Bonjour à tous (ou bonsoir) ! Premièrement, désolée de vous avoir fait attendre si longtemps mais j'avais un certain manque d'idée pour la suite et ça a prit du temps, avec les vacances où je suis partie en plus...La rentrée ne risque pas d'arranger les choses mais je vais tenter d'être plus rapide ! Deuxièmement, un petit coup de pub mais une amie et moi (Hazelnut si vous voulez savoir) avons pour projet un recueil de fic Jimlock, si ça vous intéresse beeeeeen voilà. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et je ne vous fais pas attendre plus longtemps !

Rendez vous en bas :33


221B Bakerstreet.

L'adresse tourne en boucle dans ma tête. Avec tout ce qui m'arrive en ce moment...j'en avais oublié cette histoire avec Sherlock. En fait j'avais tout oublié. Les loisirs n'étaient pas vraiment mon occupation en ce moment...c'était donc une surprise. Plus qu'une surprise, de la stupéfaction. C'était comme tirer chaque jour au loto et devenir du jour au lendemain l'heureux gagnant. C'était impossible.

Il se dressait devant moi une porte noir parfaitement lustrée, bien que vielle (comme le montrait les fissures grandissantes qui s'immisçaient sur le coté), munie d'un battant, entièrement doré. Je n'avais pas besoin de la décrire: elle était exactement...comme sur le tournage. Tout était comme sur le tournage. Mais il n'y avait personne autour... Il faisait nuit, d'accord, mais je voyais en regardant autour de moi et en levant la tête qu'il y avait de la lumière à la fenêtre, signe d'une présence. Or je savais aussi qu'il n'y avait personne qui habitait là en temps normal. Ce qui voulait dire...Je n'eus pas le temps de finir ma réflexion qu'une personne que je ne connaissais que trop bien ouvrit doucement la porte en un grincement.

-Mademoiselle? Vous allez bien? Je vous vois rester sur le pas de la porte depuis un moment.

Madame Hudson...? Mon cerveau déconnecté face à la situation, je ne pouvais que la regarder les yeux écarquillés, incapable de trouver une explication logique à ce qui se déroulait sous mes yeux. Bon, euuuh...d'accord. Bien. Je lui répondait automatiquement, fébrile:

-Euh, oui, euh... Je me suis perdue...

Une petite pensée lucide traversa mon esprit en me disant que ce n'était pas totalement faux. Du peu de conscience qu'il me restait pour agir, face à mon désarroi, Mme Hudson me fit signe d'entrer.

-Allons, rester donc un peu! Pauvre petite! Ne vous inquiétez pas, je vais vous aider.

Claquant des dents d'angoisse, j'attrapais ma valise et suivait d'un pas lent . Réfléchir, il fallait me laisser le temps de réfléchir. Le temps d'analyser une fois de plus la situation. Beaucoup trop d'événements s'enchaînaient. Je ne pouvais me poser plus de questions qu'on m'entraînait dans sa cuisine. Sincèrement, jamais je n'avais été aussi mal à l'aise et surtout aux bords de l'arrêt cardiaque. Les 2 seules questions qui me traversait désespérément l'esprit étaient "Comment?" et "Pourquoi?". J'avais l'impression de devenir folle... Quand bien même il existait des réponses à ces questions, mon corps et mon esprit entier restaient figés.

-Mademoiselle? Mademoiselle cela doit bien faire 10 minutes que je vous parle et vous ne m'avez toujours pas dis comment vous vous appelez!

L'exclamation de ne me fit que lever des yeux hagards vers elle et je ne pus voir qu'un air inquiet peint sur son visage.

-Seigneur, vous êtes aussi pâle qu'un fantôme! Vous vous sentez bien? Cela doit être la faim...Attendez moi un instant, je vais vous cherchez un encas.

Sa chaise racla le sol et je la vis s'éloigner vers les placards. Malgré mon incapacité à trouver des réponses cohérentes à la situation, j'observais les alentours et l'état des lieux renforçait mon impression d'être en "terre inconnue": la cuisine de était effectivement petite, blanche, uniquement composé d'une table et de quelques chaises de la même couleur. Des ustensiles de cuisine trônaient sagement dans un évier gris tandis qu'une fenêtre flouté donnait sur une petite court. Encore une fois, le "décor" était parfaitement en place, je n'avais rien à y redire. revenant avec des biscuits (cette femme et sa gentillesse...), elle n'eut pas le temps d'émettre une protestation que j'en attrapais un au vol et sortait de la cuisine.

