« Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est ».
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Je vous souhaite dès à présent une excellente lecture.
Les personnages et l'univers appartiennent à J. ©
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« De longs cheveux blonds aux reflets argentés, de grands yeux d'un bleu profond ainsi qu'une peau aux couleurs de clair de lune, elle observait Hermione, assise au bord d'un lac, les pieds plongés dans l'eau.
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À peine Hermione, assise, elle aussi, le dos contre un arbre, eut-elle posé les yeux sur la jeune femme, que les lèvres fines et d'un rose pâle de celle-ci se mirent lentement à bouger, laissant percevoir une douce complainte aux mots à peine audibles.
Hermione déposa le livre qu'elle feuilletait pour tendre l'oreille et pouvoir écouter cette douce et triste mélodie...
La distance ne lui permettait d'entendre que de brefs sifflotements, alors, la rouge et or se releva et épousseta son uniforme.
Elle s'approcha de l'inconnue du lac.
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- Salut.
Ce furent les seuls mots qui traversèrent les lèvres de la Gryffondor.
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L'inconnue ne semblait même ne pas s'être rendu compte de la présence d'Hermione, elle continuait d'émettre une sorte de léger sifflotement qui paressait toujours vague et lointain.
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Pourtant, quelques mots se détachaient, mais, malgré tous les efforts qu'elle fournissait, chaque parole, chaque son, chaque sifflotement étaient incompréhensibles... Incompréhensibles mais si envoûtant...
Hermione s'avança encore un peu, attirée par les paroles de cette jeune fille si mystérieuse.
Elle voulait en savoir plus. Elle voulait écouter ce que cette fille avait à dire, elle voulait comprendre...
La rouge et or observa quelques secondes la silhouette frêle qui se tenait dos à elle.
Elle tendit sa main et attrapa délicatement l'épaule de la jeune femme blonde pour lui faire face.
Il y eut alors un cri strident, ses traits de la jeune fille se durcirent, son visage devint hideux et repoussant. Toutes les parcelles de sa peau qui formaient son visage se décomposèrent, l'inconnue recula en direction du lac, elle criait, le visage marqué par la peur, elle criait, tout en attirant Hermione vers elle et la Gryffondor tomba dans l'eau noire, la tête la première...»
Se relevant brutalement sur son lit, Hermione toussa et, une main contre le coeur, elle tenta de reprendre contenance.
Un long filet de sueur froide traversa l'échine de la Gryffondor quand elle repensa au visage de la jeune fille... Si dévasté, si apeuré...
Un mauvais rêve.
Ce n'était qu'un mauvais rêve se rassura-t-elle...
La Gryffondor jeta au sol les draps qui la couvrait, enfila ses chaussons et sortit du dortoir.
De l'air.
Elle avait besoin de prendre l'air.
La chaleur du dortoir l'étouffait...
Ce rêve, toujours ce rêve...
À chaque fois elle en voyait un peu plus...
Cette jeune fille... Qui était-elle ? Cette inconnue au visage si doux d'aspect...
- Granger ? Qu'est-ce que tu fous ici ?!
Prenant soudain conscience qu'elle rôdait dans les couloirs, vu la couleur sombre du ciel, à une heure plus que déraisonnable, Hermione voulut faire volte-face mais c'était sans compter sur la poigne de fer de Drago Malefoy qui lui arracha littéralement le poignet pour la retenir.
- Je déteste me répéter Granger alors qu'est-ce que tu fais ici à cette heure-ci.
- Que... Quelle heure ? Bégaya-t-elle.
- Minuit et demi. J'allais terminer ma ronde.
Le Serpentard toisa Hermione avec mépris.
- Je... Chaud... Tour... Cauchemar.
Les mots se bousculaient dans la bouche de la rouge et or, l'esprit ailleurs, elle ne parvenait pas à construire une phrase qui avait un sens.
