« On ne juge ni dans l'amour ni dans la haine. »

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Je vous souhaite dès à présent une excellente lecture.

Lespersonnages etl'universappartiennentà J.K.Rowling

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Les bancs qui raclent le sol, les murmures tendus.
L'atmosphère, lourd, les couverts qui s'entrechoquent.
Puis un rire, bref, étouffer. Le silence, on sens les yeux braqués sur l'individu, il n'est pas gêné. Pas le moins du monde. Les discussions reprennent, toujours aussi fade, mornes, monotones. Des ragots inintéressants, sans vie.

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- Hermione ? Tu m'écoutes ?

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La jeune fille jauge son interlocuteur une bonne seconde.

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- Sincèrement, non.
- Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- Rien.
- Arrête, tu t'énerves pour un rien, tu ne manges presque pas...
- Laisse-moi.
- Je veux t'aider.
- Tu ne peux pas.
- Alors, explique-moi ? Insista Ginny, explique-nous, ajouta-t-elle en désignant Neville et d'autres Gryffondor d'un vague signe de tête.
- Tu ne peux pas et tu ne pourras jamais comprendre. AUCUN D'ENTRE VOUS NE PEUT COMPRENDRE !

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Elle avait crié, peut-être trop fort. Le silence s'était installé autour d'elle, les regards étaient empreints d'incompréhension. Ils la regardaient tous, les sourcils froncés, les membres tendus. Sauf lui. Il paraissait... Amusé. Cette situation l'amusait. Il la défiait presque du regard. Son sourire en coin pouvait être traduit par un " Et maintenant, qu'est-ce que tu vas faire ? Hein ? »

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Alors, la Gryffondor, prise d'une impulsion soudaine, soutint le regard du jeune homme.

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- Qu'est-ce que vous avez tous à me regarder comme ça ?! Hurla-t-elle ?

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Il y eut quelques secondes de flottement avant que le bruit des talons de la Gryffondor ne s'évanouisse au loin.

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Quand Hermione Granger atteignit la sortie de la grande salle, Drago Malefoy afficha un sourire en coin approbateur en regardant l'endroit où la jeune fille s'était tenue quelques secondes plus tôt.

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Perchée sur une des rambardes de la tour d'astronomie, Hermione Granger observait le paysage qui s'offrait à elle. Depuis quand était-elle là ? Une demi-heure ? Une heure ? Elle n'en avait aucune idée. Tout ce dont elle était sure, c'est qu'en cet instant, elle ne voulait être nulle part ailleurs.

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- Saute.

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Sa voix, son insupportable voix traînante.

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Hermione ne tourna même pas la tête. C'était inutile.

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- Tu aimerais, hein ?
- Pas spécialement.

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La jeune fille arqua un sourcil puis le jaugea l'air de dire "C'est cela, oui".

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- Je préfèrerais te tuer de mes mains.

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Hermione leva les yeux au ciel.

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- Évidemment, soupira-t-elle. Que veux-tu, Malefoy ?
- Tu as cours de C.P.E.
- Je suis au courant.
- Alors, allons-y. Ce serait regrettable que je sois obligé de mettre au courant la direction de ton manquement au règlement.
- Je te manque à ce point pour que tu viennes me chercher jusqu'ici ?
- Tu aimerais, hein ?

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La jeune fille descendit de la rambarde, jeta son sac par terre et s'assit en tailleurs.

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- Je déteste ton, "bureau". Ça te dérange de faire cours ici ?

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Le Serpentard ne répondit pas. Il détacha simplement sa cape et s'assit dessus.

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- Et maintenant ?
- Je n'ai pas pris mes manuels, alors...
- Tu ne sais pas ? Coupa-t-elle. Sans tes manuels tu n'as aucune idée de la façon dont tu dois me haïr.
- Croit moi tu es peut-être la seule personne que je hais réellement et avec autant de facilitée.
- Tu me détestes.
- Je te hais.
- Moi aussi, je te déteste au point de vouloir t'arracher les tripes et tes les faires bouffer, murmura Hermione en plissant les yeux.
- Je te déteste au point de vouloir t'arracher cette chose immonde et informe qui te sert de cheveux et de te pendre avec, murmura Drago Malefoy, un sourire en coin.
- Ton imagination en matière de meurtre est débordante, souffla la rouge et or. Le visage du Serpentard était près. Trop près d'elle.
- Tu m'inspires. Le souffle chaud du Serpentard caressait le visage de la Gryffondor.
- Tu es au courant que je pourrais prendre ça pour des avances ? Marmonna Hermione, la bouche entreouverte, les yeux plongés dans les orbes grises du jeune homme.

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Il ne répondit rien, préférant détourner le visage et se reculer.

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- Il commence à faire nuit. Remarqua le Serpentard en regardant vers le ciel.

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La Gryffondor fronça les sourcils.

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- Qu'est-ce qu'il t'a pris tout à l'heure Granger ?
- De ? Souffla la jeune fille, ailleurs.
- Dans la grande salle, ta crise.
- Ça t'intéresse ?
- Pas le moins du monde. J'ai trouvé ça plutôt amusant de te voir sombrer dans la folie au milieu de centaines d'élèves.
- Ce n'était pas une crise de fol...
- Chut, coupa le Vert et Argent, en se relevant.
- J...
- Tait-t-toi, l'incita-t-il en posant son index sur ses lèvres. Il y a des gens, ajouta Drago Malefoy en relevant la jeune fille.

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Il la poussa derrière une des colones de la tour d'astronomie.

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- À quoi joues-tu, Malefoy ? Murmura Hermione en tentant de dégager la main du jeune homme qui agrippait son bras.

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Le Serpentard se plaqua contre elle pour que, vus de l'extérieur, leurs deux corps ne soient plus visibles.

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- S'il te plaît Granger, murmura-t-il, tient toi tranquille et ferme-la.

