« Pleurer est plus doux qu'on ne le croit. »

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Je vous souhaite dès à présent une excellente lecture.

Les personnages et l'univers appartiennent à J. ©

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« La tête la première, Hermione plongea dans l'eau noire du lac de Poudlard.
Les griffes d'Irina se plantèrent douloureusement dans les épaules frêles de la Rouge et or, l'attirant toujours plus profondément.

L'eau noirâtre pénétra dans les narines de la Gryffondor, s'infiltrant dans sa cage thoracique.
Ses poumons, ses yeux et tous les membres de son corps devinrent douloureux... Tout autour d'elle devint floue, l'eau et la douleur lui brouillaient la vue.

C'est dans un gestes de folie, de survie, qu'Hermione tentait de se défaire de l'étreinte du monstre qu'était devenu Irina.

De l'air, il lui fallait de l'air, ses yeux étaient si grands ouverts qu'ils sortaient presque de leurs orbites. Injectés de sang, ses iris noisettes s'agitaient de tous les côtés, tentant vainement de trouver une issue à cette souffrance, Hermione se mit à crier. L'eau autour d'elle était rougie par le sang, Irina s'était placée face à elle, le visage meurtri, sa peau partait en lambeaux laissant percevoir une chaire à vif, noircie à certains endroits.

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" Dans notre famille, sur toutes les jeunes filles, la malédiction s'abat,
quel que soit le mal qui provoquera la furie de la jeune fille.
Beauté éphémère, dès lors qu'elle sera contrariée ... "

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Des brides d'un chant provenant du monstre s'immiscèrent dans les oreilles d'Hermione, le cerveau brouillé, les poumons compressés et les doigts crispés, la Rouge et or ferma doucement ses paupières tandis qu'Irina continuait de chanter une suite de mots qu'Hermione ne comprit plus...»

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Subitement la Gryffondor ouvrit les yeux.
Elle s'assit sur son lit, la respiration saccadée. Hermione scruta la pièce avec vivacité prenant de grandes bouffées d'air par peur de retourner dans cette eau froide et noirâtre...

Encore ce rêve...

Hermione s'essuya le front et une main sur le coeur, elle tenta de reprendre un rythme respiratoire normal. Vainement.
Comme à chaque fois, la chaleur de la pièce l'étouffait alors elle se leva et s'avança en direction de la fenêtre.

La Gryffondor l'ouvrit et laissa un vent froid traverser sa chemise de nuit humide de sueur.
Elle ne s'aventurait plus dans les couloirs du château après ses mauvais rêves par peur de croiser Malefoy. Elle se contenterait d'une brise froide pour reprendre contenance.
Après trois minutes à peine, la Rouge et or referma la fenêtre et tira ses draps humides vers elle. La Gryffondor secoua vivement sa couette puis retira sa chemise de nuit et s'allongea dedans, en sous-vêtements.

Alors qu'Hermione commençait tout juste à trouver le sommeil, une douleur cuisante se fit sentir sur ses épaules. La Rouge et or se releva doucement et s'avança en direction de la salle de bain.

Ses pieds glissèrent sur le sol froid, et, dans la pénombre, Hermione retint un cri d'horreur en remarquant sur ses épaules, des marques de griffures profondes et encore à vif.
Attrapant sa baguette magique et son drap froid, la Rouge et or sortit de sa chambre à la volée. Elle déchira avec haine le tissu de coton et noua de larges bandes de drap sur ses épaules et sorti de la chambre. En fin de compte, qui donc la verrais à une heure aussi matinale ?

Il devait être aux environs de quatre heures du matin, ou peut-être cinq heures... Un sentiment de détresse et de solitude se fit plus présent que j'aimais... Et de haine, de rancune aussi... Contre Harry... Et Ron, surtout contre Ron. Comment avaient-ils pu penser un seul instant que rester à Poudlard avec des gens aussi infâmes aurait pu être meilleur pour elle ? Comment est-ce qu'il avait pu l'abandonner ? Avec tout ce qu'elle ressent, avec tout ce qu'elle ressentait pour lui. Pour Ron... Tous sentiments amoureux pour ce jeune homme s'étaient envolés... Il n'y avait à présent que rancœur... Certes, de l'affection et de l'amitié, mais là, il y avait surtout de la rancœur, pour lui mais aussi pour Harry, son frère, celui qui était censé être toujours à ses côtés... Elle avait besoin de parler... Besoin de décompresser, ne serait-ce qu'une minute.

Se rendant soudain compte qu'elle marchait toujours, Hermione s'arrêta à une vingtaine de mètres de la forêt interdite. Elle tremblait de froid, emmitoufler dans son drap en lambeaux, les pieds nus. Elle vit alors de la lumière depuis une petite chaumière... HAGRID !

Hermione se mit alors à courir jusqu'à la petite cabane de l'ancien garde chasse de Poudlard. Elle frappa de toutes ses forces contre la porte en bois. La Rouge et or entendit alors les aboiements de Crockdur, puis la porte s'ouvrit.

- HAGRID !

Hermione sauta dans les bras du professeur de Soins aux créatures magiques, en pleurs.

