« L'espoir fait vivre. »
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Je vous souhaite dès à présent une excellente lecture.
Les personnages et l'univers appartiennent à J. ©
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Des brides de voix extirpèrent Hermione de son sommeil.
Ses côtes étaient cuisantes et extrêmement endolories; quant à ses bras et son visage, n'en parlons pas.
La Rouge et or s'appuya sur cuvette maculée de la cabine dans laquelle elle s'était endormie la veille et se releva avec difficulté. Une fois sur ses deux jambes, elle tendit un peu l'oreille car les voix qui l'avaient réveillé ne s'étaient toujours pas interrompues. Après un geste un peu brusque, ses épaules lui firent extrêmement mal et elle du se mordre la main pour retenir un cri de douleur.
Du sang se mit à déteindre à travers son uniforme. Les griffures d'Irina s'étaient rouvertes.
La douleur et la fatigue lui brouillaient la vue. L'air était lourd autour de la jeune fille.
- ... Mais les deux idiots sont toujours recherchés par le ministère... Mangemorts qui dirigent le Ministère magique ... Priorités. Le Seigneur a envoyé des Mangemorts au mariage de Fleur et Bill Weasley cet été mais ils ne les ont pas trouvés... premier août...
Hermione se souvenait du premier août, la dernière fois qu'elle avait vu Harry et Ron.
Tout s'était passé très vite. Le patronus de Kingsley Shacklebolt était arrivé une dizaine de secondes avant l'apparition des Mangemorts; Il était bref et précis : « Le ministère est tombé. Scrimgeour est mort. Ils arrivent. » La seconde d'après, la plupart des invités transplanaient. Harry et Ron s'en sont allés et Ginny a rapidement amené Hermione jusqu'au Terrier.
Après leur départ, le Terrier fut placé sous surveillance et il n'était plus possible d'entrer en quelconque contact avec eux. Trop dangereux avait dit Molly Weasley, il vallait mieux ne rien savoir pour ne rien pouvoir laisser échapper si les Mangemorts nous interrogaient, avait répliqué Arthur Weasley...
- ... D'autres qui étaient dans une sorte de restaurant ... Moldus se seraient fait stupéfixer...
Hermione appuya une de ses oreilles contre la porte, car les voix étaient floues, les phrases paraissaient dénuées de sens...
- ... On a perdu leur trace pour le moment... La dernière fois qu'ils ont été aperçus, c'était dans une ruelle londonienne. Mais avec tous les Rafleurs qui traînent, on ne devrait pas tarder à les attraper...
Hermione comprit que la première voix, apparemment masculine, parlait d'Harry et Ron... Ses épaules lui lançaient férocement, mais elle n'y fit pas attention car un souffle raviva une flamme d'espoir chez la Gryffondor, peut-être pourrait-elle les rejoindre ? Peut-être pourrait-elle quitter Poudlard et rejoindre Harry ! Et Ron... Et ils pourraient se réconcilier... Il fallait qu'elle se concentre pour en apprendre un maximum et pouvoir peut-être localiser ses amis...
- Oh... Ne t'inquiète pas, vous les attraperez tôt ou tard... imbéciles après tout... loin d'égaler ton intelligence, ta force et ta beauté...
Hermione arqua un sourcil. Encore une de ces nunuches, pensa-t-elle. Sans doute une de ces idiotes qui colportent les ragots.
- ... Ils se feront rafler dans peu de temps, si je pouvais, j'en mettrais ma main à couper. Il eut ensuite une sorte de gloussement ridicule et la voix suraiguë et agaçante reprit.
- Je suis sûre que s'il t'avait envoyé à leur poursuite, tu les aurais déjà attrapé depuis bien longtemps...
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À présent bien réveillée, Hermione tendit l'oreille pour tenter de savoir à qui ces voix appartenaient. À un Mangemort, il en va de soi. Mais l'autre voix suraiguë et agaçante... Sûrement celle de Mimi Geignarde.
- Effectivement... Mais à cause de ce que je n'ai pas réussi à faire l'an dernier, j'ai perdu la confiance du Seigneur... Même si cette mission m'avait été donnée pour punir père, je sais que dans un sens, il aurait préféré que je la mène à bien. Je suis tout de même soulagé de ne pas avoir eu à le faire... Déjà que de la prévoir m'empêchait de dormir, je ne sais pas comment est-ce que j'aurais pu vivre avec sa mort sur la conscience...
