Je vous souhaite dès à présent une excellente lecture.

Les personnages et l'univers appartiennent à J.K.Rowling ©

« Une femme cadavérique et à la peau pâle était allongée au sol.

Recroquevillée sur elle même, elle était maintenue à un mur de briques par des chaines rongées par la rouille. De toute part, ses os saillaient, au point qu'il aurait surement suffi d'un coup de vent pour qu'elle se brise.

Un cliquetis de serrure résonna dans la petite pièce dans laquelle elle se trouvait, puis une porte s'ouvrit. La femme ferma les yeux avec force et émit de faibles plaintes ; son bourreau était de retour.

- Où est Irina ? C'est la dernière fois que je te pose la question, je n'ai plus le temps d'attendre que tu coopères, j'ai été bien trop patient avec toi...


Silence.

- Tu peux garder le silence, mais dans ces cas-là, apprête-toi à le garder pour l'éternité, et sache que même si tu ne daignes pas me dire où est-ce qu'elle est, tôt ou tard sa marque m'appellera...


Lentement, la femme se releva.
Elle s'appuyait contre les pierres du mur et tentait, avec difficulté, de tenir sur ses jambes.
Les yeux rivés sur l'ombre qui s'était dessinée devant la porte de la pièce, elle afficha une mine de dégoût.

- Jamais ! Jamais ! Jamais je ne te dirais où Irina se cache ! Elle est entre de bonnes mains. Tue-moi Tom, TUE-MOI ! cria-t-elle aussi fort qu'elle pu.


Ses paroles flottaient dans la pièce comme un murmure, sa voix était presque inexistante.
Ses doigts chétifs se crispèrent alors contre le mur et ses ongles crasseux crissèrent contre la pierre en un bruit strident.

Il y eut alors un bref silence, puis une voix s'éleva. Froide, tranchante, reptilienne.

- Nagini, tue ».



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Hermione se réveilla brutalement.

Ses rêves étaient de retour.
Mais ils étaient différents des précédents : à présent, Hermione n'avait plus un rôle d'actrice, mais de spectatrice. Elle assistait à la scène, sans rien pouvoir dire, sans pouvoir agir.

La Rouge et Or fit craquer sa nuque, bailla puis alla se débarbouiller.
Et dire que ces derniers temps elle arrivait presque à dormir paisiblement... Un petit tour aux cuisines lui ferait le plus grand bien. Le ciel était encore noir, mais Hermione savait que les elfes de maison étaient surement déjà aux fourneaux.

La jeune fille longea les murs de l'établissement, tout en se remémorant sont rêve.

La femme, celle qu'elle avait vue, lui disait vaguement quelque chose. Mais la Gryffondor ne parvenait pas à restituer son visage. Malgré toute la volonté dont elle faisait preuve, Hermione ne parvenait pas à comprendre la signification de tout ça, ses rêves, Irina... pourquoi ? Comment ? Elle n'avait aucune explication à tout ça. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué ?

La Rouge et Or se laissa glisser le long d'un des murs de pierre, il fallait qu'elle souffle un coup avant de descendre aux cuisines.

Elle en venait toujours à la même conclusion : Si Harry, elle et Ron s'en étaient aller, ensemble, toutes ces... Complications, ne feraient pas partis de sa vie. Elle en était sûre et certaine. Elle n'aurait pas eu à constamment éviter cette Irina, ou prier Merlin chaque soir pour dormir d'un sommeil sans rêves, elle ne se sentirais pas aussi faible, parce qu'ils seraient là, sa force, son tout...

Et alors qu'elle allait se relever, les yeux déjà rougis par les larmes, elle les vit.
Par une des fenêtres du château. Un groupe de personnes toutes de noir vêtu, encapuchonner, se glissant dans la nuit en direction du portail de l'école de sorcellerie Poudlard.

Puis des portes, des bruits de porte qui s'ouvrent. Et des pas, rapides, vifs, saccadés. Tout cela ne présageait rien de bon. Hermione se leva prestement, puis couru se cacher derrière une statue.

- Pourquoi est-ce que l'on a dû ce lever à cette heure-ci ? Grogna une voix féminine.
- Cesse de te plaindre gamine. Murmura une autre voix.

Ils étaient beaucoup plus, mais les autres ne parlaient pas.

