L'arrivée d'un gentil toutou... Suspense ?

VampireDiariesKalijah : Encore un super chapitre... je vais avoir les chevilles qui enflent, c'est moi qui te le dit xDD comme tu es la seule à m'avoir laissée une review au chapitre 6, tu as droit à une longue réponse détaillée xDD Je ne sais pas encore si tu as exactement compris ce que faisait Cygnus à Bella. Si tu l'as compris, tu es très forte, sinon, je pense que comme tout le monde, tu penses à autre chose... Voilà, c'est à peu près tout ce qu'il y a dire, excepté... SORS LE PROLOGUE DE TA FICTION, NOW !


Bellatrix se promenait dans les couloirs, après avoir prétexté un mal de tête, même si tout le monde avait bien compris que ce n'était pas le cas, et l'aimable et empathique professeur McGonagall l'avait autorisé à aller à l'infirmerie. Elle-même n'avait, évidemment, aucune intention d'y aller, se contentant d'éviter Sirius pendant quelques décennies, voire un peu plus. Rester en cours aurait sans doute été plus simple, mais elle n'avait pas pu. En soupirant, elle sortit du château pour se balader dans le parc. Le soleil brillait, alors elle s'allongea près du lac, avec la ferme intention de bronzer et d'oublier son connard de cousin.

Elle n'était pas installée depuis une minute quand une ombre s'interposa entre le soleil et elle :

_ Dégage, Sirius, grogna-t-elle.

_ Je me sens insulté, répliqua Snape.

Elle ouvrit un œil, et lui sourit :

_ Tu devrais pas être en cours ?

_ Je te retourne la question.

Il s'installa à côté d'elle, un bras sous sa tête, et regarda la jeune fille. Son visage détendu, ses boucles noires formant un halo autour d'elle... Bellatrix Black était superbe.

_ Tout va bien, Bella, Sev' ? demanda Narcissa, s'installant de l'autre côté du Serpentard.

_ Tu ne devrais pas être en cours ? répliquèrent ses deux aînés d'une même voix.

_ Comme vous deux, non ?

_ Retourne en cours, Cissy, ordonna Severus à mi-voix. Dépêche-toi.

_ Mais Bella...

_ Je vais bien, frangine. Va en cours.

Narcissa baissa ses grands yeux bleus vers sa sœur, qui lui sourit. Un peu rassurée, elle releva les yeux, et comprit pourquoi les deux Serpentards voulaient qu'elle parte. Sirius arrivait.

_ Vas-y, répéta Bella. Grouille.

Cissy obéit, et tourna les talons.

_ Tu comptes nous laisser ? interrogea-t-elle à l'intention de Severus.

_ Et perdre une occasion de faire chier Black ? Dans tes rêves, ma belle.

Elle sourit. C'était bien le genre de Sev'. D'un côté, il lui conseillait de laisser parler ses sentiments (dis comme ça, ça paraissait tellement gnangnan !) et de l'autre, quand elle avait l'occasion de se retrouver seule avec Sirius, il préférait rester pour emmerder son ennemi de toujours.

_ Bellatrix, j'aimerais te parler, grogna Sirius en arrivant, le visage fermé.

_ Qu'est-ce que tu veux ? Si c'est pour finir de m'insulter comme ce matin, cousin, va crever !

Les insultes de Sirius paraissaient gravées au fer rouge dans son esprit. Il ne savait rien d'elle. C'était le rappel qu'il lui avait fallu. Sirius Black avait beau être son cousin, il ne la connaissait pas.

_ Bellatrix, s'il te plaît.

_ Si c'est pour me dire que tu es désolé, pareil, je m'en fous, Sirius.

_ Je regrette ce que j'ai dit, tu es contente ?

_ Mais tu l'as dit, Sirius ! Tu l'as dit ! Et je suis certaine que tu n'en pensais pas moins !

_ Ne dis pas ça.

_ Pourquoi ? C'est vrai ! Maintenant, lâches-moi ! Retourne là où tu devrais être, c'est-à-dire en cours !

Abattu, l'adolescent de seize ans s'en alla, les laissant seuls.

_ Waouh. Black qui fait des excuses. Je ne sais pas ce qu'il t'a dit, mais ça devait vraiment être grave.

_ J'aimerais être seule, s'il te plaît, Sev'.

Sans protester, le Serpentard se releva d'un mouvement souple.

_ Passes une bonne fin de journée, Bella.

