« Le silence est un aveux. »

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Je vous souhaite dès à présent une excellente lecture.

Les personnages et l'univers appartiennent à J.K.Rowling ©

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Tout était blanc. Lumineux. Silencieux.
Tout n'était que beauté, blancheur et pureté.
Hermione était subjuguée par l'esthétique et l'étrangeté des lieux, par la sensation de bien être qu'elle éprouvait en cet instant. Un sentiment si beau, si doux, si apaisant...

L'esprit de la Gryffondor était léger, vide de tous remords, vide de toutes douleurs.
Sa conscience, son âme et tout son être paraissaient comme apaisés, libres de tous soucis. Aucun poids ne pesait sur ses épaules. Elle était bien, entourée d'un silence reposant, pas le moins du monde pesant.

N'osant piper mot, par peur de briser cette quiétude irréelle, Hermione se détailla.

La jeune fille était habillée d'une robe blanche, d'une sublime robe blanche. Ses cheveux étaient tressés en une longue natte serrée, et sa maigreur excessive de ces dernières semaines s'en était allée pour laisser place à un corps fin doté de légères courbes. Un sourire naquit au creux des lèvres de la jeune fille. Un sourire sincère, un sourire comme elle n'en avait plus eu depuis... Depuis quoi déjà ? Depuis quand ? Elle avait tout oublié. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'en cet instant, elle était bien.

Voulant profiter de ce Paradis, Hermione ferma les yeux et aspira une longue bouffée d'air.

Quand les yeux de la Rouge et Or se rouvrirent, sa gorge s'était asséchée, sa langue était rugueuse et la salive lui manquait. Paniquée, la Gryffondor tourna plusieurs fois sur elle-même mais elle ne vit que lumière, blancheur et vide. Pas la moindre source d'eau. Elle crut qu'on se jouait d'elle, alors, l'angoisse monta, le silence devint torture et elle se mit à haïr ce vide infini qui l'entourait. Hermione se mit à courir, la folie s'était sûrement emparée d'elle. Elle se sentait à l'étroit à présent dans cette horrible robe qui l'étouffait. D'un geste brusque, elle l'arracha. Avançait-elle ? Reculait-elle ? Aucun moyen de le savoir. La seule chose dont elle était certaine, c'est qu'elle était seule. Seule, nue et assoiffée.

Essoufflée, la jeune fille s'arrêta. Ses genoux percutèrent le sol et c'est alors que face à elle, un cercle parfait se forma, le sol se mit à trembler, une brume se forma autour de la Rouge et Or.

Le cœur de la jeune fille battait de manière irrégulière, sa respiration était saccadée, incontrôlable. Que se passait-il ? Comment tout pouvait basculer en si peu de temps ? Hermione ferma les yeux avec force. Elle était seule. Seule au milieu de rien. Puis elle percuta. Tous ses souvenirs lui revinrent en mémoire. Elle se souvint de tout, ses épaules s'affaissèrent et des larmes se mirent à couler le long de ses joues.

Même son subconscient lui faisait prendre conscience de la solitude qui l'avaient entouré ces dernières semaines.

C'est alors qu'une mélodie, légère, douce, presque inaudible, résonna en crescendo autour de la jeune fille. Cette complainte était le reflet de sa solitude et de sa tristesse, se rendit-elle compte après quelques secondes. La Gryffondor garda les yeux fermés mais son visage se détendit. L'air devint lourd et elle en aspira une bouffée qui s'offrait à elle. Puis une voix s'éleva. Une voix qu'elle ne connaissait que trop bien. Une voix qu'elle pensait avoir réussi à faire taire.
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« Dans notre famille, sur toutes les jeunes filles, la malédiction s'abat.

Depuis qu'elle fut salie par le mal, depuis qu'elle fut aimée par le mal,

depuis qu'elle offrit son cœur et son corps au mal.

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En retour, ils la maudirent, en retour, ils la bannirent.

Elle, ses filles, les filles de ses filles et ça, pour dix générations.
Quel que soit le mal qui provoquera la furie de la jeune fille.

Beauté éphémère, dès lors qu'elle sera contrariée ,

ce fut la seule chose qu'elle gardera de ceux qui avaient tenter de la protéger.

