Titre Anglais : A Panther's Heart
Titre Français : Le cœur d'une panthère
Auteur : Copper Vixen
Chapitre traduit par :
Bêta Correctrice : Flo ShadowSpirit
Rating : K+
Etat de la fic en anglais : Fini (31 chap)
Etat de la fic en français : Fini
Parution : Toutes les 2 semaines
Disclamer : Rien ne nous appartient sauf la traduction
Résumé : Harry se fait capturer sous sa forme animagus et est vendu pour devenir le familier de son pire ennemi.
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Nous avons l'accord de l'auteur pour traduire la suite.
Puisque ni elle ni nous n'arrivons à contacter Elentari Elbereth.
Nous traduisons les chapitres où elle s'est arrêté.
Vous pouvez lire les 1ers chapitres sur son compte.
Son adresse est sur le profil dans nos histoires favorites.
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Désolé pour l'attente pour cette mise à jour, mon esprit un peu trop occupé m'a fait oublié de mettre en ligne, nous sommes a cours de chapitre corrigé pour "Pouvoir de Poudlard" dès remise des chap, je l'ajouterais immédiatement.
Bonne lecture
Eni et Onarluca
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Chapitre 25 - Thé et Métamorphoses
La cuillère d'Harry s'enfonça dans la soupe crémeuse aux champignons avec laquelle il s'amusait. Bien qu'elle eût dû lui servir de déjeuner, elle avait rapidement perdu tout intérêt lorsque la table des Serpentard avait commencé à se remplir. Draco était assis à ses côtés, parlant tranquillement avec Blaise au sujet d'un essai sur les Runes Antiques qu'Harry n'avait aucune intention de terminer, encore moins de commencer d'ailleurs et il était certain que Blaise pensait la même chose que lui.
Ses yeux étaient rivés sur la Serpentard assise seule tout au bout de la longue table. Ses sens de panthère luttaient contre sa nature humaine pour prendre le dessus, s'acharnant à vouloir attaquer et tuer la personne qu'ils considéraient comme une menace. Les yeux d'émeraude suivaient chaque mouvement que faisait Pansy, observant la sorcière pendant qu'elle mangeait son déjeuner. Harry parvenait presque à distinguer le mensonge en elle, son parfum était enveloppé par la mort et le mal, quelque chose avait changé en elle, Harry en était persuadé.
« Harry ?» demanda une voix dans un murmure. Tournant la tête, il rencontra les regards interrogateurs de Draco et Blaise.
« Euh, désolé, je ne faisais pas attention.» admit Harry, ses doigts tournant toujours lentement sa cuillère dans la soupe posée devant lui.
« Je demandais ce qui n'allait pas. Tu grognais.» murmura Draco en étudiant Harry très attentivement. Harry grimaça intérieurement, il aurait dû prêter attention à ce qu'il faisait. Pansy était devenue une paria pour tout Poudlard, et plus particulièrement au sein des Serpentard. Ses actes du jour du duel avaient parachevé cette séparation, mais il ne pouvait s'empêcher de surveiller les signes de trahison, s'attendant à recevoir un coup de poignard dans le dos à tout moment.
« Ce devait être mon estomac ?» proposa-t-il, ignorant s'ils le croiraient. Harry observa la lente montée de sourcils et les regards identiques échangés entre les deux Serpentard.
« Ton estomac semble très en colère ce midi.» répondit Blaise, son attention entièrement focalisée sur Harry et plus particulièrement sur le mouvement nerveux de ses doigts. « Peut-être qu'il préfèrerait quelque chose de plus savoureux.» Après quoi, une assiette remplie de blancs de poulet se posa devant lui tandis que la cuillère et la soupe s'envolait hors de sa portée. Harry cligna lentement des yeux, observant alternativement le duo.