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Il paraissait sérieux. Sa respiration était saccadée, ses muscles tendus, une odeur mentholée se dégageait de ses vêtements. Il sentait bon. Hermione se sentait petite. Affreusement petite. Elle sentit les mains de Drago Malefoy l'attirer contre lui. Il maintenait les bras d'Hermione pour qu'elle ne bouge pas.

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- À quoi joues-tu ?! Murmura la rouge et or, déroutée.

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La jeune fille allait s'en aller, mais elle vit apparaître deux ombres. Drago Malefoy serra Hermione plus fort contre lui. Les deux adolescents retinrent leur respiration.

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- Arrête Blaise, rit une voix féminine.
- Chut, on ne croisera personne ici, murmura le dénommé Blaise.

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Contre elle, Hermione sentit la respiration de Drago Malefoy s'apaiser.

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Blaise Zabini caressa les hanches de la jeune fille qui l'accompagnait, puis se mit à l'embrasser.

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- Les couples qui viennent ici et à cette heure ne sont pas là pour les cours, murmura Drago Malefoy au creux de l'oreille d'Hermione. Alors je ne veux pas que l'on pense que je fais ce genre de chose avec... toi.
- C'est réciproque. Mais je ne veux pas les voir faire ... ça ! Murmura avec fureur Hermione.
- Tu préfèrerais participer hein ?

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La jeune fille rougit furieusement. Elle allait rétorquer quelque chose, mais les membres du jeune homme à ses côtés s'étaient raidis. La Gryffondor leva les yeux en direction du visage du Serpentard, et ne put retenir un geste de recul. En cet instant, Drago Malefoy aurait fait peur à Voldemort en personne.

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- Blaise... Pas ici !
- Pansy, il n'y a personne, aller...
- Oh... Murmura Hermione en découvrant l'identité de ladite jeune fille.
- Ne dis rien, coupa sèchement Drago Malefoy.

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Les mains sur Serpentards broyaient les bras de la Gryffondor.

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Pansy Parkinson et Blaise Zabini étaient en plein échange langoureux, quand la jeune fille glissa et tomba au sol.

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Blaise Zabini se mit à rire.
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- Il y a... Une cape ?! Remarqua Pansy Parkinson.
- Quoi ?

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- Malefoy, nos affaires ! Murmura Hermione.
Il ne répondit rien.
- Il y a mon sac ! Insista la Gryffondor.

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- On est pas seul ... Marmona la Serpentarde.
- Ne fait pas ta parano Pansy, des élèves on dû oublier leurs affaires. Aller, vient...

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Blaise releva son amie.

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La jeune fille s'épousseta, puis remarqua un sac, près de la cape sur laquelle elle avait glissé.

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- Il y a un sac.
- On s'en fou... aller, vient, souffla Blaise d'un air qui se voulait séducteur, tout en défaisant sa chemise.

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Pansy ne fit pas attention à son ami, et s'agenouilla pour fouiller le sac.

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- Attends, je regarde juste s'il n'y a pas quelques pièces qui traînent.

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- Malefoy laisse moi passer ! Murmura Hermione en tentant de se dégager de l'emprise du Serpentard.
- S'il te plaît, tiens-toi tranquille. Je te rembourserais au triple, murmura Malefoy en resserrant sa prise sur la Gryffondor.
- Et s'ils me prennent mes affaires ?
- Pansy ne volera pas tes livres...

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- Rien d'intéressant, maugréa la Serpentarde en vidant le sac par terre. Des livres, des livres, des parchemins, énuméra-t-elle à un Blaise, blasés. Ah, et ... - La jeune fille observa un petit carnet avec attention, puis l'ouvrit. - un journal intime.

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- Non.. Murmura Hermione

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- Pose ça, on s'en fou !
- Tu sa raison, murmura Pansy d'une voix qui se voulait séductrice. Elle rangea le journal intime dans son sac à elle, puis se releva. Elle s'épousseta une nouvelle fois.
- Bon, on fait quoi, là ?!
- Je dois aller donner des cours à Neville.
- Pansy...
- Une autre fois Blaise.

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La jeune fille s'en alla, le journal intime de Svetlana en poche et, quelques secondes plus tard, Blaise Zabini en fit de même.

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Drago Malefoy lâcha enfin Hermione. Il paraissait comme... Mort, dépit, et, aussi étrange que cela puisse paraître, jamais Hermione ne l'avait vu si.. Humain.

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La jeune fille ne sut que dire. Elle observa son pire ennemi glisser le long de la colonne derrière laquelle ils étaient cachés. Il souffla bruyamment, retira sa cravate, ouvrit sa chemise, puis cacha son visage derrière ses mains. Hermione, elle, massait vigoureusement ses bras endoloris par la poigne de fer du jeune Serpentard.

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- Malefoy...
- Je n'ai pas envie de parler de.. Ça.
- Écoute-
- c'est de ta faute Granger. Coupa le garç est toujours de ta faute et de la faute de ta putain de race. Ils ont raison. Les moldus n'apportent que des problèmes.
- MA FAUTE ?! S'énerva la jeune fille. MA FAUTE ?! Ta petite amie te trompe avec un de tes meilleurs amis et tu dis que c'est de MA faute ?
- Si tu étais descendu à mes appartements, je n'aurais pas eu à venir te chercher, et je ne les aurais pas vus. Putain je ne les aurais pas vus...
- Et alors ? Qu'est-ce que ça aurait changé ?! Elle se ferait quand même...
- Ne finis pas ta phrase si tu ne veux pas que je te brise les deux jambes, Granger. Coupa sèchement le garçon.
- Tu n'es qu'un idiot. Et tout ce qu'il t'arrive n'arrives que par ta faute. Si elle te trompe, c'est tout simplement parce que tu es un être immonde et qu'elle l'a bien compris !

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Le Serpentard se releva et attrapa un des bras de la Gryffondor, il l'attira de sorte à ce qu'elle lui fasse face. La mâchoire du jeune homme s'était contractée.

