Bonjour (ou bonsoir) à tous ! Voilà le 2ème chapitre, un peu en retard sur ce que j'avais prévu mais bon…J'espère que c'est bien compréhensible, même si j'ai l'impression que ça va trop vite… L'important est que vous puissiez vous mettre à ma place ! :D En parlant de ça, j'utilise mon pseudo de Yamiko en tant que prénom mais vous allez voir qu'il y a une petite explication dans le prochain chapitre pour plus de crédibilité ) Sur ce, on se retrouve en bas.
Bonne lecture !
Je ne savais pas si quelqu'un m'avait jeté un mauvais sort, mais à peine quelques minutes après être entré dans l'Eurostar que je m'étais endormie comme une souche. A croire que l'excitation la veille du départ ne m'avait pas aidé à dormir, bien au contraire. J'aurais mieux fait de me retenir. J'avais mal au cou et à la joue, dû à la vitre sur laquelle je m'étais reposée, et un filet de bave avait coulé sur celle-ci. Bon sang, je me désespérais moi-même... Je m'arrachais à cette idée en sentant un froid glacial parcourir mon dos, tandis que je frottais vigoureusement mes bras pour tenter de me réchauffer. On était en été, mince ! Je sais bien que sous terre, il peut faire un froid mais à ce poin-Je m'arrêtais instantanément dans mes pensées. Le spectacle qui se déroulait dans le wagon me laissait perplexe et pleine de questions. Ou plutôt, le spectacle qui ne se déroulait pas. En effet, en tournant la tête, je m'étais aperçue d'une chose techniquement impossible : il n'y avait plus personne dans le wagon.
Personne.
Près de 50 places vides. Pas de compartiments remplis pour les bagages, pas un seul bruit, même infime. Seule une brise très légère, bien que froide, subsistait. Une affluence monumentale de questions fit surface dans ma tête. Pourquoi une telle absence de bruits ? Pourquoi est-ce qu'il faisait aussi froid ? Pourquoi n'y avait-il aucuns passagers ? Non, pourquoi il n'y avait PLUS aucun passagers ? Je me mis à réfléchir à toute vitesse : ce train était toujours plein, impossible qu'il y reste un wagon ENTIEREMENT vide. Sans me compter bien sûr. De plus, pour ce qui est du bruit, j'aurais dû pouvoir entendre le bourdonnement des wagons adjacents, des tressautements de rails. Mais là rien. Je commençais à angoisser un peu, ne sachant que comprendre par cette absence anormale de monde, et je m'élaborais des scénarios un peu farfelus. J'étais arrivée à destination mais le train s'était vidé et était reparti sans passagers…Non, improbable. Il devrait y avoir des gens autrement, et puis malgré le manque de charité de certaines personnes, quelqu'un aurait eu la bonté de venir me réveiller en plein somme. Un train transporteur ? Non plus, il y avait des passagers avant de partir. Et puis le train était à vue d'œil clairement destiné à transporter des gens, pas de la marchandise. Je commençais vraiment à paniquer. Où était passé toutes ces personnes, déjà assises dans le wagon à mon arrivée, certaines plaçant leur bagages dans les compartiments appropriés ? Quand avaient-elles disparus ? Malgré ma peur significative, je me décidais à bouger un peu pour pouvoir explorer les alentours. Je remerciais intérieurement ma mère de m'avoir forcé à prendre un manteau, j'allais en avoir besoin. Et je faillis tomber sous l'évidence.
Ma mère ! Je pouvais l'appeler, lui demander des explications, avoir quand bien même un soutien extérieur. Un contact, qui ne me ferait pas sentir complètement seule dans ce wagon et peut-être même dans le train entier…Alors que je me déplaçais prudemment vers la porte du compartiment suivant, je composais en même temps le numéro de ma mère. Pas de réseau, j'aurais dû m'en douter. Quelle idiote. Et j'arrivais à ce moment-là à la porte du wagon d'en face. Je tendis nerveusement la main vers la poignée. Bloquée. Il ne me fallut pas une seconde de plus pour frissonner de stupeur. A travers la petite vitre de la porte, je ne voyais rien. Rien, si ce n'est que le noir complet. Je ne voyais pas d'enfants gesticulants, de files d'attentes dans le but d'aller aux toilettes. Que du noir. Dans un élan instinctif, je courus au fond du wagon, et fit face à la même porte verrouillé, à ce même noir, à la même situation.