Aujourd'hui enfermée, transformée, elle tente de me protéger car je suis la clef ... »

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Quand les dernières paroles furent prononcées, Irina apparu au loin.
Le temps semblait s'être arrêté autour d'elles, et seuls, les pas gracieux de la blonde brisèrent le silence qui s'était auparavant installer.

- Hermione, souffla la jeune fille, habillée d'une longue robe d'un noir abyssal qui jurait affreusement avec la pièce.
- Irina... Laisse moi. S'il te plaît, laisse moi, murmura Hermione en se couvrant tant bien que mal de sa robe en lambeaux.
- J'ai besoin de ton aide...
- JE NE VEUX P-

Un gouffre s'ouvrit entre les deux jeunes filles, au moment même ou Irina mit un pied dans le cercle qui s'était précédemment formé. Elles tombèrent toutes deux dans une eau noirâtre, étouffante les dernière paroles d'Hermione alors que la pièce dans laquelle elles étaient précédemment se faisait comme aspirée par ce même trou.

- Que tu le veuilles, ou non, tu m'aideras... Siffla Irina, alors qu'elle tirait la brune vers le fond de l'eau. Pour le plus grand bien, tu m'aideras. Pour le plus grand bien. Maintenant, bois.

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Hermione se releva soudainement, en sueur, la gorge si sèche qu'il en était douloureux de respirer. La jeune fille prise de panique se leva rapidement, trébuchant maladroitement sur les draps qui l'entourait. La Rouge et Or tomba sans la moindre grâce au sol et c'est alors qu'elle remarqua du sang sur ces draps. Les plaies que lui avait infligé Irina il y a des jours de cela s'étaient réouvertes.

Comment était-ce possible? Le sang coulait à n'en plus finir et c'est alors qu'une sensation de brûlure horrible se mit à se répandre dans les veines de la jeune fille, comme si un milliard de lames la pourfendaient de l'intérieur. Elle voulait s'arracher la peau, la chair, se vider de son sang pour ne plus ressentir ça ! Alors, avec difficulté, Hermione rampa en direction de la salle de bain et se mit à gratter furieusement ses veines jusqu'à ce que le sang se mette à perler le long de ses bras. La douleur semblait s'apaiser tandis que le liquide rougeâtre glissait le long de ses avant bras, se joignant jusqu'à former une rose de sang. La douleur s'évapora et la rose pénétra la peau albâtre de la Gryffondor. Les sourcils froncés et le regards plein d'incompréhension, Hermione observa le sang pénétrer sa peau, tout en se souvenant du tatouage que portait Irina. Une rose. Cette même rose.

Essoufflée, assoiffée, fatiguée, la jeune fille s'enroula dans les draps et se releva avec difficulté.
S'appuyant contre le lavabo d'un bras tremblant, la Gryffondor ouvrit le robinet de son autre main, et bus avec avidité.

Après quelques secondes, Hermione s'avança en direction de la sortie de son dortoir, d'un pas incertain. Que se passait-il ? Elle n'en avait aucune idée. Tout ce qu'elle savait, c'est que tout ceci était en rapport avec cette Irina.

Hermione descendit en direction des cuisines, entourée de son draps ensanglantés, les pieds nus, le bras gauche tailladé, les épaules en sang et le visage anxieux.

Quand la jeune fille pénétra dans les cuisines, elle fut à la fois époustouflée et agacée par le nombre d'elfes qui s'attelaient à préparer le petit déjeuner.

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Au fond des cuisines, Dobby était en train de bloquer la porte d'un placard avec un balais.

- Dobby, sourit Hermione en s'approchant. Très belles chaussures, remarqua-t-elle, amusée.

Elle sut que quelque chose n'allait pas quand Dobby ne la salua pas et se contenta de baisser les yeux.

La Gryffondor fronça les sourcils.

- Que ce passe-t-il ?
- Rien amie de monsieur Harry Potter Monsieur.
- Dobby... Murmura Hermione en s'abaissant à sa hauteur.

Des coups saccadés et des grognements se firent entendre dans la pièce que Dobby avait condamné plus tôt.