Elle ne répondit rien, s'asseyant, mettant les pieds dans l'eau, après avoir enlevé ses chaussures. Elle entendit Severus s'éloigner à pas feutré, et fixa le paysage lugubre du parc de Poudlard. Bon, le paysage n'était pas vraiment lugubre, juste des montagnes ensoleillées derrière un lac, mais aux yeux de Bellatrix, tout paraissait actuellement lugubre.

En entendant des pas dans l'herbe, elle ne se retourna pas :

_ Sirius, dégage.

Pas de réponse. Elle se retourna, au moment où un gros chien noir lui sautait dessus pour lui lécher le visage.

_ Qu'est-ce que...

Il aboya, et remua la queue. Elle le fixa en fronçant les sourcils :

_ Mais qu'est-ce que tu fais là, toi ? Tu dois appartenir à ce crétin d'Hagrid, j'imagine...

Le chien grogna en entendant l'insulte, mais aboya de suite après, et posant sa grosse tête sur les genoux de la quatrième année, il ne bougea plus.

_ Stop, stop, stop ! Qu'est-ce que tu veux, toi ?

Il aboya à nouveau, au désespoir des oreilles de l'adolescente, qui grimaça, et le délogea d'une tape sur le museau sensible du canidé.

_ Arrête, ça !

Aussitôt, le chien se mit à geindre, réclamant une caresse qu'il pouvait toujours rêver d'avoir ! Bellatrix n'était pas d'humeur à cajoler un chien. Elle n'était jamais d'humeur pour ce genre de choses, et elle n'aimait pas les animaux.

_ Fais gaffe, sinon je te lance un sort, menaça-t-elle, fixant les grands yeux ambrés du chien. Je rêve, je parle à un chien, ajouta-t-elle pour elle-même. C'est traîner avec ce connard de Sirius qui a du m'embrouiller le cerveau.

Et le fameux chien continua à gémir à côté d'elle. Elle grogna pour elle-même : le caresser, c'était céder, et s'en aller, c'était perdre ce duel face à ce chien débile !

_ Je te jure que je vais te faire taire. Et fais attention, je maîtrise le sort Doloris. Et je suis très douée.

La queue basse, le chien se roula en boule, et se mit à pousser de longs gémissements. Bellatrix ferma les yeux, tentant de se calmer, et d'éviter un meurtre. Pouvait-on vraiment parler de meurtre avec un animal ? se demanda-t-elle, sa main droite la démangeant de prendre sa baguette.

_ Tu m'énerves, lâcha-t-elle d'une voix menaçante. Fais attention, le cabot !

Le chien la regarda de ses grands yeux intelligents, et geignit à nouveau, avant de blottir son museau contre la cuisse de Bella.

_ Tu me rappelles Sirius. Toujours à tourner autour de moi en manque d'affection. Je l'aimais bien au final, ce con.

Bellatrix avait la gorge nouée en parlant de son cousin, mais continua :

_ Il ne sait pas ce qu'il dit. Souvent, il m'énerve, parce qu'il se croit mieux que nous, mais ça ne l'empêche pas de me juger comme le ferait un Sang-Pur. Parfois, je le déteste, murmura-t-elle. Je déteste la manière dont il me dévisage quand il juge mes actes sans en comprendre les raisons. Et il y a les quelques moments qui me font garder contact avec lui. Ces rares moments où il me regarde comme si j'étais une femme qu'il désire plutôt que comme sa cousine Sang-Pur qu'il ne supporte pas. Je ne suis même pas sure qu'il s'aperçoive qu'il me regarde comme ça, qu'il change parfois de personnalité du tout au tout. J'aimerais me faire pardonner de lui avoir fait croire que je sortais avec Severus. Mais il m'a blessée. Ce qu'il a dit tout à l'heure... Merde ! J'ai envie de lui pardonner, et en même temps, je lui en veux... Il n'avait pas à dire des choses comme ça. Il ne sait rien d'autre de moi que ce qu'on lui a dit, donc, il ne sait rien de ma vraie personnalité. Pourtant, il est toujours là, à me tourner autour, à me forcer à dépasser mes limites.

Bellatrix ferma les yeux, mais ne repoussa pas le chien quand il posa à nouveau sa tête sur ses genoux.

_ Et je parle à un chien, finit-elle dans un murmure. J'en suis réduite à parler à un canidé pour faire le point sur mes sentiments. Parfois j'aimerais bien avoir un psy. Heureusement que Severus est là.