J'avais peur. Horriblement peur. Je ne savais pas ce qui était en train de se passer, si c'était une mauvaise blague ou quoique ce soit, mais j'étais complètement paralysée. Bien que très grande et très riche, mon imagination ne me faisait pas avoir d'hallucinations éveillée. Ou c'était peut-être ça, finalement. Je devais encore être en train de dormir, à faire un énorme cauchemar, même s'ils étaient assez rares. Quand je me réveillerais, je serais en gare, à Londres, prête pour mes 2 mois de vacances. Bien que toujours tétanisée, un petit poids s'enleva de ma poitrine et je me dépêchais de regagner mon siège. Si je dormais, il n'y avait plus qu'à attendre que je me réveille, non ? Même si de mon point de vue, le froid et l'atmosphère lugubre qui régnait autour de moi semblait trop réelle, je m'enroulais solidement dans un plaid noir que j'avais pris secrètement dans ma valise. Ce noir-là, doux et chaud, était bien plus rassurant que ce qu'il y avait autour de moi. Grelottante, mais de peur, je « m'endormie » une 2ème fois, priant n'importe quel dieu de ne pas faire venir de monstres sanguinaires dans mon cauchemar.
-AAAAAH !
Je me réveillais en sursaut. Qu'est-ce que…
Autour de moi. Une gare. Avec énormément de gens. Des hauts parlants bruyants, nous cassant les pieds avec de banales mesures de sécurité. Et que mon ouïe endormi reconnu comme étant de l'anglais.
Je…je suis à Londres ? Vraiment ? J'y suis enfin ? Tout ceci n'était réellement qu'un cauchemar ? Je relevais à peine la tête du plexiglas où mon front était posé qu'un énorme soupir de soulagement franchi mes lèvres. Je n'avais pas menti : je faisais rarement de cauchemars mais quand j'en faisais, et bien…ça ne plaisantait pas. Surtout que celui-ci m'avait paru particulièrement réaliste, sentant l'atmosphère froide, les courants d'air des fenêtres…S'en était presque un bonheur d'entendre tous ses gens râler à côté de moi, se pressant pour sortir du wagon bondé. Le cœur allégé, me remettant vite de mes émotions, je me concentrais un peu plus sur le fait qu'il fallait remettre mes affaires un peu éparpillées dans ma valise et descendre de ce fichu train. Je ne me fis pas prier et ni une ni deux, je posais un pied sur le quai de gare.
C'était d'un agréable. De l'anglais, partout. Sur les enseignes de presse et nourriture, les affiches, les prix de magasins. De l'anglais encré dans les murs, dans les guichets, sur le visage même des voyageurs. Ça sentait Londres à plein nez. Je dirais même que ça puait positivement les Anglais. Le sentiment étrange que l'on a quand on est en terre inconnue m'envahit : j'étais à la fois surexcitée et nerveuse pour une raison qui m'échappait totalement. Je fus soudainement arraché à ma contemplation par un passager me bousculant de derrière. Le pauvre, j'avais sûrement dû rester plus de temps que prévu à m'émerveiller... Me poussant légèrement sur le côté, j'allais me poser sur un banc et continuais à observer attentivement la gare avant de me rendre compte d'un petit détail, néanmoins troublant. Nous étions en été, c'est un fait. Bravo Yamiko. Mais les gens portaient des manteaux et des pulls en laine… ? Je sais qu'il est d'usage de dire qu'il fait toujours un temps à se pendre en Angleterre mais à ce point-là…Par la même occasion, je me rendis compte que moi aussi, je portais un manteau, exactement le même…que celui de mon rêve.
J'étais…perplexe. Je ne savais pas quoi dire. J'eus soudain une incongrue pensée envers Sherlock et ses manies, qui me fit plaquer mes mains les unes contre les autres, fermant les yeux et tentant d'analyser la situation (malgré mon amusement visible), tout comme lui l'aurait fait.
-Départ
-Entrée en gare. Pas d'anomalies. Entrée dans le wagon : 50 places disponibles, environ 27 de prises. Personnes ordinaires. Pas d'anomalies. Se pose immédiatement sur son siège et s'endort. Pas d'anomalies visibles…
-Cauchemar ( ?)