- Qui as-tu enfermé Dobby ?
- Le méchant traître Kreathur, madame Hermione Granger madame. Marmonna Dobby
- Kre... Kreathur ? Que...Que fait-il là ? Demanda la Gryffondor, déconcertée.
- Dobby ne sais pas, mais Dobby préfère prévenir que guérir.
- Merci pour la... Prévention, mais... Tu ne devrais pas.. l'enfermer.
- Voulez-vous que Dobby aille se frapper la tête contre un mur ou s'ébouillanter les mains ?
- NON ! Murmura plus que n'hurla Hermione en arrêtant l'elfe. Non. Retourne simplement aux fourneaux. La voix de la jeune fille était faible, cassée, fade.
- Vous avez l'air exténuée, constata l'elfe de maison.
- Je... Je vais bien, souffla la Gryffondor, d'un ton qui se voulait convainquant. Aller, va.
- Si vous le dites, acquiesça faiblement Dobby, tout en s'éloignant.

Hermione ferma les yeux quelques secondes puis glissa en direction du placard.
D'une main ferme, elle ouvrit la porte, et, après un grand vacarmes de seaux et autres ustensiles de nettoyage qui tombaient sur le sol carrelé, l'elfe de maison Kreathur apparu, étalé de tout son long sur le sol, un sceau sur la tête. Après un rapide coup d'œil, celui-ci s'empressa de se relever et se terra au fond du placard.

- Recule, vermine, ignoble Sang-de-Bourbe... Siffla-t-il en pointant Hermione du doigt.
- Que fais-tu là, claqua durement Hermione.

L'elfe plissa les yeux.

- Le maître m'envoie pour donner à l'infâme Sang-de-Bourbe qu'est- son amie une missive.

Hermione écarquilla les yeux de stupeur, alors que l'elfe de maison s'avançait en direction de la jeune fille. Il déposa au sol une missive savamment enroulée, puis recula vivement.

- Di..Dites à .. à Harry, que.. que, qu'il...Qu'ils enfin, qu'eux me manque. Ils me manquent. Lui et Ron. Atrocement. Énormément...Mais que je ne leur pardonnerais jamais, souffla-t-elle. Jamais.
- Blablabla, coupa l'elfe. Puis il disparu après un "plop" sonore.

La Gryffondor plissa les yeux avec force, puis s'agenouilla face à la missive.
Les mains tremblantes, elle retira le petit bout de ficelle qui tenait fermement enroulé le parchemin, puis elle le déplia.

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« Hermione, notre Hermione,

La jeune fille sourit, les larmes aux yeux.

« Harry et moi avons décidé de t'écrire une lettre pour te dire à quel point tu nous manques. A quel point je pense tous les jours à toi et à quel point je regrette que tu ne sois pas à mes côtés, parce que niveau réflexion, nous sommes encore novices et surtout parce que ta présence, tes mimiques, tes sourires, ton intelligence et tout de toi me manque. Nous nous sentons souvent seuls et je ne te cache pas que ton absence est bien plus difficile à vivre que nous le croyons ! Pour que tu ne rates rien de notre "aventure", Harry à eu l'idée d'écrire un carnet de route, mais sache avant tout que malgré l'affreux manque que ton absence cause, en vue de ta situation, nous ne regrettons pas vraiment notre choix car sache que nous avons fait ça pour ton plus grand bien. Pour le plus grand bien.

BAM ! Un flash d'images du rêve de ce matin. Ces mots revenaient trop souvent.

- Pour mon plus grand bien, marmonna amèrement Hermione.

« Nous avons réussi un coup magistral si je puis dire, au ministère, tu dois sûrement être au courant. Sinon, tu devrais écouter Potterveille pour avoir de nos nouvelles. C'est une radio...

S'en suivirent une dizaine de ligne narrant l'utilité d'une radio sorcière, et à quel point cela était utile et révolutionnaire.

« ... Alors surtout, écoute le plus souvent possible Potterveille. Ah, et nous avons récupéré le collier de Salazar Serpentard du cou de la vieille grenouille rose,

Hermione sourit, elle en était sûre ! Lorsque Drago Malefoy lui avait parler d'un collier qu'ils auraient arracher, elle SAVAIT que ce ne pouvait être qu'un Horcruxe. Au moins, ils n'avaient pas chaumé.