- Oh, Hermione... J'allais rendre visite à Graup, qu'est-ce que tu fais ici ? Tu ne devrais pas venir me voir avec les temps qui courent...
- J'avais besoin de voir quelqu'un... Je ne me sens pas à ma place ici Hagrid, je veux partir...
- Calme toi Hermione, chut...

Il la fit entrer dans sa cabane.

- Assieds-toi, je vais te servir une bonne tasse de thé et essuie tes larmes.

Pendant que l'eau bouillait, Hagrid s'assit à la table face à Hermione.
Il avait le visage tendu et marqué par la fatigue, de grosses cernes violacées s'étaient creusées sous ses yeux et ses cheveux étaient bien plus hirsutes qu'à l'ordinaire.

- Hagrid, c'est tellement dur... Sans Ron, sans Harry...

La théière siffla bruyamment. Hagrid se leva.
Il prépara deux verres de thé et les déposa sur la table.
Le demi-géant s'appuya sur la table, celle-ci grinça légèrement.

- Écoutes bien tout ce que je vais te dire Hermione. Bat-Toi. Ne serait-ce que pour tous ses gens qui souffrent pendant que tu es bien chaudement à l'abri dans l'enceinte de Poudlard. Résiste. Pour Harry, Ron et tous ceux qui risquent leur vie pour sauver les nôtres. Est-ce que tu sais ce qu'ils font aux nés-moldu à l'extérieur ? ILS LES RAFLENT ! Des gens raflent des familles entières et les ramènent au Ministère de la Magie pour les enfermer à Azkaban et leur retirer leur baguette ! Alors sois heureuse d'être ici, en sécurité !

Les larmes aux yeux, Hermione remercia Hagrid en appuyant légèrement sur sa main.
L'ex-Garde chasse de Poudlard se leva avec difficulté et essuya avec son pouce les larmes qui ruisselaient sur les joues de la rouge et Or. Il la prit dans ses bras, un faible sourire aux lèvres.

- Crois-moi Hermione, un jour, ils devront payer pour tout ce qu'ils ont fait. Mais surtout, il ne faut pas baisser les bras. Il ne faut pas les laisser gagner. Le professeur Dumbledore ne l'aurait jamais permi... Ne les laisses pas t'atteindre.
- J'avais simplement besoin d'entendre ça Hagrid... Merci...

Après quelques secondes de silence, Hagrid prit à nouveau la parole.

- Aller, il va bientôt être six heures, tu devrais rentrer. Mais reviens me voir quand tu veux et à l'heure que tu veux pour discuter... Je ne veux pas que tu arrives en retard.

A peine la Gryffondor aux cheveux ébouriffés eut-elle franchi le portail de l'école de sorcellerie de Poudlard que le professeur Amycus Carrow fondit sur elle tel un félin avide de sang.

- Alors miss Granger; petite balade matinale ? demanda-t-il d'une voix doucereuse.
- Oui. Elle ne tenta pas de mentir ou de nier; avec les Carrow c'était peine perdu d'avance.
- Vous vous doutez bien que je suis dans l'obligation de vous mettre en retenue dès ce soir .
- Oui.
- Eh bien disons 23h15 devant le bureau d'Argus Rusard. Vous trierez les dossiers des anciens élèves.
- Bien professeur. Puis-je disposer ? .
- Bien évidemment. Allez déjeuner à présent.

Après un rictus fade, le professeur Carrow s'en alla.

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Ne se sentant pas d'humeur à déjeuner, Hermione alla directement à la bibliothèque, car c'était tout autre chose que son ventre vide qui la tourmentait. Et surtout, elle ne voulait pas croiser Irina...

« Allohomora »

La bibliothèque était normalement interdite à une heure si matinale.
Décidément cette année Hermione bravait le règlement un peu trop souvent... Mais c'était pour une bonne raison. Ces rêves étaient bien trop fréquents et de pire en pire. Il fallait que tout cela s'arrête... Que ses songes restent dans le royaume des songes, c'est une chose mais qu'ils s'infiltrent dans la réalité en lui laissant des traces physiques, s'en était une autre. Ce n'était pas réellement un rêve... Ou pas exactement car elle ne rêvait pas, elle avait bien la peau meurtrie à l'endroit même où Irina avait planté ses ongles ! Il fallait qu'elle en sache plus au sujet des rêves, de leur signification.

Doucement, baguette à l'affut, Hermione Granger longea les étagères à la recherche d'ouvrages sur les rêves, leur signification, ou n'importe quoi d'autre ayant un rapport avec les songes.

« Rêves ou réalité - d'Elga Foliksus »
« Songeries et bizarreries - d'Orphilius Maintford »
« Significations des rêves : Tome I à VI - Irma Folius »
« L'autre monde, celui des songes - par Jinas Plouksin »

Après plus d'une demi-heure de recherche intensive, ceux furent les seuls ouvrages parlant des rêves que la Gryffondor trouva. Elle alla s'assoir à sa table habituelle, celle à l'écart.