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- Retire ce que tu viens de dire.

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Hermione plissa les yeux avec dégout.

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- Tu es un être ignoble, Drago Malefoy.

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Le jeune homme lâcha brutalement Hermione, tremblant de rage.

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- Bientôt six ans. Granger, six années qu'elle et moi... Par Salazar...

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Exceder, le garçon ferma les yeux, souffla un coup, puis ramassa sa cape.

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- Où vas-tu ?
- Je vais me coucher. Tes C.P.E sont terminés, tu devrais en faire de même.
- Malefoy, écoute...
- Je ne veux pas de ta pitié ou encore de je ne sais quel sentiment. Viens, je te raccompagne à ton dortoir.

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La jeune fille ne bougea pas. Elle se souvint de ce qu'elle avait ressenti lorsque Ron et Lavande s'étaient embrassés devant elle... Ce sentiment de trahison, certes dans son cas, c'était injustifié vus qu'ils étaient sensés être... "Meilleurs amis", mais tout de même, se fut si... douloureux !

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- Si tu veux en parler, commença la jeune fille, mal à l'aise.
- Retire ta main de mon épaule.
- Oh, et puis, vas te faire foutre Malefoy ! Je prends sur moi pour t'aider et toi, t...
- Ferme là. Coupa le Serpentard. Tu n'as aucunement envie de m'aider. Pourquoi te forces-tu ? J'en ai marre de rentrer dans ton jeu de Miss-Parfaite. Ta vie se résume à une vulgaire mise en scène, Granger. Tu penses que tout n'est que noirceur ou blancheur, bien ou mal, amour ou haine, et que ta petite personne pourra faire de moi et des âmes égarées que sont celles des Mangemorts et autres vilains méchants, des gentils petits magiciens.
- Où veux-tu en venir ?
- Tu veux faire croire que tu contrôles ta vie, de par ton intelligence et ton sois disant altruisme, tu tentes d'impressionner les autres, tu prétends que toute ta vie n'est que gaieté, amour et surprise. Tu refoules tous sentiments négatifs, et encaisses les critiques, les insultes, et même les coups ! Tu essaies de faire croire au monde que tu es une perle rare, une amie fidèle, une amoureuse dévouée, et une élève consciencieuse. Belle hypocrite, de par ton comportement tu ne cherches qu'à impressionner, tu n'es pas le moins du monde épanouie et sincère. La main que tu viens de poser sur mon épaule en est l'exemple même. En sept ans Granger, j'ai appris à te cerner... je suis peut-être le seul d'ailleurs.

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Il s'arrêta et fixa Hermione avec dureté. Celle-ci gardait les yeux résolument clos, le visage impassible.

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- Sâche qu'un jour, tout ton petit monde volera en éclats. Et ce jour-là, je serais aux premières loges. Tu prétends que je suis quelqu'un d'immonde, de vil, de mauvais, que je suis pourrie ? Mais moi, je suis franc en ce qui concerne ma personne. Toi, tu veux combler les attentes de tout le monde, pour que l'on évite de te poser trop de questions, pour que l'on ne creuse pas trop dans la pomme pourrie que tu es. Ta vie n'est que mensonge Granger.

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Elle ouvrit les yeux.

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- Ce sont tes paroles qui sont mensongères Malefoy, mes actes ne sont pas prémédités pour faire plaisir, ou pour impressionner. C'est simplement...
- Ta bonté d'âme ? Se moqua-t-il.
- Non. Revenons-en à la situation actuelle, claqua-t-elle durement. Si je t'ai proposé mon aide, c'est uniquement parce que je sais à quel point la trahison peut être quelque chose de douloureux.
- Arrête de changer de sujet et de te placer en victime Granger.
- Je ne me place pas en victime...Oh, et puis, j'en ai marre, je vais me coucher.
- Tu essaies de te défiler parce que tu sais que toutes mes paroles n'étaient que la mise à nue de ta pitoyable vie pleine de mensonges et de faux semblants.
- Ferme-la, siffla Hermione entre ses dents.
- Sinon quoi ? Vois la vérité en face Granger, ta vie ne vaut pas mieux que la mienne. Tout comme tes actes. Ce qui t'énerve c'est de savoir que tu n'es pas si différente de moi.
- Pourquoi fais-tu tout ça ? Va plutôt t'occuper de ta gourgandine de copine !
- Après le déni, la vulgarité ? Tu essaies de toucher les points sensibles ?

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Après avoir jauger le Serpentard avec haine, Hermione leva la main et le gifla de toutes ses forces.
La paume de la Gryffondor claqua contre la joue du garçon, puis ne bougea pas de celle-ci.
Cinq secondes.
Cinq secondes passèrent avant que le Serpentard n'agisse.

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Il empoigna avec rage le poignet de la jeune fille, puis le vert et Argent attira Hermione contre lui.
Avec violence il attrapa le visage de la jeune fille, et l'approcha du sien.

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- Idiote de Sang-de-Bourbe, ne refais jamais ça, souffla-t-il. Les yeux acier du garçon étaient plantés dans ceux de la jeune fille. Tous les traits de son visage suintaient la haine.
- Idiot de Sang pur, je ne te permets pas. Tu ne sais rien de moi, rien ! Siffla Hermione en le rejetant brutalement.
- Tant de passion... Murmura le Serpentard.
- Va te faire foutre Malefoy.
- Avec toi ? Se moqua le garçon.

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D'un pas ferme, la jeune fille attrapa son sac, sa cape, puis s'avança en direction des escaliers.

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- Pourquoi est-ce que tu fais ta sainte nitouche ? Tu fricotes dans des placards à balais avec n'importe qui, mais tu me refuses une petite gâterie ?

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Hermione fit volte-face.