-Mademoiselle, revenez ! Vous ne m'avez pas dis comment vous vous appellez ! Et puis il y a quelqu'un à l'étage !

La voix de me paraissait déjà bien lointaine. Sortie de la pièce, claquant des dents sur mon cookie en miettes, j'observais le moindre détail autour de moi avec de grands yeux ronds. J'essayais tant bien que mal de ne pas céder à la panique : je savais que l'observation et l'analyse étaient les meilleurs moyens pour ne pas tomber dans le piège de la confusion, et cela bien avant de connaître le célèbre Sherlock Holmes. J'essayais de rester à l'affût de quelque de chose qui relevait du bizarre. Si on pouvait considérer que ma situation actuelle n'était pas « bizarre »...Alors que je m'apprêtais à monter un certain escalier, un « détail » me revint. Si j'étais bien là, en chair et en os, alors cela voulait dire...OH SEIGNEUR. Je manquais tout juste de tomber en arrière face au choc mais merci pour moi, j'eu le réflexe de m'accrocher à la barre d'escalier. Ce n'était pas possible...Si ? Encore une fois, tout ceci n'était-il pas un rêve de fan très étrange ? J'en connaissais des gens qui disaient s'être réveillé, grisé par un rêve semblant trop réaliste. Soudainement prise d'une énergie tiré dont ne sait où, je posais avec force mon pied sur la 1er marche qui couina de mécontentement. Dans des moments comme ça ma grande, il ne faut pas réfléchir et il faut foncer ! Ça ne me sert à rien de rester planter là comme un haricot à me poser des questions que je ne trouverais pas si je ne bouge pas. De toute façon, ce n'était pas discutable, je ne reculerais pas. Il fallait en avoir le cœur net. Je montais cet étage à la fois court et interminable, posant mes pieds avec conviction, qui à ma grande peur faisait malheureusement beaucoup trop de bruit. Cet escalier qui prenait pour moi des allures de prologue à l'histoire dans laquelle je m'embarquais. Plus je montais plus une angoisse nauséeuse piquait mon estomac.

J'ouvrais brusquement la porte jusqu'ici fermée, et mon cœur rata un battement. Ou peut-être bien 2 ou 3. Ce n'était pas la personne à laquelle je m'attendais mais c'était déjà bien trop choquant. Devant moi se tenait un John assis dans son fauteuil qui, je pouvais le deviner, tentait de chasser l'ennui avec un livre de médecine. Il y avait devant moi un John Watson. LE John Watson. Mon entrée fracassante n'avait pas été en ma faveur et il me regardait à la fois avec perplexité et effarement. Voyant sa bouche tentant de se mouver pour émettre une protestation, c'est avec un soulagement extrême que je sentis derrière moi Mme. Hudson, m'attrapant les épaules comme le font normalement les grands parents, sa voix masquant celle de John.

-John, je suis désolée qu'elle vous ai dérangé ! Cette jeune fille m'a dit qu'elle s'était perdue, je pense que c'est une touriste en vadrouille, même si elle me paraît un peu jeune...Je lui ai juste proposer de rester un petit moment, je ne pensais pas qu'elle irait fouiner à l'étage. Pardonnez là !

Je sentais le regard de reproches de grimper le long de mon échine, mais j'étais trop occupée à crocheter mes yeux à ceux de John, dans l'attente de sa réaction. Il semblait pour le moins surpris mais pas outré, et je m'en réjouissais. Prenant cette attitude typique de notre cher Martin, il prit la parole en passant son regard sur différents objets de la pièce.

-C'est vrai que je te m'attendais pas à ça. Ça fait un petit moment que Sherlock est parti, alors quand ça bouge...

Le nom de Sherlock me parut claquer l'air comme un fouet à mes oreilles, mais John reprenait déjà, en s'adressant visiblement à moi cette fois-ci.

-Il ne va pas apprécier mais je suppose que tu peux rester ici encore un peu...si tu ne fais pas trop de bruits.