Hermione plaqua une main sur sa bouche et recula vivement de la porte. Ses jambes percutèrent la cuvette et elle s'assit dessus, une main sur le cœur, l'autre sur la bouche, tentant de faire le moins de bruit possible.
- ... Je vais y aller Mimi, le petit déjeuner doit déjà être fini. Je pense qu'il serait préférable que je n'arrive pas en retard en cours... Je te tiendrais au courant de toute manière. Tu seras la première à savoir si Potter et Weasley se font rafler.
- D'accord Drago, et encore un gloussement de dinde ridicule.
Après un bruit de chasse d'eau, des pas et un claquement de porte, le silence reprit sa place dans la pièce blanche et carrelée des toilettes.
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Hermione patienta quelques minutes puis elle sortit de la cabine de toilettes. Face à elle, Drago Malefoy. Il l'avait apparemment repérer et avait fait semblant de s'en aller pour qu'elle sortes de la cabine.
- C'est mal d'écouter aux portes... Granger.
Cette satanée voix...
- Je n'écoutais pas aux portes... J'avais juste une envie pressante, mentit-elle en détournant les yeux. Et, j'ai deux oreilles... Alors forcément je vous ai entendu... pure... coïncidence, finit-elle. Gênée.
- Une demi-vérité est un mensonge complet.
- C'est la stricte vérité... Et puis je n'ai pas à me justifier auprès de toi !
Hermione tourna les talons, rouge de colère, et de gêne, puis elle s'avança en direction de la porte.
Alors que sa main activait la poignée de la porte, le Serpentard retint la Rouge et Or par le bras.
Un flashback des images de la veille lui remonta en mémoire.
La jeune fille écarquilla les yeux et se dégagea vivement de l'étreinte de son agresseur qui n'était autre que Drago Malefoy.
- Ne me touche pas ! Hurla-t-elle, presque histérique.
- J'allais simplement te faire remarquer que tu saignes. Cracha-t-il froidement
- Utilises ta bouche pour parler, pas tes bras et tes gestes violents qui ne sont que le reflet de ta piètre éducation.
Le Serpentard la toisa quelques secondes puis d'un geste brusque et puissant qui fit sursauter Hermione, il ferma la porte.
- Ma 'piètre éducation' ?
La jeune fille ne se démonta pas, elle tenta de garder un semblant de dignité. Tremblante, elle leva les yeux et les encra dans ceux du jeune homme qui lui faisait face.
- Oui.
- Je devrais te tuer pour toute l'insolence dont tu fais preuve à mon égard... Non, je devrais te tuer pour avoir écouté une conversation qui ne te concernait pas. Ou encore parce que tu n'es qu'une vulgaire gourgandine de moldu.
La gifle partit d'elle-même.
- Ta mère ne t'a-t-elle donc pas appris le respect ? Hurla Hermione en adressant à Drago Malefoy un regard plein de haine, la main toujours à hauteur du visage de celui-ci. Le respect des femmes ?
- Non, répondit froidement le Serpentard. C'est mon père qui m'a éduqué.
Il attrapa le bras frêle de la jeune fille qui stagnait toujours près de son visage et le tordît de sorte qu'Hermione soit obligée de se retourner et de se trouver dos à lui. La jeune fille réprima un cri de douleur.
- Je t'épargne les détails concernant mon éducation, souffla-t-il à l'oreille de la jeune fille. Mais je n'ai aucun respect pour la racaille dans ton genre. Surtout pas en ces temps.
Hermione tenta de se débattre; en vain. A chaque fois qu'elle tentait de se défaire de l'étreinte du jeune homme, son bras se tordait un peu plus.
La Gryffondor sentait le cœur de Drago Malefoy taper contre son dos et son souffle froid caresser sa nuque.
Ils étaient proches, physiquement. Trop proches.
Un frisson, sûrement de crainte, électrisa l'échine de la jeune fille.
- Lâche. Moi. Malefoy.
- Tu me divertis. Sache que sans ça, tu ne serais dors et déjà plus de ce monde. Après un silence, il reprit. Et, si je te reprends à écouter aux portes, ce n'est pas des mots qui t'attendent mais une mort lente et douloureuse.
Et il la lâcha brutalement.