« Quoi ?» grommela Blaise: « Nous préférons que tu manges ce poulet que Pansy. Après tout, nous ne voudrions pas que tu attrapes quelque chose, sans parler de la différence de propreté !» Harry renifla doucement avant de se tourner vers le poulet et de commencer à le décortiquer soigneusement, acceptant le confort de la main que Draco venait de poser sur ses genoux. Ses yeux ne purent cependant s'empêcher de voleter vers Pansy avant qu'il ne commence à manger. La sorcière avait fait quelque chose.
Ron était allongé sur l'un des doux lits de l'infirmerie, tournant nonchalamment les pages de son manuel de métamorphoses. L'infirmerie était déserte, il en était le seul patient. Ses yeux firent le tour de la salle, cherchant quelque chose d'intéressant qui pourrait le distraire. Le son d'une voix le fit se retourner vers la porte d'entrée, fermant les yeux sous la douleur qui suivit son mouvement. Le battement lourd des portes claquant contre le mur lui fit rouvrir les yeux avant qu'il ne gémisse fasse au spectacle qu'il avait désormais sous les yeux. Là, sur le seuil, se tenait sa mère. Molly Weasley n'avait aucunement l'air d'être heureuse de se trouver à l'infirmerie de Poudlard, son regard aurait seul suffit à faire déguerpir la personne la plus courageuse au monde.
« Ronald Weasley ! Je n'arrive pas à y croire! Accepter un duel de sorciers après avoir lâchement battu quelqu'un! Et sans raison qui plus est, je pensais t'avoir mieux élevé que ça! Ton père et moi sommes tellement déçus. Tu pourras te considérer comme chanceux si tu as la chance de vois la lumière du jour lorsque tu rentreras à la maison pour les vacances d'été. Je jure que je ne sais pas quoi faire de toi!» cria Mme Weasley, les mains posées sur les hanches tandis que ses yeux, rétrécis de colère, fixés son fils.
« Mais maman…» commença Ron, essayant d'expliquer ses actes tout en cherchant comment les présenter pour ne pas s'attirer encore plus d'ennuis.
« Je ne veux plus entendre un mot sortir de votre bouche sauf si c'est pour présenter des excuses à ces deux garçons. Tu n'avais aucun droit de faire une telle chose ! Mais à quoi pensais-tu donc!» Ron tressaillit face aux cris assourdissant de sa mère. En temps normal, il aurait au moins pu déguerpir en vitesse, mais avec sa jambe cassée, il n'avait pas la moindre chance.
« Harry a commencé» Il essaya de faire valoir son point de vue mais il stoppa rapidement lorsque sa mère commença à bruyamment taper du pied.
« J'ai convenu de ta punition avec le directeur. Tu assisteras le professeur Snape pour le reste de l'année.» Mme Weasley sembla très satisfaite d'elle-même tandis qu'elle regardait de haut son plus jeune fils.
« Le reste de…»
« Je te suggère de ne pas discuter. Ceci n'est pas négociable. Ce qui est fait est fait Ronald. » Ron donna son accord en hochant faiblement la tête semblant honteux alors qu'il bouillait à l'intérieur. Harry Potter l'avait à nouveau battu. Il trouverait un moyen de se venger de ce stupide couillon. Ron s'assit et croisa les bras, ignorant les remontrances de sa mère tout en boudant sur son triste sort.
Narcissa Malfoy était assise dans un petit café situé sur le Chemin de Traverse. C'était un charmant petit lieu qui avait captivé son cœur et elle trouvait toujours le temps de s'arrêter pour une tasse de thé et quelques petits gâteaux. Elle avait souvent traîné Draco ici lors de leurs emplettes hebdomadaires, sachant pourtant qu'il ne pouvait se permettre de profiter de l'endroit autant qu'il l'adorait en secret. Souriant doucement, elle jeta un œil sur la carte posée au centre de la table puis se releva avec fluidité, venant embrasser l'une de ses plus chères amies.