« Mais nous sommes encore loin, très loin de le détruire. On est déjà à la recherche du prochain, nous ne nous étalerons pas trop sur le sujet mais comme le précèdent document, il sera vierge pour tous, sauf toi. Alors ne te traquasse pas. Le seul hic à tout ça, c'est que je me suis fait désartibuler et que nous ne pouvons plus mettre un pied à Grimmauld Place. Notre plan n'était pas parfait et quand on a prit le collier, c'était totalement imprévu. On a, par la même occasion, libéré un bon nombre de nés-moldus, et à cause de tout le vacarme, les membres du ministère on su que nous étions là. Alors on a couru en direction des cheminées pour rentrer à Grimmauld, mais quelqu'un s'est accroché à nous alors Harry à du transplaner une seconde fois, et voilà, j'ai un bras en compote mais malgré ça je voulais vraiment t'écrire, parce que je ne veux pas que tu penses que nous t'oublions. Harry pense que le prochain Horcruxe se trouverait à Godrics Hollow mais nous ne sommes sûrs de rien. Nous t'expliqueront bientôt tout en détails mais par manque de temps, cette lettre est brève et bâclée. Malgré les risques, on a vraiment tenu à t'écrire un petit mot, aussi court soit-il. Nous sommes en train de lever un camp (On fais les nomades histoire de pas se faire rafler, se serait idiot...) alors écoute moi bien :
Hermione, croit en toi, croit en nous, ne nous en veut pas.
Quoi qu'il arrive, sache que tu es et a toujours été la personne la plus important dans ma vie, tout comme Harry, si ce n'est plus.. Nous ne savons pas de quoi sera fait demain mais ce que je sais c'est
que je ... »

Hermione arrêta sa lecture. Un mauvais pressentiment sûrement ? Puis elle se souvint de la veille... De Cormac. Du baiser qu'il avait déposé sur sa joue mais surtout, elle se souvint à ce moment, n'avoir absolument pas ressenti de remords par rapport à Ron. Ce soir là, elle avait pensé à l'éventualité d'un couple, d'une vie de famille avec quelqu'un d'autre, avec un autre que Ronald Bilius Weasley, avec n'importe qui, mais pas avec lui. Cette aveux à elle-même lui avait fait mal. Affreusement mal. Elle voulait de tout son cœur AIMER Ron, elle le voulait mais elle n'y arrivait pas. Elle n'y arrivait plus. Elle avait espéré trop longtemps et ses sentiments n'étaient à présent plus qu'amicaux. Une fatalité qui lui fit mal. Une nouvelle fois.

« Je .. Harry t'aime. Et tu lui manques. Et moi aussi, tu me manques. Voilà.. Nous espérons t'envoyer une lettre plus longue sous peu. Soit juste patiente.

Avec tout notre amour, Ron & Harry

Ps : J'espère que la paire de chaussure plait à Dobby. »

Hermione sourit, essuya les quelques traitresses de larmes qui s'étaient glissées sur ses joues et brûla le document.
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Tu as meilleure mine Hermione, remarqua Ginny tout en attrapant un verre de thé.

La rouge et or eut un petit sourire désabusé puis après un bref coup d'œil en direction de la cadette Weasley, Hermione retourna à la contemplation de ses tartines. Elle ne s'était jamais sentie aussi mal. Autant physiquement que mentalement, belle ironie.

- Merci. Je.. Je vais aller rendre quelques bouquins à la bibliothèque. Et j'irais directement en cours. Bonne journée, murmura précipitamment la jeune fille lorsqu'elle vit Irina pénétrer dans la grande salle.

La rousse la regarda, perplexe, mais laissa toutefois Hermione s'en aller sans poser de questions.

La brune remercia Ginny d'un bref signe de tête, puis elle partit précipitamment.
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- A...C...D...G...K... murmurait Hermione en recherchant la section " S " à la bibliothèque de Poudlard. R...S... Ah, « Secrets du temple d'Irikoïe : Tome 12 » lut la Gryffondor, apparemment ravie.

Se hissant sur la pointe des pieds, la jeune fille récupéra le livre en question, puis le fourra dans son sac et passa près de "sa" table.

Elle était vide de toute gravure.
Un poids tomba lourdement dans l'estomac de la Rouge et Or.
Bizarrement, le fait que l'inconnu ne veuille apparemment plus entendre parler d'elle, ni même converser avec elle lui faisait... Mal.