Il m'adressa un sourire bienveillant tout en me désignant le sofa d'un œil. Je devais être vraiment paralysé pour que Mme Hudson finisse par me pousser légèrement dans la pièce. Elle referma doucement la porte derrière elle et le silence s'installa. C'était un silence lourd, John tentant de ne pas me regarder et de reprendre sa lecture, et moi, beaucoup trop choquée pour faire quoique ce soit. Finalement, mes jambes se traînèrent d'elle même jusqu'au sofa et mon corps tomba comme une masse sur le coussin couinant. Cette fois-ci ma curiosité ne me fit pas relever la tête, au contraire. J'avais un peu de mal à me dire que John Watson se trouvait à un bon mètre de moi, visiblement perturbé par ma présence. Vraisemblablement, malgré ses paroles prononcées plus tôt, John ne devait pas avoir l'habitude d'accueillir une jeune fille de 20 ans complètement perdue chez lui, et n'étant visiblement pas une cliente de Mr.Détective. Il me jetait des coup d'oeil qu'il voulait discret mais qui ne l'était pas puisque je m'en étais aperçu bien vite. Toujours est-il que moi non plus, je n'avais pas envie d'engager la conversation. Le silence de la pièce me paraissait être mon instant de répit : j'avais enfin du temps pour réfléchir, au chaud, avec un cookie à demi entamé en prime.

Actuellement, mon cœur était partagé entre excitation extrême et confusion totale. Je commençais petit à petit à accepter le fait que je devais me trouver...quelque part, qui ne correspondait pas à ma vie actuelle. Peut-être m' était-il arrivé quelque chose de grave dans la vie « réel » et que j'étais tombée dans un coma profond qui me faisait voir des hallucinations ? Un malaise autrement ? J'hésitais à croire que je rêvais et que le cookie que je mangeais n'avait en réalité aucun goût. Soit, ce « quelque part » est réel. Jusqu'ici je peux suivre, mais la suite...Comment expliquer ma présence ici ? Comment est-ce que j'étais arrivé là ? Qu'allais-t-il m'arriver ensuite ? La dernière question m'interpella plus que de mesure. C'est vrai ça, qu'est-ce que j'allais faire maintenant ? En admettant que j'oublie tout ce qui s'était passé avant, je ne savais pas où dormir et quoi faire pour délier mes problèmes. Peut-être que je devrais faire comme avec l'escalier : attendre que les réponses viennent d'elles-même en fonçant dans le tas...Cette solution me paraissait pour le moment la plus adéquate. Comme je me l'étais dis, je ne devais pas hésiter...à ne pas réfléchir. De toute façon, que je sois dans un rêve ou pas, il fallait que j'agisse. Rester les bras croisés à me torturer les méninges ne m'aidera pas et je ne ferais que me morfondre. Plus concrètement, rêve de fan ou glauque réalité, je me devais d'organiser la suite. Bon, le premier objectif que je devais me fixer était...savoir où dormir. Facile ça. Un pari fou me traversait la tête mais quitte à être dans une autre dimension spirituelle, autant s'amuser. Premier objectif : dormir au 221B, si possible pour trouver des réponses. Et bien quoi, monde ou pas je restais effrontée. Un peu effrayée, mais effrontée ! Je devais tout d'abord convaincre les concernés, à commencer par la personne qui se trouvait en face moi. Bon.

-Je suis vraiment désolée de vous déranger à une heure si tardive, je devrais m'en aller...

J'amorçais un mouvement pour me lever et sortir du salon mais John se redressa rapidement de son fauteuil et m'arrêta d'un « Attends ! ». Un petit sourire vient se poser malgré moi sur mon visage.

-Oui ?

-Et ben...il est un tard hein, ça pourrait être dangereux de se balader en ville comme ça...

-Je sais...Mais qu'est-ce que je peux faire ?

En me retournant vers lui, je vis ses yeux refléter de l'hésitation puis prendre une décision irrévocable.

-Tu vas rester ici pour la nuit. Il va de soi que je ne laisserais pas une personne si jeune dormir sur je ne sais quel banc en pleine nature. Ça ne te dérange pas j'espère ?

La question me parut bien stupide sur l'instant. Bien sûr que ça ne me dérangeait pas ! Bien au contraire. Une bonne nuit de repos allait m'être accorder ainsi qu'un repas tout ce qu'il y a de plus réconfortant. Ça allait m'aider pour la suite. Je tentais de retenir mon sourire habituelle de fan de ressortir dans un moment pareil mais John me coupa dans mon extrapolation.

-Reviens t'asseoir, ne reste pas comme ça. Comment tu t'appelles ? Tu ne t'es pas présenté.

Soudainement heureuse, et pour une bonne raison (ah ça oui!), je retournais sur le sofa et pris la parole d'une voix bien moins craintive que précédemment.

-Je m'appelle Yamiko. C'est vraiment un plaisir de vous rencontrez, John!

Une joie immense plutôt ! Le ton que j'avais employé ne devait apparemment pas lui plaire puisqu'il fronça les sourcils juste après la fin de ma phrase. Ou alors pire, peut-être qu'il n'avait rien compris à ce que j'avais dis avec mon accent à la noix...