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- Je ne fricote avec personne ! C'est quoi ton problème Malefoy ?
- Weasley n'en saura rien, ajouta-t-il d'un air qui se voulait solennel, tout en levant la main droite.
- Non, mais je rêve... Murmura Hermione. Malefoy, redescend, tu crois que je vraiment que je vais me rabaisser à faire...ça avec toi ?!
- Et toi, tu as vraiment cru que je me salirais à faire...ça avec toi ?! Imita-t-il. Idiote de Sang-de-Bourbe.
- Arrête de dire ça ! Hurla-t-elle.
- Quoi ? T'es vexée ?
- Je ne parlais pas de ça ! Souffla la Gryffondor, blasée. C'est le fait que ta copine se fasse ton meilleur ami qui te fais devenir aussi entreprenant ? Siffla-t-elle.

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Il se rapprocha d'elle.

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- Évite ce genre de remarques Granger.
- Alors, évite de me prendre pour une gourgandine, arrête tes sous-entendus et arrête de m'appeler... Comme tu m'as précédemment appelée.

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Il souffla bruyamment.

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- Mais putain, arrête de faire la vierge effarouchée ! Je suis peu être la seule personne au courant de ta ... "Mésaventure" en sixième année Granger, alors arrête toute cette mise en scène.

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Hermione ne comprit pas sur le coup. Puis ses yeux s'agrandirent, et ses traits s'affessairenent.

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- Tu ne peux pas savoir à quel point ton visage est plaisant, là, tout de suite, se moqua-t-il.
- Malefoy...
- Ne fais pas semblant, tu sais très bien de quoi je parle. Je vais te rafraichir les idées, ajouta-t-il. Couloir, nuit, belette.
- À qui est-ce que tu l'as dit ?
- Personne, tu fais ce que tu veux de ton temps libre fit-il remarquer.
- Bien sûr, marmonna la rouge et or, amère. Il.. Il te l'a dit ?
- Je vous ai vus.
- Quoi ?! Souffla la jeune fille, choquée.
- L'an dernier, j'étais au septième étage et j'ai entendu des bruits, j'ai cru qu'on m'avait suivie, alors je me suis cachée. Et je vous ai vus. Vous vous engueuliez.
- Mais ses privés ! Merlin, tu n'aurais pas pu simplement t'en aller ?!
- C'est mal me connaître, et puis ça prenait une tournure intéressante.

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Après un bref silence, Hermione reprit, gêné.

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- Et.. Tu as.. Enfin, tu...
- Je ne suis pas un voyeur Granger...

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Flashback

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- Ron...
- Hermione... Écoutes, je ne sais pas ce que ça donnera elle et moi, mais c'est comme ça, on vit notre histoire au jour le jour et on ne se soucis pas de ce que ça donneras... Lavande et moi c'est... Spécial. C'est bizarre, mais c'est comme ça...
- Ron écoutes moi ! Je t... t'apprécies... Beaucoup ! Souffla la Gryffondor.
- Je... Je ne sais pas si je ressens la même chose ... Murmura finalement le rouquin. Je ne m'attendais pas à ce que tu me dises... ça, avoua-t-il en posant une main sur l'épaule de la jeune fille.

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Profitant de ce léger rapprochement, Hermione se hissa sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur la joue du jeune homme.

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- Hermione...
- Ne dis rien, murmura-t-elle en déboutonnant la chemise du garçon.
- On.. On est en plein milieu d'un couloir, à quoi tu joues ?
- Chut... Souffla la jeune fille en laissant glisser sa robe de chambre le long de son corps.

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Ronald la jaugea, clignant plusieurs fois des yeux.

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- Je ne peux pas te faire ça... murmura-t-il après quelques secondes.

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D'une de ses grandes mains, le Gryffondor arrêta les mains tremblantes de la jeune fille.

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- Sérieusement Hermione arrête.
- Je veux vivre ça. Une fois. Au moins une fois dans ma vie avec celui que.. J'apprécie. S'il te plaît Ron. On n'en reparlera plus. Jamais. Et à personne. Même pas à Harry.
- Pourquoi tu me parles d'Harry, attaqua-t-il en lâchant les mains de la jeune fille.
- Ronald ! Je suis en sous-vêtement au milieu d'un couloir vide à une heure plus qu'indécente, alors s'il te plaît...
- Hermione... Commença le garçon avec douceur, tout en ramassant la robe de chambre de la jeune fille. Tu devrais te rhabiller.
- Tu sais, je suis venue ici parce que je pensais qu'après tout ce temps Ron, après tout ce temps.. Tu me demanderais enfin de... de devenir ta petite amie. Je pensais, sincèrement, quand j'ai reçu ton mot, que tu t'étais rendu compte de...certaines choses, après que je t'ai lancé l'impugno. Alors je suis venue. Je me suis levée, et je suis venue. Mais si j'aurais su que c'était pour que tu me dises que... que cette idiote de Lavande était jalouse de moi et que tu voulais que l'on se voie moins.. Merlin... Je n'aurais même pas répondu à ton parchemin.
- Hermione... Arrête, ne m'en veut pas.. Je suis perdue, je ne m'y attendais pas, je n'aurais jamais penser que.. Que tu pouvais ressentir ce genre de ... choses, pour moi..
- Ronald, je ne te demande qu'une chose : accepte. Je veux juste, pour une nuit, que tu m'aimes...
- Je t'aime Hermione...
- Pas comme moi. Pas comme je voudrais que tu m'aimes.
- On... Si je fais ça. On ne serra plus jamais comme avant... Je sais que tout sera différent.
- Je n'en reparlerais pas, Ron. Jamais. Je te l'ai dit. Ça restera entre nous deux, mais je veux vivre ça, avec toi. Je veux avoir ce souvenir. Je veux me dire que je l'ai fait, pour la première fois, avec celui que... j'apprécie... Fortement.

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Le jeune homme caressa une des joues de la jeune fille.