Le visage de la jeune fille de son rêve ne cessait de lui revenir en tête, lui provocant d'intenses et désagréables frissons.
- J'ai bien vu que tu devais avoir chaud, marmonna-t-il en la jaugeant de haut en bas, je retire cinq points à Gryffondor. Maintenant avance, je te raccompagne.
Hermione baissa les yeux et remarqua avec effarement qu'elle ne portait qu'une simple chemise de nuit, qui d'ailleurs lui collait à la peau à cause de la sueur.
- J'ai été gentil mais si je te revois à traîner dans le château après le couvre-feu, je te ramène directement aux appartements des Carrow.
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La rouge et or se rallongea sur son lit, mais ne parvint pas à trouver le sommeil.
A chaque fois que ses paupières se fermaient, le visage décomposé de l'inconnue de ses songes les lui ouvrait de force.
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Assise à la table des Gryffondors, Hermione touillait son thé sans grande conviction, l'air absente.
Décidément, ce n'est pas en un claquement de doigts qu'elle parviendrait à oublier les images de l'inconnue...
- Qui c'est ? Questionna Neville.
- Une nouvelle apparemment, elle revient juste de l'isolement. Elle n'a pas l'air si traumatisé que ça, constata Ginny.
- C'est normal, elle vient de Durmstrang, ajouta Seamus. Là-bas la magie noire est partout.
Hermione leva les yeux de son thé et scruta la grande salle.
- De quoi est-ce que vous parlez ?
- La nouvelle, répondit Ginny.
- Nouvelle ? demanda Hermione, perplexe.
- Oui, une grande blonde de Durmstrang. Elle était en isolement étant donné qu'elle entre en septième année, ils ont dû la garder plus longtemps pour bien lui retourner le cerveau...
- Elle est chez les Gryffondors, ajouta Neville.
- Comment est-ce qu'elle s'appelle ?
- Sait pas, mais on le saura bien d'ici ce soir, et puis, elle est en septième année avec vous, ajouta Ginny, vous la verrez en cours.
- Mais où est-elle ? insista Hermione, toujours en sondant la pièce de ses iris noisettes.
- Au bout de la table, on ne la voit pas d'ici.
- Elle a l'air gentille, dommage qu'elle vienne de Durmstrang.
- Arrête avec tes préjugés Seamus ! Elle est peut-être très gentille, commenta Hermione en roulant des yeux.
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Le professeur Chourave, cette petite sorcière replète, avait comme tous les anciens professeurs perdus cette joie d'enseigner. Les mains crispées, les traits tirés et le regard inexpressif elle n'était plus qu'une coquille vide...
- Neville, je n'en peux plus... À peine une semaine et regarde...
- Tiens bon Hermione, il faut qu'on se serre les coudes. La révolte est en marche, ajouta-t-il le regard conquérant.
- En parlant de révolte, la date pour la réunion de l'A.D. n'est toujours pas fixée .
- Non, mais ça ne saurait tarder... Il faut juste qu'on trouve le bon moment.
Le professeur McGonagall pénétra dans la serre n°3.
Tous les élèves relevèrent la tête de leurs boîtes de terreau et observèrent d'un oeil curieux le professeur de métamorphose, dont les traits étaient moins tirés qu'à l'ordinaire.
- Je ne t'importunerais pas longtemps Pomona, je tiens simplement à présenter aux élèves de Gryffondor, leur nouvelle camarade.
Le ton de sa voix était monotone, elle avait le visage pâle.
Après quelques secondes et un hochement de tête du professeur Chourave, le professeur McGonagall fit signe à quelqu'un caché par les plantes de pénétrer dans la serre.
Un vent froid, pire, une bourrasque glaciale traversa le corps de la Gryffondor qui était assise aux côtés de Neville. Une soudaine expression de crainte se logea à la place de la mine d'indifférence qu'avait tiré Hermione.
Prise de tremblements, elle observa sa nouvelle camarade avec effarement.