Hermione ne parvenait pas à contrôler les battements de son coeur, ni sa respiration et encore moins ses tremblements... Un mauvais pressentiment lui tiraillait les entrailles. La Gryffondor retint sa respiration quelques secondes, le temps qu'ils passent près d'elle, Il ne fallait pas, non, surtout pas qu'on la prenne à traîner dans les couloirs. Il allait apparemment se passer quelque chose. Quelque chose de grave. Elle ne savait ni quoi, ni quand, ni comment, ni pourquoi, mais c'était une certitude : Quelque chose allait arriver, et il ne fallait pas, surtout pas, que quelqu'un la voit.

Lorsqu'ils passèrent devant elle, se fut comme un vent d'hiver, une bourrasque glacée, Hermione dû presque mordre l'une de ses mains jusqu'au sang pour se retenir d'hurler tant c'était violent. Qu'est-ce donc que cette sorcellerie ?

La Rouge et Or patienta quelques secondes, et quand tout autour d'elle redevint silencieux, que l'air se réchauffa, elle se leva. Avec lenteur, la jeune fille se dirigea vers les escaliers menant à son dortoir.

- J'étais sûr qu'il y avait quelqu'un, murmura une voix en arrêtant Hermione d'un geste vif.

Elle percuta un des murs du couloir et tomba au sol sous la violence du coup.

- Décline ton identité, claqua durement la voix. Et dis-moi ce que tu fais ici, à cette heure ? Siffla-t-on en relevant la jeune fille.

Hermione était sonnée, tout paraissait flou autour d''elle, la voix était déformée, trop grave, ou peut-être trop aiguë.

- Debout, murmura férocement la voix, tiens toi droit !

la Gryffondor se releva difficilement, tangua puis se retint à l'inconnu(e) affin de ne pas tomber.

- Merde... Pourquoi est-ce que tu es toujours là où il ne faut pas ? Jura l'inconnu qui l'avait apparemment reconnu. Il souffla un grand coup. Viens, claqua-t-il durement en tirant la jeune fille en sa direction, l'incitant à avancer.

La jeune fille ne comprenait pas, tout allait trop vite et sa tête lui lançait affreusement.
Pourquoi était-elle en train de le suivre au juste ?
Au détour d'un couloir, la lune éclaira le visage de celui qu'elle reconnut comme être Drago Malefoy.

- Malefoy, Malefoy, arrête, s'il te plaît, je.. Je dois retourner à mon dortoir...

Il s'arrêta brusquement.

- Ils sont sûrement déjà chez les Gryffondors, tu ne peux pas.

- Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Qui ça ils ?!

- Fait vite, c'est tout. Je suis sensé être avec eux à l'heure qu'il est. Tu dois te cacher, dit-il en forçant la Gryffondor à avancer.
- Malefoy... Malefoy, MALEFOY ! Murmura furieusement Hermione en arrêtant le jeune homme. Arrête ! Explique toi !

Excédé, le jeune homme souffla bruyamment.

- Ils viennent chercher des nés moldus, à cause de la fête que toi et tes petits amis aviez organiser. Ils vérifient les chambres une par une grâce à des sorts de reconnaissance faciale, grâce à leur dossiers, et surtout, grâce à leurs yeux puis ils embarquent toutes les personnes qu'ils soupçonnent d'être nés-moldus.

Peu à peu, Hermione compris.

- Il y a des Mangemorts, souffla-t-elle.
- Certains étaient là quand toi et ta bande êtes allés au ministère, le soir où Sirius Black est mort. Ils te reconnaîtront, lança Drago Malefoy en marchant.
- Comment sais-tu tout ça ?

- Mon pè-

Drago se tut. Des bruits de pas approchaient.

- Granger, maintenant suis-moi et ferme-la.

La Gryffondor s'exécuta et les deux jeunes gens arrivèrent rapidement jusqu'aux appartements de Drago Malefoy.

- Tu es un peu trop présente dans ma vie ces temps-ci... C'est la dernière fois que je te viens en aide, claqua-t-il durement. Je ne sais même pas pourquoi je fais ça, souffla le garçon.

- Merci, murmura Hermione.

- Tu peux dormir, si quelqu'un toque, n'ouvre pas et cache-toi. Je te signalerais ma présence si c'est moi. Repose-toi.

Il se leva, et la porte claqua.

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Hermione s'était endormie depuis bien longtemps, mais des coups violents à la porte de la chambre de Drago Malefoy la réveillèrent.

Silence.

Rapidement, la jeune fille se glissa dans l'armoire du jeune homme, et observa la chambre à travers une fissure.

