-Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, bien sur.-
Salut à tous!
Voici le deuxième chapitre.
Bisous et bonne lecture.
Le soleil s'était levé, je pouvais le voir brûler derrière ma fenêtre béante. Je l'avais ouverte quelque minutes après avoir émergé de mon rêve, tant j'avais eu chaud à mon réveil.
Mon horloge, accrochée au mur en face de mon lit, affichait déjà 8h du matin, pile. Mes pensées divaguaient vers mon Edward, en me souvenant de ma nuit.
Je m'étirais sur mon matelas spacieux en baillant, mes muscles étaient engourdis comme si j'avais réellement vécu cette nuit d'amour. D'avance, j'étais épuisée par la journée qui m'attendait.
En clignant des yeux pour m'habituer à la lumière, je me consolais mentalement en me disant que nous étions vendredi. Cela annonçait le week-end imminent.
Je m'étirais en souriant alors que je regardais les rayons du soleil passer à travers mes tentures transparentes. Ma chambre ne me donnait pas envie de la quitter.
Je gémis de frustration en enfouissant ma tête dans le coussin. J'étais obligée d'aller travailler ce jour-là, le restaurant allait être bondé.
Mon réveil s'enclencha et les informations matinales commencèrent. Si je ne me levais pas tout de suite, j'arriverai en retard et je me ferais virer.
Difficilement, je sortis de mes draps chaleureux et me dirigeai vers la salle de bain. J'y pris une douche rapide. Mon reflet dans le miroir ne me plut pas, je mis alors du mascara et un peu de blush, comme me l'avait appris Alice.
Je dénichais un jean et un pull en cachemire gris, dans ma penderie en désordre façon deuxième guerre mondiale. Je me vêtis vite de mes habits et partis éteindre mon réveil.
Mon écharpe et ma veste m'attendaient en bas, dans le salon. Je descendis alors et mis le reste de mes vêtements ainsi que mes chaussures. Je pris mon sac contenant mon porte-monnaie et mon portable.
Trousseau de clés en main, je sortis de chez moi en trombe.
Le temps, en ce début de journée, était vif et me piquait, mais les scintillements du soleil sur ma peau, me réchauffaient.
Je démarrai ma voiture et m'engageai sur la route. Je pensais vaguement à faire un détour vers le Starbucks, mais vu l'heure, je ne pouvais plus me le permettre. Je décidais donc de prendre mon petit déjeuner au travail. J'avais follement envie de crêpes, j'en salivais en imaginant le miel que je pourrais mettre dessus.
Au dernier feu rouge avant d'atteindre le restaurant, je tournais la tête vers la voiture qui s'était positionnée à côté de la mienne.
Ma respiration se bloqua dans ma bouche quand j'eus l'impression de voir le profil Edward, à bord du véhicule.
J'hallucine.
Il redémarra et continua tout droit me laissant là, en état de choc.
Je secouais la tête quand j'entendis klaxonner derrière moi. La voiture me dépassa et le conducteur me lança un regard noir.
- C'est le matin ! M'énervai-je toute seule, contre l'automobiliste qui m'avait presque assommée de son klaxon.
J'étais en train de garer ma voiture dans le parking quand je vis Alice sortir par la porte réservée aux employés, une cigarette à la main. Elle ne fumait que quand elle n'allait pas bien du tout. Je fronçais les sourcils en sortant de ma voiture, pour aller la rejoindre. J'étais inquiète.
- Alice ? L'appelai-je, soucieuse.
Elle tourna son regard vers moi et je pus voir dans ses yeux une émotion que je voyais fréquemment ces temps-ci. Ma meilleure amie m'avait l'air tourmenté, elle qui était toujours si souriante et heureuse.
-Que se passe-t-il ? Lui demandai-je en m'approchant d'elle, d'un pas lent.
Arrivée à sa hauteur, je lui pris sa cigarette des mains et pris une bouffée de nicotine, la 3ème que je prenais, de toute ma vie. J'allais la lancer au sol, mais Alice me la prit des mains à temps.
Elle tira sur la cigarette, pour la dernière fois, avant de la laisser tomber au sol et de l'écraser de son pied. Elle souffla bruyamment puis détourna le regard, elle ne voulait pas m'imposer son mal-être.
Je la pris dans mes bras, d'un geste aussi sec que bref, pour la serrer contre moi. Je pouvais sentir qu'elle en avait besoin.
- C'est Jasper. Il vient dîner ici aujourd'hui, et il vient accompagné. Me dit-elle d'une voix éteinte, près de mon oreille. Il ne m'a jamais emmenée dîner, jamais. Continua-t-elle.