- Je vous présente Irina. Elle vient de Durmstrang et va être scolarisée à Poudlard pour le reste de cette septième année.
Sans un mot, ladite Irina pénétra dans la serre n°3 et le professeur McGonagall se retira.
- Allez avec Miss Granger et Mr Londubat, lui pria le professeur de Bothanique, un faible sourire aux lèvres.
- D'accorrd, prrofesseurr.
Sa voix... Cette voix... Comme une mélodie... Une sorte de souffle léger et mélodieux... C'était elle. C'était la jeune fille qui hantait ses rêves... Et cet accent, différent... Cette jeune fille blonde qui hurlait à la mort... Qui avait tenté d'emmener Hermione dans le lac... De la noyer...
- Je suis Irrina.
- Enchanté ! Moi c'est Neville et elle, c'est Hermione.
- Enchantée Neville, parreillement Herrmione.
La concernée n'écoutait même pas ce que lui disait Irina, elle se contenta de fixer sa botte de terre.
Le reste du cours se déroula en silence, un silence d'anxiété et de questions pour Hermione...
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Le professeur Slughorn écrit la liste d'ingrédients au tableau.
- Voici la liste des ingrédients nécessaire à la préparation d'une potion de babillage, récita-t-il, 4 feuilles de mandragore fraîches, 2 racines de mandragore sèches, 1plume de corbeau bleu finement hachée et enfin 2 litres d'eau des bois. S'il vous manque des ingrédients, servez-vous ! Il vous reste une demi-heure.
Le professeur s'assit lourdement sur son siège, il contemplât ses mains, le front plissé et la mine sombre.
Horace Slughorn avait toujours paru plus vieux qu'il ne l'était, mais, depuis la mort de son vieil ami, le professeur Albus Dumbledore, ses cernes et ses rides étaient plus marqués que jamais, et, quand le professeur Severus Rogue avait reprit le contrôle de l'école de sorcellerie Poudlard, ce fut sûrement le coup de grâce car la mine rosie et enjouée du professeur s'était assombrie, à présent, il paraissait faire une dizaine d'années de plus.
Ginny se leva pour avancer en direction de l'armoire du professeur Slughorn, et, une fois face à celle-ci, elle entreprit de bavarder avec Luna Lovegood, une jeune fille de Serdaigle avec qui elle partageait ce cours.
- Luna, tu es au courant de tu-sais-quoi .
- Oui, répondit-elle rêveuse, et j'ai pensé que nous devrions ressortir les tu-sais-quoi.
- Excelente idée, j'ai déjà distribuer un galion à Hermione. Viens t'asseoir à côté de moi, murmura la rouquine, les bras chargés de bocaux.
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Une fois à leur table, les deux jeunes filles se mirent à concocter la potion de babillage qu'elles devaient déposer sur la table du professeur à la fin du cours.
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- Ton frère te manques ? questionna Luna, mettant un petit malaise entre elles.
- Je... Oui, oui. Oui, il me manque... Énormément... Répondit Ginny en déposant dans son chaudron quatre feuilles de mandragore fraîches.
- Et Harry ?
- C'est assez compliqué avec Harry... Mais il me manque aussi, énormément... murmura timidement Ginny en touillant sa potion.
- Je ne peux pas comprendre mais je compatis, chuchota Luna, les yeux fixés dans le vide. Des fois, quand je suis seule, je pleure. Je repense à ma maman. Ça t'arrive aussi ?
Encore plus mal à l'aise qu'elle ne l'était déjà, Ginny observa Luna avec douceur.
- Je pleure aussi. En pensant à mon frère, à Harry et à tous ceux qui sont partis... Mais, enfin, pour toi c'est différent... C'est sûrement... Plus... Plus...
- Douloureux ? Finit Luna, sans doute. Mais je pense que chaque perte est douloureuse... Ou plutôt, chaque absence... Des personnes que l'on aime, finit-elle en lançant un regard appuyé à Ginny, ce qui déstabilisa légèrement la Gryffondor.