La porte de la chambre de Drago Malefoy explosa et s'écrasa au sol, deux personnes entrèrent.

- C'est la chambre de Drago, il nous tuera s'il sait que vous êtes venu fouiller. Et croyez-moi, ce n'est pas le genre de personne à cacher de la racaille, murmura une voix avec fureur.
- Ça c'est à moi d'en décider, souffla une voix rauque, animale.

D'où elle était, Hermione reconnut Fenrir Greyback... Il y avait à ses côtés une autre personne dont le visage était caché par le manque de lumière, elle ne la reconnut donc pas.

Fenryr Greyback reniflait la pièce, à la recherche de chair humaine, il ne lui faudrait pas plus d'une minute pour qu'il la trouve. Hermione retint sa respiration. C'est là qu'elle les vit. Ses plaies, elles s'étaient rouvertes...

- Sors. Tonna la voix du Loup Garou. Retourne avec les autres et laisse-moi seul ici.

La Gryffondor ouvrit de grands yeux.

« Réparo »

La porte claqua. Elle était à présent seule... Dans la gueule du loup.

- Sors qu'on en finisse maintenant. Plus je chercherais, plus je serais énervé.. Murmura le Loup Garou en fouillant sous le lit, puis sous le bureau. Il fixa ensuite l'armoire et sourit. Elle était faite comme un rat.

- Tout ce que j'espère, c'est que tu sois une jeune fille, murmura-t-il en caressant l'armoire.

Il l'ouvrit, et, sous la violence du geste, la barre qui soutenait les vestes de Drago s'écroula sur Hermione.

- Apparemment, c'est mon jour de chance.. Souffla Fenryr en relevant Hermione sans aucune douceur.

Le Loup garou tira sur les cheveux d'Hermione de sortes à ce qu'elle se courbe sous lui afin qu'il puisse voir son visage.

- Je n'oublis jamais, jamais, oh non jamais un visage, murmura le Loup garou.

Son souffle chaud, putride, caressa le visage de la jeune fille légèrement déboussolée par le coup qu'elle s'était pris sur la tête.

Fenrir jeta Hermione sur le lit de Drago Malefoy. Elle s'écroula dessus sans aucune grâce.

Quand la jeune fille releva la tête, Fenrir l'observait avec envie. Pour Greyback, la jeune fille n'était qu'un bon gros steack saignant.

- Hermione Jean Granger... Murmura le Loup-Garou en s'approchant d'elle. Il sourit, affichant ses crocs acérés.
- Greyback, que me vaut ta visite ? murmura-t-elle, insolente.
- Oh, tu vas le savoir bien assez tôt, ignoble racaille de Sang-de-Bourbe.

D'un pas animal, il s'approcha de la jeune fille, vif, il s'élança en avant, atterrissant au-dessus d'Hermione.

- NON ! Hurla-t-elle, tâtonnant une des poches de sa chemise de nuit pour récupérer sa baguette, elle avait perdu toute son assurance.

Le loup-garou grogna et la lui arracha, il la jeta par terre. Fenrir sourit, il déposa ses deux grandes mains de par et d'autre des cuisses d'Hermione, remontant sa chemise de nuit.

- Non ! Hurla une nouvelle fois la jeune fille en le repoussant tant bien que mal.
- chut... murmura le Loup-Garou avec douceur, puis il planta férocement ses crocs dans l'un des bras de la jeune fille.

Elle hurla à la mort, la douleur était lancinante, déchirante, Hermione sentait les crocs acérés de l'homme-loup s'insinuer dans sa peau, puis dans sa chaire.

- Arrête ! Hurla-t-elle encore, mais la force lui manquait, elle se sentait comme au bord de l'agonie.

Fenrir retira ses crocs, puis encra ses yeux dans ceux d'Hermione.

- Tu sais ce que je suis, murmura-t-il.

Le sang perlait des dents du Loup-Garou, et échouait sur le visage de la Rouge et Or.

La douleur était telle qu'Hermione ne trouva pas la force de répondre.

- Avant d'être un Loup-Garou.. Je suis un homme, murmura-t-il en se léchant les babines. Un horrible, horrible, horrible homme. Pourri jusqu'à la moelle.

Ses mains sur les cuisses d'Hermione remontèrent – la chemise avec – jusqu'en dessous de la poitrine de la jeune fille. Sa poigne était possessive, douloureuse.

Le monstre déposa un baiser sur le ventre plat de la Gryffondor.