En entendant la dernière phrase, le chien grogna férocement.

_ Quoi, un problème ? ironisa Bellatrix. Merde, j'y crois pas... Je parle à un chien. Depuis une demi-heure. Je deviens pitoyable. Je me demande si ça réglerait le problème si je racontais tout ça à Sirius. Sans doute pas. Le connaissant, malgré tout ce qu'il dit, il s'engouffrerait dans mes sentiments, et me détruirait. Parce qu'au final, il a beau dire, il n'est qu'un Sang-Pur, comme tous les autres. Il a simplement une autre philosophie. Et la seule chose pire que les Sang-Pur, ce sont les Détraqueurs. Tu sais ce que c'est ?

Le chien gémit à la mention de cette créature infecte gardienne d'Azkaban. Manifestement, il savait.

_ Parce que les Détraqueurs prennent le cœur et l'âme des personnes. Il suffit d'un de leurs baiser vénéneux.

Bellatrix se tut enfin, et se releva, forçant le chien à s'ôter de ses genoux. Le canidé grogna, et les poils de sa queue se hérissèrent.

_ Suffit, ordonna la jeune femme. J'ai des choses à faire.

Leurs regards s'affrontèrent, yeux ambrés contre yeux noirs. Enfin, Bellatrix releva les yeux, l'air de dire "je ne fais pas de duel de regards avec un chien galeux stupide", et tourna les talons.


Sirius était assis au bord du lac depuis bientôt une petite heure, à la place exacte où s'était assise Bellatrix. Il ne pensa pas au fait que Remus s'installa à côté de lui, là où avait été Snape.

_ Alors, avec Bellatrix ?

_ Bizarre, marmonna-t-il. Très étrange, voilà ce que c'était.

_ Vous êtes réconciliés ?

_ Pas le moins du monde. Mais si tu savais les conneries que j'ai dit...

_ Je le sais.

Remus se tapota l'oreille d'un air fatigué, avant de désigner le soleil qui baissait à l'horizon.

_ Plus la pleine lune approche, plus j'ai les sens d'un loup. Tu as été vraiment dégueulasse. Mais bon, tu sais... Des conneries, tu en dis souvent, et on finit toujours par te pardonner, Sirius. Penses-y, rappelles-toi comment tu te fais pardonner chaque fois, et tente le coup avec ta cousine. N'essaye de pas de changer pour elle. Évolue, mais ne te change pas.

Remus ne dit rien de plus, et Sirius ne répondit pas. Les deux amis laissèrent le silence s'installer entre eux sans faire le moindre commentaire.

_ Tu sais que pour moi, m'excuser avec les filles, c'est les reverser sur leur lit pour leur rouler des pelles jusqu'à ce que sexe s'ensuive ? demanda enfin Sirius avec un petit sourire.

_ Ne considère pas Bellatrix comme une fille normale, Sirius. Imagine plutôt... comment ferais-tu pour ta cousine ? Pas Bellatrix la fille que tu aimes, ce n'est pas elle que tu as blessée. Celle que tu as blessée, c'est ta cousine, c'est différent, tu ne crois pas ?

_ Et bien... En fait, non. Parce que celle que j'aime BIEN, dit Sirius, appuyant fortement sur le dernier mot, est ma cousine, tu vois ? A mes yeux, c'est un tout. Que je la vois chez elle, chez moi ou à Poudlard, elle est la même personne, je découvre simplement une nouvelle facette de sa personnalité.

_ Tu vois que tu la connais bien, ta cousine, reprit Remus, un petit sourire aux lèvres. Je pense que si quelqu'un peut se faire pardonner par elle, ce serait ou toi, ou Narcissa.

_ Et Snape.

_ Un détail.

_ Pourquoi toutes les femmes que les Maraudeurs apprécient ont d'abord le mauvais goût de traîner avec Snape ? Lily, Bella-jolie, Cissy...

Remus ne fit pas de commentaires, mais nota avec plaisir que son ami avait retrouvé le surnom stupide qu'il donnait à sa cousine.

_ Peut-être que Snape a meilleur goût que ce qu'on peut croire. Peut-être qu'il est plus agréable que ce qu'on croit, et surtout, rappelles-toi pourquoi il a perdu Lily.

_ Il l'a traité de Sang-de-Bourbe.

_ Dis-toi que ce n'est pas, et ne sera jamais, une chose qui gênera ta cousine. Ne l'oublie pas, si tu veux rester avec elle.