La Rouge et or déposa lourdement ses quatres ouvrages, faisant craquer le bois usé.
Elle allait ouvrir le premier livre de sa pile, quand une gravure sur la table attira son attention. Une gravure qui n'était pas là la dernière fois.

« T&S pour toujours et à jamais. ** Serdaigle ! I&L Love Poufsouffle is Beautiful si vous lisez ceci, c'est sans doute que vous ne prêtez pas attention au manuel sous vos yeux... Rogue le scroutt - Dumby le vieuxfouau crâne dégarnis ! Je hais les coursderunes

Respectez ces lieux, bande d'imbéciles avec vos insultes à deux noises. Dumbledore n'était pas un vieux fou.

Tirer bénéfice d'un bon conseil demande plus de sagesse que de le donner. Mais... Il me semble que ta tentative soit vouée à l'échec, car tu braves toi-même l'interdit que tu as tenté d'imposer. »

Hermione réprima un sourire.
Sans gêne, elle sortit sa baguette et grava:

« C'est un proverbe moldu il me semble... John Collins ? Sages paroles, je suis plutôt étonnée de lire ça à Poudlard. J'aurais au moins essayé de dissuader les graveurs. Si je commence à converser à la moindre occasion par le biais de cette table, mon conseil est effectivement voué à l'échec. »

La Rouge et or rangea les quatre ouvrages dans son sac et nota son nom ainsi que les titres des quatre livres à la liste des emprunts.

Elle sortit tranquillement de la bibliothèque tout en pensant à l'inconnu(e) de la table. C'était sans doute la première fois qu'elle lisait un proverbe moldu dans l'enceinte de Poudlard !

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Adossée au mur face à la salle d'enchantements, au troisième étage de l'école de sorcellerie Poudlard, Hermione Jean Granger patientait jusqu'à l'arrivée des élèves de Gryffondor et de Pouffsoufle qui avaient un cours en commun.

- Hermione, comment vas-tu ?

L'air séducteur et un petit sourire en coin, Cormac McLaggen s'appuya nonchalamment au mur à côté de la Gryffondor.

- Oh, Cormac, bien... Bien, bafouilla ladite Hermione le teint légèrement rosi.
- Qu'est-ce que tu lis ? Demanda-t-il en s'approchant d'elle.
- Un livre sur les rêves.

Mal à l'aise, la Gryffondor pria Merlin pour que le professeur Flitwick arrive.

Cormac McLaggen replaça une mèche de cheveux rebelle derrière l'oreille de la Rouge et or.
Celle-ci baissa les yeux, le teint rouge pivoine.
Le Gryffondor, fier de l'effet que sa présence produisait chez la jeune fille laissa ses doigts descendre en une douce caresse jusqu'au menton de la rouge et or qui se tenait à ses côtés.

Après une dizaine de secondes qui parurent être une éternité pour Hermione, il retira ses doigts de la mâchoire crispée de la Gryffondor.

Gênée et ne sachant que dire ou faire, elle préféra détourner les yeux et faire mine que rien ne s'était passé, tout en rangeant le livre qu'elle feuilletait précédemment dans son sac.

Cormac lui adressa un sourire qui se voulait séducteur.

- Tu sais, le soir du bal de Noël organisé par Slughorn l'an dernier; tu m'as échappé après notre petit " rapprochement " sous le gui... Mais je compte bien rattraper le tir cette année...

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À l'évocation de ce souvenir, la Rouge et or fusilla le Gryffondor du regard et en oublia sa gêne.
Il caressa une des épaules de la Gryffondor ce qui provoqua chez celle-ci un grognement de douleur.

- Il me semble que si je t'ai "échappé" c'est surtout parce que tu as bien failli tuer Harry ! Tu ne croyais tout de même pas que j'allais te bécoter et continuer de te parler alors que tu avais failli arracher la tête de mon meilleur ami ! S'emporta-t-elle.
- Tu en es encore à ça !? J'ai bien été obligé de prendre la batte des mains de Jimmy Peakes, il jouait comme un Scrout enrhumé ! Même Hagrid aurait fait mieux ! Et je te signale que sous le gui, je n'avais pas encore " arraché la tête de ton meilleur ami " fit-il remarquer. Alors pourquoi es-tu partie juste après notre baiser ? Parce que, et corrige-moi si je me trompe mais tu n'avais pas l'air de détester ça ... Bien au contraire.
- Je... Ce ... C'était ... Ce n'était qu'un baiser ! D'accord ?

Hermione adressa au jeune homme un regard noir.

- Tu as pourtant, pour ce simple baiser, voulu me contraindre à un serment inviolable pour que je n'en parle à personne... Ne trouves-tu pas ton comportement légèrement, comment dire, excessif, pour un " simple baiser "? Continua-t-il, serein.
- Je ne t'ai pas contrain à un serment inviolable ! Tu ne l'as même pas fait...
- Forcément, je n'ai pas voulu, coupa-t-il.
- Oui, eh bien... Ron te détestait ! Et Harry aussi, alors je ne voulais pas qu'ils se fassent de fausses idées pour ce petit malentendu.
- Je te trouvais moins loquace ce soir-là.
- Et moi je te trouvais moins idiot.
- Tu as côtoyé Ronald Bilius Weasley presque six ans et tu te permets de dire de quelqu'un qu'il est idiot ? Après avoir connu un être aussi pauvre, dans tous les sens du terme, précisa-t-il. Comment peux-tu te permettre de dire de quelqu'un qu'il est idiot ! S'énerva-t-il.
- JE NE TE PERMET PAS ! Menaça-t-elle en pointant un index accusateur en direction du Gryffondor. Je ne te permets pas ! Répéta-t-elle. Ne parle pas de lui comme ça, il était bien meilleur que toi ! Et dans tous les sens du terme pour reprendre tes mots.