Hermione ressentit une douleur atroce là où les lèvres de Fenryr s'étaient aventurées, comme si les lèvres du loup-garou eurent été un fer chaud qu'il aurait appliqué sur sa peau nue.

Il lécha le sang qui coulait des épaules et du bras de la jeune fille, le liquide rougeâtre tacha les draps et les vêtements de la Gryffondor, et quand elle sentit les mains du loup-garou sur le fin tissu couvrant son intimité, s'en fut trop, elle hurla, pleura, le repoussa de toutes ses forces.

- Arrête de te débattra, hurla l'animal, excéder, tout en enfermant le cou de la Gryffondor dans une de ses grandes mains. Il l'enserra, et avec sa main de libre tenta d'immobiliser les jambes d'Hermione qui ne cessait de gigoter.

Voyant qu'elle ne coopérerait pas, il la gifla, une fois, deux fois, mais elle bougeait, toujours, bien décidée à ne pas se laisser faire.

La porte s'ouvrit.

« STUPEFIX » Hurla Drago Malefoy

Le corps de l'animal tomba lourdement sur Hermione, elle n'eut pas la force de le repousser, c'est Drago Malefoy qui s'en occupa.

Fenryr Greyback tomba par terre, et, sous le coup de l'émotion, Hermione sauta au cou de Drago Malefoy, les larmes aux yeux.

Le coeur du jeune homme battait plus vite que de raison, mais à son contact elle le sentit se détendre. Hermione étreignait Drago en une étreinte possessive, le Serpentard quand a lui était rester de marbre.

- Il... Il allait... Il voulait... Si tu... Il m'aurait, bégaya Hermione, encore sous le choc.

Leur proximité rendait Malefoy mal à l'aise.
Il se décolla de la jeune fille.

- « Oubliette », murmura-t-il en pointant sa baguette sur le loup-garou.
« IMPERO ». Il le fit s'en aller « tu es venu vérifier ici si un né moldu se cachait. Tu n'as rien trouvé de suspect et tu es reparti en direction de la tour des Serdaigle. » Murmura Malefoy. Les yeux de l'animal étaient vides, après quelques secondes, il s'en alla.

Drago Malefoy souffla un grand coup, et c'est là qu'il remarqua le sang sur les draps. Ses draps.
Il fronça les sourcils, puis se tourna vers Hermione.

- Qu'est-ce qu'il t'as fait ? Il t'as touché ?

Hermione ne parvenait pas à parler, elle avait mal, et elle était fatiguée.

« Récurvite » murmura Drago en direction de son lit.

Le jeune homme contracta la mâchoire puis s'approcha d'Hermione.

- Est-ce qu'il t'a touché ? Répéta-t-il.
- Il ne m'a pas touchée, enfin, pas comme, tu le penses, souffla Hermione.

Doucement, Drago alla chercher sa baguette et quelques fioles qu'il gardait en cas d'urgence dans sa salle de bain, suivit de près par Hermione. Celle-ci s'assit sur le bord de la baignoire.

- Montre-moi tes plaies, murmura-t-il.

Hermione désigna ses blessures, et c'est sans un mot que Drago lui prodigua des soins.

- Il faut que tu te nourrice un peu, taquina Drago. Ta maigreur fait peur.
- Ne commence pas toi aussi, murmura Hermione.
- Je dis ça pour toi. Je suis sur qu'il suffirait que quelqu'un te serre la main pour te la briser.

Hermione sourit.
Drago Malefoy retira sa chemise et la déchira en plusieurs bandes de tissu et banda les plaies de la jeune fille avec.

- Voilà. Souffla-t-il, il paraissait prendre conscience de la situation, et des actes qu'il avait commis pour aider Hermione, car son ton était froid, distant.
- Merci Malefoy.

Il y eut un silence gêné.
Hermione approcha son visage de celui du garçon, avec l'intention de déposer un baiser sur la joue de celui-ci, afin de le remercier, mais rapidement elle se rétracta. Il risquerait de mal interprété ce geste.

Le jeune homme esquissa un petit sourire en coin.

- Bah alors Granger... Tes hormones te travaillent ? Se moqua-t-il.

Gênée, Hermione toussa et devint rouge pivoine.