« Narcissa ! »
« Melinda ! » s'exclama-t-elle. Les deux femmes se regardèrent tandis qu'elles s'enlaçaient, chacune notant les dernières tendances mode et les bijoux coûteux que l'autre portait. Narcissa s'assit et fit signe à l'autre sorcière de s'installer dans celui qui lui faisait face, toutes deux se lançant instantanément dans une conversation animée, ignorant les regards que posaient sur elles les autres clients. Un serveur leur apporta une théière fumante en argent et plaça un plateau de pâtisseries et autres petits gâteaux entre elles. Narcissa regarda le serveur reculer, attendant qu'il soit hors de portée de voix pour jeter son sort. Grimaçant, elle jeta un silencio avant de se retourner pour faire face à Melinda Zabini, sachant que le sort leur permettrait de parler affaires avec son amie sans crainte d'être entendues.
« Pouvez-vous le croire ? Harry Potter lié à Draco ! » haleta-t-elle, versant un filet de thé chaud dans une paire de tasse dépareillées.
« Je sais ! Garrick était furieux ! Il ne parle plus que de ça jour et nuit, il pense que cela va augmenter les chances de Lucius de devenir le bras droit de Tom. » murmura Melinda, préparant son thé comme elle l'aimait tout en observant les gens pressés qui parcouraient la rue.
« Ces deux là vont se retrouver à Azkaban. » déclara Narcissa, tout en ajoutant du sucre à son thé, avant de le mélanger doucement. « La manière dont ils prévoient de capturer Harry Potter me dépasse totalement, je ne comprends pas pourquoi ils se donnent autant de mal pour plaire à ce fou… Ca ne leur apportera que des ennuis. »
« Sans parler du fait qu'ils devront d'abord aller contre Blaise et Draco. » ajouta Melinda, évoquant avec fierté le choix de son fils.
« Hum en effet, et nous savons ce qu'il en est pour Draco. » Les deux femmes approuvèrent de la tête, réfléchissant à la folie qui avait gagné leurs époux.
« Il est venu le temps pour Lucius de prendre une importante décision et je crains qu'il ne prenne la mauvaise. La vie de mon petit dragon est en jeu, je pense qu'Harry pourra le protéger mais à quel prix ? Sa vie ou celle de Draco ? » s'interrogea-t-elle dans un murmure, ses yeux empreints d'une profonde tristesse pendant quelques instants avant que leur gris profond et solennelle ne se durcisse. « Je jure que si cet homme nuit à mon fils, je le tuerai de mes propres mains. »
« Et bien sûr, je vous y aiderai. Draco est comme un fils pour moi. » chuchota Melinda, prenant l'une des mains de Narcissa dans les siennes, la serrant brièvement avant de revenir à sa tasse. Tout en sirotant leur thé et admirant les robes portées par les diverses sorcières traversant le Chemin, elles discutèrent de la chute de Voldemort avec autant de légèreté que si elles évoquaient la pluie et le beau temps.
Draco traîna Blaise dans la salle de métamorphose, ignorant les nombreuses salutations que recevait Harry. Levant ses yeux bleu pâle au ciel, il se laissa tomba avec grâce sur son siège habituel et attendit qu'Harry le rejoigne. Il retira soigneusement ses livres et parchemins de son sac, s'assurant au passage qu'il avait tout ce don il pourrait avoir besoin. Harry s'abattit lourdement sur sa chaise avec la grâce d'un éléphant, déversant ses livres tâchés d'encre et cornés sur le bureau.
« Tu as fini l'essai sur les Runes Antiques ? » siffla doucement Blaise à Harry. Draco grogna et s'installa plus au fond de sa chaise, admirant ses ongles soigneusement coupés. La réponse d'Harry se perdit dans la masse de voix des Gryffondor tandis que le professeur McGonagall entrait dans la classe. Tous les yeux se braquèrent sur elle tandis qu'elle s'avançait vers son bureau en attendant le silence.
Draco foudroyait du regard l'innocente pomme posée devant lui. Cette stupide chose était sensée être une orange, mais en l'occurrence, elle restait une pomme. Certes elle était devenue d'un horrible mélange de marron et d'orange, mais elle ressemblait toujours plus à une pomme qu'à une orange. Plissant les yeux, il donna un nouveau coup de baguette et rendit son aspect d'origine au malheureux fruit. Contemplant la pomme, il rata le grognement d'ennui qu'émis Harry avant de poignarder sa pomme d'un coup de baguette. S'ensuivit une légère explosion puis une pluie de morceaux de pomme rouge sur les deux étudiants.