Alors qu'elle allait se détourner de cette table, la mort dans l'âme, le cœur d'Hermione rata un battement à la lecture d'une gravure dans un des coins de la table de bois.
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« Samedi soir, 03:25, près de la cabane d'Hagrid. Vient seule. »

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- ... Alors, je lui ai répondu : Non, ce n'est pas vrai. Elle a vraiment fait ça ?! Et devines ce qu'il m'a répondu.
- Je... Je ne sais pas.
- Oui ! Il m'a répondu OUI ! Non mais, t'imagines ?
- Euh... Tout à fait Lavande... Je... M'imagine... Très bien la scène. Oh ! Ernie ! Tu as mon cours d'Arithmancie ! Feinta Hermione en courant en direction du jeune homme en question.
- Ton c..
- Avance, coupa-t-elle en le poussant en direction des escaliers.

Interloqué, le jeune homme laissa faire.

- Hermione ?
- Pardon, mais sincèrement, encore une histoire sur la vie PASSIONANTE de Lavande ! Un peu plus et je me laissais bouffer par un scroutt, maugréa la Rouge et Or.
- Oh, sourit le jeune homme, je vois. Elle se sent seule en ce moment, la situation ne lui plaît pas...
- Comme à tout le monde.
- C'est vrai mais elle a toujours été habituée à un Poudlard convivial et joyeux donc elle alimente les ragots du moment histoire de ne pas tomber dans une dépression totale.
- Je vois ça, la preuve, elle m'adresse la parole.
- C'est vrai. Mais elle ne t'en veut plus pour Ronald.
- Ah bo... Comment sais-tu ça ?
- Euh, je... Bégaya-t-il, gêner. Hermione sourit. Oh, tu as vu le nouveau message envoyé sur les Gallions ? Feinta-t-il.
- Quel message ? Demanda la Gryffondor en fronçant les sourcils.
- La « Soirée de soutien à Harry Potter » organisée par Hagrid.
- Une...Soirée ? La Rouge et Or arqua un sourcil, perplexe. Organisée par... Hagrid...
- Oui. Ça va être génial, c'est ce soir à la place de la réunion de l'A.D ! D'ailleurs, un nouveau membre se joint à l'A.D, murmura Anthony.
- Je n'en doute pas... Qui donc ? Demanda distraitement Hermione en sortant un Gallion brûlant de son sac. Il se refroidit instantanément au contact de la peau de la jeune fille.

« Soirée de soutien à Harry Potter – Ce soir 1:30 cabane Hagrid »

- Irina.

Le cœur d'Hermione s'emballa, ses épaules s'affaissèrent, ses plaies se mirent à la démanger et ses mains à trembler. Le gallion tomba au sol.

- Qu...Quoi ?
- La nouvelle. Irina. Neville a parlé avec elle et apparemment elle va faire partie de l'A.D.
- Je dois.. Aller en cours, je suis déjà assez en retard comme ça... bafouilla la jeune fille en rattrapant le Gallion qui roulait sur le sol.
- Ça va ? Hermione ?

Elle avait disparu à l'angle d'un couloir.
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Asseyez-vous et faites vous discrète, Miss Granger.

- Oui, professeur. Excusez mon retard.

La jeune fille s'assit aux côtés de Neville.

- Salut Hermione, où étais-tu ?
- Tu as invité la nouvelle à intégrer Tu-sais-quoi ? On ne la connait même pas ! Murmura Hermione.
- Euh.. Bonjour, je vais bien, merci de t'en soucier. Oui. Et alors ? J'ai discuté un peu avec elle et elle à les même idéaux que nous, je ne vois pas où est le problème.
- Où est le problème ? Tu me demandes où est le problème... ON NE LA CONNAIT MÊME PAS ! Murmura Hermione avec fureur.
- Pourquoi est-ce que tu t'énerves !
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« Parce qu'on ne sait rien d'elle, parce qu'on ne la connait pas, parce qu'elle me parait louche, parce que tu fais confiance à cette fille trop rapidement, parce qu'elle pourrait être une espionne ou je ne sais quoi, parce qu'elle hante mes rêves, parce que j'ai l'impression qu'elle veut me tuer, ou me rendre folle... »

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Voulait-elle répondre. Mais les mots ne purent sortir. Avec Harry, avec Ron, tout serait sortit naturellement, parce que même les propos les plus loufoques de la jeune filles étaient pris en considération. Mais avec Neville, c'était différent. Avec eux tous, c'était différent. Ils n'étaient pas eux. Ils n'étaient pas ses meilleurs amis.