- Tu ne veux pas qu'on aille à un endroit plus.. Confortable ? Proposa-t-il, gêné.
- Où ça ? Demanda Hermione en souriant timidement.
- Ma chambre ?
- Bien sûr. Et pourquoi pas directement dans la mienne ? Juste devant Lavande.
- Lavande... Murmura-t-il. Par rapport à elle, ce n'est pas ... Correct.

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Hermione approcha du jeune homme dont, en cet instant, elle était folle amoureuse, et lui caressa le torse.

- Arrête de réfléchir.
- Et c'est toi qui me dis ça, murmura-t-il en déposant ses grandes mains sur les fines hanches de la jeune fille. Il commença à lui déposer de chastes baisers sur le cou, quand elle le repoussa légèrement.
- La salle sur demande ! Murmura-t-elle.
- Je croyais qu'il fallait qu'on arrête de réfléchir.
- Ramasse nos affaires et allons-y, souffla-t-elle.

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Il s'exécuta et la suivit.

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- Tu es très belle... Remarqua-t-il enfin.
- Merci Ron, merci. Pour tout. Pour ça...

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Fin du flashback

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- Ce qui s'est passé dans la salle sur demande ce soir là, ne te regarde absolument pas, marmonna Hermione.
- Sérieusement Granger, je n'avais encore jamais vu une fille suppliée quelqu'un pour qu'il la-
- Stop, coupa la Gryffondor. Sérieusement, ça me gêne de parler de ça avec toi. Alors... Arrête d'en parler s'il te plaît.
- Moi aussi j'aurais honte à ta place.

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La jeune fille sourit.

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- Tu es con.
- Tu es la seule à le penser.
- Je suis surtout la seule à voir la vérité en face.

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Malefoy s'avança en direction des escaliers de la tour d'Astronomie.

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- Où vas-tu ? Demanda Hermione.
- Bah... Tes C.P.E sont terminés.
- Oh.
- Déçu ? Ma compagnie est plaisante à ce point ?
- Aussi plaisante que celle de Rusart...

Et pour la première fois, elle entendit Malefoy rire. Ça ne dura qu'une demie secondes, mais il rit.

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Il était 1:15.

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Hermione Jean Granger avait revêtu une jolie robe, s'était brosser les cheveux et elle s'était même parfumée. Certes, ce n'était en rien comparable à l'effort qu'elle avait fait en quatrième année, mais au moins, elle n'irait pas à cette "soirée" en pyjama.

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Tu es prête Hermione ? Demanda Katie, qui s'était elle aussi apprêtée pour la soirée de soutien à Harry Potter organisée par Hagrid.
Oui. Je vais y aller, à tout de suite.
À tout de suite, lui lança Lavande depuis la salle de bain.
- Attends, l'interpela Alicia, un tube de rose à lèvre à la main.
La jeune fille tendit le tube à Hermione.
Mets-en un peu. Ça t'ira à merveille.
Merci, murmura Hermione en s'exécutant.

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Il faisait nuit noire lorsqu'Hermione arriva au lieu de rendez-vous imposer par Cormac McLaggen.

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- Tu es ravissante Hermione, complimenta le jeune homme qui l'attendait déjà.

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La jeune fille fut surprise, elle s'attendait à être là avant lui. Elle sourit, rougie, puis le remercia d'un bref signe de tête, gênée.

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- Allons-y, murmura-t-il en proposant son bras à Hermione.

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Le chemin se fit en silence.
Gênée par les oeillades que lui lançait Cormac, la Gryffondor tentait de se focaliser sur le chemin pour ne pas croiser son regard.

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- Ça... Enfin, tu... Ça ne te fais pas étrange, de... venir, enfin d'aller à une soirée avec l'ambiance actuelle... à Poudlard, tenta le jeune homme pour mettre fin au silence.
- Oui. C'est assez étrange effectivement.
- Je pense que ça nous fera du bien un peu de détente.
- Surement.

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Il y eut un nouveau silence.

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- Tu sais, Ginny, Neville, Luna et les autres s'inquiètent beaucoup pour toi.
- Je ne vois pas pour quelle raison.
- Hermione...
- Tu t'inquiètes toi ?
- Oui.
- Pourquoi ? Demanda la jeune fille, alors qu'ils sortaient du château.
- Comment ça "pourquoi" ?
- Pourquoi es-tu inquiet à mon sujet?
- Et bien, tu.. Tu n'as pas l'air au mieux de ta forme.
- Je vais très bien. Coupa la Gryffondor, un peu trop sèchement.
- Si tu le dis, concéda le Gryffondor, alors qu'ils arrivaient près de chez Hagrid.
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Dans la cabane de l'ancien garde-chasse de Poudlard, la soirée battait son plein.
La lumière était tamisée, l'ambiance conviviale. Certains élèves discutaient avec enthousiasme, d'autre dansaient sur des mélodies émises par la radiosorcière de Neville, et d'autre encore sirotaient des bières au beurre, confortablement assis sur de gros coussins amener ici exprès pour la soirée.

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- Tu veux danser ? Proposa Cormac McLaggen à Hermione, qui était confortablement lovée dans un coussin.
- Pourquoi pas.

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Le Gryffondor aida sa camarade à se relever, et ils allèrent tous deux se joindre aux autres couples qui étaient en plein slow.

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- Je te l'ai surement déjà dit, mais tu es très jolie.
- Merci, murmura Hermione, toi aussi, ajouta-t-elle après avoir rapidement jauger le jeune homme.

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Il portait une robe de bal pour sorcier sur des tons gris qui lui allaient à merveille, ne remarqua que maintenant Hermione. Elle déposa sa tête au creux de l'épaule du garçon, et se laissa mouvoir

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au rythme de la musique.

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- Tu me plais, ajouta-t-il après quelques secondes.
- Je...Merci, murmura Hermione, alors que la musique s'évanouissait peu à peu.
- Tu m'accompagnes dehors, j'aimerais que l'on fasse un tour... Proposa Cormac McLaggen.

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Hermione hésita, puis accepta.
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03:20.

