Merci à toutes les personnes qui m'ont reviewé ou ajouté dans leurs favoris et/ou leurs follows !
Titre : Family Ties
Auteur : sksdwrld (sur le site Archive Of Our Own)
Traductrice : Tat5934
Statut de la fiction en anglais : Terminé
Longueur : 3 chapitres soit 33186 mots
Rating : M (et ce n'est pas pour faire joli !)
Avertissements : U.A, slash, mention implicite d'un viol, inceste, Alpha/Bêta/Oméga hiérarchie, Mpreg
Pairings : Harry/Draco, Harry/Scorpius et Harry/Teddy
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Harry Potter, son univers et ses personnages sont la propriété de notre déesse J.K. Rowling et l'histoire appartient à sksdwrld qui m'a gentiment autorisé à la traduire.
Résumé :
Harry est un Alpha hors la loi qui s'est juré de rester célibataire malgré son rêve d'avoir une famille. La dernière chose qu'il souhaite c'est de blesser quelqu'un, particulièrement si cela veut dire que ce quelqu'un doit lui « appartenir ».
Cependant, le destin a d'autres plans pour lui. Il place sur son chemin trois Omégas clandestins. Le premier d'entre eux le veux, le deuxième a besoin de lui et le dernier et lié à lui.
oOo
Chapitre 2 :
Harry Potter avait toujours voulu deux choses dans la vie : premièrement, il voulait une famille à lui, une famille qui l'aimerait, le voudrait, l'accepterait. Quand il avait onze ans, il pensait avoir trouvé cette famille auprès des Weasley. Il avait découvert qu'il était un sorcier, et avec son nouveau statut vint un système social entièrement différent. Ça lui prit longtemps pour saisir toute les complexités de ce système, mais certaines choses lui sautèrent aux yeux. De une, être un Oméga était terrible et il espérait sincèrement ne pas en être un. De deux, les Alphas avaient le pouvoir. Ils avaient aussi beaucoup de responsabilités, de la paperasse, et des maux de têtes. Ils étaient agressifs et têtus, et n'avaient pas l'air d'être amusants.
En tant qu'Alpha ou en tant qu'Oméga, il serait forcé d'abandonner la famille qu'il avait déjà commencé à aimer. C'est pour cela que son second souhait dans la vie était d'être un Bêta. Un Bêta ordinaire, normal, commun, banal.
Malheureusement, Harry était coutumier du « on ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut ».
A douze ans, la puberté le frappa, le désignant comme Alpha pratiquement du jour au lendemain. Il se réveilla un matin avec une érection ardente et lancinante et avec, ce qu'il apprendra plus tard être son nœud (1). Il tomba de son lit, en criant et inquiet que son pénis soit endommagé où qu'il ait développé une tumeur. Il grandit de plusieurs centimètres, des poils lui poussèrent sur tout le corps et il développa un fabuleux odorat.
Par chance, il y avait un seulement un autre Alpha dans l'école, et il allait être diplômé cette année-là. Ils ne se croisèrent pas souvent, et quand cela arrivait, Harry avait le bon sens de partir dans la direction opposée. Il n'était pas intéressé par des luttes vides de sens dans le seul but d'impressionner ses amis.
Quand Harry eût treize ans, Bill Weasley revint de France, ayant fini son apprentissage avec les goblins, avec une compagne Oméga. Son nom était Fleur, et on ne pouvait pas nier qu'elle était une femme attirante en dépit de la prédilection qu'Harry avait pour les hommes. Il y avait quelque chose d'envoûtant chez elle, une allure, une odeur.
Pendant plusieurs jours, il traîna chez la famille Weasley, essayant de trouver ce qui ce qui clochait à propos de Fleur. A la fin de la première semaine, Harry avait du mal à rester à distance de Fleur. Tôt, un matin, alors qu'il errait sans but dans la cuisine, il la trouva. Fleur lui tournait le dos, appuyée contre le comptoir, et Harry pensa que c'était la parfaite opportunité pour lui. Il s'approcha d'elle, se pencha et inhala doucement son odeur. Ses cheveux étaient splendides : ils sentaient le soleil, la barbe à papa et la mer. Il inspira encore et il se sentit heureux, calme, presque idiot. Et sans qu'il ne s'en rende compte, il avait pressé Fleur contre le comptoir et était en train de flairer son visage et son cou, s'enivrant de son odeur.
Harry n'entendit jamais le grognement d'avertissement de Bill. Celui-ci l'écarta brusquement et l'écrasa contre le meuble, une main autour de gorge d'Harry. Bill gronda et fit claquer ses dents, montrant clairement que Fleur lui appartenait, et incitant Harry à se battre avec lui.