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Poppy Pomfresh ne posait jamais beaucoup de questions ce qui arrangeait d'ailleurs un grand nombre d'élèves. Elle se contentait de toiser ses patients d'un air sévère en veillant toutefois à toujours rester aimable avec eux. Ordonnée, stricte et très à cheval sur le règlement, l'infirmière remettait toujours ses élèves sur pieds grâce à ses talentueux dons en sortilège ou encore grâce à diverses herbes, pommades et potions.
La femme d'âge mûr s'attardait à ranger des bocaux de Pimentine et de Poussoss lorsqu'une élève de Gryffondor pénétra dans son infirmerie. Poppy Pomfresh s'essuya les mains distraitement sur son tablier blanc puis elle se releva et toisa la nouvelle venue.
- Bonjour madame Pomfresh, j'ai eu quelques soucis, commença l'élève qui n'était autre qu'Hermione Granger, tout en désignant d'un geste de la main, ses épaules rougies par le sang.
L'infirmière plissa les lèvres puis vint observer la blessure de plus près.
- Asseyez-vous sur un des lits, j'ai ce qu'il vous faut. Vous étiez censée rester ici cette nuit.
La Rouge et Or s'exécuta car si il y a bien une chose qu'elle savait de madame Pomfresh, mis à part sa discrétion et ses nombreux talents de médicomage, c'était sa facilitée à perdre patience lorsque les choses ne se déroulaient pas comme elle l'aurait souhaité ! A l'intérieur de l'infirmerie, Madame Pomfresh avait l'autorité suprême.
- Retirez votre uniforme, demanda l'Infirmière d'un ton neutre. Je vais vous appliquer de l'Essence de Dictame et cette pommade antibleues sur votre visage, vos poignets, votre dos et vos épaules. Après quelques sortilèges et quelques plantes, vous pourrez retourner en cours.
Hermione Granger s'exécuta. Elle retira son haut d'uniforme et le déposa sur un siège près de son lit.
- Mais je tiens à vous signaler que c'était totalement irresponsable de votre part d'être retournée dans votre dortoir ou je ne sais où la nuit dernière ! Réprimanda l'infirmière tout en appliquant des soins sur le dos de la jeune fille.
La douleur fut vive mais brève lorsque madame Pomfresh appliqua l'Essence de Dictame sur les épaules d'Hermione. Puis, l'infirmière appliqua une pâte orange plutôt molle sur ses côtes, ses poignets et les membres endoloris de la jeune fille.
Ce n'est qu'après une dizaine de minutes que l'infirmière se retira, laissant sa patiente se reposer. Les effets de tous ces soins, plantes et produits divers ne se firent pas attendre et tous ses membres étaient comme alourdis. Pendant que la peau de ses épaules se refermait ainsi que toutes les petites blessures et autres griffures, la Gryffondor s'allongea doucement.
Elle se mit alors à cogiter sur la scène à laquelle elle avait assisté le matin même. Alors comme ça Malefoy était un Mangemort plutôt au courant et surtout un Mangemort qui se confiait à Mimi Geignarde... Alors si elle voulait avoir des nouvelles d'Harry et de Ron, il fallait absolument qu'elle aille écouter aux portes quand Malefoy se confierait à Mimi... Et une fois qu'elle aurait localisé la position de ses meilleurs amis, elle irait les rejoindre... Oui, voilà, les rejoindre et elle quitterait enfin Poudlard... Elle ne reverrait plus Irina... Ne ferait plus de rêve incompréhensible car même après avoir passer la matinée à feuilleter tous les livres empruntés à la bibliothèque, aucun ne parlaiten de rêve qui pourraient laisser des séquelles physiques ! C'était vraiment incompréhensible...
- Granger par pitié, épargne-nous ce genre de spectacle dès le matin !
Tous les membres de la jeune fille se raidirent au son de cette voix traînante et glaciale qui avait bien trop souvent retentit à ses oreilles ces derniers jours.
- Accio draps, hurla presque la jeune fille.
Un sourire en coin, le jeune homme continua de toiser Hermione Granger dont le visage s'était teinté d'une couleur rouge pivoine.
- Ça va ? Je ne te dérange pas ? Maugréa la Gryffondor en le fusillant du regard.
- Non pas vraiment, railla celui-ci.
Elle allait répliquer lorsqu'elle remarqua Pansy Parkinson au fond de l'Infirmerie qui se faisait poser un bandage par Madame Pomfresh. La Serpentarde fusillait Hermione du regard.
Drago Malefoy s'avança en direction de Pansy Parkinson, il prit sa petite amie par la taille et lui embrassa le front.