Les larmes lui étaient montées aux yeux. Merlin ! Pourquoi à chaque évocation de Ron les larmes lui montaient-elles aux yeux ?!

- Et moi je ne te permet pas de me rabaisser et de me comparer à cet idiot !

Les deux individus se défiaient du regard, la tension en était presque palpable.
C'est alors qu'Hermione prit la parole.

- L'an dernier, je me suis servie de toi, lança-t-elle durement.
- Je sais.
- Je voulais rendre Ron jaloux. C'est tout, continua-t-elle, légèrement agacée par son manque de réaction.
- Je le sais aussi.
- J'ai triché quand tu passais tes essais pour devenir gardien. Je t'ai lancé un sort de confusion...
- Pourquoi est-ce que tu me dis tout ça... Maintenant ? Demanda-t-il sur un ton d'indifférence.
- Pour que tu te rendes compte que l'an dernier, si nous nous sommes... "rapproché"... C'est uniquement parce que j'étais jalouse de la relation qu'entretenaient Lavande et Ron et que je savais qu'il te détestait... Et que tu t'intéressais à moi... C'était par intérêt que je me suis rapprochée de toi. Mais sache si je ne t'ai plus adressé la parole, ce n'est pas parce que Ron te détestait ou même Harry... J'avais simplement honte de voir à quel point je m'étais servie de toi... Avoua-t-elle légèrement agacée.
- Écoutes... Hermione, je savais que tu n'éprouvais rien pour moi. Je savais que c'était uniquement pour rendre Ron jaloux... Mais ça ne me dérangeait pas parce que tu m'intéressais et puis, si je pouvais faire enrager Ron... Ça m'arrangeait.
- Désolé.

Elle avait les larmes aux yeux et le regard triste, toute rage envolée.
Sauf que Cormac McLaggen, à ce moment-là, ne se doutait pas que les larmes qui dévalaient sur les joues rosies de la Gryffondor étaient destinées à un certain rouquin.

- Va, souffla-t-il en approchant Hermione de lui. Je n'aime pas faire pleurer les filles.

« Ce n'est ni pour toi, ni à cause de toi que je pleure » pensa la Gryffondor. Mais elle ne le fit pas remarquer, à ce moment, n'importe quelle épaule sur laquelle elle pourrait pleurer était la bienvenue.

- Et quand tu disais, dans tous les sens du terme, tu veux dire qu'il embrasse mieux que moi ? Demanda-t-il consterné.

Hermione sourit faiblement à sa remarque.

- Non... Enfin, ce n'est pas ce que je voulais dire se rattrapa-t-elle, lui et moi n'étions pas proches à ce point.
- Il n'est pas là pour t'entendre tu sais... Pourquoi parles-tu de lui au passé...
- Parce qu'il fait partie de mon passé.

L'arrivée du professeur Flitwick et d'une masse d'élèves mit fin à la conversation des deux adolescents.

Hermione se recula vivement du corps de Cormac McLaggen, leur étreinte plutôt intime aurait pu prêter à confusion...

Alors, rapidement, elle se glissa au fond de la salle et attendit Neville Londubat qui ne tarda d'ailleurs pas à venir s'asseoir à ses côtés.

Après une demi-heure de cours, Hermione Granger leva les yeux de son parchemin bien rempli et fit tourner son poignet. Décidément le débit du professeur Flitwick était nettement plus rapide que l'an dernier. Elle avait presque du mal à tout noter.

Elle croisa le regard d'Irina et détourna vivement les yeux. Des images de son rêve du matin même lui provoquèrent des tremblements. Elle tenta alors de se concentrer sur le cours.
Aujourd'hui, c'était un jour méthodique. Il n'y avait pas de pratique alors Hermione préférait tout noter pour ne rien oublier et pouvoir s'entraîner à son dortoir pour le cours suivant qui porterait sur la pratique de cette leçon.
La Gryffondor tourna la tête vers Neville.

- Neville, murmura-t-elle.
- Hum ? Il ne leva pas la tête de son parchemin.
- Pour le Quidditch ? Qu'est-ce que Rogue vous a dit ?
- Il nous a dit et je cite, relisez les décrets d'éducations si vous ne voulez pas finir en retenue jusqu'à la fin de votre vie, imita-t-il d'une voix suraiguë avec des mimiques grotesques faisant tomber son encrier sur son parchemin.
- Oh non...
- J'en étais sûre... Quel Scroutt... Ce n'est pas grave, je te donnerais mes notes tout à l'heure.
- Merci, maugréa-t-il en tentant de retirer l'encre qui s'était étalée sur ses mains et sa robe de sorcier.
- Silence au fond de la salle !