Non seulement Harry n'avait pas la carrure pour défier Bill, mais il ne voulait en aucune façon Fleur pour lui seul. Il avait seulement été curieux et s'était en quelque sorte laissé emporter, permettant à ses instincts de prendre le dessus au lieu de se contrôler.
Bill n'attaqua pas quand Harry ne répondit pas à la provocation. Au lieu de quoi, il demanda à Harry de partir, il n'était désormais plus le bienvenu chez les Weasley. Harry avait été irrespectueux envers Bill, avait presque violé Fleur, et s'il était assez stupide pour revenir, Bill ne serait pas aussi clément.
Harry fuit. C'était lâche et, rétrospectivement, un peu exagéré. Il aurait probablement pu rester chez les Londubat ou peut-être même avec Hermione jusqu'à ce que l'école ne reprenne. Mais le vrai problème c'était qu'il avait honte de lui-même et de son manque de contrôle. Il était toujours en train d'assimiler les règles de la société sorcière qui étaient tellement différentes de celles avec lesquelles il avait été élevé.
Alors il s'enfuit, avec l'intention de laisser tout et tout le monde derrière lui. Il ne retournerait pas chez les Dursley, et il ne voulait pas aller là où il était connu. Au début, il pensa qu'il pourrait retourner vivre comme un Moldu. Mais après un moment, il était clair qu'il ne pourrait pas être heureux là-bas non plus. Il avait à la fois le besoin et l'envie d'avoir la magie dans sa vie.
Alors Harry resta à la frontière de ces deux mondes où il ne dérangerait personne. Pendant longtemps, il se ficha d'être seul. Ça avait du sens. C'était presque comme si il était destiné être le garçon sans famille : recueilli à onze ans par une famille seulement pour s'en faire exclure quelques années plus tard.
Ce n'était pas toujours facile ni amusant, mais Harry avait survécu. Pendant pas mal d'années, Harry ne fit que fuir. Il vivait plus ou moins dans une vielle Fiat Doblo, une fourgonnette déglinguée qu'il avait achetée pour quelques milliers de livres sterling et qu'il avait réparée lui-même. Il faisait des petits boulots par ci par là pour se faire un peu de fric et deux ou trois fois par mois, cela dépendait de la rentrée d'argent, il descendait dans un motel, y prenait un bon repas, une douche chaude et des fois des prostitués pas cher pour soulager son nœud. Il lançait toujours un sort d'oubliette aux prostitués Moldus. Il y était obligé.
Harry voyait bien qu'il leur faisait mal, aussi bien les Moldus que les Bêtas. Il pouvait sentir littéralement leur peur quand ils voyaient son nœud, quand ils le sentaient. Il se haïssait pour leur imposer son nœud. Avant chaque rencontre, il se promettait que cette fois il garderait le contrôle, qu'il n'irait pas trop loin. Mais il échouait à chaque fois. Convaincu qu'il n'était qu'un enfoiré de plus, Harry finit par ne plus chercher de compagnon. Et ce n'était même pas la peine de songer aux Omégas. Il en avait vu quelques-uns, tout comme Fleur, ils étaient petits, fins et délicats. C'était trop injuste d'imposer son énorme engin à quelqu'un d'aussi fragile, c'était mal. Alors Harry se cantonnait aux putains. Au moins il pouvait les dédommager avec du fric, et il se disait qu'il ne pouvait pas être la pire chose qui leur soit arrivée, même si ça ne diminuer que peu sa culpabilité.
o.O.o
Sa mère lui avait dit de prendre l'héritage familial ce jour là – ce jour horrible qu'il essayait tellement d'oublier… mais comment le pourrait-il ? Comment pouvait-il chasser son père de sa mémoire quand la seule personne qu'il aimait au monde était un rappel vivant de celui qu'il détestait le plus ? Il avait craqué ce matin-là quand il s'était réveillé, les cuisses toujours collante de son fluide et du sperme de son père, quand ses hauts le cœur se sont calmés, il ne se soucia même pas de se nettoyer avant d'attraper la première chose tranchante sur laquelle il put mettre la main et d'exercer sa vengeance. C'était un antique couteau décoratif fait pour pratiquer des rituels. La lame était émoussée, mais le bout était pointu, et ça avait fait l'affaire.
Draco se rappela avoir plongé le couteau dans le dos de son père, il se souvint de la résistance qu'avaient opposé ses vêtements et sa peau, ainsi que la manière dont la chair s'ouvrit acceptant la lame. Il se rappela ensuite avoir laissé tomber son arme et s'être jeté dans les bras de sa mère en sanglotant. Elle a eu peu de temps pour le réconforter étant donné qu'il y avait une scène de crime à arranger, une histoire à inventer, et une fuite à planifier. Draco ne savait pas où il irait, mais il savait qu'il ne pouvait pas se faire recenser au Ministère et passer le reste de sa vie à être contrôlé et obligé à faire des choses qu'il ne voulait pas.