-Semble se réveiller. Plus personne. Pas d'objets apparents tels que bagages et vêtements. Sensation de froid. Mets un manteau. Tente d'appeler sa mère mais pas de réseau. Part explorer. Extérieur( ?) d'un noir profond. Peu de lumières. Portes bloquées. Croit être dans un cauchemar. Se rendort avec sentiment de peur.
-Réveil
- Surprise. Est dans une gare. Entends des voix anglaises =Londres. Sort du wagon. S'émerveille. Se pose sur un banc. Remarque gens portent manteaux et pulls comme si c'était l'hiver. Réfléchis. Se rends compte que le manteau porté dans le cauchemar est sur ses épaules. Pas d'autres anomalies apparentes jusqu'à maintenant.
Je séparais lentement mes mains et rouvrais les yeux. Il n'y avait rien de bizarre. La thèse du cauchemar était très plausible. Mais le manteau sur les épaules gêne l'équation. De même que tous les gens autour qui en portent aussi. Je ne trouvais littéralement pas d'explications…
Oh et puis merde, je ne suis pas vraiment du genre à m'attarder sur des choses comme celle-ci, et puis je suis flemmarde. Ceci explique cela. Je devrais avoir honte de ce constat mais ça me faisait plus sourire qu'autre chose. Passant un grand coup de gomme sur le problème « rêve/réalité », je me rappelais judicieusement les consignes de ma mère : allez directement chez mes grands-parents en arrivant. Sortant l'adresse d'une des poches du manteau, je me mis à lire tout en marchant vers l'escalator le plus proche. 102 rue Philippe Rivers*… « Pas loin de Bakerstreet ! » repensais-je en fredonnant. Voilà qui s'annonçait bien. J'avais hâte de pouvoir roder chaque jour autour de ce lieu de tournage mythique, même si je savais très bien qu'ils n'avaient pas non plus la possibilité de tourner constamment là-bas…Mais c'était tout de même très excitant ! Sortant de ma bulle, je pris attention au petit parcours du combattant qui allait suivre, c'est-à-dire sortir de cette gare souterraine, prendre un putain de taxi (ou aller à pied, même si l'idée de traîner ma valise de m'enchantait pas), et arriver chez mes grands-parents. Ça pouvait paraître simple mais c'était parfaitement mon genre de me perdre de façon très random, qui plus est dans un pays étranger. Voilà que j'approchais de la sortie tiens. Pas le temps de penser mentalement « Je suis à Loooooooondres ! » dans un cri de joie intérieur qu'une bourrasque glaciale balaya mes mèches de cheveux et y fit (par la même occasion), encore plus de nœuds. Bon sang, ça n'allait pas recommencer !
Je suis dehors. Bon. Nous sommes en été. Bon. Nous sommes en Angleterre. BON. Sincèrement…Pourquoi est-ce que le ciel est aussi sombre et enveloppant ? Pourquoi est-ce que les gens autour de moi portent encore des manteaux ? Pourquoi est-ce qu'il…neige ? Au final, pourquoi est-ce que j'ai l'impression qu'on est en HIVER ? Je suis statufiée. Il y a de la neige partout. Quelle soit boueuse à force de marcher dessus ou blanche et scintillante au sommet des arbres nus. De la neige sur les rebords des fenêtres, des cafés. Sur les réverbères, les toits de voitures et de bus. Sur le bonnet et le nez rougie des passants, dans leurs mains cachées dans des gants. Absolument partout. Il y a dans l'air une atmosphère dense, presque lourde mais…mais rassurante. Lumineuse. Enveloppante, un peu comme dans un cocon. Prenant tout mon temps pour observer le DELIIIIRE autour de moi, je vis en levant la tête (me prenant un flocon dans l'œil, merci) qu'il faisait nuit. Ne sachant que faire à part prendre une grande bouffée d'air glaciale, qui me revigora les poumons, je sortis anxieusement mon portable. Je n'étais certes pas très forte en math mais je savais compter quand même : lorsque je suis partie, il faisait jour et il était 9h30. Là, il fait nuit et il est 18h10. Ma mère m'avait dit 1h30 de trajet.
EST-CE QUE. QUELQU'UN. PEUT. M'EXPLIQUER. OU. JE . SUIS.