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Luna Loovegood et Ginny Weasley étaient en pleine distribution de faux Gallions, pour les rendez-vous de l'Armée de Dumbledore II.

- Qui est-ce qu'il nous reste ?
- Alors, on a déjà réussi à en donner à Hermione, toi et moi, Neville, Katie et Lavande... Je viens d'en donner un à Susan ainsi que quatre à Terry et Cho pour qu'ils en donnent à Michael et Seamus. Il nous reste donc Anthony Goldstein, Ernie MacMillan, les soeurs Patil, Alicia et Cormac McLaggen.
- D'accord. Pour l'heure, qu'est-ce qui serait le plus raisonnable à ton avis ...
- Je pense que minuit serait parfait.
- D'accord, approuva Ginny en bifurquant à un couloir. Dommage que l'on n'ait pas pu les distribuer en même temps que ceux de Neville et Hermione.
- Ah parce que toi tu as dix-sept Gallions dans les poches . Et surtout, tu as le temps de façonner dix-sept faux Gallions à partir des dix-sept vrais tout en étant à l'heure en cours .
- Oui... C'est vrai, avoua Ginny en bifurquant dans un second couloir.
- Alicia ! Alicia attend !

Luna accourut aux côtés d'Alicia et lui tendit discrètement deux Gallions .

- Le second est pour Anthony, tu le lui donneras, précisa Ginny en souriant.

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« Pour commencer, les rêves sont les images produites pendant le sommeil et résultant de l'activité psychique. Notre premier chapitre s'intitulera : " Origines des songes" avec un prologue sur le psychisme. Vous trouverez en page 985 un dictionnaire de signification et d'interprétation des rêves.
Près de 157585 songes y sont retranscrits par madame Alma Boule, célèbre psycho-Mage intermondial, grande voyante et talentueuse prophétesse. »

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Absorbée dans la lecture du livre " L'autre monde, celui des songes. ", Hermione Jean Granger bouscula de plein fouet un élève, lâchant son livre par la même occasion.

- Fais attention !

Au sol, la Gryffondor releva doucement la tête.
Cette peau pâle, ces traits fins et cet air arrogant... Drago Malefoy, l'infâme fouine, Mangemort et fils de Mangemort.
Il la toisa avec dégout puis ramassa d'un geste vif le livre que la Rouge et or lisait précédemment.

- « L'autre monde, celui des songes. » Lut-il. Intéressant. Qu'est-ce qu'il se passe Granger ? Les rêves où tu fricotes avec le traître à son sang te font peur ?
- Rends. Moi. Mon. Livre. Pesta Hermione entre ses dents, tout en se relevant et s'époussetant.
- On n'arrive pas à contrôler ses nerfs . Je pense qu'à ta place je sauterais de la tour d'Astronomie comme ce cher Dumbledore... Ce serait bénéfique pour un bon nombre de personnes de ne plus voir ta tête de veracrasse. Et puis, ça purifierait l'air. Ton odeur de racaille moldu commence sérieusement à me donner la nausée.
- Dumbledore n'a pas sauté. Siffla-t-elle en fixant le Serpentard. À ce moment, les yeux de la Rouge et or étaient emplis de haine et de dégout.

Drago Malefoy soutint son regard.

- J'y étais, Granger. Nous étions seuls, et il a sauté.

« Piètre menteur », pensa Hermione toujours en le toisant avec rage.

- C'est de ta faute s'il est mort. De ta faute si les Mangemorts se sont introduit à Poudlard, si Poudlard est devenu ce qu'il est aujourd'hui.
Car non Malefoy, tu n'étais pas seul, et jamais, tu m'entends, jamais Dumbledore n'aurait agi comme le lâche que tu es en sautant de la tour d'Astronomie. Harry y était. Harry Potter y était. Il a tout vu. Tout entendu.

Le Serpentard perdit de sa prestance et ouvrit de grands yeux ronds. Puis il se reprit vite et afficha une mine de profond ennui.

- Comment as-tu pu le regarder dans les yeux ? Comment as-tu pu pointer ta baguette sur lui, prêt à le tuer, prêt à lâcher ces deux mots immondes... Tu ne l'as pas fait certes, tu as été trop lâche. Tu as été lâche. Lâche et égoïste. Comme après que Rogue ait commis ce meurtre horrible, et que, encore une fois, tu te sois échappés, comme un lâche... Comme le lâche que tu es et as toujours été, Malefoy. Alors oui, face à toi je ne contrôle pas mes nerfs, mais c'est pour la simple et bonne raison que je n'ai qu'une envie, quand je suis face à toi, c'est de sortir ma baguette en bois de vigne et Ventricule de dragon, de la pointer, là, sur ton coeur, elle amena son doigt jusqu'au cœur du Serpentard. Juste là, tu vois . Continua-t-elle, les yeux toujours ancrés dans ceux de son ennemi.

Drago Malefoy attrapa avec rage la main qui pointait un index accusateur sur son cœur.