« Euh, oups ? » offrit Harry, jetant un coup d'œil à Draco avant d'éclater de rire.
« C'était ma chemise préférée. » grogna Draco, essayant d'enlever les morceaux de pomme de la chemise en soie bleu foncée qu'il portait. Il soupira tristement lorsqu'il jeta un coup d'œil plus bas et constata les dégâts que l'explosion avait causée à sa troisième paire de bottes favorite, le cuir en peau de dragon ne serait plus jamais le même. Draco se figea, glissant légèrement de sa chaise, grimaçant tandis qu'un courant de pure douleur lui traversait le crâne. Focalisant son attention à l'intérieur de son esprit, il chercha à distinguer le lien rougeoyant. Il écarquilla les yeux lorsqu'un déferlement de puissance pure parcourut le lien, l'emmagasinant, faisant grossir le lien avant de repartir aussi vite qu'il était arrivé. Le lien pulsa et grandit, il se contracta avant de se relâcher pour s'agrandir un peu plus, se tortillant malheureusement. Se secouant intérieurement, il retourna son attention vers sa pomme. Se mordant les lèvres, il donna un coup de baguette en murmurant l'incantation. A sa grande surprise, la pomme se métamorphosa en orange. Quelques secondes plus tard, elle explosa, ainsi que tous les autres fruits présents dans la classe. Et pendant qu'il pleuvait des bouts d'orange et de pomme, son regard vacilla, il eut vaguement conscience du corps d'Harry glissant de sa chaise. Tournant sa dernière pensée vers le lien, l'obscurité l'entraîna au sol.
Minerva McGonagall observa, sous le choc, sa classe désormais décorée de bouts de pomme et d'orange. Elle chercha le coupable des yeux mais se figea lorsqu'elle prit conscience de l'attroupement de Serpentard paniqués qui s'était rassemblé autour de la table qu'Harry et Draco partageaient. « Tout le monde à sa place ! » cria-t-elle, captant l'attention de tous les élèves, pensant dans un moment de fierté qu'ils obéiraient avant de constater d'un regard mécontent que ses ordres étaient tout simplement ignorés ! Se frayant un passage parmi le groupe de Serpentard rassemblé, elle aperçut deux formes couchées mollement sur le sol.
« Hermione, allez chercher le directeur, dites-lui de nous rejoindre à l'infirmerie. » ordonna Minerva, ses mains vérifiant frénétiquement les signes vitaux des garçons. « Monsieur Zabini, allez informer le professeur Snape de cet incident s'il vous plaît et que l'on requiert sa présence à l'infirmerie. » De nombreux élèves se regardèrent avant de se précipiter vers la porte et dans les couloirs, ignorant les étudiants curieux qui leur criaient des questions. Minerva prit toutes les précautions nécessaires avant de lancer un sort de lévitation sur les deux corps étendus sur le sol puis sortit de sa salle de cours. Elle s'arrêta sur le seuil, écartant les étudiants trop curieux qui se tenaient là avant de se hâter vers l'infirmerie, consciente des étudiants se pressant dans les couloirs.
Le professeur Snape entra dans l'infirmerie, ignorant le Serpentard solitaire qui l'avait accompagné. Ses yeux furent instantanément attirés par les corps de ses Serpentard reposant sur des lits séparés. Blaise l'avait déjà informé de l'incident ayant eu lieu en cours de métamorphose ; la seule explication que voyait Severus était une déferlante subite de magie. Les récentes fluctuations du flux magique qui passait entre les deux jeunes hommes avait dû échapper à leur contrôle.