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Ses pas étaient vifs, ses gestes précis. Rapidement, il atteint la forêt interdite, une branche craqua, il se cacha, et il les vit. La rage, la jalousie, et aussi rapidement qu'il était venu, il repartit.

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Cormac McLaggen s'assit sur une souche d'arbre sèche. Debout, Hermione ne bougea pas.

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- Viens t'asseoir, on est tranquille ici.
- ...D'accord.

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La jeune fille s'assit aux côtés du jeune homme, gêné.

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- Tu sais, tu m'as toujours plu Hermione, commença Cormac, en caressant une des joues de la jeune fille.

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La rouge et or sourit, gênée. Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille et détourna les yeux. Il fallait qu'elle se sorte de cette situation. Elle n'aurait jamais dû accepter de l'accompagner.

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- Je pensais qu'à cause de Ron, jamais nous ne pourrions tous les deux être plus... Intimes, ajouta-t-il en lançant un regard séducteur à son amie.
- Écoute, Cormac, commença Hermione...

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Un bruit de craquement de branche attira l'attention de la Gryffondor.

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- Tu n'as rien besoin de dire, murmura McLaggen en approchant son visage de celui d'Hermione.

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Le souffle chaud du jeune homme caressa le visage de la jeune fille. Elle eut à peine le temps d'esquisser un mouvement de recul, que les lèvres du garçon s'écrasaient sur les siennes.

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Hermione fut d'abord surprise, elle sentait contre ses lèvres, celles charnues du jeune homme qui se mouvaient. Après quelques secondes, il se retira. Le Gryffondor s'attaquait à présent au cou de la jeune fille. Hermione sentit la langue experte du Rouge et Or, contre sa mâchoire, puis il repris possession de ses lèvres. La rouge et or répondit cette fois au baiser du joueur de Quidditch. Celui-ci, apparemment heureux d'avoir enfin une réaction de la part de la jeune fille, empoigna le visage d'Hermione et prolongea leur baiser. Il descendit ensuite une de ses mains sur l'une des épaules de son amie, et fit descendre la bretelle de sa robe. Il caressa l'épaule nue de celle-ci en lui mordillant le cou, puis il se mit à y déposer de langoureux baisers, laissant sur la peau pâle de la jeune fille, une marque rouge. Un bruit de branchages et d'herbes sèches qui craquent vint déranger les deux jeunes gens. Ils se séparèrent en même temps, et scrutèrent les alentours. Mais il n'y avait plus aucun bruit.

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Les joues rouges, Hermione toussa, puis remonta la bretelle de sa robe sur son épaule.

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Après quelques secondes, ils se levèrent tous deux pour retourner à la fête, gênée.

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- Quelqu'un nous a vus, enfin, je crois, murmura le Gryffondor pour briser le silence qui s'était installé entre eux.
- Je pense, je ne sais pas...

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Ce n'était pas convainquant. Son comportement était irrationnel, irréfléchi. Pourquoi avait-elle répondu à son baiser ? Pourquoi faisait-elle comme si tout ça était normal ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à être ELLE ? Pourquoi n'était-elle pas la même personne qu'avec Malefoy... Pourquoi n'arrivait-elle à parler et à agir comme bon lui semble qu'en présence de l'autre abruti de Serpentard, et pourquoi avait-elle l'impression de jouer un rôle quand elle était aux côtés de ses amis ?! Ce garçon l'avait toujours répugné, et là, elle se laissait faire...

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- Ils sont là ! Hurla un élève en pénétrant dans la cabane d'Hagrid. Les Carrow et Rogue arrivent !

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Le moins d'un quart de seconde, tout bascula. Des cris, des pleurs, des verres qui éclatent, des sorts qui fusent...

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Toujours assise sur la souche d'arbre, Hermione observait la scène, sans réussir à esquisser le moindre geste. La lumière était aveuglante, les cris aigus étaient douloureux, insupportables. Horrible. C'était horrible. Doucement, la rouge et or se leva, voulant aider ses amis, mais Cormac l'arrêta, la poussant en direction de la forêt interdite.
Cours, cours !

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Hermione courut, elle courut aussi vite qu'elle put pour se réfugier dans la forêt interdite.
Sa robe la gênait, elle arracha du tissu pour pouvoir se déplacer entre les arbres avec plus de liberté. Derrière elle, elle entendait les branches et les feuilles craquer, sa respiration s'était accélérée, l'adrénaline, l'excitation... Elle aurait dû avoir peur, mais étrangement, l'action lui avait manqué. Alors qu'elle bifurquait entre deux arbres, elle eut à peine le temps de voir une paire d'yeux gris, qu'elle tombait.

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Au-dessus d'elle, baguette pointée, Drago Malefoy.

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Essoufflés, les deux adolescents se mirèrent durant quelques secondes avant qu'Hermione ne tente de désarmer le jeune homme. Ils roulèrent l'un sur l'autre jusqu'à que la baguette de Malefoy ne leur échappe des mains à tous les deux, et ne se perde sous des branchages.

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- Même en l'absence de Saint Potter, vous êtes toujours là à le vénérer comme s'il était je-ne-sais-qui, bande d'idiots, hurla Malefoy en donnant un coup de poing en direction du visage de la Gryffondor.

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Celle-ci roula sur le côté, et le poing du garçon frappa le sol.

- Tu ne peux pas comprendre ce que c'est que d'avoir un ami sur qui compter, Hurla Hermione en se relevant, et en cherchant du regard la baguette du jeune homme.
- Je n'ai pas besoin d'amis, siffla-t-il en se relevant. Vus comment les tient te traitent, je préfère rester seul, sourit le Vert et Argent avec méchanceté.
- C'est pour mon bien.
- C'est bien Granger, aller, essais de te convaincre qu'ils tiennent .. À TOI ! Hurla-t-il en sautant sur la jeune fille.