Après un léger silence, Luna se mit à murmurer des prénoms, puis, Ginny la suivit.
C'était les prénoms de chaque personne perdues, disparues ou simplement absentes,chaque personne qu'elles aimaient, chaque personne qu'elles appréciaient, chaque personne qui leur manquait...
- Harry.
- Maman.
Finirent en même temps Luna et Ginny, puis, après un second silence, elles s'observèrent.
- Tu as accroché un radis rouge et un radis jaune sur tes oreilles, remarqua la jeune Weasley.
- Je sais, c'est fait exprès, sourit Luna en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.
Ginny ne posa pas de question sur le pourquoi du comment et murmura simplement à l'adresse de son amie :
- Merci.
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Le repas de midi se déroula sans encombres majeures.
Irina discutait avec les Gryffondors et malgré ce dont avait pu rêver Hermione, il s'avéra qu'Irina était une jeune fille vive et pleine d'entrain. Elle avait une sorte d'aura qui émanait de son corps tout entier, un charisme fou. C'était le genre de jeune fille que l'on était obligé d'aimer. Gentille, aimable, serviable, qui ne prenait aucun parti et qui tentait de régler les conflits en adoptant un point de vue extérieur... En somme, un bon nombre de critères qui la rendait beaucoup trop... Parfaite au goût d'Hermione.
Son visage, son teint de porcelaine, ses longs cheveux... Trop parfait, c'était le mot.
Non, elle ne jalousait pas sa beauté... Enfin si, un peu mais ce genre de personne cache souvent des choses affreuses et malgré tous les compliments, le comportement d'Irina vis-à-vis des autres paraissait trop peu naturel aux yeux d'Hermione. Presque... Forcé.
- Et toi Herrmione, tu as des prréférrence en matièrre de fond de teint ?
Secouant la tête pour se sortir de ses rêveries, Hermione observa Irina et quelques filles de Gryffondor qui la regardait, un sourire d'hypocrisie peint sur chaque visage. Comme si elle n'était pas au courant qu'elle ne se maquillait pas. Quelle bande d'idiotes.
- Je ne me maquille pas, répondit presque brutalement Hermione, en arrachant un petit pain des mains de Ginny.
- Ah, tu es trrès belle naturrellement.
- Merci, marmonna Hermione en engouffrant le petit pain en question dans sa bouche, pendant que le groupe de jeunes filles de Gryffondor la dévisageait avec mépris.
Cet accent, celui de Krum. Enfin, il était très différent de celui de Krum, aucune ressemblance si ce n'est ce roulage de « r » à-vous-décrocher-les-tympans.
L'école de Durmstrang se situe dans le grand Nord, sûrement en Russie ou en Scandinavie... Pourtant, l'accent d'Irina n'avait rien à voir avec celui des élèves qu'elle avait rencontré en quatrième année... Il était plus doux, plus on-ne-sait-trop-quoi... Enfin bref, différent...
- Irina, commença Hermione sans vraiment la regarder.
- Oui Herrmione ?
- Tu es d'où exactement ?
- Je suis née en Bulgarrie mais je vivais surr le territoire de l'institut de Durrmstrrang.
- Ah, d'accord...
C'était donc ça. Un accent légèrement similaire mais pourtant si différent, c'est sûrement à cause de la façon dont Irina parlait... Cette légèreté, cette douceur...
Pendant qu'Irina parlait Quidditch avec Seamus, Neville et Ginny, Hermione, elle, sirotait un verre d'eau fraîche. Elle se tourna doucement vers Neville.
- Neville, tu pourras m'accompagner à la bibliothèque tout à l'heure ? Je dois récupérer quelques livres pour mon cours d'Histoire de la magie. Je ne suis pas assez informée sur l'Atlantide et c'est ce qui constituera le prochain cours.