« Severus ! » Gémit plaintivement McGonagall, grimaçant tandis qu'il examinait Draco, à la recherche de n'importe quel signe extérieur pouvant l'informer des dégâts causés. N'en trouvant aucun, il se retourna et fut troublé de constater les traces de brûlures présentes sur le dos de ses mains. Prenant un peu de recul, il commença à énoncer un sort méticuleux de précision. Quelques minutes plus tard, il rouvrit les yeux et se tourna de façon à pouvoir observer le duo, grimaçant face au flot de couleurs flamboyantes.
Les deux jeunes garçons étaient entourés de différentes couleurs, chacune changeante, fluide comme de l'eau tandis que la magie augmentait et palpitait à travers les corps des garçons. Du bleu pâle tourbillonnait autour de leurs têtes. Du violet dansait autour de leurs mains immobiles. De l'argent scintillant enveloppait leurs deux corps, semblant les rassembler tandis que de fines lignes d'un rouge colérique les parcouraient. Etudiant soigneusement les différentes couleurs, il tressaillit et tourna la tête, cherchant le fin liseré d'or dont il pensait avoir été témoin. Avant qu'il ne puisse poursuivre sa recherche, les couleurs commencèrent à fusionner pour se rejoindre, se décolorant pour former une ombre étrange de couleur bleue foncée. Celle-ci tint durant quelques secondes avant de se séparer à nouveau, lentement, retournant à ses nuances et positions d'origine. D'un léger coup de baguette, il mit fin au sort, restant planté là dans un état second. Puis, tourbillonnant sur lui-même, il quitta en toute hâte l'infirmerie.
Harry refit surface lentement, plissant les yeux face aux lumières trop vives au dessus de lui. Il cligna des yeux tandis que ceux-ci s'efforçaient de faire le point. L'ouverture et la dilatation de sa pupille s'ajustèrent, lui offrant la vision parfaite d'une panthère. Avec prudence, les yeux émeraude rencontrèrent une paire de brillants yeux bleus appartenant au visage penché au dessus du sien, qui se pencha un peu plus près encore au dessus du lit qu'il occupait, lui permettant de distinguer la masse de cheveux roux bouclés qui l'encadrait, tombant doucement jusqu'aux épaules.
« Harry chéri, comment te sens-tu ? » l'interrogea Mme Weasley, ses doigts tirant et rajustant les draps qu'Harry serrait entre ses poings.
« Draco. » exigea-t-il, ses premières pensées allant à la sécurité de son compagnon.
« Oh, il va bien chéri. Madame Pomfresh l'a renvoyé dans son dortoir. Il s'inquiétait pour toi et ne restait pas tranquille. Le directeur a estimé qu'il valait mieux qu'il essaye de dormir encore un peu. » l'informa Mme Weasley, tirant toujours inutilement sur les draps. « Maintenant, comment te sens-tu ? » Harry prit son temps pour rassembler ses esprits, il se sentait bien. Le lien était toujours un peu agité mais la puissance s'y écoulait, calme et régulière.
« Je me sens bien. Puis-je partir ? » demanda-t-il, essayant de ne pas gémir tandis qu'il se libérait de l'emprise des couvertures.
« Madame Pomfresh a estimé qu'il vaudrait mieux que tu passes la nuit ici. » Relâchant les draps, la vieille femme se recula et rapprocha la chaise sur laquelle elle reposait plus tôt un peu plus près du lit. Ses yeux firent le tour de la pièce tandis qu'elle se rasseyait, observant toujours les poings enserrant les couvertures avec désapprobation. Les yeux d'Harry recherchèrent Ron, qui aurait dû se reposer dans l'un des lits à côté du sien.
« Où est Ron ? » demanda-t-il rapidement, essayant de savoir si Draco était en sécurité dans son dortoir sans qu'il ne soit à ses côtés.
« Il a été renvoyé à la maison pour l'instant, chéri. Arthur et moi avons pensé que ce serait mieux ainsi. » Harry grimaça lorsque la femme renifla, voilà bien tout ce dont il avait besoin, que la pauvre femme fonde en larmes !