C'était surréaliste, tout simplement. Je ne savais pas si je rêvais encore ou si quelqu'un avait réussi à m'injecter une drogue hallucinogène particulièrement forte mais ça relevait de l'autre dimension, à ce stade. Ça ne pouvait pas être un rêve…Je sentais le froid s'engouffrer par les manches et le bas de mon manteau, qui fouettait mon visage et mes cheveux (qui ne ressemblait plus à rien). Il y avait ces rires, le klaxon des taxis, les disputes de couples devant les enseignes de boutiques. Tout ceci était bien trop réel. Pourquoi tout le monde faisait comme si c'était normal ? Me disant ironiquement que j'avais dû au moins atteindre les « Pourquoi ? COMBOx10 » depuis le début de cette…histoire, je me décidais enfin à m'adresser à quelqu'un, avec un peu de chances, il en saurait bien plus que moi. Restée camper sur mes jambes un bout de temps, je me dirigeais maladroitement vers un passant, jeune homme d'une vingtaine d'année, j'aurais pu dire. Tout en priant tous les dieux de ne pas être malade, vu les chaussures que je portais, c'est-à dire des ballerines. Je priais également que mon accent soit compréhensible car, bien qu'ayant un niveau d'anglais assez voire très bon (sans me vanter), je n'avais jamais vraiment été confronté à un « natif ». Il était temps de tester mes connaissances.
-Hum…excusez-moi ?
Woh. Ça faisait tant de temps de que ça que je n'avais pas parlé ? Ma voix était tellement rauque…Le jeune s'était retourné vers moi, et me regardait d'un air interrogateur. Eclaircissant ma voix, je réitérais ma demande :
-Excusez-moi mais…comme vous pouvez facilement le voir, je suis une touriste un peu perdue…Est-ce que vous pouvez me dire où nous sommes ?
L'homme jeta un coup d'œil rapide à ma valise et semblant parfaitement me comprendre ( ce qui était une réussite pour moi) , m'adressa un sourire compréhensif.
-Eh bien nous sommes à Londres, devant la gare de l'Eurostar.
Oui nan mais ça je le savais, je n'étais pas touriste à ce point-là. Quoique ce fût quand même utile, j'avais confirmation que je n'étais pas perdue au fin fond de la Russie**.
-Et…est-ce que vous pouvez me dire si mon portable est à l'heure ? Je ne suis pas bien sûr, avec le décalage horaire, tout ça…
Lui tendant mon portable, il répondit que non, il était bien à l'heure. Voilà qui confirmait aussi la thèse de l'heure décalée. Cependant, je choisis de lui poser une dernière question, qui me conforterait enfin dans mes doutes.
-J'ai une dernière question, si vous le voulez bien…Vous pouvez me dire quel jour on est ?
Lâchant un petit rire, l'homme me répondit avec une once d'on-ne-sait-quoi.
-Eh bien, vous êtes si perdue que ça ? Nous sommes le 10 décembre.
Gelée de cette réponse, je le remerciais d'un hochement de tête et m'éloignais.
Le 10 décembre. LE 10 DECEMBRE. Voilà, c'était l'élément final de toute cette anormalité. Sur les quais de l'Eurostar, nous étions le 10 juillet. Arrivée à Londres, nous sommes le 10 décembre. Que tout cela soit réel ou pas….je n'étais pas chez moi. Je veux dire, même pas dans le même monde. Je refusais de me laisser aller à des élucubrations mais les faits étaient là : j'étais dans un monde ou un rêve, ou quoi que ce soit, qui n'était pas le mien. Des pensées affreuses vagabondaient dans ma tête. Qu'est-ce que je faisais là ? Que s'était-il passé ? Comment suis-je arrivé ici ? Cet endroit ressemblait en tout point à ce que je m'imaginais de Londres et de ce que je connais déjà mais de toute évidence, ce n'est pas la même chose. Je sentais une vague de stress et d'incompréhension m'envahir. Je ne voulais pas réfléchir à tout ça. Je voulais juste pouvoir me poser chez mes grands-parents et commencer mes vacances inespérées. Alors je fis comme si de rien n'étais, comme si rien n'avais jamais eu lieu. Mon cerveau refusa toutes pensées constructives à part « j'ai faim » ou « j'ai froid » pendant que j'appelais machinalement un taxi qui passait par là. Le taxi s'arrêtant, je traînais ma valise jusqu'à lui d'un pas lent et laborieux, me posant directement sur la banquette et lui indiquant sans conviction ma destination. Il commençait à pleuvoir et je posais ma joue sur la vitre froide, mon souffle lent créant de la buée. Le trajet dura un bon bout de temps, enfin…c'est ce que le chauffeur me dit, puisque de mon côté, je m'étais lamentablement endormie. Remerciant encore le ciel que ma mère pense à tout, je payais le chauffeur et me retourna, déjà prête à faire face à une nouvelle horreur. En fait non, je n'étais pas prête.