- Oh désolé Hermione, je ne pourrais vraiment pas, je dois aider Ginny à convaincre Rogue pour qu'il accepte de reformer les équipes de Quidditch...
- Bonne chance alors, mais ne vous attendez pas à un miracle...
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Sur la pointe des pieds, Hermione attira vers elle un manuel aux bords cornés.
- " L'île de l'Atlantide - Manuel intégral " Lut-elle avec satisfaction.
Un sourire triomphant aux lèvres, la Gryffondor s'assit à une table en bois, légèrement à l'écart des autres tables qui meublaient la bibliothèque.
Sur cette petite table, quelques écritures apparaissaient, sûrement faites à la baguette constata-t-elle.
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Les élèves n'ont-ils donc aucun respect pour ce lieu ? Il y en avait des récentes tout comme certaines qui paraissaient plus ancienne.
« T&Spour toujours et à jamais. ** Serdaigle !I&L Love Poufsouffle is Beautiful si vous lisez ceci, c'est sans doute que vous ne prêtezpas attention au manuel sous vos yeux... Rogue le scroutt - Dumby le vieuxfou au crânedégarnis ! Je hais les coursderunes »
Pleins d'autres petits mots et petites phrases étaient encore gravés sur la table.
Hermione scruta la pièce puis sortit sa baguette et grava quelque chose à son tour.
« Respectez ces lieux, bande d'imbéciles avec vos insultes à deux noises,
Dumbledore n'était pas un vieux fou. »
Hermione releva sa baguette et la rangea.
Après tout, ce n'était pas si irrespectueux que ça de demander aux autres le respect. Même si pour cela, on use des mêmes méthodes qu'eux...Ça vaut le coup. Ils arrêteront comme ça, tenta-t-elle de se convaincre, en glissant le gros manuel sur l'Atlantide dans son sac.
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Le reste de la journée se déroula très rapidement.
Malgré les nouvelles règles, Hermione tentait de grappiller une dizaine de minutes par-ci, une dizaine de minutes par-là, comme pour ce matin, quand elle était restée une dizaine de minutes à la bibliothèque.
Après son dernier cours et juste avant son cours d'éducation imposé par Rogue et les Carrow, Hermione décida de rendre visite aux elfes de maison.
Ce fût une mission quasi-impossible.
Elle dut se cacher et feinter pour ne pas se faire repérer par Argus Rusard ou Miss teigne, puis, elle dût se mêler à une foule d'élèves de troisième année pour ne pas ce faire interpeller par les membres de la Brigade Préfectorale, et enfin, elle réussit à se faufiler jusqu'au tableau sur lequel était peint une coupe de fruit, sans se faire réprimander par les Préfets-en-Chef de cette année.
Hermione retira une de ces chaussettes puis caressa la poire du tableau pour enfin pénétrer dans les cuisines.
À peine eut-elle posé un pied sur le sol carrelé, qu'une foule d'elfes se précipita vers elle.
- Bonjour, lança doucement la rouge et or en sortant une petite boîte de son sac.
- Bonjour, madame Hermione Granger madame, couina Dobby en se frayant un passage à travers la foule d'elfes.
- Oh... Dobby, sanglota presque Hermione en tombant au sol sur les genoux. La vue de cet elfe lui faisait tellement penser à Harry ! Et à Ron...
- Dobby aussi est très heureux de vous revoir, madame Hermione Granger madame. Retournez aux fours, demanda-t-il aux autres elfes qui s'exécutèrent.
- Tiens, murmura la Gryffondor en s'essuyant le nez avec sa manche, une chaussette.
- Oh ! Merci beaucoup !
Hermione prit Dobby dans ses bras, sous les regards noirs de Winky, l'ancienne elfe de maison de Barty Croupton Sr.
- Vous voulez manger quelque chose madame Hermione Granger madame ?
- Je vais juste boire une Bièrre-au-beurre, répondit Hermione en s'asseyant sur le plan de travail d'un des fours des cuisines.
