On approche de la fin... De la séparation définitive entre Sirius et Bellatrix... Je suis le cours des livres pour la fin, vous devez donc vous douter que ça finira mal pour eux, en ayant une pensée pour la mort de Sirius. On peut presque dire que c'est le dernier chapitre, le prochain étant l'épilogue, qui rejoint la cinquième année de Harry Potter.
En postant ce chapitre, je suis en train de regarder HP5... Et je trouve la mort de Sirius tellement mal faite ! Autant, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps dans les livres, autant dans le film, j'étais là... Ah, il est mort ? Mais c'est quoi cette mort de merde ?! Pas de musique dramatique, rien ! NOTHING ! Par contre, j'ai particulièrement aimé la réaction de Bellatrix juste après. Elle était hésitante, comme si elle ne comprenait pas qu'elle avait gagné... Et ça... Je ne l'avais pas remarqué avant d'écrire cette fiction... J'ai adoré sa réaction ! Et quand elle reçoit le "Endoloris" de Harry, et qu'elle ne réagit pas, comme si elle s'en fichait de la douleur, de vivre ou de mourir... En résumé, mort de Sirius bâclée, mais réaction de Bella juste WAOUH !
BellatrixSiriusBlack : Oui, Cissy avait sept ans... C'est pour dire à quel point Cygnus est un salaud ! Merci pour tous ces compliments..; J'adore écrire, donc ce n'est pas une corvée, au contraire je m'éclate à écrire ces fics ! Alors, Mariage de liberté, qu'en penses-tu ? Non, il ignore ce que Cygnus a fait, c'est d'ailleurs en grande partie, l'objet de son erreur dans ce chapitre.:D
EmeuX (guest) : Et bien, je ne sais pas si tu as vu, mais j'ai déjà posté le premier chapitre d'une nouvelle fiction (ou ce sera un OS, je ne sais pas encore), donc n'ai pas peur, il y en aura d'autre ! Ce serait un plaisir de parler avec toi :D Et d'avoir ton avis !
Sirius retrouva sa cousine en train de pleurer dans les toilettes.
_ Bella-jolie...
_ Laisse-moi, Sirius. Je veux être seule.
_ Et moi, je veux être avec toi. L'un de nous deux va devoir céder, ma belle, et ce ne sera pas moi.
Il l'enlaça, plaquant son dos contre son torse.
_ Tout ira bien, ma Bella-jolie. Je te l'ai promis, je serais toujours avec toi.
Par pur instinct, elle se blottit dans ses bras, glissant son nez dans le cou du Gryffondor, qui l'étreint.
_ Tu es ma Bella-jolie, murmura-t-il à son oreille. Et tu es trop belle pour pleurer.
Elle sourit comme elle put, la gorge nouée. Et Sirius ne réfléchit pas plus. Elle était trop tentante, ainsi. Ses cheveux noirs formaient un halo autour de son visage de porcelaine aux grands yeux bruns ourlés de cils d'ébène. Il l'avait trouvée, la véritable Bellatrix Black. Elle n'était pas encore maquillée, et elle portait une tenue de Moldue. Un jean, des baskets, le haut vert qu'elle avait porté lors de sa séance de strip-tease et qui lui dévoilait une épaule. Véritablement magnifique. La plus belle créature du monde.
Bellatrix Black.
La vraie.
Sa Bellatrix Black.
Il l'embrassa. Ses lèvres touchèrent les siennes, et comme elle ouvrait la bouche, leurs langues s'entremêlèrent dans un ballet compliqué.
Parmi tous les endroits magnifiques où ils s'étaient retrouvés tous les deux, Poudlard, le soir du bal de Noël, le parc, chez Bellatrix, ou bien dans la Grande Salle, c'était maintenant qu'il l'embrassait, dans les toilettes miteuses du Poudlard Express. Parce que c'était quand elle en avait besoin.
Bellatrix se dégagea tout à coup, fixa son cousin avec de grands yeux blessés, et s'en alla en courant. Sirius resta immobile quelques instants, sans comprendre.
_ Bellatrix ! cria-t-il, alors qu'elle fuyait dans le couloir. Bella-jolie, reviens !
Il passa devant le compartiment qu'il partageait avec ses amis, et y jeta un rapide coup d'œil. Elle n'y était pas.
_ Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Lily, les yeux encore pleins de larmes. On a vu Bellatrix passer comme si elle avait le diable aux trousses. Elle a récupéré ses affaires, et est partie.
Sirius jura. Il savait ce que cela voulait dire : sa cousine n'avait pas l'intention de réapparaître.
_ Merde ! cria-t-il, énervé. J'ai tout gâché, putain !
_ Sirius... Qu'est-ce que tu as fait à Bella ? demanda Narcissa.
_ Je l'ai embrassé, marmonna-t-il.
Après le récit de la blonde, tout le monde comprit pourquoi elle avait mal réagi. Et Remus ajouta autre chose, qui fit tressaillir le Gryffondor :
_ Sirius... Rappelle-toi ce que tu avais dit. A action ou vérité.
Les paroles du garçon résonnèrent dans toutes les oreilles. " je les embrasse dans des endroits bien cachés. Une relation secrète d'une nuit avec une fille, pour la draguer, ce sera des petits bisous dans les toilettes [...]".
_ Non, murmura-t-il. Elle ne peut pas croire ça ! Elle se doute bien qu'elle est différente de ces filles !
Personne ne dit rien, et ils laissèrent le silence funèbre s'installer.
Bellatrix s'assit à la table. L'expression de son visage indiquait tout à fait ce qu'elle pensait : que personne ne me parle de cette histoire avec Sirius. Sagement, Severus et Narcissa s'exécutèrent.
_ Bella-jolie, marmonna Sirius, derrière elle.
A la surprise de tous, elle ne partit pas, resta simplement assise à la table.
_ Ce n'est pas ce que tu...
_ Severus, puis-je avoir le sel ? l'interrompit la brune.
En silence, le Serpentard le lui donna, alors que Sirius fixait Bellatrix, l'air désespéré.
Les hommes voulaient tous la même chose, songea-t-elle. Elle regarda Narcissa et Severus, faisant mine d'ignorer qu'ils se faisaient du pied sous la table. Eux s'aimaient peut-être vraiment. Mais Sirius ne pouvait pas l'aimer. Il ne la connaissait pas, ne savait rien d'elle.
Après quelques instants de silence, elle entendit Sirius s'en aller.
Sirius s'en voulait. Il avait pourtant été persuadé que Bellatrix avait apprécié le baiser autant que lui. Et pire que lui faire la tête, ou lui envoyer des sortilèges, elle l'ignorait. A ses yeux, il n'existait pas. Il n'existait plus. Deux semaines que cela durait, et il n'arrivait à rien. Tout le monde savait à présent que les cousins Black s'étaient disputés, car le groupe Gryffondor/Serpentard s'était totalement dissous. Bellatrix s'était renfermée sur elle-même, et ne faisait plus rien. Enfin, elle faisait ses devoirs, répondait aux questions en cours de manière mécanique, mais n'avait plus le moindre loisir, et quand elle avait des heures de libre, elle restait assise, les pieds dans le lac, malgré le fait qu'ils soient bientôt en hiver. Il avait même entendu ses camarades de chambre dire qu'elle ne rentrait plus dans son dortoir la nuit. Plus personne ne la voyait traîner avec Severus et Narcissa, et elle n'était avec eux qu'à l'heure des repas.
Deux mois et demi. Deux mois et demi d'enfer pour Sirius et Bellatrix. Le jeune homme avait tenté de reprendre contact, mais elle l'ignorait obstinément. Mais aujourd'hui, elle s'était décidée. Elle allait lui reparler comme avant. Il allait venir, elle allait lui envoyer un sortilège. Peut-être pourraient-ils reprendre leur relation comme avant, alors.
Bellatrix sourit un peu. Elle savait que Sirius viendrait. Mais elle ignorait qu'il avait parlé avec James, qui lui avait conseillé de faire comme il faisait d'habitude quand une fille lui en voulait. Lui rouler une pelle. La plupart du temps, ça arrangeait les choses. Avec une fille normale.
Adossée contre un mur, elle attendit son cousin. Celui-ci arriva, un air sombre sur le visage.