Hermione arqua un sourcil et observa cette scène irréelle. Deux imbéciles de Sang-purs qui se comportaient comme un vieux couple amoureux, ridicule.
Drago Malefoy aida Pansy Parkinson à marcher en la laissant s'appuyer sur lui puis ils sortirent de l'infirmerie.
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Assises sur des escaliers dans un des couloirs du château de sorcellerie Poudlard, Luna Lovegood et Ginny Weasley murmuraient, tout en rédigeant un devoir d'Histoire de la magie plutôt coriace d'une cinquantaine de centimètres.
- Bon, tu es prête Ginny ? Demanda Luna d'un ton sérieux qu'on ne lui connaissait pas.
- Oh ça oui...
La jeune fille blonde aux cheveux en désordre amena sa baguette derrière son oreille, tripota ses boucles d'oreilles en forme de radis puis mâchouilla son collier fait de bouchons de bières-au-beurre.
- Alors, allons-y.
Au même instant, dix-sept faux Gallions se mirent à chauffer.
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Neville Londubat enfila ses Gants de protection en peau de dragon au moment même ou le faux Gallion qu'il gardait bien sagement dans une de ses poches se mit à chauffer.
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Il sourit et retira ses gants, prit le Galion entre ses doigts, et il lut :
A.D ll – La résistance, RDV ce soir 00h devant la SSD.
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Il ne devait pas être plus de seize heures quand Hermione Granger put enfin sortir de l'infirmerie malgré les réticences de madame Pomfresh qui voulait la garder jusqu'au lendemain. La Gryffondor enfila prestement sa robe de sorcière et s'avança en direction de la salle commune des Gryffondor pour y récupérer son sac et ses parchemins pour, enfin, pouvoir retourner en classe.
Elle salua ses camarades et lut rapidement le tableau des Gryffondors.
TABLEAU DES GRYFFONDORS
— Dates des ASPICS à demander au professeur McGonagall.
— Objet trouver : Quatre paires de chaussettes (toutes dépareillées).
— Quidditch toujours suspendu.
— Pour vous réabonner à la Gazette du sorcier, ajoutez votre nom à la liste ci-bas.
— Deux nouveaux départs chez les Gryffondors. Les parents sont venus chercher leurs enfants ce matin
même.
Hermione se réabonna à la Gazette du sorcier, il fallait bien qu'elle aussi soit au courant de ce qu'il se passait à l'extérieur ! Deux nouveaux départs ? La Rouge et Or comprenait tout à fait les parents ! Comment laisser ses enfants dans une école avec un climat aussi tendu !
La jeune fille pénétra dans sa chambre, vide. Elle entra directement dans la salle de bain puis se déshabilla. Une bonne douche ne lui ferait pas de mal.
La Gryffondor observa son reflet nu dans le miroir. Hématomes, bleus, épaules de rouge zébrées à l'endroit où Irina avait planté ses ongles, cerné, cheveux décoiffés... Elle n'avait pas fière allure. Des cernes violacés s'étaient creusés sous ses yeux, ses cheveux étaient sales, gras et d'une proéminence affolante. Elle n'avait plus que la peau sur les os. Comment la jeune fille vive, pleine d'entrain et toujours souriante avait-elle pu se transformer en ce cadavre sans vie ? Elle ne se reconnaissait plus ! D'un geste rageur, elle frappa dans le miroir et dans un bruit de craquement, ses phalanges se brisèrent contre le miroir. Celui-ci éclata en une centaine de milliers de morceaux qui tombèrent en pluie sur la Gryffondor. La main en sang, elle se glissa sous le jet chaud de la douche et pleura.
Pourquoi se sentait-elle si mal ? Pourquoi réagissait-elle comme ça ? Pourquoi était-elle devenue cette personne ?
Elle resta une dizaine de minutes sous la douche, puis avança en serviette jusqu'au lavabo ou était déposée sa baguette.
« Réparo »
Plus aucune trace de ce moment de faiblesse car elle se devait d'être forte, elle ne devait pas perdre la face.
Doucement, elle alla en direction de sa valise. Hermione s'habilla prestement, déchira un de ses débardeurs et enroula le tissu autour de son poignet.
Elle commença ensuite à ranger ses parchemins dans son sac lorsqu'un petit carnet à la reliure de cuir attira son attention. Elle l'ouvrit à une page au hasard et se mit à lire car elle ne se souvenait pas avoir emprunté ce livre !