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Ils tombèrent tous deux au sol, s'en suivirent des échanges de gifles et de coup de pied, jusqu'a ce que Malefoy empoigne une des cuisses de la jeune fille.

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- Que.. Qu'est-ce que tu fais ?!
- Je te déstabilise, siffla-t-il en empoignant la baguette qu'il avait repérée quelques secondes plus tôt.

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Le Serpentard roula sur le côté et se releva.

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- Tu as perdu Granger. Normalement, un sorcier ne sort jamais sans sa baguette. Grave erreur de ta part.
- Je ne jouais pas.
- Ça à toujours été un jeu.. Entre nous.
- Y'a-t-il même un "nous" entre toi et moi ?
- À toi de me le di- ARGGH ! Hurla le jeune homme, lâchant sa baguette et empoignant son avant-bras gauche.

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Il n'en fallut pas plus pour qu'Hermione accoure la récupérer, mais le jeune homme attrapa l'avant-bras de celle-ci, et le tordit de sorte qu'elle lui tourne le dos.

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- Ne fais pas de choses idiotes, si tu ne veux pas que je t'enterre ici, souffla-t-il à l'oreille de la jeune fille.

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La respiration saccadée du jeune homme échouait contre le lobe d'une des oreilles de la Gryffondor.
Ils restèrent debout ainsi durant une bonne minute.

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- Malefoy, s'il te plaît, laisse-moi partir. Murmura Hermione. Laisse-moi aller les aider...
- Qu'est-ce que tu me donneras en échange ?

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Elle le sentit sourire contre son oreille.

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- Tu ne peux pas être sérieux au moins une fois dans ta vie ? Arrêter l'ironie, les sarcasmes et toutes ses choses énervantes qui te caractérisent si bien !
- Je suis tel que Merlin m'a fait. Avec mes défauts et mes qualités.
- Non non, juste tes défauts.

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Il sourit encore une fois.
Le jeune homme s'humecta les lèvres.

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- Tu ne pourras pas les aider de toute façon. C'est terminé.
- Ne dis pas ça.. Souffla-t-elle, NE DIT PAS ça ! HURLA Hermione en tentant de se dégager de l'étreinte du garçon.

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Il encercla de ses bras la jeune fille qui était dos à lui.

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- Granger, Les Carrow, Rogue et Russart ainsi que tous les membres de la brigade préfectorale sont là-bas pour attraper l'hybride et tes petits amis.
- C'est HAGRID ! Espèce de pourriture... Pourquoi ? Comment ?! QUI EST ALLÉ DIRE POUR LA SOIRÉE ? Hurla la Gryffondor, Histerique, en tentant de se dégager de l'étreinte du jeune homme.
- Aller, reparle-moi de votre amitié que je rigole. Vous avez, encore, un traître parmi vous. Pour "Hagrid", ils ne cherchaient qu'une raison pour pouvoir le tuer, les autres c'est pour pouvoir ficher tous ceux qui pourraient être en liens directs avec Potter.
- Que.. Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Ça veut dire qu'ils feront surement tous un petit tour au ministère, voir même à Azkaban.

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Nouveau silence.

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- Alors pourquoi ne m'as-tu pas laissée y aller ?
- Tu aurais préféré ? Murmura Drago Malefoy en la relâchant.

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Elle ne répondit pas, toujours collée au torse du jeune homme.
Contre elle, Hermione sentit le visage de Malefoy se mouvoir.
Il caressa de son nez, l'oreille de la jeune fille. Son souffle était lent, ses gestes légers.

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Les mains du garçon glissèrent peux à peux le long du corps jeune fille, se posant sur ses hanches.

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- Tu sens bon, murmura-t-il, tout en avançant son nez sous l'oreille d'Hermione, près de sa mâchoire.

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Les mains du jeune homme caressaient les hanches de la rouge et or dans des gestes lents et circulaires.

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Toujours dos à lui, Hermione ferma les yeux.

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Drago Malefoy pressa ses lèvres contre la peau chaude de la jeune fille, près de sa mâchoire, puis se retira. La sensation fut électrisante pour les deux adolescents. Ce fut comme si qu'une décharge leur avait secoué le corps, mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, la sensation n'était en rien dérangeante ou douloureuse.. Non, bien au contraire. C'était... Agréable. Étrangement, agréable. Leur procurant la chair de poule à tous les deux. La Gryffondor ferma les yeux. Une chaleur délicieuse se répandit dans le corps de celle-ci, s'infiltrant dans ses veines et ses artères, jusqu'atteindre son coeur dont le rythme s'était accélérer. Le Serpentard réitéra son geste, faisant peu à peu tourner la jeune fille sur elle même, de sorte à ce qu'elle lui fasse face.

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C'était comme un grand et majestueux feu d'artifice dans le corps d'Hermione.
Tous ses sens étaient en éveil. Jamais auparavant elle n'avait ressenti quelque chose d'aussi... Puissant, agréable, après un contact physique aussi court, léger.

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La Rouge et Or posa ses mains sur le torse du garçon.

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Drago Malefoy pressa le corps de la jeune fille contre lui, et l'entoura de ses bras.
Elle cala sa tête contre le torse du garçon. Elle sentait le coeur du jeune homme battre contre une de ses oreilles. Il était calme, détendu.

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- S'il te plaît Malefoy, protège mes amis.

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Il ne répondit rien, et se contenta de la serrer plus fort contre lui.

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- Tu as froid ? Murmura Drago, brisant le silence ambiant.
- Un peu. Mais je suis bien, là. Murmura Hermione contre l'épaule du Serpentard.

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La Gryffondor se détacha légèrement de lui.

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- Merci, souffla-t-elle en déposant un baiser sur la joue du Serpentard.

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Ils se scrutèrent quelques instants, puis Drago resserra son étreinte sur Hermione, et cala sa tête sur celle de la jeune fille.