Je la serrais davantage contre moi, pour la réconforter de ma présence, pendant que je cherchais les mots pour l'apaiser.
Jasper était l'homme qu'elle convoitait depuis plusieurs années, sans relâche. Cela avait commencé quand il s'était présenté à elle, à une soirée. Ils avaient entamé une relation basée uniquement sur des rapports physiques. Mais voilà, cet idiot ne voyait pas qu'elle l'aimait, et cela la brisait.
Alice s'était mise à sangloter, sans larme. Je lui embrassais la joue, essuya ses larmes puis l'entraîna à l'intérieur. Elle et moi devions faire l'ouverture, pour lui changer les idées.
Jacob, le gérant, était arrivé vers dix heures et Alice et moi avions pris notre petit déjeuner joyeusement, dans la cuisine. Nous l'avions laissé s'occuper du peu de monde qu'il y avait en cette matinée ensoleillée.
Le chef, un cousin de Jack, nous avait préparé un bon petit déjeuner. Ce garçon était adorable. Un petit jeunot fou de cuisine.
Nous nous étions assises sur des chaises de l'arrière cuisine, armées de nos fourchettes.
- Je ne comprends pas. Me dit Alice, j'ai tout fait pour qu'il comprenne et rien, que dalle, nada ! Il est con, je crois.
Mon amie riait aux éclats. Elle mit un énorme morceau de crêpe chocolatée en bouche, les yeux plus gros que le ventre. La manière dont elle mâchait me fit rire, la bouchée qu'elle avait prise était bien trop grande.
-Tu sais, ça viendra. Raillai-je, tu n'as qu'à lui sortir le grand jeu, écoute.
Je lui fis un clin d'œil et bus une gorgée de jus d'orange alors qu'elle avalait à peine sa crêpe, je reteins mon rire.
-Arrête de te moquer ! Et lequel ? Elle ponctua sa phrase en haussant un sourcil interrogateur.
Le sérieux de son geste contrastait avec son sourire.
-Bah tu vois ce que je veux dire, non ? Du maquillage, des fringues moulantes... Enfin, façon Alice !
-C'est vrai... Ou alors, je pourrais le rendre jaloux, il me semble qu'il n'aime pas trop Jack. Complota-t-elle, sournoisement.
Elle me poussa l'épaule de la sienne, alors que je peinais toujours à contenir mon rire d'exploser, ce qui me fit lâcher prise. Je pouffais bruyamment de rire et elle me suivit bien vite. Notre conversation continua ainsi.
Une trentaine de minutes plus tard, nous étions contraintes de retourner bosser, des tas de clients n'attendaient que nous.
L'humeur légère qui s'était installée en moi, après ce petit déjeuner avec Alice, ne me quitta pas jusqu'au soir.
Il ne me restait plus que une heure et demi de service, vu l'heure tardive, il était déjà vingt-et-une heure du soir. C'est donc le sourire aux lèvres que j'allais demander leur commande aux clients qui venaient de s'installer au fond de la salle, avec un tablier imprimé au nom de l'établissement autour de la taille.
-Bonjour, bienvenue au Caliente, je suis Bella. Que vous ferait-il plaisir ? Demandai-je en fixant la jeune femme blonde, ignorant le regard méprisant qu'elle me lançait. Je ne lâchais pas mon sourire, voyant qu'il l'agaçait.
Je n'avais pas encore regardé la personne assise en face d'elle. Je commençais à peine à me tourner pour m'adresser également à cette personne, mais il parla et je ne reconnus que trop bien le timbre de sa voix.
J'étais figée, mon sourire s'était fané considérablement et un tremblement me prenait, j'avais le regard dans le vague, juste entre les deux clients. Je me ressaisis et, faiblement, me tournais vers lui.
-Et bien, pour moi, ce sera... il balaya vite la carte du menu ouverte devant lui… le plat du jour, il m'a l'air pas mal.
J'allais prendre la parole mais il me coupa.
-Supplément parmesan, s'il vous plaît.
Il me sourit et je crus défaillir face à son si beau visage, et son regard vert que je voyais pour la première voix ailleurs qu'en rêve.
Je n'étais pas certaine d'avoir tout compris parce que j'avais été trop envoûtée par sa bouche qui se mouvait, subjuguée par ses lèvres et son nez droit. Mais je n'avais pas osé m'attarder sur ses yeux verts de peur de lui sauter dessus, là, en public.
Il était l'exacte réplique que je m'imaginais en songe, voire même encore mieux, plus époustouflant.