_ T'es en train de dire qu'en plus d'endurer le mauvais caractère de Bella-jolie, je vais devoir en plus, me taper Snape ?!

_ A ce rythme-là, dis-toi qu'il risque même de devenir ton beau-cousin !

_ Il sort pas avec Bella-jolie, si c'est ce que tu sous-entend.

_ Je m'en doute, je te parle de Narcissa.

_ Kewa ?! s'exclama Sirius, étonné.

_ Oh, allez, Sirius. Tu n'as pas remarqué que ta petite cousine craquait sur Snape ?

_ Mais, mais, mais... elle a quatre ans de moins !

_ Et...?

_ Elle a douze ans ! Et lui seize ! C'est de la pédophilie !

_ Je n'ai pas dit que lui craquait sur elle. Mais quand elle sera devenue une grande et belle jeune fille, il ne la regardera peut-être plus comme une sœur d'adoption, Sirius.

_ Mais...

_ Sirius, ta gueule. C'est donc si dur à croire que Snape puisse être plus agréable qu'il ne l'est avec nous ?

_ Oui !

_ Vous vous détestez tous les deux, pourquoi veux-tu qu'il soit agréable avec toi ? Tu ne te rappelles pas, avec Narcissa, quand elle a du annoncer à sa sœur que tu viendrais pour Noël ?

_ Pédophile, grogna Sirius.

Remus ne répondit rien : il n'y avait rien à répondre à la bêtise de Padfoot.


Bellatrix faisait ses devoirs en grognant quand un bruit de pas lui fit lever la tête. Vu que les seules personnes à qui elle parlait étaient Severus et Narcissa, elle s'attendait à ce que cela soit l'un des deux. Au lieu de ça, Sirius entra sans hésiter dans la Salle Commune de Serpentard déserte excepté la jeune fille.

_ Bella-jolie.

_ Qu'est-ce que tu veux ?

_ M'excuser, répondit-il avec un regard déterminé. Je ne veux pas qu'on soit fâchés.

_ Et si moi je le voulais ? rétorqua-t-elle, sans pouvoir s'en empêcher.

_ Mais tu ne le veux pas, je le sais. Allez, Bella-jolie. S'il te plaît, pardonne-moi. Je suis sincèrement désolé.

_ Je m'en fiche, Sirius.

_ Allez, ma Bella-jolie ! S'il te plaît ! On va de nouveau bien s'éclater, tous les deux, comme avant !

Bellatrix haussa un sourcil, et se repencha vers ses devoirs. Merde, elle bloquait sur la question.

_ L'asphodèle, lâcha Sirius derrière son épaule. J'ai eu le même devoir de potion, il y a deux ans. On peut dire que Slughorn ne se recycle pas !

Bellatrix chercha dans le livre, et réprima son agacement : Sirius avait raison. Celui-ci lui tapota l'épaule. Elle se retourna.

_ Alors, on est de nouveau copains ?

Elle soupira. Même si elle en mourait d'envie, et qu'elle n'avait aucune envie de le lui montrer, il l'aurait à l'usure, c'était certain. Elle hocha la tête.

_ Cool !

Elle ne répondit rien, et se replongea dans ce foutu devoir de potion auquel elle ne comprenait rien et qui allait lui prendre des heures. N'importe quelle distraction serait bonne à prendre pour quitter cet enfer. Elle piquerait ses anciens devoirs de potion à Severus plus tard, il était très doué dans cette matière.

_ Bella-jolie...

_ Hum ?

_ Tu viens faire une partie de Quidditch avec James, Remus et moi ?

_ Pas envie.

_ Cissy n'aura qu'a jouer !

_ Pas question qu'il n'y ait que des Gryffondors, répliqua Bellatrix. Severus vient aussi. Serpentards versus Gryffondors.

_ Très bien !

_ Va les prévenir, ils sont dans le parc. Je vais me chercher un truc à boire avant.

Elle passa dans sa chambre récupérer la bouteille de Whisky Pur-Feu, que Severus lui avait offert à la fin des vacances. Elle but quelques gorgées, avant de filer récupérer son balai et rejoindre son cousin dans le parc.


Narcissa avait marmonné qu'elle ne voulait pas jouer, mais personne ne l'avait écouté. La tension était à son comble, et la rivalité entre les deux maisons rejaillissait violemment. Au vu des peu d'effectifs qu'ils avaient, ils décidèrent qu'il y aurait un attrapeur, un batteur, et que le poursuiveur serait aussi gardien.