Ce fût plusieurs mois plus tard que Draco se rendit compte qu'il était enceint. Il essaya de contacter sa mère, mais c'était trop tard. Elle n'était plus là, physiquement et mentalement, d'après les dires d'Andromeda. Et il n'y avait rien qu'Andromeda puisse faire pour l'aider, pas sans mettre sa propre famille en danger. Alors, il vendit ce qu'il put vendre, et se cacha jusqu'à la naissance du bébé.
Il appela son bébé, Scorpius. Sans surprise, il avait les cheveux d'un blond presque blanc, la peau pâle et les yeux gris. C'était un miracle qu'il soit si intelligent et drôle. Il était le rayon de soleil de Draco, son étoile, la seule chose qui valait la peine d'avancer.
Draco se rappelait à peine qu'il avait été autrefois un petit garçon riche et choyé qui vivait dans un immense château qui comportait plusieurs jardins dans lesquels se baladaient des paons. On aurait dit que ça faisait une éternité de tout cela, et honnêtement, ça faisait trop mal d'y penser. Alors il enfouit tous ces souvenirs-là prétendant que sa vie avait toujours était aussi dure, et qu'il n'avait pas le choix. C'était ça ou mourir, comme on dit, et Draco ne pouvait pas mourir, pas quand son fils était si petit, si vulnérable et avait tant besoin de lui. Alors il fit ce que tous les bons parents font – trouver un moyen de s'en sortir.
Pendant presque une décennie, Draco fit ce qu'il put pour gagner de l'argent, ce qui impliquait souvent de vendre son corps. Ils déménageaient souvent pour éviter de se faire attraper squattant des maisons abandonnées et délabrées. Le vrai problème c'était, qu'entre la bouffe et les suppresseurs de chaleurs achetés au marché noir, il ne restait plus beaucoup d'argent pour autre chose.
Scorpius avait dix ans quand Andromeda réussit à retrouver Draco. Elle avait une faveur à lui demander. En fait, son jeune cousin Teddy était sur le point de fêter son seizième anniversaire et il serait sans aucun doute un Oméga, bien qu'il n'avait pas encore eut ses premières chaleurs. Andromeda avait peur pour son avenir, tout comme Draco avait craint pour le sien autrefois. Mais il n'y avait pas moyen que Draco puisse prendre soin d'un second enfant, pas quand son portemonnaie était si serré et sa vie si dure.
La bourse qu'offrit Andromeda énerva Draco. Il avait vendu son corps pour nourrir son enfant pendant presque dix ans et à ce moment-là elle n'avait pas d'argent à lui prêter, mais maintenant qu'elle avait besoin de lui, elle avait soudainement de l'argent à lui donner. Draco préférait se dire que s'il avait accepté c'était plus par amour de la famille que pour l'argent. Mais le fait est que grâce au fric qu'Andromeda lui avait donné, Draco put se permettre de louer une caravane dans un camping Moldu, et il pouvait arrêter de se prostituer alors que Scorpius dormait dans la chambre d'à côté. Il pouvait enfin trouver un travail respectable.
Si Draco avait su quelle plaie Teddy serait, il n'aurait peut-être jamais accepté de s'occuper du jeune sorcier. Bien qu'ils soient de la même famille, ils ne pouvaient pas être plus différents l'un de l'autre, et ils se disputaient constamment. Draco ne voulait rien d'autre que vivre la tête baissée, se fondre parmi les Moldus et garder sa famille cachée. Il combattait sa nature grâce aux suppresseurs de chaleurs et aux compléments qui altéraient son odeur.
Teddy, lui, c'était une autre histoire.
o.O.o
( 1 ) Je pense qu'une petite précision est nécessaire ! J'avoue que j'ai eu du mal avec la traduction de ce mot puisqu'il n'a pas vraiment d'équivalent français (à part le mot médical qui aurait paru étrange dans ce contexte). J'ai décidé de le traduire par le mot « nœud ». J'ai eu aussi un peu de mal à comprendre ce que c'était exactement, alors je vous donne une courte explication.
Le nœud (« knot » en anglais) ou Bulbus Glandis est une structure érectile à la base du pénis des canidés. Lors de l'accouplement, cette partie grossit ce qui fait que le mâle et la femelle reste « collés ». Cela évite que le pénis glisse hors de la femelle. Les deux « partenaires » peuvent rester collés plusieurs minutes après que le mâle ait éjaculé.
o.O.o
Alors ce deuxième chapitre ? Vous avez aimé ?
Dans le prochain chapitre on sera au cœur de la vie de Draco, Scorpius et Teddy !