- C'était en signe de remerciement, comme je l'aurais fait pour Harry, ou Ron, j'allais juste déposer un baiser sur ta joue... Tenta de s'expliquer la Rouge et Or, de plus en plus mal à l'aise.
- Alors pourquoi est-ce que tu t'es rétractée ?
- Parce que je me suis souvenue que tu n'étais ni Ron, ni Harry.
- Je suppose que ma peau risquerait de souiller tes saintes lèvres ?
- J'aurais plutôt cru que tu me dirais le contraire, se moqua légèrement Hermione

Le jeune homme ne pu réprimé le petit sourire qui naquit aux coins de ses lèvres.

- C'est une des raisons pour laquelle j'aime te haïr, murmura le Serpentard
- Quoi donc ?
- Ta répartie

Le jeune fille sourit, et réflechi à ce qu'elle pourrait répliquer mais son coeur rata un battement lorsque les deux grandes mains du Mangemort entourèrent son tenta de reculer, mais le garçon maintenait fermement son visage, et, à l'aide de ses pouces, Drago effaça les larmes qu'Hermione avait laisser couler, puis il se leva.

La jeune fille cligna plusieurs fois des yeux.

- T'es encore plus laide quand tu pleures, précisa-t-il pour justifier son geste.

Il tendit sa main à la jeune fille pour l'aider à se lever.

Hermione ne se sentait pas bien dans sa robe de chambre. Elle pouvait encore sentir l'odeur du loup-garou sur le tissu, et ce malgré le sort lancer par Drago Malefoy. La Gryffondor tenta tout de même d'adopter une posture naturelle, afin de ne pas paraître mal à l'aise.

- Je vais te chercher une de mes chemises, murmura Drago Malefoy, comme s'il avait lu dans ses pensées.

Il disparut puis réapparut dans la pièce quelques secondes après, une chemise noire sous le bras.

- Tiens, dit-il simplement, tout en déposant la chemise sur les épaules d'Hermione.

Elle toussa.

- ah, oui, bégaya-t-il en se retournant. De toute façon, je ne rate rien d'extraordinaire, précisa-t-il en sortant de la salle de bain.
- Raison de plus pour ne pas entrer, siffla-t-elle en enfilant la chemise du Serpentard.

Le tissu était imbibé de l'odeur du jeune homme.
Drago Malefoy toqua puis ouvrit la porte et pénétra dans la salle de bain.

- Je peux savoir quel est l'intérêt de toquer à la porte si tu n'attends même pas l'autorisation pour entrer ?
- Je ne demandes pas l'autorisation, je signales simplement ma présente.
- et moi je te signales que j'aurais très bien pu ne pas avoir fini de me changer.

Un petit sourire vint se nicher aux coins des lèvres du jeune homme alors qu'il déshabillait littéralement Hermione du regard.

- Heureusement que tu avais fini alors, car j'aurais été bien embêter, je ne connais aucun sort qui redonne la vue.
- Ma beauté t'aurais ébloui, s'amusa Hermione
- Ta laideur m'aurait aveugler, rectifia le jeune homme
- abruti, souffla la jeune fille, excédée.

Ils s'étaient tous les deux assis sur le rebord de la baignoire, et s'observaient à présent en silence.
Le visage de Drago Malefoy affichait un air lointain, il semblait perdu dans ses pensées. De quoi pouvait donc se soucier un Mangemort ? Ils étaient, à l'heure actuelle, en position de force, certes, la donne allait changer sous peu, du moins, quand Ron et Harry auront trouver les Horcruxes, mais pour le moment, il devait régner en Malefoy un sentiment de toute puissance, et pourtant, il prenait le risque de l'aider, il ne paraissait même pas profiter de tout ce qui arrivait en ce moment, et la question était : Pourquoi. Pourquoi Rogue, pourquoi Drago, deux Mangemorts, qui étaient au courant pour son statut de sang, ne disaient-ils rien à personne ? Le fait qu'il se rapproche d'elle de la sortes, en la sauvant, en étant presque... Agréable, tout cela était peut-être qu'une mascarade ? Mais dans quel but... Après tout, en y réfléchissant, comment avaient-ils pu passer d'une haine sans nom... à ça...
Tant de questions embrumaient l'esprit de la jeune fille, dans son ésprit, c'était un désordre sans nom.

- Je vais devoir te laisser, souffla prudemment la jeune fille, mettant un terme au silence qui avait entouré la pièce.

Malefoy fronça les sourcils, étonné par le brusque changement de comportement de la jeune fille.

- Pour aller où ? Claqua-t-il plus durement qu'il ne l'aurait voulu.
- Je vais rejoindre ma chambre, je penses que tes... Amis, elle accentua bien le mot "amis", s'en sont allés.