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" Cher journal,
Voilà bien longtemps que je n'ai pas sollicité ton aide !
Aujourd'hui encore, Bella et ses amies se sont attaquées à moi.
Après plus de six ans, je devrais avoir l'habitude me diras-tu, mais non, je n'y arrive pas... C'est tellement blessant et douloureux de constamment se faire rabaisser... Je suis allée me réfugier à la bibliothèque, cette bande de veracrasse n'y met jamais les pieds, au moins, j'ai pu avoir deux heures de répit. Elles devraient penser à y faire un tour de temps en temps, ça leur permettrait peut-être d'enrichir leur pauvre et misérable vocabulaire.
Il est venu s'assoir à une table face à la mienne. Tu te doutes bien qu'il me fût impossible de travailler correctement dans ses conditions ! Sa peau laiteuse, ses cheveux de jais et ses yeux couleur Onyx... Je n'ai jamais été éprise d'un garçon comme je le suis de lui. Mais, ça, c'est parce qu'il est différent. Il me sourit, certes, ce n'est rien ne me diras-tu, mais je suis la seule jeune fille à qui il porte un tant sois peu d'attention... Alors, cela me suffit. Je l'aime de loin, je l'aime en secret, je l'aime depuis ma première année. Je l'idéalise peut-être, je m'emporte et me fourvoie mais que veux-tu, l'amour m'a frappé de plein fouet et je ne peut plus rien y faire si ce n'est patienter jusqu'à ce qu'il alimente et partage ce que je ressens ou que le temps éteigne cet amour que je lui porte. Je ne peux plus rien y faire, c'est irréversible. Il peut marcher sur mon coeur car mon coeur est à ses pieds.
Bien à toi, Svetlana."
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Doucement, Hermione referma le livre et le rangea dans son sac.
Une élève aurait-elle par mégarde laissé tomber son journal intime dans le sac de la Rouge et or ? Puis elle se souvint. Le jour de ses premiers CPE ! Dans la salle commune des prefets, prefets-en-chef et membres de la brigade préfectorale ! Elle patientait jusqu'à l'arrivée de Malefoy et ce petit carnet avait retenu son attention alors qu'elle fouinait dans une petite bibliothèque disposée dans la salle commune de Malefoy. Mais alors qu'elle allait le lire, le Serpentard était arrivé et, par peur de se faire réprimander parce qu'elle fouillait dans les affaires du jeune homme, Hermione avait précipitamment rangé le carnet dans son sac...
C'était donc un journal intime... Celui de la jeune fille du nom de Svetlana, ce nom lui disait vaguement quelque chose... À peine quelques ligne mais Hermione trouvait que Svetlana lui ressemblait quelque peu... Amour à sens unique en sixième année, railleries de la part de ses camarades en première année puis des Serpentards la même année et les années suivantes... Se cacher à la bibliothèque et tenter d'oublier à travers les récits d'auteurs sorciers... Oui, elle était quelque peu semblable à cette jeune fille...
Hermione sortit de ses rêveries, il ne lui restait qu'à peine cinq minutes avant son prochain cours !
D'accord, Madame Pomfresh l'avait autorisé à rater celui-ci mais elle ne pouvait pas se permettre d'en rater un de plus ! La Rouge et or attrapa son sac et sa cape de sorcière mais juste avant de sortir, une lueur sous son lit attira son attention.
Elle se baissa et vit un Gallion, sûrement tomber d'une de ses robes sorcière. Hermione attrapa la pièce d'or mais la relâcha prestement... Elle était brulante.
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- La constellation du Cancer se distingue des autres parce qu'elle contient un magnifique amas M 44 (ou Praesepe, également nommé la ruche). Éloigné de 577 années-lumière, il contient plus de 300 étoiles.
Son étoile la plus brillante est Al Tarf (« la Fin » en arabe). Il s'agit d'une étoile géante orange, 53 fois plus large que le Soleil et 660 fois plus brillante. C'est une étoile double.
Cette constellation était appelée « Tortue » par les Babyloniens ou « Scarabée » par les Égyptiens, 4 000 ans avant J.-C. Dès 2 000 ans av. J.-C., la plupart des civilisations la dénommaient « Crabe » ou une semblable créature à pinces...
Le professeur Aurora Sinistra narrait son cours aux élèves de Gryffondor et de Poufsouffle dans la tour d'astronomie, d'un ton plutôt dur.