Devant moi aurait dû se situer l'immeuble de Papy et Mamie. Il y aurait dû avoir cette porte à la peinture blanche écaillée, cette lumière bleutée de télévision visible par la fenêtre, cette même fenêtre portant des rideaux à moitié déchirés. Il y aurait dû avoir notre nom sur la liste des propriétaires, « juste aux dessus des Gilleaux », m'avait dit ma mère. Mais comme je l'ai déjà assez dit, il y aurait dû. A la place se dressait une boutique plus ou moins déserte, d'un noir sale et peu accueillant. Un changement de propriétaire, à ce que je pouvais lire. Je ne lui prêtais déjà plus attention et prit immédiatement mon téléphone. Surtout ne pas paniquer. Appeler tranquillement ma mère (j'avais dû réseau cette fois-ci) et rester devant le magasin pour l'instant. Malheureusement pour moi, malgré 4 appels, ma mère était injoignable. De même que ma sœur. Mon père n'en parlons pas. Je tournais en rond en attendant un quelconque appel, pouvant me redonner un peu d'espoir face à ma situation.
Ma pauvre Yamiko, tu es dans une ville qui ressemble à Londres mais qui, au vu des preuves que tu as pu récolter, est un « autre » Londres. Tu as froid, très froid. Tu ne sais pas où aller parce que tes grands parents ne sont pas là où ils devraient être. Tu ne sais même pas où ils sont ou si tu pourras les voir. Tes proches ont encore la bonne idée de ne pas répondre au téléphone. Tu ne sais pas ce que tu dois faire désormais. Te réveiller d'un rêve qui n'en est visiblement pas un, ou bien accepter le faîte que tu doives dormir dehors en attendant des réponses que tu n'es pas sûr de vouloir connaître. Tu es complètement perdue. Et tu sais que tu as très peur et que tu as une grande envie de pleurer un bon coup.
Je ne fis que me détourner de cette boutique en commençant à marcher vers une destination que je ne connaissais pas. Comme tout ce qu'il y avait autour de moi. Un sanglot me monta à la gorge : le trop plein d'émotions m'empêchait de me résonner. J'étais une personne rationnelle, qui ne croyait pas dans les artifices et qui savait distinguer rêve et réalité. Mais là plus rien, toute envies ou convictions avaient disparus. Tout mon courage envolé. Je relevais lentement la tête, qui s'était baissée de désespoir, s'attarda une nouvelle fois sur le lieu où je me trouvais. Les rues se ressemblaient toutes mais malgré tout, ma vision rendue flou par un début de larmes se focalisa sur un détail. Sur ma gauche se trouvait une porte.
221B Bakerstreet.
*Cette adresse est complètement inventée et je ne sais du tout ce qui se trouve proche de Bakerstreet XD
**Je n'ai rien contre la Russie, c'est juste que le froid ambiant fait penser à ça/PAN
Voilà la fin du chapitre 2 ! Beaucoup de choses là-dedans…XD J'ai bien aimé mon idée de « penser à la Sherlock », c'était le moment un peu drôle/PAN Mon moi a peur vous voyez, il ne sait pas où il est. On sent bien qu'au départ je m'en fous mais qu'après c'est plus drôle D8 Si vous avez des questions (qui ne spoil pas l'histoire très prévisible), allez-y ! Je ne sais pas quand je posterais le prochain chapitre mais comme il va y avoir pas mal de chose dedans ça va sûrement prendre un peu de temps…D : Une review, même courte, est toujours la bienvenue, ça encourage l'auteur ! 8D
A bientôt !
