organes par la même occasion.
- Steph...
Et sans me laisser le temps de continuer à hurler, il s'arrête net, et me pose allongée, avec un semblant de délicatesse dans la neige. Alors que j'ouvre ma bouche pour lui hurler dessus, il me devance ;
- On fait des anges dans la neige ?
Je pouffe devant son air enfantin, et il se laisse tomber à mes côtés en commençant à gesticuler ses bras et ses jambes. J'attends qu'il se soit relevé pour m'y mettre aussi, et faire glisser mes membres sur le sol. Contournant mon ange à moi, Stephen vient se placer au-dessus de ma tête et attrape mon bonnet.
- Mon bonnet !
Commençais-je à hurler, et me mettant à quatres-pattes puis donnant une impulsion sur ma jambe sans attèle, je lui saute dessus avant qu'il ne puisse partir en courant. De justesse j'atterris sur lui et alors que j'essaye d'attraper sa main et par conséquent mon bonnet, qu'il fait voleter au-dessus de moi, agitant le pompon en fourrure sous mon nez pour l'éloigner avant que je n'arrive à l'attraper, il me fait soudainement rouler dans la neige pour se retrouver au-dessus de moi.
- C'est pas malin ça, je peux te mettre un coup là où il ne faut pas. Lui dis-je malicieusement.
Il me sourit, et s'asseyant sur mon bassin, vide mon bonnet de toute la neige qu'il a attrapé, et se repenche sur moi pour me le mettre, puis avec ses deux mains il plaque les miennes contre le sol froid. Sans me lâcher des yeux, avec un regard pénétrant, il approche doucement, tout doucement son visage du mien et alors que je cligne mes yeux, pose ses lèvres contre les miennes. J'ai d'abord un geste de recul, surprise, puis sans pouvoir me défaire de son étreinte me laisse faire. Si ses lèvres étaient elles gelées, la sensation de son baisé n'en est pas moins brûlante, agréable, délicieuse et .. avec un goût de .. Menthe. Une fois sûr que je ne tenterais pas de partir, il lâche mes mains et vient caresser mes cheveux, avec une douceur incomparable, puis il s'allonge pratiquement sur moi, compressant ma poitrine contre ses pectoraux et collant nos deux bassins. Les seules fois où il se détache de moi ne durent que quelques minuscules secondes, pas assez pour que je me sépare de son corps et lorsqu'il rejoint de nouveau ses lèvres aux miennes j'oublie totalement ce que je fais. Enfin, après une durée indéterminée, peut-être une minute, ou peut-être une heure il s'écarte, l'air grave mais la mine heureuse ;
- Désolé.. Euh.. Je n'aurais pas dû.. Tu..
- Tais-toi.
Et sans même réfléchir, sans même comprendre je passe mes bras autour de sa nuque et le rapproche à nouveau de moi pour lui déposer un baisé sur ses lèvres. Je sens ses petits cheveux dans le haut de la nuque se soulever et un frisson le parcourir dans le dos, à nouveau il se décolle de moi et j'observe son visage conquis, puis en m'asseyant, je tends mon cou vers lui pour lui déposer un autre baisé sur sa joue, à l'endroit même ou celle-ci se creuse sur la griffure que je lui ai laissée la veille. Il se relève, et chassant la neige de ses vêtements trempés me tend une main que j'accepte volontiers. Je me lève donc à mon tour avec son aide et refusant les bras qu'il ouvre pour moi lui assure que je peux marcher un peu. Je passe mon bras autour de son cou, et commence à avancer à ses côtés, lentement mais sans trop faire souffrir ma cheville blessée.
- Tu sais, commence-t-il, que je suis fou de toi depuis que j'ai appris à te connaître ? Non, je ne crois pas que tu sâche, mais si tu savais, il n'y a que toi qui ne t'en étais pas rendue compte. Je crois que tous les vestiaires savent à quel point je suis fou de toi.
- Non.. Je .. Je ne savais vraiment pas.. Dis-je en rigolant timidement.
Il s'arrête net et me prend la main.
- Je suis fou amoureux, depuis toujours je crois. Il me semble que depuis le jour où je suis sorti du ventre de ma mère, pleurant pour la vie, j'étais déjà amoureux de toi. Tu es tous, tu es partout, tu es simplement.
Alors voilà ! 8D
Un avis, conseil ou autre revolver et hâche si vous n'êtes point satisfait ? N'hésiter pas à le dire dans les reviews, je serais curieuse de voir ce qu'il en est.
Alors voilà je sois assez contente de ce chapitre (eh vous avez remarqué ? Le sourire plein de dentifrice de Stephen et le baisé parfum menthe ? Oui je suis débile ._.) J'espère que vous aussi (:
Il n'est pas très long, mais normalement le prochain devrait l'être :)
Aller plein de bisoux :3