- Exactement là. À l'endroit où cet organe qui te permet de vivre réside. Je prononcerais alors deux
mots et en une fraction de seconde la vie quitterait ton corps. tu tomberais lourdement sur le sol et personne ne te pleurerait. Tu ne manqueras à personne. Voldemort se chargera de te remplacer par un autre ado boutonneux avide de pouvoir et personne ne te pleurera et là, là je serais heureuse. Heureuse de savoir que tu seras mort comme un vulgaire porc destiné à l'abattoir. Mort comme un lâche. Une mort à la hauteur de ta personne. Une mort sans intérêt.

Elle se tue une seconde, les yeux toujours ancrés dans ceux de son ennemi.

Hermione Granger avait les cheveux plus broussailleux qu'à l'ordinaire, les cernes extrêmement marqués et violacés. Une légère pellicule de sueur coulait le long de sa tempe droite et sa pâleur maladive lui donnait l'air d'un cadavre. Le souffle court, toutes les parcelles de son corps étaient éprises de tremblements.

- Mais je ne le ferais pas pour la simple et bonne raison que je ne suis pas comme toi ou comme tes condisciples Mangemorts mais surtout parce que je sais que le professeur Dumbledore n'aurait jamais voulu ça. Parce que c'était quelqu'un de bon. Quelqu'un de vraiment bon. À la différence de ta personne.

Sans un mot de plus, Hermione récupera son livre et arracha son poignet de l'étreinte douloureuse qu'exerçait le serpentard sur celui-ci. Elle tourna le dos, fière de sa tirade, les larmes aux yeux.

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Après quelques pas dans un des couloirs vide du château, la rouge et or sentit une main forte lui compresser le bras.

Drago Malefoy plaqua violemment Hermione contre un mur dans une sorte de petit coin sous un escalier en colimaçon... À l'abri des regards indiscrets.

Quand Hermione leva les yeux en direction du Serpentard, la peur lui déchira les entrailles. Elle ne regrettait aucunement tout ce qu'elle venait de dire mais elle aurait tout de même préféré se taire. La haine et le dégout déformaient le visage normalement si lisse de Drago Malefoy. Ses iris aciers étaient couverts d'un voile de haine, d'une rage indescriptible et terrifiante.

Elle tenta de dégager son bras mais le jeune homme qui ne répondait apparemment plus de lui-même lui assena une violente gifle. Les jambes de la Rouge et or lâchèrent mais le Serpentard la retint et la releva en lui empoignant les cheveux.

« Lâche-moi » tenta-t-elle de hurler mais les mots sortirent de sa gorge en un gémissement ridicule.

Des gouttes de sang chaud coulaient du nez douloureux de la Gryffondor. Elles échouèrent sur les lèvres charnues de celle-ci, se mêlant aux larmes salées qu'Hermione avait précédemment versé, puis un goût métallique s'immisça dans la bouche de la rouge et or.

Seconde gifle. Bien plus violente que la première. La Gryffondor tomba lourdement sur le sol de pierres inégales.
Malgré tout, Hermione tentait de garder ses yeux plantés dans ceux de son interlocuteur.
Le Serpentard releva légèrement la Rouge et or en empoignant un de ses bras.

- Tu ne sais rien. Rien de ma vie. Rien de ce que je vis. Je ne te permet pas de me juger. Tu as fait ton petit speech ? À mon tour. À l'époque où Saint-Potter et cet idiot de vieux fou dirigeaient Poudlard, tes paroles auraient pu être interprété comme de la bravoure, de la rébellion ou encore de l'audace. Mais là, aujourd'hui, à l'heure actuelle, tout ce que je vois, c'est une petite sotte qui pense qu'elle pourra sauver le monde en tenant tête à ses supérieurs. Oui, parce que je suis supérieure à toi Granger. Parce que tu me dois dévotion et respect et que dans moins d'un an, quand le Seigneur des ténèbres triomphera, et que tu finiras dans un bordel comme toutes les vulgaires catins de ton espèce, crois-moi, ce jour-là, je te rendrais visite, simplement pour te montrer que Saint-Potter n'était et ne sera jamais rien de plus qu'un vulgaire vantard balafré qui pensait sauver le monde magique à l'aide de ses ridicules bras maigrelets.

Il se tut un moment.
Les deux ennemis se fixaient sans jamais ciller.

Drago Malefoy tenait une Hermione Granger à moitié allongée sur le sol.
Ses yeux gris étaient agités et son souffle court. Rouge de colère et en sueur, les cheveux anormalement décoiffés et pendent sur son visage, le Serpentard aurait très bien pu être comparé à un patient de St mangouste section psychiatrie. Les paroles de la Gryffondor l'avaient apparemment bel et bien ébranlé.

- À croire que vous vouez tous un culte à Weasmoche et à l'autre orphelin mais qui t'a abandonné dans l'enceinte d'une école pleine de Mangemorts, fils de Mangemorts et futurs-Mangemorts ? Tes ennemis, eux, ne pourront jamais te trahir car d'eux tu n'attends rien. Médite sur ça Granger.

Pensant en avoir assez dit, il lâcha la Gryffondor qui s'écrasa violemment sur le sol.