-Yamiko ? C'est un pseudo non ? Tu n'as pas l'air d'avoir des origines asiatiques. Pourrais tu me donner ton vrai prénom ?

Il semblait vexé que je puisse douter de lui ou quoique ce soit. Là n'était même pas la question ! J'allais répliquer quand il enchaîna avec une certaine stupéfaction.

-Comment est-ce que tu connais mon nom ?

Là, je fus un peu à sec. Comment donc pouvais-je lui expliquer que je connaissais sa personne via le biais d'une série relatant sa vie et que j'étais en fait au courant de la plupart de son quotidien ? Ça commençait à être suspect de ne pas répondre mais je me rappelais que l'avait appelé tout à l'heure.

-Et bien j'ai entendu cette personne âgé dire votre prénom...Vous vous appelez bien John ?

En rajouter une couche n'en sera que meilleur. Moins il me posera de question sur ma personne, moins j'allais douter de ma propre présence en ces lieux.

-Oui, c'est ça...Et donc, pourquoi te cacher derrière un pseudonyme ? Je ne vais pas te harceler ou quoique ce soit-

-Non non, je le sais très bien ! C'est juste que...j'ai pris ce pseudonyme il y a longtemps parce que je n'aimais pas vraiment mon nom...Et puis les gens autour de moi ont finit par s'y habituer et je le garde presque constamment maintenant. Ce n'est absolument pas contre vous !

J'avais dis ce qui me passait par la tête sur l'instant mais il s'avérait que tous ce que je racontais était bien vrai ! De plus, mieux valait jouer la carte de la sécurité... Il hésita à se contenter de cette réponse, puis soupira pour la seconde fois et roula un instant les yeux, un air de « ah, les jeunes » inscrit sur son visage. Puis il reprit :

-Bon, très bien...Yamiko ? Tu es étrangère mais je n'arrive pas à déterminer ton accent. D'où est-ce que tu viens ?

Cette fois-ci, malgré la simplicité de la réponse, j'hésitais à répondre. Est-ce que la France existait ici ? En principe oui, mais si ça n'était pas le cas ? Est-ce qu'il ne me poserait pas plus de questions qui me démasquerait ? Quand bien même, je ne peux pas lui dire « je ne peux pas vous répondre parce que je ne suis pas sûr que mon pays existe dans votre monde », non non, je ne pouvais pas m'en sortir avec ça. Alors quoi dire ? Voyant bien que ma réponse tardait à venir, John fronça les sourcils une nouvelle fois, plus durement.

-Et bien en fait...euuuuh...

Je commençais à stresser et j'essayais de bégayer quelque chose quand la porte qui se trouvait à ma droite s'ouvrit avec un fracas assez impressionnant. Je n'y prêtais déjà plus attention que ma bouche s'ouvrit d'elle-même face à la personne qui se trouvait devant moi. Impossible. Oh bon sang d'impossible.

Sherlock Holmes. SHERLOCK HOLMES. Sherlock. Ou Benedict, je ne savais pas.

Mais qu'est-ce que j'avais fais pour que lui, la personne que je voulais éviter le plus possible pour l'instant, que ça soit pour y penser ou pour le croiser, débarque ici sans prévenir ? Être paralysé à vie était un euphémisme monumental pour décrire l'état dans lequel j'étais. J'avais à la fois envie de pleurer, de hurler, de sauter par la fenêtre, de fuir cet appartement... Que faire ? Qu'est-ce que je pouvais faire ? Tout ce à quoi je pouvais penser était cette apparence, semblable en tout point à ce que je m'imaginais et à ce que j'avais déjà vu, et à ces yeux gris bleuté qui me fixait plus ou moins avec surprise. Mais pourquoi moi ? Bon sang...Je vis sans réagir d'un seul poil ses yeux passés de la perplexité au mépris en une seconde. Un violent frisson me parcourut quand sa voix si particulière et profonde se décida à intervenir :

-Qui es-tu ?


Voilaaaaaaaa fin XD Pardon, je suis désolée de vous avoir fait attendre pendant longtemps mais je me devais d'organiser la suite avec l'arrivée de la saison 3...Je veux essayer de l'intégrer mais je sais pas comment je vais m'en sortir _ Oui cliffhanger je tease mais c'est comme ça la vie est dure/PAN Le prochain chapitre intégrera sûrement une enquête donc ça devrait être plus long mais aussi prendre plus de temps... Sur ce, n'hésitez pas à reviewver, à donner vos impressions sur ma vision des choses, etc... On se retrouve dans le prochain chapitre !