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- Je me sens ridiculement petite, marmonna-t-elle.
- Tu es ridiculement petite, se moqua le jeune homme.
- Est-ce que ça tue la magie de l'instant si je te dis que je me les gèle ? Murmura Hermione.
- Techniquement, vus que toi et moi on n'est pas des personnes très... proches.. Non.
- Génial, parce que j'ai vraiment très froid.
- En même temps, vu ta tenue...
- T'as un problème avec ma tenue ? Attaqua la jeune fille.
- On ne peut pas dire que ce soit une tenue très habillée... Lança le garçon en la jaugent de la tête aux pieds. Tiens, ajouta-t-il en se détachant d'elle.

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Elle avait encore plus froid, maintenant qu'il n'était plus à ses côtés.
Le garçon déposa sa cape sur les épaules d'Hermione.

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- Tiens, enroule-toi là-dedans, je te ramène.

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La Gryffondor s'exécuta, et ils s'avancèrent en direction du château, en silence.

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- Qu'est-ce que tu faisais ici toute seule ? Demanda Malefoy après quelques secondes de silence.
- Je n'étais pas seule, j'étais avec... Cormac.
- McLaggen ?
- Oui.
- Ah, donc vous fricotiez bien dans le placard... La dernière fois ?
- Non !
- Tu n'as pas de goût en matière de petit ami, Granger.
- Laisse mes petits amis là où ils sont, Malefoy. Occupe-toi plutôt de ta désastreuse vie sentimentale.
- Donc c'est bien ton petit ami ?!
- En quoi est-ce que ça te concerne ?
- En rien. Et... vous faisiez quoi ?
- Malefoy, arrête avec tes questions.
- Rien dont ta mère serait fière, donc.
- Je suis sure que tu uses de ton pouvoir d'occlumentie pour m'énerver !
- Non, mais j'arrive à lire en toi comme dans un livre ouvert. Tu es si... prévisible comme fille. Et puis, tu ne fais qu'approuver mes suppositions, alors c'est assez facile.
- Tu l'as déjà trompé ? Demanda Hermione.
- En quoi est-ce que ça te concerne ?
- Tu n'arrêtes pas de me poser des questions, laisse-moi t'en poser aussi !
- Non.
- Non tu ne l'as jamais trompé ou non, laisse-moi tranquille Granger ?

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Il sourit.

- Non, je ne l'ai jamais... Vraiment, trompée.
- Donc, tu l'as trompée.
- Les "Donc + affirmations" c'est MON truc. D'accord ?
- Et c'était avec qui ?
- J'ai déjà embrassé d'autres filles, mais je ne l'ai jamais... vraiment trompée.
- C'est trompé.
- Non.
- Si.
- Non !
- Si !
- Malefoy, t'es énervant.
- Et toi, tu es fatigante Granger.

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Ils étaient arrivés aux abords du château.

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Le reste du chemin se déroula en silence. Malefoy suivit Hermione jusque dans la salle commune des Gryffondors.

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- Je peux savoir pourquoi tu es encore ici ? Murmura Hermione en posant son sac par terre.
- J'ai toujours voulu voir la salle commune des Gryffondors. Elle est encore plus laide que dans mes cauchemars.
- Tu dis n'importe quoi.

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Les deux adolescents se scrutèrent quelques minutes.

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- Ne la tue pas, sourit Hermione.
- Qui ? Demanda Drago Malefoy en arquant un sourcil.
- Pansy. Ce serait bête d'aller à Azkaban pour une gourgandine.
- J'y penserais, sourit le Serpentard.

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- Est-ce que ça t'a fait aussi... Mal, quand tu as vu l'autre abruti de roux avec Lavande ? Demanda-t-il après quelques secondes de silence.
- Nous... Nous n'étions pas ensemble, lui et moi. Alors, ce n'est pas vraiment.. Comparable. Mais... surement.

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Le Vert et Argent caressa la joue d'Hermione.

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- Tu as fait une nuit blanche là ?
- Oui.. Murmura Hermione.
- Les cours reprennent dans à peine quelques heures, tu n'assumeras jamais.
- Ne t'inquiète pas pour moi.
- Je ne m'inquiète pas pour toi, Granger.

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Le silence s'installa entre les deux adolescents.

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- Bon... Et bien.. Bonne nuit Malefoy.. Et.. Merci, encore. Marmonna Hermione

- Bonne nuit Granger, souffla le jeune homme.

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Le tableau tourna. Hermione s'assit par terre, la folie et le vide refirent surface.
Elle retira sa robe. Le tissu qu'elle avait trouvé si beau était maintenant plein de terre, d'herbes et déchiré par endroits. La jeune fille roula sa "robe" en boule, et la jeta dans l'âtre faible de la cheminée.

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Après quelques instants, elle se releva, et s'avança en direction de sa chambre. Une fois là-bas, la Gryffondor s'allongea sur son lit, et s'endormit.

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Drago Malefoy était quelqu'un de très étrange.

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« Il n'est de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve... »

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Je commente un peu

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Coucou !

Désolé, j'avais vraiment besoin de faire un break avec ma fic... Et bref, je suis de retour. Donc, ce chapitre n'est pas encore corriger, mais je souhaiter ne pas vous faire attendre plus que ça alors je le poste 'pi je le ferais corriger sous peu. Voilà voilà... Donc je n'arrête pas la fiction, j'ai déjà quelques chapitres de près histoire de ne pas prendre de retard comme avant, et je vais essayer de poster avec plus de régularité maintenant. Si vous voyez des fautes, des choses insensée etc. dites le moi que je modifie ça ! Postez vos avis, et, je ne suis pas très présente sur , je n'y vais presque jamais, je suis bcp plus souvent sur sky*rock. Mais pour mes lecteurs sur , avant je ne faisait qu'un copier coller de mes articles skyrock et je faisais pas attention à la présentation, mais j'ai modifier tous mes chapitres et les ai adapter à pour que ce soit plus lisible et esthétique. voilà, j'espère que ce sera plus agréable à lire qu'avant, bisou.

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xx - S.