Le tissu de la robe de sorcier sur-mesure de Drago Malefoy caressa le sol et il disparut à l'angle d'un couloir.
On entendit alors plus que le bruit de gouttes de sang d'Hermione qui s'écrasaient sur la pierre.

La jeune fille s'appuya avec difficulté sur ses coudes et ses dernières pensées, avant de tourner de l'oeil, furent des excuses pour les professeurs à qui elle avait, et allait, faire faux-bond.

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Allongée sur un des lits de l'infirmerie, Hermione Jean Granger grignotait un morceau de chocolat.
Ce fut une demi-heure après son évanouissement qu'un Serdaigle et une Gryffondor de quatrième année, cherchant un endroit à l'abri des regards pour se bécoter, s'étaient retrouvés face à un corps inanimé et au visage ensanglanté.

Ils avaient alors appelé madame Pomfresh qui s'était empressée de faire léviter le corps d'Hermione jusqu'à l'infirmerie pour lui administrer les soins nécessaires.

D'un côté, la jeune fille était heureuse.
Elle avait évité son cours d'éducation, son cours de C.P.E et sa retenue.
D'un autre, ses côtes douloureuses, ses bras endoloris et son visage cuisant lui promettaient une nuit fort désagréable. Sans parler des cours qu'elle allait devoir rattraper... Et dire que madame Pomfresh avait refusé de lui administrer une potion de sommeil quand elle s'était réveillée il y a de cela une dizaine de minutes, la douleur plus pénible que jamais.

Alors que la Gryffondor tentait de trouver une position confortable pour s'endormir, les portes de l'infirmerie s'ouvrirent à la volée.

Argus Rusard débarqua en compagnie de Miss Teigne.

- Venez pour votre retenue. Ordre du directeur.
Il venait de renverser un bon nombre de bouteilles de verre en s'avançant d'un pas rapide en direction du lit qu'occupait Hermione.

Affolée et outrée, Madame Pomfresh débarqua elle aussi dans l'infirmerie.

- Qu'est-ce que c'est que ce raffut ! Rusard, que faites vous là ?!
- Elle doit venir en retenue. Ordre du directeur, répéta-t-il
- Elle est malade ! Elle doit rester allongée !
- Elle doit venir en retenue. Ordre du directeur, répéta-t-il une troisième fois avec un sourire mauvais. J'oubliais, il a ajouté : sans discuter.

Offensée, l'infirmière disposa, laissant Hermione à la merci du concierge.

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- Levez-vous.
Hermione s'exécuta avec difficulté et ils avancèrent tous deux dans les couloirs du château à la lueur d'une lampe à huile.

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Argus Rusard s'arrêta face à une armure, il tapa trois fois dessus et le mur tourna, laissant apparaître un petit tapis en demi-cercle.

- Venez.

Le concierge tira Hermione à ses côtés sur le petit tapis et le mur se retourna.
Quand le mur s'arrêta de tourner, ce qui subjugua le plus la Gryffondor, ce fut sûrement le nombre de casiers en bois qui étaient encastrés sur chaque parcelle des murs de la nouvelle pièce qui s'offrait à elle. Partout et sur chaque paroie de pierres, des casiers de bois étaient encastrés.

- Ton ami Potter s'était déjà occupé d'un bon nombre de dossiers durant ses heures de retenue. Tout comme beaucoup d'élèves avant lui. « Voyouvauriendélinquantchenapan », maugréa Rusard dans sa barbe. Il te reste les années 1937 à aujourd'hui. Tu dois trier, retrouver et ranger les dossiers des élèves de l'année 1937 puis tu pourras aller te coucher. Le mur tournera à ce moment. Mais pas avant, ajouta-t-il un rictus mauvais aux lèvres.
Puis il tapa trois fois sur le mur en récitant une suite de mots qu'Hermione n'entendit pas et le Cracmol disparu.

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Voilà maintenant plus de deux heures qu'Hermione triait, cherchait et rangeait les dossiers des élèves des années 1937.

- Raaaaaaaah ! Hurla-t-elle de douleur, quand son bras tapa une fois de plus sur un des casiers qui s'était ouvert d'un coup sec quand elle avait prononcé le sort « accio » pour aller plus vite. Elle ne savait jamais d'où sortaient les dossiers alors forcément, elle sortirait d'ici avec un bon nombre d'hématomes.

- Tom Elvis Jedusor, lut-elle, puis elle se figea. Hermione scruta la pièce et, d'une main tremblante, ouvrit le dossier.

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Non : Jedusor
Prénom : Tom
Date de naissance : 31 décembre 1926
Maison : Serpentard
Baguette : If, plume de phénix, 33,75 cm.
Sang : Sang-Mêlé
Diplômes : BUSE et ASPIC, tous les points ont été obtenus. Mention optimal.

Puis elle se mit à lire les notes de ses anciens professeurs avaient écrit à son sujet, toutes plus glorieuses les unes que les autres. Les professeurs de l'époque étaient faibles, naïfs et influençables pensa Hermione en refermant brutalement le dossier. Il n'allait rien lui apporter de toute manière.