- Laisse tomber. Faites ce que vous voulez, je suis fatiguée.
- Tu m'inquiètes en ce moment, Hermione... Parle moi, si quelques chose te tracasse, tu peux en parler tu sais...
- Je vais bien. Je suis juste exténuée.
- D'accord... Si tu le dis. Tu me prête ton encrier s'il te plaît ?
- Sert toi.
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« Tu n'es pas Harry. Tu n'es pas Ron. Eux m'auraient tirer les vers du nez. Ils auraient su que mes propos n'étaient que mensonges ! Et ils auraient pansé mes plaies, ils m'auraient rassuré, ils me manquent. Ils me manquent affreusement. »

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Hermione avait décidé de faire quelques chose que jamais encore elle n'aurait penser faire : Sécher un+ après midi de cours.

- Cormac, psst... Cormac !

Celui-ci tourna plusieurs fois sur lui-même avant de remarquer la fine silhouette qui se cachait derrière les escaliers, près d'un placard à balais.

Un sourire naquit sur les lèvres du jeune homme.

- Oui Hermione ? Comment vas-tu ?
- Bien.. Je vais bien. J'ai entendu dire que tu vendais des boites à flemme ?
- Jeune délinquante, sourit-il, recule.

Elle sourit, amusée, puis arqua un sourcil.
Le jeune homme leva les yeux au ciel, ouvrit la porte du placard à balais et pénétra dedans avec la jeune fille.

Le cœur d'Hermione rata un battement et un sentiment de claustrophobie, ou plutôt, de cormacophobie s'empara d'elle.

- Qu'est-ce que tu faits? Murmura-t-elle, angoissée.
- Tu ne crois tout de même pas que je vais te vendre ça, il désigna son sac, en plein milieu d'un couloir.

La jeune fille fut quelques peu rassurée, même si leur soudaine proximité la gênait plus qu'autre chose.

« Lumos »

Ils étaient l'un en face de l'autre, leurs visages se touchaient presque. La seule barrière entre leurs deux corps étaient le fin bout de bois qui émettait de la lumière.

- Alors, j'ai des boite à flemme format maxi, avec dedans :
Berlingot de Fièvre - Une sucrerie qui provoque une hausse de température.
Des Nougats Néansang - Une sucrerie qui provoque un saignement de nez.
Des Pastilles de Gerbe - Une sucrerie qui provoque un vomissement.
Des Petits-fours Tourndelœil - Une sucrerie qui provoque un évanouissement.
- D'accord, je vais t'en prendre une. Combien ça fait ? Demanda-t-elle en sortant une petite bourse de son sac.
- Rien, je t'offre une boite.
- Non, j'ai de quoi payer...
- Arrête, ça me fait plaisir.
- Que je sèche les cours ? La Gryffondor fronça les sourcils.
- Non.. Non, de te faire un présent.
- Ah, oh, merci. Murmura-t-elle, gênée.

Il tendit à Hermione une boite à flemme format maxi, qu'elle rangea prestement dans son sac, par peur d'être vue. Cormac McLaggen leva les yeux au ciel et sourit face au comportement de la Rouge et Or. Après quelques secondes, les deux adolescents sortirent du placard à balais.

La Gryffondor rajusta sa tenue, alors qu'une voix détestable vint polluer l'atmosphère.

- Non mais dites moi que je rêve, railla froidement Drago Malefoy. Que dirait Weasley ? Te rabaisser à fricoter avec, il jaugea le jeune homme, ça, dans de minables placards à balais. A trop trainer avec le balafré tu en es venue à avoir d'étranges fantasmes, Granger.
- Tu n'as pas autre chose à faire, siffla Cormac McLaggen en jaugeant le Serpentard avec dégout.
- Je n'ai pas de temps à perdre avec ta minable personne, lança Hermione avec une mine de profond ennui. Viens Cormac, on va être en retard.
- Je vous retire tous les deux vingt points parce que le simple fait que vous puissiez vous reproduire devrait être interdit.