Elle ouvrait la bouche pour parler, quand il la plaqua contre le mur, et fourra sa langue dans sa bouche. Bellatrix mit un moment à comprendre, et des larmes lui montèrent aux yeux. Dans les livres, ou les films, elle aurait réagi en l'embrassant à son tour. Sauf que là, il lui faisait mal, c'était horrible, très désagréable. Tout ça lui rappelait ce qu'il se passait avec son père. Elle sentit son cœur tressauter, et se mit à respirer avec difficulté. Il fallait qu'elle se dégage. Avec un cri blessé, elle le griffa tellement fort qu'un de ses ongles se tordit, et resta dans une des plaies de Sirius. Puis elle hurla un :
_ Sectusempra !
Et s'en alla en courant.
Comment pouvait-il ?! Et dire qu'elle s'apprêtait à lui pardonner ! Ses larmes coulaient sans discontinuer sur ses joues. Tous les mêmes, les hommes. Tout ce qu'il voulait, c'était son corps. Comme tous les autres.
Sirius refusa catégoriquement de passer une nuit à l'infirmerie. Ses blessures étaient multiples, et l'infirmière avait retrouvé un énorme bout d'ongle dans ses griffures, mais il s'en fichait. Là, il avait foiré. Définitivement.
Il aurait dû se douter que Bellatrix n'était pas une fille normale ! Qu'elle était différente des autres, et qu'il ne pouvait pas se comporter avec elle comme il le faisait avec toutes les autres !
Il hurla, et donna des coups de pieds et de poings dans le mur, au point de s'en faire saigner les phalanges et de se casser un os. Il s'en foutait. Les larmes coulaient sur ses joues, comme elles avaient coulées sur celle de Bellatrix, quand il l'avait embrassée. Elle n'était pas n'importe quelle fille, alors pourquoi l'avait-il considéré comme telle ?!
Remus, James et Peter assistaient, silencieux, à la destruction de Sirius, sans pouvoir rien faire. Alertés par le bruit animal, des professeurs arrivèrent, tentèrent de l'en empêcher, mais rien n'y fit, et les explications de Remus firent tressaillir l'empathique professeur McGonagall.
Et Sirius hurla. Hurla. Hurla, encore.
Parce qu'il l'aimait.
Bellatrix ne vint pas en cours, le lendemain. Ni le surlendemain, pas plus que les jours suivants. Severus lui prêta ses anciens cours, et ce ne fut que deux semaines plus tard qu'elle se représenta dans la Grande Salle. Sans qu'elle ne puisse s'en empêcher, son regard fila vers Sirius. Il mangeait, tête baissée vers son assiette. Les griffures étaient toujours aussi présentes, et il était couvert de bandage. Elle sentit les larmes envahir ses yeux, et détourna le regard.
A Noël, Bellatrix se fichait de rentrer chez elle retrouver son père. Et quand il la viola, une fois de plus, pas une larme ne coula.
Sirius passa Noël à Poudlard, les yeux fixés sur la place vide de Bellatrix.
Le trois mars, tout le monde savait qu'il n'y aurait pas de Beuglante, mais on ne pouvait s'empêcher d'espérer. Ce fut le silence total durant tout le déjeuner.
Bellatrix ne reçut qu'une lettre sur laquelle était écrite trois mots : "je suis désolé". Elle l'incendia sous les yeux attentifs de Narcissa, Severus, Lily et les Maraudeurs.
Sirius avait longuement hésité. Mais il était désespéré. Il se métamorphosa en chien, et alla remuer la queue auprès de Bellatrix. Celle-ci avait, comme à son habitude, les pieds dans le lac, et fixait les montagnes en face d'un air déprimé. En geignant, il vint se blottir contre elle.
"J'ai besoin de toi, Bella-jolie. Je t'en pries, reviens-moi." Voilà les pensées qui hantaient le gros chien noir. La sorcière jeta un regard morne au chien.
_ Qu'est-ce que tu me veux encore, toi ? demanda-t-elle, d'une voix neutre.
Il gémit, et fourra son museau dans la cuisse de la jeune femme.
_ Va-t-en, ordonna-t-elle. Je ne veux voir personne.
Il leva ses grands yeux ambrés vers elle, espérant qu'elle comprendrait la question "pourquoi ?".
_ Ils finissent tous par m'abandonner. Je ne veux plus être un outil, dit-elle pour elle-même. Pars. Je ne veux plus te voir ! Dégage !
Sirius ne bougea pas. Bellatrix, sans hésiter, prit sa baguette, et lui lança un maléfice qui lui brûla la patte. En gémissant, Sirius s'en alla, la queue basse. "Adieu, Bellatrix."