D'office, James choisit le premier rôle. Sirius s'afficha une batte à la main, et sans demander l'avis des joueurs Serpentards, envoya la seconde à la brune, qui la réceptionna avec un mauvais sourire. Remus et Severus se mirent en mode poursuiveurs, et Narcissa, était la plus petite et la plus discrète de l'équipe, fut nommée attrapeuse.

Lily et Peter, restés au sol, envoyèrent les balles. Le Vif d'Or disparut immédiatement, et ce fut Bellatrix qui envoya le premier Cognard, au désespoir de Sirius. Très vite, le match dégénéra en bataille rangée. Bellatrix et Sirius s'envoyaient des Cognards en pleine tronche, Narcissa ignorait le Vif d'Or qui tournait autour d'elle, bien trop inquiète pour sa sœur, et Remus et Severus bataillaient pour le Souaffle, tandis que James faisait des cabrioles sur son balai.

Lily les rappela à l'ordre, au grand amusement de Peter, et le match put enfin redémarrer à peu près correctement.

Bellatrix était à califourchon sur son balai, renvoyant sur Lupin les Cognards que Sirius lui envoyait, quand tout à coup, le sol parut se rapprocher, puis s'éloigner. Elle cligna des yeux, et évita de peu le Cognard de Sirius en faisant un tonneau. Tout à coup, Sirius fut devant elle. Elle fit un piqué, et s'aperçut qu'il était à plus de cinq mètres. Un mal de tête soudain la prit, alors que des points noirs apparaissaient devant ses yeux. Elle cligna plusieurs fois, avant de retrouver une vision normale.

_ Bella-jolie, tout va bien ? demanda Sirius, avec une voix qui résonna étrangement à ses oreilles.

Elle releva la tête pour voir qu'il paraissait très loin. Elle songea qu'elle ferait mieux de se poser, et entama un atterrissage. Le sol qui lui paraissait tellement éloigné s'approcha soudain à une vitesse vertigineuse, trop vite pour qu'elle puisse s'arrêter. Elle entendit qu'on hurlait son nom, avant de s'écraser au sol.

_ BELLA ! criait Narcissa à s'en déchirer les cordes vocales.

Tout à coup, plus rien excepté une douleur intense, dans ses membres, dans tout son corps.

_ Bella-jolie, qu'est-ce qu'il t'a pris ? demanda Sirius doucement, palpant son corps de ses doigts froids.

_ Je... Tout est déformé, marmonna-t-elle d'une voix pâteuse.

_ Oh, oh... Expliques-toi.

_ Je...

Elle entendit vaguement la voix de Potter, ainsi que celle de Severus, les cris d'Evans, et les hurlements hystériques de Narcissa.

_ Dis-moi que c'est une blague, James Potter ! s'exclamait Evans.

_ Bah, c'était censé...

Elle ferma les yeux, terrassée par sa douleur.

_ Bella-jolie, dis quelques chose. Reste avec moi. D'accord ?

Elle se força à ouvrir les yeux,alors que Sirius tournait la tête pour dire des choses qu'elle n'entendait pas. A nouveau, il se tourna vers elle, et précautionneusement, glissa ses deux bras sous elle :

_ Tu restes avec moi, compris ma Bella-jolie ? Dis quelque chose, n'importe quoi.

_ Arrête... Avec... ce surnom, articula-t-elle du mieux qu'elle pu.

Il rit, et la serra contre lui, la soulevant avec difficulté.

_ Jamais, ma Bella-jolie. Tu vas voir, ça va passer. C'est bientôt fini. On est bientôt à l'infirmerie, promis. Tout va bien se passer.

Elle entendit des cris paniqués, et des mains la palpèrent, la posèrent sur un lit. Le visage de Sirius parut s'éloigner, et se fut à son tour de paniquer :

_ Sirius... Ne me laisse pas...

Elle s'accrocha à lui du mieux qu'elle put, et n'eut pas à le répéter deux fois : le jeune homme se pencha vers elle, hurla un bon coup sur l'infirmière, et ne bougea pas de son chevet.

_ Tout va bien, ma Bella-jolie. Je ne te quitterais pas. Jamais.

Ce fut les derniers mots qu'elle entendit avant de sombrer.


Que s'est-il passé ? Cet andouille de Sirius qu'on aime y est-il pour quelque chose ?