S'exécutant, Dobby lui ramena une Bièrre-au-beurre.
- Pourquoi monsieur Harry Potter monsieur et monsieur Weasley ne sont-ils pas venus ?
- Ils ne sont pas à Poudlard cette année... Ils... Ont des choses plus importantes à faire.
- Et vous, pourquoi n'êtes-vous pas avec eux ?
- Pour mon bien, d'après eux...
En prenant une gorgée de Bière-au-beurre, Hermione ouvrit la petite boîte qu'elle avait précédemment sorti de son sac.
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Elle tendit une poignée de badges à Dobby.
- Tient Dobby, ce sont des badges, pour toi et les autres elfes de maison.
« Nous faisons parti de la S.A.L.E - Repose en paix, Albus Dumbledore »
- Vous pourrez l'accrocher sur les chapeaux, si tu en disposes encore bien-sûr...
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Hermione lança un regard appuyé à Dobby.
- Oui, d'accord, je partagerais mes chapeaux, maugréa l'Elfe en mettant la poignée de badges dans une casserole.
Hermione prit une seconde gorgée de Bière-au beurre.
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Son cours d'Education allait sûrement commencer...
La Gryffondor remercia Dobby, salua les elfes de maison et accourut en direction de la salle de classe où avait lieu ses cours.
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La tristesse qui rongeait la rouge et or était palpable.
À la sortie de son cours d'éducation, une douleur lui lacéra le coeur.
Comment est-ce que des gens pouvaient-ils penser avec autant de conviction que le sang qui coule dans ses veines était impur ?
Comment pouvaient-ils à ce point affirmer que son statut de sorcière n'était pas mérité ?
Malgré toutes ses tentatives, Hermione Granger était bien obligée d'entendre tout le ramassis d'âneries qui sortait des bouches des frères Carrow...
Et malgré tout le réconfort de ses camarades, elle savait qu'à force, elle perdrait patience, et elle s'en irait... Las de tous ces mensonges, las d'être le témoin d'immondices dans l'endroit qu'elle avait toujours considéré comme son second foyer...
Assise sur un fauteuil de la salle commune des préfets en chef,
Hermione patientait jusqu'à l'arrivée de Drago Malefoy, son "professeur" de C.P.E.
Elle avait reçu, après son cours d'éducation, un morceau de parchemin où était écrit :
« Le mot de passe de la salle commune des préfets en chef et des membres de la Brigade Préfectorale est Sang-pur. Il ne sera valable que de 22:00h à 23:00h - pour les cours de C.P.E. ~ DM »
Même sans ce morceau de parchemin ridicule, Hermione aurait sûrement trouvé le mot de passe... Trop prévisible.
Elle devait quand même avouer que leur salle commune était sacrément belle.
C'était une grande pièce ronde et circulaire, d'un blanc nacré avec une très grande hauteur sous plafond.
Un grand lustre de cristaux blancs cassés/beiges ornait la pièce.
Les coins des murs étaient sculptés, on pouvait distinguer des sortes de fleurs qui sortaient du mur et s'entremêlaient, elles se teintaient de beige aux reflets de la lune.
Un grand tapis remplissait entièrement le sol et déposé dessus, un long divan ainsi que deux fauteuils de cuir blanc cassé faisaient face à une grande cheminée brillante encastrée dans le mur.
« Elle doit faire de beaux feux pour l'hiver » pensa Hermione.
Plusieurs portes étaient éparpillées çà et là sur les murs de la pièce, et enfin, pour compléter le mobilier, caché dans un coin, une petite bibliothèque bien remplie.
Profitant du retard de son "professeur", la Gryffondor se mit à scruter la bibliothèque à la recherche d'un roman intéressant.
- « Le journal intime de Svetlana Anna-Kornkova » ... lut Hermione tout en le tirant vers elle.
C'était un petit journal à peine plus grand qu'une main, la rouge et or caressa la reliure de cuir quand un bruit de porte l'extirpa de sa contemplation.