Elle le déposa dans le casier des «J» et se mit en quête du suivant.

Hermione attrapa deux dossiers au vol, celui d'une certaine Svetlana Anna-Kornkova dont le nom lui disait vaguement quelque chose et celui d'un certain Mark Liksteing. Elle les rangea et continua de s'atteler à sa tâche.

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Exténuée, les muscles douloureux et les jambes courbaturées, ce fut d'un pas boiteux qu'Hermione Jean Granger s'avança en direction de l'infirmerie.
À cause de la lenteur de ses pas, elle eut tout le loisir d'observer les murs du château autrefois décorés de tableaux. À la place, des dizaines d'affiches de propagande anti-moldus et nés-moldus étaient éparpillées çà et là dans le château. D'autres sur les hybrides et encore d'autres sur les traîtres à leur sang.

- Encore à roder, même après ce qu'il s'est passé tout à l'heure Granger.

La Gryffondor releva la tête, apparemment sa nuque aussi était douloureuse. Elle toisa quelques secondes son interlocuteur puis continua son chemin.

- J'étais en retenue et je vais à l'infirmerie, le professeur Rogue ainsi que les professeurs Carrow sont au courant. Sur ce, je te laisse.

D'un geste rageur, Drago Malefoy la poussa contre un mur.

- Élève hors de son dortoir, je suis membre de la Brigade Préfectorale et il est de mon devoir de ne pas te laisser faire. Je retire vingt cinq points à Gryffondor.
- Tu te sens seul à ce point pour venir m'agacer, siffla-t-elle en se massant les côtes et en se détachant de son agresseur.

Le Serpentard la toisa avec dégoût puis, encrant son regard dans celui d'Hermione, il cracha en détachant soigneusement chaque syllabe :

« Sang-de-Bourbe. »

Douze lettres et trois mots reflétant une haine, un dégoût immense et incommensurable pour ses semblables.
Même en ses temps sombres, jamais on ne le lui avait recraché cette insulte au visage. La dernière fois qu'elle avait été sujette à cette injure, c'était en deuxième année, par cette même personne et dans le même but : lui faire mal, atrocement mal, la rabaisser plus bas que terre en lui crachant tout le mépris qu'il éprouvait pour sa personne, son éducation, son enfance, ses parents, sa vie... Alors, elle opta pour la solution de facilitée, telle une lâche, elle s'enfuit en direction des escaliers opposés, loin de ce monstre, loin de ce Mangemort, quitte à devoir refaire le tour du château, ce qui lui prendra près d'une heure pour aller se coucher, elle le ferait, pourvu qu'elle ne recroise pas ce Serpent.

Jamais, même depuis que Voldemort s'était accaparé le pouvoir, elle ne s'était sentie à ce point haïe et méprisée. Cette simple insulte avait réveillé quelque chose en la Gryffondor... Ce n'est qu'à ce moment qu'elle prit conscience de la situation dans laquelle elle se trouvait et de ce que devait vivre ses semblables à l'extérieur, raflés et enfermés, privés de baguette et privés de magie... Privés de leur vie.

Quoi qu'elle puisse en dire, elle était bel et bien en sécurité à Poudlard... Entourée de Mangemort, fils de Mangemorts et futurs-Mangemorts, pour reprendre les mots de Drago Malefoy...

D'un geste rageur, elle essuya une larme solitaire qui s'était glissée sur sa joue. Après avoir bifurquée à un couloir, la Rouge et Or pénétra dans les toilettes de Mimi Geignarde, elle glissa contre le mur froid d'un des cabinets de toilette et pleura toutes les larmes de son corps jusqu'à épuisement... Jusqu'à s'endormir.

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« Pleurer décharge notre lac intérieur. »

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Je commente un peu

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quelques explications sur ce chapitre et je tient à eclairsir quelques petites choses :

- selon wiki harry, Tom Jedusor est né le 31 décembre 1926. Il est donc entré en premier année en 1937, à l'âge de 11 ans. Pour moi, les dossiers sont remplis par magie. Alors dès qu'un élève finit sascolarisée, c'est écrit. Donc de 1937 à 1944, sept années, le dossier de Tom Jedusor est le même car il a fini sa scolarité à Poudlard. Je ne sais pas si vous avez suivi mon raisonnement, mais pour toute question n'hésitez pas.

- Au niveau de la réaction d'Hermione face à l'insulte « Sang-de-Bourbe » vous trouverez peut-être que j'abuse un peu par rapport à la réaction d'Hermione, mais si je me fit aux livres, elle n'a été, il me semble, sujette à cette insulte qu'une fois dans sa vie, et sa réaction à été sans appel : Sa l'a profondément blessée. Même Ron, Harry, Hagrid on été choqués. Et selon JKR elle écrit que c'est la pire insulte que puisse recevoir une née-moldu, alors je penses que je n'utiliserais que très peu cette insulte et que sa réaction est justifiée.

Donnez moi vos avis sur ce chapitre même si il ne se passe pas grand chose. Ce que vous avez aimer/detester, des conseils, etc.

PS : Je ne suis pas contre quelques petites corrections de votre part :)