- Vous allez à présent former des duos s'il vous plaît. Neville Londubat avec, cette demoiselle Irine ?
- Irrina, corrigea la jeune fille.
- Oui, donc Neville avec Irina, Hermione Granger, allez vous mettre avec monsieur McLaggen, il travaillera peut-être... Pour une fois.
Le professeur Sinistra continuait de constituer les duos pendant que Cormac McLaggen s'avançait en direction d'Hermione avec le matériel d'Astronomie.
Le jeune homme tendit à Hermione une petite pile de parchemins.
La Gryffondor l'interrogea du regard.
- Les cours que tu as raté.
- Oh, merci Cormac ! Je n'aurais pas besoin de demander à Neville comme ça ! Parce qu'il à vraiment une écriture de scrout.
- J'entends à cette distance, marmonna ledit Neville en plissant les yeux, un petit sourire aux lèvres.
Hermione sourit à son tour et Cormac McLaggen déposa le matériel au sol.
- Il n'y a pas de quoi. Ça me fait plaisir. Le jeune homme scruta la pièce puis murmura à l'oreille d'Hermione d'un ton un peu plus sérieux. Tu es au courant pour tout à l'heure ?
Hermione lui tendit la paume rougie de sa main.
- Malheureusement, j'ai mis du temps, mais oui. Il faudra d'ailleurs que j'en discute avec Luna et Ginny, elles ont raté le sort. La pièce ne s'arrête de chauffer que lorsque nos doigts sont en contact avec celle-ci sauf que si comme moi, tu oublis la pièce quelque part, tu seras obligé de te brûler pour connaître la date de tu-sais-quoi et surtout, pour que la pièce ne fonde pas !
- Tu aurais dû t'en occuper, tu aurais été parfaite.
Hermione rougit légèrement.
- Je... Merci. Oui... Oui, je modifierais les pièces ce soir.
- Bon, il est temps de bosser, tonna Cormac McLaggen, après avoir adressé un sourire charmeur à Hermione.
Alors que la Rouge et Or notait ce que lui dictait le Gryffondor, un petit détail sur le poigné d'Irina attira son attention. Elle avait un tatouage. C'était une rose, une rose aux contours rouge sang dont les pétales ondulaient légèrement de temps en temps et au cœur de cette rose, il y avait un serpent...
Se sentant épiée, Irina tourna la tête en direction d'Hermione et suivit son regard. Elle cacha prestement son tatouage puis fit comme si de rien était.
Pourquoi cette jeune fille était-elle si mystérieuse ? Si secrète... Hermione se promit de découvrir ce que cachait Irina, aussi noirs soient ses secrets.
- Et oh ! Hermione !
- Pardon Cormac, tu disais ?
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« La vie est mystère Perce-le. »
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Je commente un peu
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Alors, suite au commentaire d'une lectrice sur mon blog skyrock ( ), je tient à clarifier deux points.
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• Dans les toilettes, Hermione sait que la première voix est une voix d'homme et la seconde de femme, simplement avec la fatigue et la douleur, elle n'arrives pas à les discerner.
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• à l'infirmerie, Pansy et Drago son effectivement ensembles.
On ne le sait clairement dans les tomes de Rowling, tout ce que l'on sait, c'est que dans les vrais tomes d'Harry Potter, Pansy Parkinson est une vraie peste qui adore méditer et mépriser avec sa "bande" de filles de Serpentard (c'est la meneuse de sa bande).
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On sait aussi qu'elle s'inquiète beaucoup à chaque fois que Drago se blesse (comme en troisième année, pour le premier cours de soins aux créatures magiques, quand Drago se fait griffer par Buck, l'hyppogriffe), et elle se rends au bal de Poudlard en quatrième année avec Drago, et enfin, en sixième année, ils étaient très proches. (Dans le train, Drago avait la tête posée sur les cuisses de Pansy, et celle-ci lui caressait les cheveux).
Donc pour moi, en septième année, ils son ensemble. Et je penses que pour se la coltiner pendant près de 7 ans, contrairement à ce que racontent toutes les autres fics, Drago Malefoy apprécie Pansy Parkinson. Sinon il ne serait pas aussi "proche" d'elle et durant toute ces années. Et pour moi, il est normal qu'en septième année ils soient "officiellement" ensembles. Voilà, voilà :) donnez vos avis !
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xx - S.