Mon regard devint autonome et s'ancra au sien, sans que mon avis ne soit demandé. Et là, je sus que mon esprit n'avais pas rendu justice à cette couleur, à se regard si expressif. Rien ne pourrait jamais être plus beau que cela.
Je sentis mes joues chauffer quand je me rendis compte qu'il ne me lâchait pas des yeux. Je hochais et détournais vite la tête, interrogeant du regard la blonde qui l'accompagnait. Son air dédaigneux n'avait pas disparu de son visage trop maquillé, mais cette fois la jalousie l'accompagnait.
-Tagliatelles sauce végétarienne, merci. Me répondit-elle, sans aucune politesse dans la voix.
-Très bien -je notais- des boissons ? Demandai-je d'une voix presque amorphe, sans lâcher mon calepin des yeux. Je faisant mine de noter quelque chose dessus, n'osant plus lever les yeux.
-De l'eau, me dit sèchement la blonde peroxydée avant de s'adresser d'une voix mielleuse à mon rêve vivant. Et toi mon cœur ? Continua-t-elle en battant des cils.
Ce petit nom qu'elle lui avait donné n'avait pas manqué de me donner envie de lui vomir dessus, à cette greluche.
T'es dégueu.
Je secouais la tête pour balayer les paroles de cette petites voix dans ma tête.
Le concerné la lorgnait d'un air surpris, comme si elle ne l'appelait jamais comme ça. Je sentis son regard sur moi alors et, à nouveau, sans préméditer mon geste, je levais mes prunelles vers les siennes, en me mordant la lèvre.
Il me dit ce qu'il désirait boire et je perdis à nouveau tous mes moyens. Mon cœur battait à tout rompre, je me noyais réellement dans son regard, et ce pour la première fois. Je ne pouvais tout simplement pas concevoir qu'il était là, devant moi. Je n'arrivais pas à y croire, pas une seule seconde.
Un petit sourire tordit ses lèvres parfaites, et je rougis en reconnaissant cette mimique. Il m'avait souri de cette manière chaque nuit, mais il ne le savait pas.
Oh mon Dieu !
J'étais perdu dans ma contemplation des ses lèvres mais un bruit de chaise derrière moi, me fit sursauter, me ramenant violemment sur terre.
Je clignais plusieurs fois des yeux, comme si je venais de me réveiller, mais ça n'étais pas le cas.
Je ne savais pas combien de temps avait duré cet échange visuel, mais je le rompis et partis rapidement vers la cuisine, non sans trébucher sur le sol pourtant sans obstacle. Quelques clients me jetèrent des regards amusés.
Une fois que j'eus donné la commande à Jacob, pour qu'il la donne au chef, je courus vers Alice. Elle accueillait les clients à l'entrée.
-Putain, Alice ! Jurai-je en arrivait près d'elle, dans tout mes états, telle une furie.
Elle m'interrogea du regard et je lui racontai tout dans les grosses lignes, je ne savais que faire.
-Premièrement, tu aurais dû me raconter tout ça bien avant ce soir, et deuxièmement, fonce. Ce type était dans tes rêves, Bella. C'est ton fantasme ! Me dit ma meilleure amie.
Elle n'était pas le moins du monde choquée, cette femme était géniale.
J'allais le lui faire remarquer mais son regard s'était perdu derrière mon épaule, comme si elle voyait Jésus ou Robert Pattinson. Elle faisait les gros yeux.
Je tournai mon regard dans la même direction qu'elle, me disant que, peut-être, une star était entrée au Caliente. Mais je fus déçue, c'était Jasper que j'apercevais, en smoking. Il était bel et bien accompagné, et d'une jolie blonde à boucles, qui plus est.
Cette petite ne devait pas avoir plus de 6 ans. Je me mis à sourire quand je vis la tête de mon amie et le sourire qu'affichait Jasper en la saluant chaleureusement.
-S-salut. Bégaya-t-elle, en se reprenant, comme si de rien était.
Je profitais de ce moment pour m'en aller discrètement, en saluant Jasper et sa petite sœur, de la main, furtivement.
J'étais de nouveau en salle, un peu plus rassurée. Je m'engouffrais dans la cuisine pour demander à une collègue, Jessica, de s'occuper de la table 22, celle d'Edward et de la greluche. Je prétextais que j'avais trop de monde à servir, mais elle ne fut pas dupe.
-Quoi ? Pas possible, Swan. Je dois rester ici et toi en salle, je suis désolée mais tu sais très bien que le vendredi soir c'est difficile de tout gérer. Me dit-elle gentiment tout en étant paniquée, elle m'avait l'air stressé.