Il retint la jeune fille en lui empoignant le bras.

- Comment ça ?

Hermione l'observa, suspicieuse, et dégagea violemment son bras de la poigne du Serpentard.

- Je m'en vais, marmonna calmement Hermione. Je ne veux pas te déranger ou t'attirer de problèmes pour ce que tu viens de faire.

- Tu peux rester ici pour la nuit si tu veux, enfin, ça serait con après tout ça de te faire attraper... Lança le jeune homme, sûr de lui.

Mais devant l'expression d'incompréhension qu'affichait Hermione, il rajouta tout de même

- Mais si tu tiens vraiment à retourner dans ton dortoir, vas-y.

Drago Malefoy venait-il de... Lui proposer de partager son lit ? Elle n'était en rien flatée, elle était tout simplement outrée, étonnée... Il y avait une faille dans son comportement, ce n'est pas à Drago Malefoy qu'elle avait à faire, non, c'est impossible... Et la conclusion apparue d'elle même : Il était, tout comme Rogue, surement en mission. Elle ne savait pas trop quel serait le but de celle-ci, mais en tout cas cela justifiait le fait qu'ils ne l'aient pas dénoncer. La scène avec Fenrir était-elle une supercherie ? Et encore une fois, un tourbillon de questions troubla Hermione.

- qu'est-ce qu'il t'arrives ? Demanda le jeune Malefoy
- Pardon ?

Il venait de la sortir de ses rêveries.

- Tu te comportes étrangement, souligna-t-il le ton neutre
- Si je restes, tu compte me laisser ton lit ? Demanda la Rouge et Or afin de changer de sujet, par galanterie, ajouta-t-elle.
- Je ne laisse pas n'importe quelle femme coucher dans mes draps.

Hermione ne sut pas vraiment comment interpréter les paroles du jeune homme, elle se contenta de ne pas relever.

- Bien... Souffla Hermione, ne sachant pas vraiment comment réagir. Je vais y aller...
- Bien.
- Malefoy, murmura la Gryffondor, alors que le jeune homme se dirigeait vers la salle de bain, surement avec l'intention de se changer.

Elle reçut un silence en guise de réponse.
- Malefoy, répéta-t-elle alors qu'il allait fermer la porte de la salle de bain.

Il arrêta son geste.

- ton comportement me trouble, souffla-t-elle. J'ai besoin que tu faces preuve de franchise, pour une fois. Tout ça... Est-ce que c'est une mission, demanda-t-elle.

Il contracta la machoire.

- J'ai envie de coucher avec toi Granger, j'ai vraiment, il ouvrit la porte et fit face à la jeune fille, très envie de te sauter, petite miss je sais tout.

Ses paroles étaient froides, tranchantes.
Elle recula.

- Quoi ? Je pensais que tu voulais entamer une conversation à coeur ouvert, se justifia-t-il en prenant un air faussement choqué.
- ça ne reponds pas à ma question, claqua-t-elle durement.
- Tu n'est même pas flattée d'apprendre ça ?
- Il n'y a rien de flatteur dans tes propos, Malefoy, alors je fais simplement mine de ne pas avoir entendu ta tyrade. Et arrête de changer de sujet !
- Tu penses sincèrement que si je serais en mission je te le dirais sombre idiote ? Et quel serait, selon toi, le but de ma mission ?
- Te rapprocher de moi
- Mais c'est qu'en plus tu persiste... à quoi ça me servirait, dit moi ?
- je.. Je ne sais pas, à avoir des informations sur Harry et Ron
- Tu as des informations sur Harry et Ron ?
- Non !
- Tu devrais retourner dans ton dortoir, claqua le Serpentard afin de mettre un terme à la discussion. Tu me fatigues.

Hermione fronça les sourcils, mais n'insista pas.

Et c'est sans un mot qu'elle sorti de la pièce.

« Ceux qui couchent seuls ont le coeur vide. »

_Je commente un peu _

Coucou !

après tout ce temps... Je me décide enfin à poster.

Sachez que j'ai beaucoup hésiter entre supprimé ma fiction, étant donner que l'envie était aux abonnés absents, mais je me rends compte que, petit à petit, je replonge dans l'univers des Dramione, alors je conserve ma fic et compte la finir, doucement mais surement... Pour ceux qui seront encore là, bonne lecture, et merci pour la patience dont vous faites preuve.

xx - S.