Elle fourra le livre dans sa petite sacoche et plongea littéralement sur un des divans face au feu.
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- Lève-toi. On va dans mon bureau, je ne veux pas que l'on me voie traîner avec toi, siffla Drago en jetant son sac au sol.
- Ton "bureau" ?
- Privilège des membres de la Brigade Préfectorale.
- Qui se compose de ? Questionna Hermione en le suivant.
- Arrête avec tes questions, Granger.
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Ils pénétrèrent dans une petite pièce sombre avec au centre, un simple bureau en bois de houx et deux sièges en cuir noir ainsi qu'une bibliothèque d'angle.
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- Assieds-toi.
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La Gryffondor s'exécuta sans un regard vers le Serpent.
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- Bien.
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Drago Malefoy verrouilla la porte et s'assit face à Hermione.
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- Je préférerais que tu laisses la porte ouverte.
- Pas moi. Passons aux choses sérieuses, on va commencer par les cours de base. Il lui tendit un petit manuel rose. Quelles sont les races de sorcières supérieures ?
- Il n'y en a pas.
- Faux. Ouvre ton manuel.
Hermione s'exécuta.
Sur chaque page, des dessins de propagande anti-moldu étaient imprimés, des textes en louange au Seigneur des ténèbres ainsi que des sortes de "Fiches méthode" sur les races.
Un rictus mauvais s'étira sur le visage du Serpentard.
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- Ce sont les sangs-purs. Que sont les nés-moldus ?
- Des sorciers nés de parents moldus.
- Faux. Ce ne sont pas des sorciers mais des voleurs de magie. Que sont les moldus ?
- Des personnes sans pouvoirs magiques.
- Faux. Ils ne sont rien. Ce sont des races inférieures à éradiquer.
- Tu t'entends . Tes propos sont ridicules Malefoy ! S'emporta Hermione.
- Je noterais tout ça dans mon rapport, répliqua-t-il calmement en sortant une sorte de plume à papote noire et un parchemin.
- Je m'en vais. Je sens que si je reste une seconde de plus ici, on va devoir m'enfermer à St Mangouste...
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Accompagnant le geste à la parole, Hermione se releva et s'avança vers la porte.
La pièce devenait étouffante, les paroles du Serpentard, de Rogue, des Carrow se bousculaient dans sa tête... Elle en venait à se détester, se dégoûter... Détester ce sang que tout le monde haïssait, ce sang qui coulait dans ses veines... Il ne fallait pas qu'elle se mette à penser comme ça... Pour ses parents, pour tous les nés-moldus... Pour Harry... Pour Ron... Mais ils l'avaient bien abandonné eux. Pourquoi n'abandonnerait-elle pas ? Après tout, la mort n'était-elle pas le salut de chaque homme ?
- Tu ne bouges pas d'ici avant 23: 00h Granger, reprit calmement Drago Malefoy.
- Laisses moi sortir, articula difficilement Hermione, entre ses dents, pour contenir ses sanglots.
- Non. Assieds-toi.
Le Serpentard se releva et, doucement, il s'approcha de la Gryffondor.
- Je-t'ai-demandé-de-t'asseoir, continua-t-il en la fixant intensément, détachant chaque syllabe de ses paroles.
Déstabilisée, elle ne bougea pas lorsqu'il attrapa son bras.
Puis, toujours doucement, il s'approcha d'elle et répéta ses paroles précédentes.
- Assieds-toi.
Elle ne bougea pas.
Pris de colère, il la plaqua violemment contre le mur.
- Nous sommes seuls dans cette pièce Granger, si tu veux éviter un accident tragique tu as tout intérêt à m'écouter. Je pourrais faire de toi ce que je veux, continua-t-il, alors cesse de faire la forte tête, assieds-toi, fermes-la et écoutes-moi.