Le dernier jour des cours, ce fut un silence total de la part de Sirius. Il avait eu ses ASPICs, mais s'en foutait. Bellatrix avait eu ses BUSEs, il avait vérifié. Une moyenne d'Efforts Exceptionnels. Optimal dans les Défenses contre les Forces du Mal. Il tenta une dernière fois de l'accoster, juste pour lui dire au revoir. Elle l'ignora parfaitement. Narcissa lui fit un petit signe de la tête, comme si elle voulait le supplier de persévérer, de ne pas partir, de ne pas abandonner sa sœur.
Trois ans plus tard
Bellatrix marchait dans la rue d'une démarche des plus arrogante, sa baguette négligemment dans sa main. Se promener dans Godric's Hollow en pleine période de guerre, avec la marque des Ténèbres imprimée sur son bras n'était peut-être pas très très intelligent, mais torturer les deux courageux Gryffondors Londubat avait été très amusant. Et elle savait également que Sirius ne se trouvait pas trop loin. Trois ans qu'elle ne l'avait pas vu, elle se demanda ce qu'il était devenu.
_ Bella-jolie... murmura Sirius, avec stupéfaction.
Quand on parle du loup, il sort du bois, songea Bella avec satisfaction. Elle croisa le regard bouleversé de Sirius.
_ Sirius.
Il ne répondit rien, mais elle vit la larme qui coula le long de sa joue.
_ Tu m'as manqué, dit-il enfin d'une voix rauque.
_ Vraiment ? demanda-t-elle avec mépris. Moi, ou uniquement mon corps, que tu appréciais beaucoup ? C'était tout ce que tu voulais de moi, pas vrai ?!
_ Pas du tout. Pas du tout, Bella-jolie. Ce que je voulais, que j'ai toujours voulu, c'était... ton cœur.
Bellatrix tressaillit, parce qu'elle ne s'attendait certainement pas à cette réponse. Non, Sirius ne pouvait pas vouloir son cœur. C'était tout simplement impossible. L'ancienne Bellatrix, Bellatrix Black, aurait fondu en larmes dans les bras de son cousin. Mais elle était Bellatrix Lestrange, la Mangemort. Et elle décida de jouer un peu avec lui, comme il avait joué avec elle toutes ces années. Elle fit mine d'être émue, et s'approcha de lui en plissant le nez comme pour retenir des larmes.
_ Et mon cœur, tu veux que je te dise à qui il appartient ?
Sirius eut l'air heureux. Il s'attendait à ce qu'elle parle de lui. Le pauvre. Elle lui embrassa brièvement les lèvres, et lui planta son avant-bras marqué sous le nez, dégageant la manche d'un coup sec.
_ Voilà, à qui il appartient, mon cœur, Sirius Black !
Sirius resta choqué, planté debout, droit comme un i. Il eut du mal à respirer, haleta.
_ Tu es une Mangemort !
_ Tu ne t'en doutais pas ? Oh, allez, Sirius !
Mine de rien, une cage en fer étreint son cœur quand elle prononça son prénom. Il était maintenant tant de jouer vraiment. Parce que Bellatrix, qu'elle soit une Black ou une Lestrange, ne pardonnait pas facilement. Mieux, elle ne pardonnait pas.
_ D'ailleurs, tu sais, j'ai longtemps renié mes amis de Gryffondor, mais je sais que je n'aurais pas dû.
Avec un doux sourire, elle murmura :
_ Et j'ai adoré jouer avec Frank et Alice.
Il fallut un instant à Sirius pour comprendre, pour voir d'où venait le sang qui constellait sa robe. Enfin, elle finit :
_ Et j'ai hâte de retrouver Potter et sa Sang-de-Bourbe. Peut-être même que le maître me laissera t'arracher un ou deux membres. Tu parleras, Sirius. Ne te fais pas d'illusions, tu me cracheras où ils se terrent. Parce qu'après tout... je sais où te trouver.
Elle lui fit un clin d'œil, et transplana. Quelle journée riche en émotions !
Voilà... Je suis émue en écrivant la fin de ce chapitre. Plus qu'un, et ce sera fini. On peut presque dire que Bellatrix Black, la jeune femme amoureuse de Sirius est morte. Pauvre Sirius, et pauvre Bellatrix... Et vous, qu'en pensez-vous ?