Cormac McLaggen avança, poings serrés, en direction du Serpentard. La Gryffondor à ces côtés l'arrêta en lui retenant le bras.

- Viens, ne réponds pas à ces provocations. Il ne cherche que ça.

Le Serpentard tourna les talons, puis lâcha froidement.

- A ce soir, Granger.

Cormac se tourna et l'interrogea du regard.

- J'ai CPE avec cet ignoble pourriture de fiente de dragon.
- Oh, bonne chance. Si il te fait qu-
- Je n'ai pas besoin d'être protégée. Je me débrouille très bien toute seule.
- Je n'en doute pas. Tu veux que je t'accompagne en cours ? Je suis déjà en retard de toute façon.
- Pourquoi penses-tu que je t'ai demandé une boite à flemme Cormac ? Mais tu devrais aller en cours, certains professeurs appliquent le nouveau règlement à la lettre...
- D'accord, bonne journée alors, et à ce soir.
- Pour ? Demanda la Rouge et Or alors que le jeune homme avait déjà atteint la moitié du couloir.

Il s'arrêta et se retourna.

- Bah, la soirée.
- Ah, oui, c'est vrai, murmura Hermione.
- Rendez-vous à 1 heure 20 au deuxième étage, près du placard à balais numéro cinq, murmura-t-il en reprenant sa route.

La jeune fille vérifia qu'elle était bien seule, puis avala un nougat néansang.
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Tranquillement allongée sur un des lits de l'infirmerie, Hermione lisait le journal intime de Svetlana, trouvé quelques temps plus tôt dans les appartements des préfets, préfets-en-chef et membres de la brigade préfectorale.

Elle s'était prise d'affection pour cette jeune fille. Certes, elle "violait" en quelques sortes l'intimité de Svetlana mais ses écrits étaient si beaux, si pleins d'amour, de douleur, de tristesse et d'une infinité d'autres sentiments qui rendaient ces textes si vrais, si émouvants...

- Mademoiselle Granger, vous devriez vous reposer, vos épaules étaient dans un piteuse état, tout comme vos avant-bras d'ailleurs. Posez ce livre s'il vous plaît, quelqu'un souhaite vous parler.

La Gryffondor rangea le journal intime dans son sac puis reporta son regard sur l'infirmière, qui était accompagnée d'un vieil homme bossu.

Madame Pomfresh amena un tabouret, puis s'assit près du lit d'Hermione, le vieil homme fit de même.

- Bonjour Miss Granger, je m'appelle Ezra Patherson. Mais vous pouvez m'appeler Ezra.

La gryffondor arqua un sourcil.

- Bonjour... Ezra.
- Je suis psychomage.

Là, c'était incompréhensible. La jeune fille reporta son regard sur madame Pomfresh, qui avait garder le silence jusqu'ici.

- Savez-vous ce qu'est un psychomage, Miss Granger ? Demanda madame Pomfresh.
- Oui. C'est un spécialiste en psychologie sorcière, une race de sorciers à part qui comprend de façon intuitive les sentiments des gens, une sorte de médicomage pour la tête quoi.
- Intéressant, fort intéressant. C'est exactement ça... Je vois un savoir, un grand savoir. Intéressant, fort intéressant... Vous pouvez nous laisser madame Pomfresh, merci.

L'infirmière s'exécuta et s'en alla.

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- Que voulez-vous ?

Le psychomage observait Hermione avec intérêt.
C'était un vieil homme bossu au crâne dégarni et à l'air sérieux. Il avait des lunettes en demi-lune qui pendaient sur le bout de son nez et des tâches de vieillesses un peu partout sur le visage.