Drago Malefoy poussa Hermione contre la chaise et retourna s'asseoir, puis, comme si de rien n'était, il reprit ses questions.
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- Quels sont les différents titres de sang ?
- On a tous le même sang, Malefoy, mumura Hermione.
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En réalité, Hermione se retenait. Leur bourrage de crâne à répétition marchait apparemment car dans l'esprit de la jeune fille, elle n'était plus sûr de rien quant au fait que chaque sang soit le même...
- Faux. Si je devais te représenter sa sous-forme de pyramide par exemple, il y aurait au-dessus les sangs-purs, comme moi, les véritables sorciers en somme. Plus bas, il y aurait les traîtres à leurs sangs, les sorciers de sang-pur qui se rapprochent trop des moldus et des nés-moldus comme ton Weasmoche, précisa-t-il. Et enfin, tout en bas de cette pyramide, juste en dessous de la bouse de Dragon, il y aurait les sang-mêlé et les cracmoles, affront à la population sorcière, les moldus et les nés-moldus, dont le seul moyen de venir à bout serait l'enregistrement au ministère, l'enfermement à Azkaban et l'extermination.
Drago Malefoy avait récité son texte avec monotonie. Les mots étaient fluides et les phrases, sûrement pré-mâchées pour qu'il n'ait qu'à les recracher.
- Ce sont des phrases par coeur qu'ils te font apprendre, demanda Hermione, les larmes aux yeux, en fixant ses pieds.
- J... Je... Non. C'est ce que je pense.
Déconcerté au début, le Serpentard reprit vite contenance pour ne rien laisser paraître.
- Malefoy, tu y crois vraiment à toutes ces histoires de sang .
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Le Serpentard se leva et vint se placer derrière la Gryffondor qui était assise sur un des sièges en cuir noir. Il se baissa pour que sa bouche soit à la hauteur d'une des oreilles de la jeune fille et murmura.
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- Ici, c'est moi qui pose les questions. Tu commences sérieusement à m'ennuyer parce que là par exemple, je n'ai qu'une envie c'est de te lancer un Avada en plein ventre et de jeter ton corps dans le lac de Poudlard.
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Comme si de rien était, le garçon retourna s'asseoir.
Un déclic se fit entendre depuis la porte derrière Hermione.
Libre.
Elle était libre.
C'était l'heure ! Le supplice était terminé ! Elle pensa à Dobby avec un petit sourire en coin en dévalant les escaliers du château, puis, à une intersection, elle bouscula un élève de plein fouet.
- Luna ?
- J'étais en cours de C.P.E, chuchota-t-elle en continuant son chemin, comme si de rien était.
- Toi ?
- Oui. Parce que j'ai dit au professeur Carrow que ses méthodes archaïques étaient idiotes et que j'espérais qu'une troupe de Joncheruines lui dévore la cervelle.
- Comment ce fait-il que je ne t'ai pas vu en cours d'éducation ? Hurla presque Hermione, alors que Luna avait disparu.
- Je n'ai cours d'éducation qu'à partir de demain, c'est super, pour une fois nous partagerons tous la même classe ! Cria joyeusement Luna pour qu'Hermione l'entende, puis, dans tout le château, l'écho d'un rire cristallin se fît entendre.
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« La vie est tristesse. Surmontez-la. »
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Je commente
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Coucou !
Alors pour commencer, mille excuses !
Avec les révisions, les brevets blancs, les contrôles communs, je ne savais plus où donner de la tête !
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Enfin bref, ce chapitre III est poster, assez long je trouve, mais il ne parle pas beaucoup de Drago et Hermione.
J'essaie de poser le décor dans les premiers chapitres, de parler de tout pour pouvoir par la suite me focaliser sur l'approche Drago/Hermione qui se déroulera petit à petit au fil des chapitres.
Toutes les informations, même les plus minimes, auront un impact dans les chapitres à venir, enfin presque tous.
Aller, donnez moi vos avis :)
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xx - S.