« Je n'aurait jamais pensé qu'il puisse faire une chose pareille ! » Sur cette dernière phrase, elle éclata en sanglots. Harry soupira et lui tapota doucement l'épaule, sans tenir compte de la gêne qu'il ressentait. Ses bras enserrés autour de son cou le bâillonnant efficacement. Harry attendit patiemment que la femme se calme peu à peu, essuyant ses larmes dans un mouchoir violet vif qu'elle avait sorti de l'une de ses poches. Mme Weasley finit par sombrer dans le sommeil, sa tête reposant sur le bord du lit d'Harry. Celui-ci sourit tout en se glissant hors du lit, marchant sans bruit vers la porte, jetant un coup d'œil par-dessus son épaule avant de passer la porte, s'avançant dans les couloirs.
Pansy se prélassait dans une petite alcôve située dans la volière. De sa main gauche, elle saisit une bouteille de scotch parfaitement âgé tandis que la droite menait une cigarette à sa bouche. Inspirant profondément, elle fit entrer la fumée dans ses poumons avant d'expirer, un sourire narquois étirant ses lèvres face au flux de fumée grise et épaisse. Ses pensées furent interrompues par le cri aigu d'un hibou. L'énorme oiseau la frôla, ses griffes écorchant son épaule avant qu'il n'ouvre les ailes et atterrissent en douceur sur une petit perche. Serrant son épaule blessée, elle posa les yeux sur les débris de la bouteille de whisky, lançant un regard noir au hibou, elle s'approcha lentement, écrasant au passage sa cigarette. Le hibou noir la sonda de ses yeux d'ambre avant d'étendre sa patte, lui offrant le paquet qu'elle portait. Lisant soigneusement le mot joint, elle sourit et toucha de sa baguette le coin du parchemin, le faisant s'enflammer avant de la laisser se consumer sur le sol. Elle glissa le petit paquet dans la poche de sa robe avant de sortir calmement de la tour, s'arrêtant quelques secondes, elle se retourna pour observer le hibou noir de Voldemort assis calmement dans la volière de l'école comme s'il était chez lui.
Severus était assis dans son bureau, vidant consciencieusement le verre de cognac qu'il s'était servi dès son arrivée. Le livre posé devant lui contenait des informations sur les sorts pouvant détecter les liens magiques. Dont le sort qu'il avait lancé sur Harry et Draco. Utilisé pour détecter divers liens magiques, il permettait à l'utilisateur d'observer chaque type de lien et d'en comprendre les implications. Ses yeux parcouraient les notes qu'ils avaient pu établir sur la base de ses observations.
Le lien violet qu'il avait pu observer était le plus évident, celui par lequel tout avait commencé. Le lien familier dans toute sa splendeur. Utilisé pour partager la magie entre un animal et un sorcier, son objectif fondamental était de stocker de la magie. Il permettait également la communication télépathique, mais elle pouvait aussi être associée à l'un des autres liens. Le bleu pâle était une simple liaison télépathique, permettant aux utilisateurs de parler d'esprit à esprit. Severus se pencha en arrière et ferma les yeux, se mâchonnant la lèvre tandis qu'il tentait de faire le point sur les différents liens qu'il avait pu entrevoir. Le rouge était un lien utilisé par la noblesse. Un lien de garde du corps, ce qui expliquerait le caractère protecteur que le duo avait démontré l'un pour l'autre. Il était parfois utilisé comme gage d'assurance. L'argent était aussi l'un des plus significatifs et facile à comprendre. Un lien amoureux. Il doutait qu'il eut été consommé, mais les prémices du lien étaient bel et bien présentes. Tôt ou tard, le lien exigerait consommation mais comme celui-ci semblait toujours en train de croître, il y avait des chances qu'il reste immobile, caché sous la surface pendant quelques années encore. Il se rassit et survola ses notes, il lui faudrait une éternité pour étudier tous les coins et recoins des liens. Ils étaient si épais et entremêlés, les chances de les briser semblaient pratiquement impossibles. Dumbledore ne serait pas content, mais pour l'instant personne ne pouvait rien faire de plus pour changer cela.
A suivre...