- Avez-vous des problèmes d'audition, monsieur Patherson ? Que voulez-vous et pourquoi êtes-vous là ? Je ne savais pas que l'école disposait d'un psychomage.
- J'ai pourtant toujours été là. C'est simplement que personne n'en parle.
- D'accord... Mais vous ne répondez toujours pas à ma première question : QUE VOULEZ-VOUS ?
- Je viens en aide aux personnes dont l'état psychologique devient instable.
- Que voulez-vous dire par là ?
- Miss Pomfresh, l'infirmière de l'école de sorcellerie Poudlard, a remarqué que votre état, autant physique que psychologique, se dégradait de jour en jour. Elle a donc fait appel à moi...Avant que nous ne puissions plus rien faire et que vous n'atteigniez le stade de non-retour.
- ... Qu'insinuez-vous ?
- Les mutilations sont considéré comme un "appel à l'aide", ce sont les premiers pas vers... Le suicide. Je peux vous paraître direct mais c'est pour que vous preniez conscience de ce que vous faites et que ce ne soit plus quelques chose d'uniquement abstrait.
- Mais, je ne me mutile pas !
- Non pas uniquement, c'est ce qui inquiète le plus madame Pomfresh.
- Mais c'est quoi ce délire...
- Il y a des traces de magie noire dans vos plaies. La cicatrisation de celles-ci n'est donc que partielle et à terme, pourra provoquer une mort lente et douloureuse. Quel message voulez-vous faire passer à travers tout cela ?!
- Aucun message, je ne me suis jamais infligée quoi que ce soit !
- Écoutez miss Granger, je vais être franc avec vous, il faut que vous me disiez exactement de quel sort est-ce que vous avez usé pour que l'on puisse vous soigner. Une fois que ce sera fait, nous pourrons parler, de ce que vous voudrez. Et tout ce que vous me direz sera sous secret-médicosorcier.
- Secret-médicosorcier ?... Tout ce que je vous dirais ? Même sous occlumancie, imperium et autres sorts ?
- Secret-medicosorcier. Tout ce que vous me direz restera entre nous et je serais dans l'obligation de vous donner un avis neutre, sans jugements. Nous pouvons nous isoler si vous le désirez. Cette aide psychologique avait été mise en place par le professeur Dumbledore lui-même, alors soyez sûre que ce n'est que pour votre bien.

- Que pour mon bien... Décidément.

Le vieil homme l'interrogea du regard tout en se levant.

- Rien, allons-y.

Les deux jeunes gens s'avancèrent en direction d'une bibliothèque pleine de bocaux.
Ezra tapota sur l'un des bocaux, et après un petit bruit, la bibliothèque se mit à trembler, puis, peu à peu, à pénétrer le sol de pierre, laissant apparaître une porte de bois.
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- C'est fort intéressant tout ce que vous me dites là... Et depuis quand cette "Irina" apparait-elle dans vos songes ?
- Depuis cet été, voir même plus, je ne me souviens plus exactement... J'ai comme l'impression qu'elle est une partie de moi maintenant, elle est constamment là, sa présence me suit partout, c'est une situation ingérable, elle m'inflige des séquelles belles et bien réelles mais uniquement dans mes rêves ! Dans la réalité, elle à l'air d'une fille plutôt gentille mais je ne sais pas, je ne comprends rien...
- C'est effectivement très étrange... Je n'avais jamais été confronté à ce genre de situation. Au niveau de vos plaies, il faudra que vous veniez une fois tous les trois jours boire une potion de cicatrisation pour éviter que vos plaies ne se ré-ouvrent...
- Et m'éviter une mort lente et douloureuse, finit Hermione en citant les précédentes paroles du psychomage.
- Effectivement mais je dois vous avouer que tout cela est fort intéressant... Je vous propose donc de, tous les trois jours, re-situer la chronologie des faits pour comprendre ce que tout cela signifie et pouvoir vous aider vous et, par la même, occasion cette jeune fille. Comme je vous l'ai précédemment dit, les mutilations sont une sorte d'appel à l'aide et si elle les infliges à quelqu'un d'autre qu'elle, c'est sûrement qu'elle ne peut demander de l'aide elle-même, pour on ne sait quelles raisons, et qu'elle veut donc en quelques sortes vous ''utiliser" pour mettre fin à ses souffrances.
- Pourquoi moi ?
- C'est ce que nous essaierons de savoir au fil du temps et sachez qu'aucun détail ne sera épargner.
- Merci... Vraiment, merci.

Et pour la première fois depuis bien longtemps, la Gryffondor se sentie comprise. Elle sut. Elle sut, qu'à présent, elle aurait une oreille à laquelle se confier. Et cela lui fit un bien fou !

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« à Poudlard une aide sera toujours apportée à ceux qui en feront la demande. »

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Je commente un peu

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Coucou !

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Voilà le chapitre, donnez moi vos avis :)

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xx - S.