J'allais insister mais je me résignai bien vite, je ne pouvais pas lui faire ça un vendredi. J'allais devoir suivre le conseil d'Alice.
Le reste de la soirée, je le passais à espionner Edward derrière mon plateau. A chaque fois que je passais à côté de lui, il me gratifiait d'un sourire que je lui rendais maladroitement, rougissante. Blondie-Greluche me lançait des regards noirs en réponse. J'en jubilais dans un coin de ma tête.
Prends ça !
Je m'étais mise derrière le comptoir du bar avec Emmett, le barman qui me servait de frère. Il me lançait des regards qui montraient bien qu'il était amusé de me voir ainsi, en train de me cacher derrière la machine à café.
-Qui est-ce que tu espionnes comme ça ? S'amusa-t-il en préparant un cocktail.
-Personne, chuchotai-je en regardant discrètement Edward, en faisant mine de faire un café ou un thé.
Emmett rit en tendant sa boisson à une rouquine, qui essayait d'attirer son intention à l'aide de son décolleté. Mon frère était bien trop focalisé sur l'homme que je fixais, pour la voir. Il m'avait prise en flagrant délit de matage.
Avant qu'il ne dise quoi que ce soit pour me gêner, je m'éclipsais donc vers une cliente assise au fond de la salle. La pauvre hélait chaque serveur qui passait depuis quelques minutes.
-Oui ? Dis-je distraitement cherchant du regard mon Adonis, il était caché derrière toutes ses têtes.
Elle me parla mais je ne l'écoutais pas, mon esprit divaguait ailleurs.
-Mademoiselle ? Redemanda timidement la jeune cliente, seule à sa table. Elle m'avait répété plusieurs fois ce qu'elle désirait sans que je ne perçoive ses mots.
-Oh ! Je suis désolée, dites-moi. Souris-je, l'air navré.
Je l'écoutais cette fois me redire ce qu'elle désirait boire. Je hochais la tête et partis lui chercher son Coca.
En marchant, je me rendis compte que j'allais être obligée de passer près de la table d'Edward. Me mordant la lèvre, je regardai droit devant moi et me mis à marcher vite.
Je heurtai quelque chose -quelqu'un- de plein fouet. Ma tête se colla contre un torse dur et chaud et il enroula ses bras autour de moi pour ne pas que je tombe à la renverse. La chaleur qui émanait de lui me fit me sentir comme sur un nuage.
Je levai la tête et rencontrai les pupilles profondes d'Edward. Je ne l'avais pas vu parce que j'avais fixé le bar, pour l'ignorer de mon mieux. Il avait dû se lever au mauvais moment et nous nous étions heurtés.
J'étais sûre d'être aussi rouge qu'une pivoine.
-Tout va bien ? S'enquit-il, malgré son amusement évident.
Je balbutiais des excuses en me redressant précipitamment pour accourir au fond du restaurant pour m'enfermer dans un placard à balais, le plus loin possible.
J'allumais la lumière et me tassais dans le fond du placard. Je voulais tout mettre à plat dans ma tête, avant de faire une crise de larmes incontrôlable.
Comment mon esprit l'avait-il imaginé si clairement ? L'avais-je déjà vu par le passé ? Je ne pouvais pas assimiler cette situation, j'étais bien trop perdue.
Les questions fusaient dans ma tête, elles me rendaient folle. Mais j'avais passé bien trop de temps dans cet endroit confiné, je me sentais bien trop à l'étroit. J'allais ouvrir la porte mais elle le fit toute seule, sans avoir besoin de mon aide.
Mon fantasme entra alors dans l'habitacle et referma la porte derrière lui. Se positionnant face à moi, il approcha son corps du mien, comme si je l'appelais physiquement. Je pouvais sentir ce même sentiment que j'avais ressentit tout à l'heure, en salle.
Sa main s'était mise à effleurer la peau de mon bras nu, elle remontait vers mon cou avant de redescendre. Un frisson naquit dans ma colonne vertébrale et traversa mon corps de part en part.
Etais-je en train de rêver ?
-Je sais, me dit sa voix, d'un doux et vif ténor.
Son timbre avait été si distinct, si clair, que j'en fus sûre. J'étais bel et bien éveillée.
Je ne rêvais pas, Edward était réellement là.
Merci à ma beta, Sophie. T'es la meilleure !
N'hésitez pas à laisser votre avis. Un review, ça ne prend pas longtemps..
Bisous,
Pixie'.
